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samuel_ 14 octobre 2011 18:58


 Cher tocard, le fait essentiel a cote duquel vous passez, est :
 
 qu’il n’y aura pas de relance sans protectionnisme,

 en vertu de la « loi de Thirlwall » et du « multiplicateur keynesien en economie ouverte », deux elements des theories keynesiennes,
 et comme cela a été illustré par les plans de relance ratés Chirac de 75 et Mauroy de 82, ratés parceque sans un protectionnisme energique.

 Je vous montre pourquoi.

 Relance = restauration puis maintien de l’equilibre commercial + retour au plein emploi + eventuel reequilibrage de la repartition de la richesse

 Retour au plein emploi a pour consequence : augmentation massive de la production et de la consommation

 Reequilibrage de la repartition de la richesse a pour consequence : augmentation de la consommation,
 car les plus riches epargnent plus que les moins riches : la proportion consommee plutot qu’epargnee augmente donc

 Par ailleurs, le reste du monde n’augmentera pas ses achats a la France avec un rythme aussi élevé qu’augmentera notre consommation et notre production. Cela en tout cas ne depend pas de nous, mais de l’état d’esprit du reste du monde : son envie de consommer plus, et son envie de consommer français. On peut donc conclure que :
nos exportations n’augmenteront pas au meme rythme qu’augmentera notre consommation et notre production

 Pour que l’equilibre commercial soit maintenu, il faut alors que :
nos importations non plus, n’augmentent pas au même rythme que notre consommation (et notre production),
 sinon il y aura un deficit commercial qui se creuse.
 C’est ce qu’on appelle la « loi de Thirlwall »

 Pour que notre production s’ecoule, il faut alors que :
 notre consommation de biens produits localement augmente plus vite que notre consommation globale (de biens produits localement ou importés),
 en effet notre production va augmenter tres vite, a un rythme plus eleve que nos exportations : c’est donc notre consommation de biens produits localement qui doit compenser cette difference de rythme, sinon notre surplus de production ne trouvera pas de debouche
 C’est ce que dit « le multiplicateur keynesien en economie ouverte »

 Resultat, il faut que nos importations augmentent a un rythme moins important que notre consommation. Et, donc, c’est des lors une necessité mathematique que :
 La part de nos importations dans notre consommation diminue.

 Et pour reduire, dans le panier moyen du consommateur, la part de biens importés,
 On incite le consommateur a preferer ce qui est produit localement, par du protectionnisme.
 
 Tocard, etes vous economiste ?



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