Qu’Yvan Colonna soit innocent ou coupable n’est pas le plus important. Ce qui l’est, incontestablement, c’est qu’un homme ait pu être condamné à la peine la plus lourde en droit français sans que la moindre preuve soit apportée contre lui et alors que les seuls témoins visuels se sont exprimés en sa faveur.
A l’évidence, on est là en présence d’un déni de justice car le moins que l’on puisse affirmer est qu’il existe un doute sérieux sur sa culpabilité, un doute en tout état de cause suffisant pour que l’intime conviction des jurés ne puisse déboucher sur une condamnation de ce type.
Mais on touche là au noeud de l’affaire : que pouvait-on attendre d’une cour composée de seuls professionnels, par conséquent d’individus dépendants hiérarchiquement de la Chancellerie et donc du pouvoir exécutif en place ? Un pouvoir qui, par la bouche de Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait d’ores et déjà définitivement et fermement condamné Colonna.
L’affaire Colonna n’est sans doute pas terminée, et la parodie de justice rendue par une Cour aux ordres du Politique sonnera, espérons-le, la fin définitive des tribunaux d’exception.
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération