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nicky 3 novembre 2006 19:02

L’indignation devant un infanticide est naturelle car cela touche au principe fondateur de toute espèce humaine : le caractère sacré d’une vie en devenir !

Derrière l’acte odieux en soi, il y a tant de causes différentes possibles voir concomitantes... Il y a toujours eu de la détresse sociale et de la difficulté à élever un enfant, à notre époque s’ajoute une maturité et autonomie tardive, peu ou pas d’éducation à la parentalité (peu de frères et sœurs), recherche du plaisir et de la satisfaction immédiate ... et résistance à la frustration des esprits les plus fragiles ou moins bien préparés plus sollicitée.

De plus les mères sont de plus en plus isolées de leur famille, d’une vie sociale si difficultés financières, ou au contraire surinvesties sans aucun répit, voir les 2, et bien trop souvent isolées même au sein de leur couple dans leur rôle. Le rôle de mère est un rôle « naturel » à plein temps 24h/24h mais non reconnu de nos jours !

Pourtant il a pour conséquence sacrifice ou parenthèse de la carrière, des loisirs, de vie sociale, dans une société où tout cela où le stress est important et doit être évacué. Quelles mères ou quels pères n’ont pas été pris un jour d’une envie soudaine de passer leur enfant par la fenêtre ou de l’étouffer dans un moment de grande exaspération, de grande fatigue ?

Et les mères à 18 ans qui passent d’un seul coup d’enfant à charge à parent isolée dans un appartement Hlm, à travailler, loin de leur famille et amis ? Oh au départ elles le veulent cet enfant, et elles l’aiment ensuite, mais elles ne sont pas aptes immédiatement à faire face à 100% et 24h/24 à leurs responsabilités. Tout comme de jeunes pères qui ne savent réagir que par la violence vont projeter le bébé contre un mur, d’autres le secouer et le brutaliser pour le faire taire, et des mères vont l’étouffer avec un oreiller, le secouer ou l’étrangler pour se débarrasser un moment du fardeau, pour se reposer un moment, oublier un moment leur rôle de mère, et beaucoup doivent le regretter quasiment aussitôt, mais après il est trop tard....

Quelles mères ou quels pères n’ont pas été pris un jour d’une envie soudaine de passer leur enfant par la fenêtre ou de l’étouffer dans un moment de grande exaspération, de grande fatigue ?

Il n’y a pas d’excuses au passage à l’acte, mais des explications ... et des solutions de prévention !

Un repérage systématique devrait être fait en même temps que le suivi de la grossesse, une éducation et un soutien à la parentalité devrait être systématisé tout au long de la scolarisation obligatoire et associé au versement des allocations familiales. Ce soutien devrait inclure un soutien renforcé aux mères en difficulté, sans les stigmatiser ni les culpabiliser, mais en leur apportant l’aide dont elles ont besoin pour mieux rempli leur rôle : éducation et aide ménagère (pas seulement en cas de maladie), aide éducative, aide financière à la garde pour les mères isolées, aide à la vie de couple, groupes de paroles etc ... Une partie de cela existe, mais beaucoup en ignorent l’existence, pensent ne pas en avoir besoin, n’osent pas ou ont honte d’évoquer leurs difficultés ... Cela permettrait aussi de veiller à la bonne intégration de la loi quand le père est absent ou fait défaut comme trop souvent (y compris ceux plus à l’extérieur que présents à la maison).

Quant à la sanction, il est impossible de généraliser ... Il est peu probable qu’une fois le ou les infanticides découverts la mère représente un quelconque danger pour la société, seule demeure la nécessité de prévenir d’autres actes d’autres mères. Il y a aussi les autres enfants qui peuvent avoir besoin de leur mère qui peut très bien être une très bonne mère par ailleurs, le degré de repentir, les natécédents ...

Dans tous les cas, quelque soit le degré d’implication du père, il devrait aussi être associé à la sanction, même en cas d’absence, de séparation ou de divorce. Si l’un des 2 (ou les) a des difficultés, elles doivent être signalées ou repérées et traitées.

Pour conclure dans tous les cas d’infanticide, de maltraitance ou négigence, le couple parental devrait être responsable solidairement de la vie et de la santé physique et mentale de l’enfant au regard de la loi. Il en est ainsi en matière financière pour les époux, il est incompréhensible que la vie d’un enfant ait moins d’importance !!!



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