M. Robert, s’il était un journaliste que je devais respecter, ce serait vous.
Problème : je n’en respecte aucun qui se présente comme tel.
Je respecte ô combien votre travail, et vous propose de remplacer le mot journaliste par celui de citoyen dans tout votre article. Ca sonne pas mal, bien qu’alimentairement parlant, ça laisse un peu à désirer…
Oui, la défense de la Cité est l’affaire du citoyen, comme de remplir un journal écrit ou parlé celle du journaliste.
L’heureux fait que le papier disparaisse (la télé de saurait tarder à suivre, du moins celle d’aujourd’hui), conjugué au non moins heureux fait que tout citoyen se retrouve aujourd’hui à même de diffuser ses opinions plus vite, plus loin et plus fort que Paris-Match, font du journalisme-"mission professionnelle" une notion aujourd’hui obsolète. Quel qu’en ait été sa motivation ou le bien-fondé de sa légitimité, même citoyenne, pour certains.
Vos mésaventures luxembourgeoises (il me plaît à vous surprendre en disserter à nouveau : ce n’est pas fini, et votre nom entrera dans l’histoire, M. Robert ; je vous renouvelle mon soutient total et inconditionnel dans cette affaire, et mes remerciements (…citoyens !) de l’avoir exposée) auraient-elles été possibles si elles avaient en leur temps été relayées par Agoravox, Backchich, Rue89 ou autres, au lieu des tréditionnels et très« corporate » média ? Permettez-moi d’en douter. Je pense même que le retentissement en aurait été salutaire… pour vous et fatal à d’autres. Serait-ce arrivé 8 ans trop tôt ?
Le Rôle dérangeant du « journaliste vrai » que vous défendez, qui traque la vérité du pourquoi du comment, est un pléonasme. Personne n’apprécie qu’on expose les cadavres trouvés dans son placard. Reste à ce « fouteur de merde »de réaliser qu’il est avant tout un citoyen lambda qui joue le rôle de citoyen dicté par la conscience sociale qu’il aura l’heur de posséder, et qui lui confère une responsabilité vis-à-vis de la collectivité. Et d’arrêter la défense anachronique du « journalisme institutionnel », dont les derniers représentants qui resteront seront, très logiquement, les plus asservis au système (et là, les surprises seront nombreuses, les noms relevés sur la liste des « artistes » POUR Hadopi nous le laisse augurer… Boycott !). A quand un hadopi pour « protéger » le droit d’informer ????
A ce prix la dénonciation restera une arme crédible. Mais, vous le savez déjà, vous l’avez payé assez cher. Sous cet aspect, cher confrère-citoyen, cet article ne vous mérite donc pas.
Ceci-dit, comme les moines copistes à l’arrivée de Gutenberg (comme les marchands de bougies à celle d’Edison, comme Universal à celle de Naspter, comme Renault, comme Maxime Le forestier, et…, on peut y aussi passer la nuit si vous voulez) la presse d’information honnête doit repenser son service si elle tient à en vivre. Pour s’enrichir, on verra plus tard.
Et le web en sera (en est déjà, le fait que j’écrive ces lignes le prouve) la plateforme privilégiée.
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération