Le gouvernement de Bolsonaro risque d’être une mosaïque représentative
des nantis et de mettre à l’affiche des acteurs jusqu’ici peu connus,
mais certainement pas d’être la rupture nette que ses électeurs
imaginent. Il devrait poursuivre les politiques socialement régressives
du gouvernement démissionnaire sortant, frapper durement les plus
pauvres et geler l’ascenseur social pour au moins une génération : et surtout continuer la vassalisation du Brésil par l’oligarchie mondiale, dont l’états-unienne, amorcée par le gouvernement provisoire de C Temer.
Le vent se tourne en Amérique du Sud : l’Argentine, le Brésil, l’Équateur (le coup de Lenin Moreno est invraisemblable), sans parler des laquais classiques comme la Colombie, le Paraguay, le Pérou, etc, l’empire est bien en meilleure posture qu’il y a quelques années.