Où l’on s’aperçoit avec étonnement qu’une bonne partie des commentateurs approuvent ce fichage et manifestent leur désir d’être enregistré policièrement.
Tout cela, bien entendu, au nom de la sacro-sainte Sécurité.
Etonnant ce besoin de transparence, cette volonté que rien de ses activités personnelles n’échappe à l’Autorité. Mais, ce qui semble échapper à beaucoup, c’est que les gouvernements passent... mais les fichiers restent.
Les fonctionnaires de police, traversent époques et changements de régimes tout au long de leur carrière et les servent avec zêle, dans un professionalisme sans état d’âme.
Les partisans de Nicolas Sarkozy, tout heureux à l’idée que leur Grand Protecteur puissent avoir accès à leur moindres faits et gestes pourraient au moins réfléchir au fait que, si Arlette Laguiller ou Olivier Besancenot prenaient le pouvoir, ils auraient à leur disposition, et les informations du fichier EDVIGE, et les fonctionnaires zêlés pour venir les chercher à leur domicile, les retenant peut-être dans quelque cul de basse fosse sordide, tel un clandestin aux mains d’Hortefeux.
Ils pourraient ainsi tester sur eux mêmes l’efficacité des gadgets sécuritaires tels les tonfas et teasers divers, qu’ils appréciaient tant lorsqu’ils ne leur étaient pas destinés.
Pour un petit rappel historique : le ministère de l’Intérieur français, en des temps pas si lointains, constitua autrefois un fichier des Israelites de France. La population de l’époque n’y vit nulle mauvaise intention. Si ces personnes enregistrées n’avaient rien à se reprocher, qu’avaient-elles donc à craindre ?
gAZi bORAt
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