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CP 12 novembre 2006 11:39

« Le malheur s’est invité très tot dans leur vie... »

Exact, et le système en est reponsable. Lire, par exemple :

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=15287

Redon, Toulouse, Séoul et la gravité de la situation sociale française

(...) La nécessité de condamner et de sanctionner le crime ne doit pas nous faire oublier que le criminel peut, à son tour, vivre un drame humain. Un drame dont l’origine peut s’avérer sociale et politique, n’en déplaise à ceux qui nous gouvernent depuis deux ou trois décennies et qui comptent continuer à le faire après les élections de 2007.

(...)

Personne ne parle plus d’empêcher les délocalisations, les prix grimpent et les revenus ne suivent pas, la précarité s’est installée... et, un mois après ces déclarations de Gilles de Robien, le rejet du projet de Traité constitutionnel européen a été unanimement analysé comme le signe d’un profond malaise. Peut-on attendre des Français qu’ils fassent et élèvent normalement des enfants, alors que la détresse se généralise ? Quelle motivation peuvent avoir des parents qui savent par avance ou croient que, de manière quasi certaine, leurs enfants ne pourront être rien d’autre que de la main-d’oeuvre de plus en plus mal payée ou des soldats, au service d’une minorité de riches de plus en plus riches ? A supposer qu’ils ne deviennent pas des vagabonds et des parias. Après vingt-cinq ans de promesses d’avenir jamais tenues, doit-on s’étonner si le pessimisme s’installe avec toutes ses conséquences ?

Crescite et multiplicamini ? Ce n’est peut-être pas aussi simple. Peut-on vraiment poursuivre une stratégie tendant à ramener le niveau de vie des Français à celui de la Chine, de l’Inde, de la Russie, du Brésil... sans que quelque chose de très grave ne survienne ? Financiers et multinationales rêvent de ce magot sans précédent qu’est la masse salariale des pays dits riches. Depuis deux décennies, ils s’emploient à mettre la main par tous les moyens sur le fruit d’un siècle et demi de combats et d’acquis sociaux des populations de ces pays. Mais quel est le coût social et humain, quelles seront les conséquences de cette stratégie ? Dans son ouvrage La grande braderie du patrimoine public des Français, Jean Roux estime que, pour se conformer aux exigences de la Banque centrale européenne, du pacte de stabilité et du droit européen de la concurrence, les gouvernements successifs ont littéralement bradé le patrimoine public français, en moyenne à la moitié de sa valeur, et qu’en 2006 la dépossession porte sur plus de 500 milliards d’euros d’actifs. Est-ce vraiment sans rapport avec les troubles du comportement collectif que l’on cherche pudiquement à présenter comme des ensembles de cas isolés ?

(...)



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