Changer de logique économique
Cette semaine s'est déroulée la conférence "Oneplanet" sur le climat, initiée par le président de la République M. Emmanuel Macron.
Il pouvait être question d'élaborer un traité international pour concrètement alimenter le fonds pour le climat.
Si je regrette que le climat (grosso modo l'état de "santé" de l'atmosphère) prime sur les terres et océans pollués - cf. les COP et le dernier vote sur le pesticide -, je ne désespère pas. La lutte pour contenir le réchauffement est très coûteuse et chaque Etat, ainsi que les collectivités locales, doit montrer l'exemple et poursuivre les efforts entrepris avec en premier lieu l'isolation thermique de tous les bâtiments publics, la pose de panneaux photovoltaïques, tout en préservant le caractère monumental, patrimonial historique. Cela se fait dans ma "commune" Dijon avec des établissements scolaires.
Je ne prône pas de nouvelles taxes sans rapport apparent (taxe "Tobin bis") avec le climat : cela brouille le message de l'impôt, mais un renforcement de normes environnementales (sur l'air et les sols) et un renchérissement de taxes existantes (taxe "carbone", sur l'essence...), ainsi que des prêts à taux zéro spécifiques à certains projets, tant en Europe qu'ailleurs dans le monde. Pourquoi ? Le capitalisme n'est pas à rejeter dans son ensemble sous prétexte qu'il a participé peu ou prou à la dégradation de notre planète. Le génie humain doit être partagé par des projets à élaborer localement mais avec des moyens financiers - sous forme de prêts et non de "subventions" pour aussi responsabiliser tout le monde sans exception et mettre fin à la victimisation des pays pauvres du sud et à la culpabilisation des pays riches du nord - et la technologie des pays industrialisés. Les pays riches ne devraient pas recourir à une taxation nouvelle ou supplémentaire sur leurs concitoyens mais s'appuyer sur les banques qui doivent jouer leur rôle principal de prêteur ; les Etats se portant garants par solidarité affichée lors des conférences, le prêt devient à taux zéro. C'est pourquoi j'envisageais aussi dans mon essai * une révision de leur mission avec obligation de prêt (le droit au prêt opposable) pour certains projets, dans le but de limiter des opérations spéculatives ou de corruption.
Inutile de prendre encore du temps pour la réflexion et au diable les amours propres : agissons maintenant, car les effets ne seront visibles que dans une génération.
Philippe POINSOT de Dijon
* "Le Plan C" ou "A la recherche des équilibres perdus", chez Mon Petit Editeur
www.philippe-poinsot.monpetitediteur.com
cf. article, lisible sur le site, du Bien Public daté du 09/07/2015 "Le salut de la Grèce viendra-t-il de Dijon ? "
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