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Sahtellil Sahtellil 28 mai 2008 10:44

 

Merci à l’auteur pour cet intéressant article qui soulève un douloureux problème sur lequel je me permets d’apporter mon humble contribution.

Un désespéré en phase terminale n’a nul besoin de justification morale lors du passage à l’acte. Profonde mal-vie et horizons bouchés, rendus possibles et même très probables par la trépidation malsaine des sociétés contemporaines, l’absolvent de facto de toute culpabilité pour ne pas dire rendent celle-ci nulle et non avenue, du fait que la misère existentielle poussée à son paroxysme acquiert en l’esprit du sujet une vie propre qui se suffit à elle-même et neutralise tout ce qui ne la nourrit pas. Ici se disqualifie également de lui-même le libre-arbitre comme parrain d’un choix raisonné entre la vie et la mort.

Par ailleurs, j’ai lu je ne sais plus où que le hurlement poussé par quelqu’un qui se jette du 40è étage par exemple serait dû en fait qu’arrivé au niveau du 35è, le type se rend compte, mais un peu tard du décalage énorme entre le mal dont il souffre et le remède qu’il s’est prescrit… Assertion anecdotique et invérifiable, certes, mais que contredisent les survivants à une tentative ratée, une fois libérés d’une manière ou d’une autre de leurs démons et « réintégrés » dans le grand concert de la vie, dont nombre de personnes sont, ou deviendront par ex. poètes, peintres, compositeurs, cinéastes, philosophes, etc. A mon sens, la population des suicidaires en puissance (hors entre autres exceptions, les malades organiques en phase terminale par ex.) est composée d’individus, peut-être pas insuffisamment armés, différemment je dirais, pour affronter de manière simple et intuitive les innombrables contradictions du monde moderne. La faute en est imputable à leur complexion « différente » nourrie de sensibilité exacerbée qui libère en eux une énergie abondante, chaotique et rebelle. A ce stade, aux yeux du sujet, elle n’est pas encore énergie ; elle n’est qu’absurdité et chaos qui empêche non seulement une perception mesurée et rationnelle du monde extérieur, mais aussi et surtout sa propre perception en tant que puissant fluide ou se rencontrent le bénéfique et le destructeur. Il n’est pas étonnant qu’apparaisse alors, magnifié par les sens corrompus, le suicide comme ultime et unique médecine.

Ici la Société, au lieu de chercher à se dédouaner en offrant au candidat au suicide une bénédiction dont il n’a que faire, devrait inventer les moyens d’encadrer toutes ces énergies rétives afin de les domestiquer, les canaliser et en favoriser l’expression, d’une part pour le bien-être des individus et d’autre part car aucun groupement humain n’est assez riche pour jeter aux orties l’apport d’une de ses composantes, aussi marginal peut-il paraître.

Pour finir je propose une blague en rapport avec le sujet pour détendre l’atmosphère :

C’est un mec au bar du 42ème étage de la tour Petronas, il commande un Gin-supersonic. Alors le type à côté de lui n’en revient pas.

- Un gin quoi ? qu’il lui demande . . .

- Un Gin-supersonic ! Tu connais pas ?

V’la t’y pas qu’il s’enfile le verre cul-sec et saute par la fenêtre coté nord. Après 2 trois tours en l’air, il re-rentre dans la tour par une fenêtre coté sud.

Le mec est épaté, il n’en croit pas ses yeux. Du coup, il commande : - "Un GIN supersonic !!"
Puis il saute par la fenêtre .... et ... meurt .. . .en bas de la tour . . .

Là, le barman dit : ’Putain Superman, qu’est ce que tu peux être con quand t’es bourré !!’

Bonne journée


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