Ce qui est frappant dans cet article, c’est qu’à aucun moment il n’y est question de politique. On y parle de manœuvres politiciennes, mais de politique à aucun moment.
Alors que l’auteur commence son papier en parlant des « révélations » faites par le livre d’André et Rissouli, ce n’est vraiment pas surprenant. De quelles révélations s’agit-il ? « Le livre d’André et Rissouli met donc au jour l’évidence : Aubry est devenue Premier secrétaire du PS à l’issue d’un scrutin serré sur lequel de nombreux doutes pèsent », je ne suis pourtant pas un analyste hors pair, mais ça je l’avais déjà compris au soir même du congrès de Reims. Le livre non seulement ne révèle rien, mais il soulève des questions auxquelles personne ne pourra jamais répondre, devant ou hors les tribunaux.
En réduisant le Parti socialiste à des querelles de chefs, on fait l’impasse sur le réel travail attendu et souvent mis en chantier par nombre de militants. Un travail de définition d’un réel projet de société et d’un programme politique ambitieux. On fait aussi l’impasse sur les qualités et le travail dont malgré tout les chefs font preuve, et qu’ils oublient trop souvent de mettre devant leurs petites phrases destinés aux seuls médias.
Ce qui met réellement la démocratie en danger c’est ce spectacle des manœuvres politiciennes qui prend la pas sur la politique. Les acteurs en sont responsables, autant que les spectateurs et les chroniqueurs.
L’auteur de cet article devrait relire Jaurès, car s’il en a retenu la lettre, il a en complètement négligé l’esprit : Jaurès ne parlait que de politique, jamais de manœuvres politiciennes.