Je crois que Depardon a surtout voulu montrer une idée de la paysannerie qui correspond à la vision traditionelle et qui se meurt.
Le paysan moderne est souvent plus proche de l’industriel que de l’agriculteur auquel les citadins se l’imaginent. Si vous voyez une moissoneuse bateuse récente (ou du matos agricole récent) il y a tout une foule d’informatisation et d’électronique. Tout est controlé au poil, rien n’est laissé au hazard. Et au final le boulot à la ferme se retrouve réservé à des gens qui ont fait des études. Beaucoup à la campagne se retrouvent chomeur faute de pouvoir s’intégrer dans une exploitation moderne.
Entre les deux on a les agriculteurs qui font du bio sur des petites surfaces. Mais la encore, vu la complexité des régulations et la nécéssité d’assurer des débouchés ce ne sont plus les mêmes personnes qui le font.
Depardon aurait pu couvrir le cas de ces agriculteurs mi-paysan, mi-industriels. Mais il a le temps devant lui. Alors que l’ancien monde paysan est effectivement en train de disparaitre ici et ailleurs et il est je pense utile de le filmer tel qu’il est. Cela fera une trace pour les générations futures.
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