> ont décidé qu’il fallait mettre l’élève au centre du système et non le savoir.
Si on adapte le programme pour que tous les élèves comprennent, ça va être marrant. En fait, non, pas marrant du tout. Mais diminuer le savoir collectif permet de mieux contrôler la population.
Un tel nivellement est justifié par l’idée bien pensante d’égalité des chances et que tous doivent avoir le même traitement.
> D’où l’ennui et l’échec de beaucoup d’entre nous
Dans une société consumériste, la littérature passe au second plan. Je ne suis pas sûr qu’une filière littéraire soit réellement porteuse d’emplois. A quel travail débouche une telle formation ? A quoi sert une bonne culture dans une société où on nivelle le savoir par le bas ?
Déjà, il faut éviter de mettre en place des formations qui ne débouchent sur rien. Faire un master en littérature pour finir caissier c’est bien du gâchis humain et financier.
J’ai suivi une formation scientifique et ça ne m’a pas empêché d’avoir une bonne petite culture littéraire (ce qui n’est pas le cas d’une bonne partie de mes pairs). La culture reste quelque chose de personnel, pas quelque chose qui s’apprend, et si c’est le cas, où est l’intérêt d’une formation littéraire ?
Le problème n’est pas l’ennui, qui d’ailleurs me semble être une constante chez l’élève. Je peux en témoigner, étant sorti de la fac il y a peu.
Posons le problème : le niveau a baissé avec le temps.
Les acteurs : le programmes, les profs, les parents, les médias, les élèves.
Donc les variables ont changé entre temps. Lesquelles ?
Les profs ? Ouais, il y en a de moins en moins.
Les parents ? Ils bossent de plus en plus.
Les médias ? Ils ne sont pas bien intelligents, mais ce que j’avais quand j’étais gamin n’était pas très brillant non plus. Par contre, leur omniprésence favorise la passivité intellectuelle des enfants. Jouer avec des GI Joe favorise plus la créativité qu’un jeu vidéo, ce qui donne une différence dans la création de connexions neuronales.
Les changements dans l’environnement chimique avec un cocktail de polluants qui rendraient les enfants moins aptes ? Les nouveaux pesticides affectent le système nerveux des abeilles, même en très petite quantité. La qualité du sperme humain a largement décru ces dernières décennies. Les enfants sont forcéments influencés par ce genre de choses, mais à quel degré ?
Les changements culturels et démographiques ? Pourquoi pas, puisque les changements récents coïncident avec une baisse de niveau des élèves. Une étude très controversée affirme (je n’ai pas dit ’démontre’) que des différences de QI existent entre les différents groupes ethniques. Si l’étude dit vrai, le raisonnement « colle ». Pas de pudeur à avoir, un bon raisonnement nécessite d’inclure un maximum d’hypothèses possibles.
Le changement culturel lié à l’arrivée d’internet ? C’est sûr que si l’on va sur google pour réaliser les biographies, la traduction de l’anglais et y faire la plupart de ses devoirs, on n’apprend pas grand chose. Si en plus l’ordi corrige l’orthographe, et qu’un bon français n’est plus du tout nécessaire pour communiquer, l’effort intellectuel se réduit à sa plus simple expression, avec l’effet que j’ai cité pour les médias. Internet affecte également l’esprit critique, et également la remise en cause de sa personnalité et de ses actes : quand on rejoint le groupe « l ortograf c tro nul sa serre a ri1 », personne ne va nous critiquer, et on se sentira encore plus conforté dans son opinion, et forcément, quand on va a l’école et qu’on rencontre des opinions contraires ça ne se passe pas forcément bien, et l’élève rejette alors une partie du système.
Votre raisonnement ne pose pas les bonnes hypothèses, et ne prend en compte qu’un de vos sentiments. Il s’agit donc d’une affirmation.
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