Avec des militants d’une telle naïveté, la direction liquidatrice du PC a de beaux jours devant elle.
Sous la règle dévoyée du centralisme démocratique, qui ne se justifie que pour un parti révolutionnaire doté d’une réelle avant garde déterminée sur une ligne révolutionnaire, et qui permet à la direction de contrôler les candidatures au comité exécutif, la réflexion et la démarche marxistes ont été étouffées. Le PC s’est enfoncé dans son soutien unilatéral au P(S) et dans un engagement dit « européen » (en fait l’Europe n’existe pas. Il y a juste un ensemble de traités qui institutionnalisent le néo libéralisme. Ce qui fait que l’on dit pudiquement Europe quand on veut cacher son soutien au néo libéralisme. C’est ce qu’a fait Pierre Laurent dans l’été 2015 quand il a déclaré que la Grèce devait rester dans l’Europe).
Quand on pense que c’est un bouffon comme Robert Hue qui a succédé à George Marchais, on ne s’étonne pas du naufrage du PC que ces prochaines élections législatives vont entériner.
Pierre Laurent et la direction du PC cherchent désespérément à conserver leurs élus. Pour cela ils prônent l’ « unité » c’est à dire le fait que d’autres partis dits de gauche ne présentent pas de candidats contre leurs sortants. Mais ils n’ont plus aucun rapport de forces. Au contraire, les autres partis de cette mouvance en voie d’implosion lorgnent vers les circonscriptions tenues par des élus communistes. Le PC va être balayé inexorablement, ce qui est normal puisqu’avec 2% de représentativité on ne peut prétendre à avoir un groupe à l’Assemblée nationale.
Le marxisme n’est pas mort au contraire. Et le socialisme est la seule alternative au capitalisme impérialiste mondialisé actuel. Si le PC était encore en vie il aurait présenté aux présidentielles un jeune marxiste développant de thème. Il aurait recueilli 2% des voix, mais ce n’est pas grave. Il y a de petits scores qui ouvrent des horizons. Bruxelles n’a pas tardé à rappeler à Macron qu’il devait mettre en œuvre un programme grec.