Quand Gadjo se révèle charmeur auprés de ces dames :
« une femme qui résiste seule avec autant d’expertise et de calme aux gros bras des éleveurs ultrapastoraux, machos et outranciers, cela mérite le respect. »
Aujourd’hui, l’insécurité générée par l’ingérence du loup, me vole le droit que j’ai acquis de me reposer et de jouir de mon travail, dans ce milieu qui m’a accueilli et que je laisserai pratiquement intact à mon départ. Juste quelques arbres greffés, chemins entretenus, pâtures enrichies, maison plusieurs fois centenaire préservée, activité d’élevage et de production et commercialisation fromagère transmise a des jeunes qui tremblent pour leur chèvres... Ils volent à mes enfants et à ceux de mes voisins, le droit de continuer l’oeuvre discrète de nos ancêtres !
le loup menace nos poneys de trait avec lesquels nous travaillons le maraîchage pour la table paysanne. Ce qui nous permet de rester indépendants financièrement, dignement, sans demander l’aide de nos enfants. Une partie importante de nos économies a été allouée à la protection de nos associés équins*, car il n’existe aucune aide pour les non-exploitants, pas plus d’ailleurs pour les éleveurs autres que caprins et ovins !