- La ville de Sfax a vécu hier ç l’heure d’une grève générale
décidée par l’Union Régionale de Travail. La grève a paralysée la
majorité des services vitaux et les institutions publiques et privées.
Tous les locaux ont été, en effet, fermés et une marche pacifique qui a
rassemblée plus de 50 mille personnes, des travailleurs et des citoyens,
a sillonné la ville. Cette marche a dégénérée en actes de violences et
de saccages. Au dernier bilan un mort et plusieurs blessés par balles
ainsi que l’incendie du local du comité de coordination du RCD et du
dépôt municipal.
En voici les péripéties :
C’est à partir de 7h de matin que les travailleurs, réunis devant le
local de l’Union Régionale de Travail ont entamé la marche à pied devant
des rues où manquaient de tous lesmoyens de transport.
C’est à partir de 9h que les premiers affrontements avec les forces de
l’ordre, qui ont utilisé les bombes lacrymogènes, ont eu lieu lorsque
les manifestants ont essayé d’emprunter l’avenue 18 janvier menant à
l’avenu 7 Novembre où se trouvent les locaux du gouvernorat.
De retour à la place de l’Union, vers 10h le Secrétaire général de
l’Union, M. Mohamed Chaâbane a appelé à quitter les lieux, « la grève
générale, selon ce dernier, ayant atteint son objectif ». Seulement des
groupes de jeunes ont refusé l’appel de M. Chaâbane et se sont dirigés
vers l’avenue Habib Bourguiba où des confrontations violentes ont eu
lieu avec les forces de l’ordre. Lors de ces confrontations des locaux
et des commerces ont été saccagés.
Dispersés, ces jeunes se sont retrouvés vers 13h à Sfax Nouvelle où on a
constaté le saccage de plusieurs commerces et des distributeurs de
billets ainsi que le dépôt municipal qui ont été brûlé.
Vers 15 heures les manifestants ont essayé d’attaquer le Gouvernorat et
la Banque Centrale qui étaient gardés par l’armée. Deux victimes par
balles, au niveau des pieds, ont été signalées suite à ces
confrontations. Selon des sources médicales, non officielles, on a
enregistréun mort a et son cadavre a été déposé à la morgue du CHU Habib
Bourguiba.
Troubles à El Hamma
Les événements de troubles ont atteint depuis deux jours, la ville d’El
Hamma, Gouvernorat de Gabès. Lors de ces troubles des banques et des
institutions publiques ont été incendiées et des propriétés privées,
dont des commerces et des voitures, ont été saccagées.
Les forces de l’ordre qui ont été attaqué par des pierres ont vite circonscrit les troubles.
Les habitans d’El Hamma et devant l’ampleur des dégâts, ont exprimé leur
refus de tout acte de violence et appelé à des manifestations
pacifiques.
Calme précaire à Béja
Mardi, jour du souk hebdomadaire, des dizaines de jeunes se sont
rassemblés devant le local de l’Union régionale de travail. Suite à ce
rassemblement des marches de contestations spontanées ont eu lieu un peu
partout dans la ville durant lesquelles des actes de saccages ont
atteint des commerces et des propriétés privées. Par ailleurs un poste
de police (Mzara) ainsi que des voitures ont été incendiés.
Suite à ces actes tous les commerces ont été fermés et toute la ville s’en retrouvée paralysée.
Les forces de l’ordre ont essayé de contrer les manifestants en
utilisant le gaz lacrymogène, sans pour étant y parvenir. Et c’est
seulement vers 7h de l’après midi, après l’arrivée des renforts, que le
calme est revenu.
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