• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


zorgl (---.---.12.181) 10 janvier 2007 19:54

Ce qui est énervant dans ce débat, tel que l’a lancé Montebourg, c’est qu’on en fait un affrontement chauvin et cocardier entre deux pays voisins, alors que les flux financiers sont mondiaux. Je suis Suisse, salarié, imposé sur chaque centime que je gagne, et donc peu amusé par le fait que certains privilégiés parviennent à se mettre à l’abri de leurs obligations fiscales. Reste que réduire cette question à une querelle clochemerlesque entre la France et ses petits voisins est ridicule. Rasez la Suisse, le fric se tirera à Nassau (Bahamas). La Suisse ne comprendrait que l’épreuve de force, dixit Montebourg qui se complaît dans des approximations généralisantes à la limite de la xénophobie. Mais quand la France a forcé Monaco à imposer les résidents français, a-t-elle défendu le Droit Vertueux contre l’Injustice Perverse ? Non, elle a préservé égoïstement ses propres intérêts fiscaux : autrement, les pratiques monégasques auraient changé pour TOUS les résidents étrangers en Principautté (y compris les exilés Suisses qui y résident en nombre sans rien payer), pas les seuls Français. La Suisse défend elle aussi ses intérêts dans le cadre internatonal. C’est un pays souverain qui récemment a fait sensiblement évoluer son secret bancaire dans le sens d’une plus grande coopération judiciaire internationale, et qui dans le cadre de négociations bilatérales avec l’UE a fait des concessions majeures au niveau fiscal, en imposant l’épargne étrangère placée chez elle et en rétrocédant le fruit de cet impôt aux pays de provenance. C’est l’unique pays extérieur à l’Union dont cette dernière a obtenu une manne fiscale. Cela prouve que ce n’est que dans le cadre d’une négociation multilatérale que l’on trouve des solutions (et la France pourrait elle même y être appelée à infléchir certaines de ses pratiques controversées, comme le subventionnement d’entreprise qui constitue tout de même une sacrée ristourne sur l’impôt). Aucune avancée n’est à espérer des vociférations militaro-napoléoniennes d’un démagogue en campagne. Et surtout, en matière de transparence financière, la Suisse serait certes bien inspirée d’aller suivre quelques cours de rattrapage, mais les meilleures leçons en la matière ne se donnent certainement pas dans cette France si... affairée... (vous lisez le journal parfois ?)


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès