Fiac 2009 : Bordeaux s’émancipe
Cinq galeries bordelaises sélectionnées. Ça s’arrose. Leurs artistes seront présents à la Foire Internationale d’Art Contemporain (Fiac) qui se tient jusqu’au 25 octobre à Paris. Un enjeu pour l’art et les collectivités locales.
Cortex Athletico, ACDC, Éponyme, Tinbox et Ilka Bree. Ces cinq galeries bordelaises sont présentes à la Fiac. Le Conseil régional d’Aquitaine et la Ville de Bordeaux ont subventionné leur venue à hauteur de 25 000 euros. Le président du Conseil Général, Alain Rousset, l’adjoint à la culture de la ville de Bordeaux, Dominique Ducassou, ainsi que l’adjoint à la finances, Josy Reiffers, soulignent dans dans Sud-ouest leur volonté d’avoir « un rôle d’appui à la créativité, à la diffusion. L’art est un modèle économique parce qu’il faut en vivre, mais aussi un modèle social et culturel que les pouvoirs publics peuvent accompagner ».
Pourquoi Bordeaux est-il si présent à la FIAC ? Parce qu’il y fait bon vivre ? Pas seulement. Avec un musée d’art contemporain et un Fond régional d’art contemporain (Frac) dynamique, une école d’art réputée, des associations actives et nombreuses, Bordeaux possède des atouts certains dans son jeu. D’autant plus que les jeunes galeristes, souvent de trentenaires, sont de plus en plus nombreux à s’installer dans cette ville qui a tout d’une capitale, mais où le prix du mètre carré n’est pas un obstacle.
L’un de ces galeristes, Aymeric Ducreux, explique dans 20minutes qu’il a choisi Bordeaux « parce qu’on a senti que tous les acteurs culturels avaient la volonté de défendre leur territoire vers l’extérieur. Sans faire de régionalisme. » Thomas Bernard, dont la galerie, Cortex Athletico, est installée dans la ville depuis 2003, souligne pour le même journal, qu’ « aujourd’hui, toutes les galeries se sont regroupées dans les grandes métropoles comme Berlin, Amsterdam ou New York. Notre choix de se positionner sur l’échiquier international en ayant notre camp de base à Bordeaux a été une incongruité ».
Une incongruité qui a fini par payer : « Bordeaux est un terrain d’incubation, quand l’offre sera plus large, elle deviendra une ville centrale en matière d’art contemporain », prédit le galeriste.
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