Votre indignation est bien venue, et je suis moi aussi opposé à une réforme d’ampleur de la langue française. Mais si j’ai bien compris De Closets (vu à télévision et entendu sur un poste de radio), ce n’est pas ce qu’il propose.
Bien au contraire, s’il souligne les difficultés bien réelles de la langue française (qui peut le nier ?), il estime qu’elle ne doit pas être réformée en profondeur et qu’elle doit s’en tenir aux modifications actées par l’Académie. Son propos : permettre aux élèves, devenus de plus en plus des cybercitoyens, l’introduction dans leur éducation de ces assistants que sont les correcteurs d’orthographe.
Comment lui donner tort, si l’on se rappelle le sort fait aux calculettes, naguère diabolisées ? Selon De Closets, et pour simplifier, les bons resteront bons car ils ont la capacité de mémoriser les pièges de la langue, et les mauvais continueront d’être mauvais, ce qui n’est probablement pas faux.
La croisade menée par l’auteur de Zéro faute ne vise à l’évidence pas à aligner tout le monde éducatif sur le plus bas dénominateur orthographique, mais à dénoncer le sort injuste fait aux personnes de valeur, fortement pénalisées par une méconnaissance de la langue quelles que puissent être leurs qualités par ailleurs. Reconnaissons qu’il n’a pas tort sur ce point.
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