@ Nicopol (et à l’auteur)
"On commence à considérer aujourd’hui’hui que ce type d’actionnariat est
peu propice à la transparence et à la régulation financière ; il me
semble d’ailleurs que certains pays interdisent désormais ce type
d’actionnariat, mais je ne suis pas spécialiste."
Exact, et c’est d’ailleurs le cas en France, ou les actions au porteur anonyme n’existent plus
suite à l’effet de la dématérialisation des titres des années 80, et
d’Euroclear France en 2001. Les titres porteurs ne peuvent être vendus
en France que par des sociétés spécialisées qui possèdent toujours les
coordonnées des acheteurs, et qui les fournissent systématiquement aux
commissaires aux comptes des entreprises, au Fisc, et à n’importe
qu’elle personne pouvant justifier d’un intéret à les connaitre. En
bref, aujourd’hui en France, la seule différence entre une action
nominative et au porteur, c’est qu’au porteur, l’action est vendue par
un intermédiaire, ce qui ne change strictement rien en terme
d’anonymat, puisque l’intermédiaire en question doit communiquer les
coordonnées de l’actionnaire à la société. De fait, la « solution »
proposée par cet article qui consiste à mettre à mort l’actionnariat
anonyme est « un peu » à coté de la plaque.
Il n’en demeure pas moins qu’une contradiction évidente émaille la logique de Parisot ( Ce sont les entrepreneurs, ceux qui sont créateurs d’entreprises« et plus loin » Seul l’actionnaire peut décider du montant des dividendes"), d’autant que
1) les créateurs d’entreprise, de PME (dont je fais parti) n’ont par
définition par d’actionnaires, puisqu’il faut une certaine taille et
une certaine forme pour émettre des actions, rarement atteinte par les
P ou M entreprise, et
2) la question du montant et celle de la répartition des dividendes
sont distinctes. L’assemblée générales des actionnaires doit rester
maitre du choix du montant des dividendes (précisément parce qu’elle
est composée des propriétaires de l’entreprise, et que nul ne saurait
remettre en cause cet intérêt), et de leur répartition entre
investissement (nécessaire à la survie de l’entreprise) et
redistribution. Par contre, au niveau de la redistribution justement,
on peut parfaitement inclure une part équivalente au moins en montant,
entre ce qui sera versé aux actionnaires et ce qui sera versé aux
salariés. Après tout, les salariés investissent leur force de travail,
ce qui vaut bien un peu de capital. Il faudrait par contre, réfléchir
en ce cas, au rapport et ratio entre cette part de redistribution et la
rémunération salariale.
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