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Accueil du site > Actualités > Economie > Et si les vessies étaient en fait des lanternes ?

Et si les vessies étaient en fait des lanternes ?

Face à la crise, enfin des propos rassurants sur France Inter ! C’est au jeu de qui perd gagne que se livrent les traders en bourse. Dans les banques, soyons en persuadés, on ne fait pas n’importe quoi. On accepte raisonnablement de le croire, car sans règles du jeu, pas de jeu du tout ! Les banques se bouffent entre elles ? Soit ! Mais l’épargne propre du travail brillera toujours au soleil, garantie par quelques officines faisant loi dans le monde de la finance. Nous voilà rassurés.

Mais cela nous suffit-il quand on nous dit que le danger est devant nous et c’est le pain noir nous attend ?

- Et d’abord quels sont ces actifs pourris qui nous viendraient en passifs des états unis  ?
Pourtant il semblerait que certains n’hésitent pas à les reprendre direct ces hypothèques. Et si tout le jeu consistait à nous laisser croire que les lanternes ne sont que vessies ? Sont-ils aussi pourris et aussi passifs qu’on pourrait le croire ces actifs hypothécaires ?

Et si candide essayait de comprendre ce que recouvrent ces expressions si financièrement poétiques, de ratios prudentiels et de solvabilité, de ratios de liquidités et de courant de fuite comme autant de critères de régulation qui ont raté leur objectif ? Ne pourrait-ils pas être utiles pour comprendre les parties déjà jouées et le bricolage de règles qui va se profiler pour que la finance mondiale puisse continuer ses parties de poker ? Alors, je me suis dis voyons :

Les ratios prudentiels et de solvabilité ?

Mais si ces ratios sont calculés sur des critères qui n’en sont pas, ils n’ont plus aucune pertinence.

Les crédits immobiliers :

On sait très bien que les banques américaines appliquaient automatiquement un taux de 30% sur les transactions immobilières sans autre garantie que celle là. La solvabilité de l’opération se basait non pas sur la capacité de remboursement de l’acquéreur mais :

1) sur l’apport personnel de l’acquéreur de 30% de la valeur du bien au moment de l’achat et la prise d’un hypothèque sur le bien acheté.

2) Sur la confiance que plaçaient les banques dans le fait que l’acheteur ne paiera pas un bien plus cher que ces 30%.

3) Sur la facilité des procédures de liquidation pour les gens mettre les propriétaires non solvables à la porte de leur maison et récupérer les 70% prêtés.

Les crédits revolving :

Il n’y a pas de petits profits : Les mêmes banques accordent des « facilités » à un taux d’usure affolant qui plombent la consommation et la solvabilité des ménages.

Le tarif des prestations bancaires :

En augmentation exponentielle depuis plusieurs décennies. Pour disposer de leur propre argent voilà que les clients sont obligés de payer le prix fort.

Forts de cette façon de procéder avec des moyens légaux de spoliation juteux, les organismes bancaires ont multiplié les crédits immobiliers, les crédits revolving et les frais bancaires jusqu’à ce que le système se grippe ? Chacun conduisait son propre wagon pendant que la hiérarchie jouait à se disputer les commandes de la locomotive de tête ?

Les ratios de liquidités ?

Tel pris qui croyait prendre. Ce sont surtout les prêts immobiliers qui semblent être responsables du déficit de liquidités. Les facilités de crédit ont fait augmenter la demande et les prix des biens immobiliers au delà des 30% de ratio prudentiel. Les propriétaires n’ont plus été capables d’évaluer exactement la valeur réelle des biens qu’ils achetaient. Les plus endettés d’entre eux étant acculés aux crédits revolving font faillite.
Les biens en vente trop nombreux sur le marché ne trouvent plus acquéreurs et les invendus viennent plomber le fameux ratio de liquidités des banques qui, indépendamment de la valeur des biens en caution deviennent bien malgré elles des propriétaires fonciers, ne remplissent plus leur fonction et n’offrent plus à leurs clients les prestations qu’ils sont en droit d’attendre d’une banque.
Les liquidités ont-elles pour autant disparu ? Peut de chance que certains se soient amuser à faire des feux de joie avec des billets verts. Alors ? N’est ce pas toutes ces liquidités planquées qui risquent de faire problèmes à un moment ou à un autre. Entre inflation et déflation comment espérer choisir le bon peson si une masse monétaire planquée menace cet équilibre ?

Si pour sauvegarder les banques dans leur fonction, la FED ou la BCE sont obligés de racheter tout simplement ces hypothèques , elles ne rachètent finalement que des biens réels. Des maisons réelles avec des gens réels dedans. Moindre mal si le scénario se résumerait à ne pas mettre des gens à la rue, ce qui fait un peu désordre dans un pays civilisé. Mais allez faire comprendre çà dans une culture égocentrique de l’individualisme. Aucune pitié pour les cigales et tant pis si ces cigales ne sont en fait que de pauvres abeilles qui ne trouvent plus de fleurs à butiner ! Mais si d’aventure celà consistait à donner des liquidités pour qu’elles retombent dans l’escarcelle des spéculateurs. Le clystère administré serait plus dangereux que le mal qu’il prétend soigner.

Les courants de fuite ?

Si les banques ne se prêtent plus entre elles c’est qu’elles veulent garder un volant de liquidités suffisantes pour continuer à accorder des crédits à leur clients solvables afin de ne pas les voir filer chez un concurrent ce qui les mettrait encore plus en difficultés.

Et maintenant, combien va durer la lessive ?

Le lavage de linge salle se fera-t-il en famille ou au grand jour ?
N’avons-nous pas entendu sur les ondes il y a quelques jours une demande de levée du secret bancaire de la part du gouvernement américain en direction de quelques comptes en Suisse ? Une première.
Combien de temps laissera-t-on faire sachant qu’on nous promet un effet négatif de ce jeu de dupes, impossible à estimer, sur l’activité et l’économie des échanges réels ?C eux qui précisément nous font vivre.
Est ce que la grande lessive ne fait que de commencer ?
Qui sera capable de faire en sorte que la lessive et l’eau ne coûtent pas plus cher que de jeter l’éponge ?
Les régulateurs institutionnels ont décidé de mettre les système sous perfusion in extremis mais ils se font un peu tirer l’oreille pour sortir l’oseille.
Jusqu’à quand les prix devront-ils baisser avant la masse financière thésaurisée à l’occasion des transactions primitives juteuses, un instant évaporée et stockée bien à l’abri dans le système, décide de refaire surface pour racheter les actions d’entreprises et les logements à vil prix ? Leurs futurs locataires ? Les petits propriétaires spoliés qui auront laissés dans l’affaire toutes leurs économies : les fameux 30% d’apport personnel et parfois plus. Autant dire des travailleurs endettés et peu exigeants.

A ce sujet, légalement, la règle des 7/12° de la lésion laisse ici une marge confortable dans ce qui ne serait qu’un vaste hold-up légal.
Y –a-t-il vraiment un risque de crédit où un simple problème de liquidités dont certains feraient déjà leurs choux gras au mépris des conséquences ultérieures ? Imaginons la fière allure qu’auraient tous ceux qui, face à ce problème, choisiraient la cécité politique.


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39 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 13:51

    Bonne mise au point,

    On se demande, nous citoyens, à qui on peut accorder quelques crédits vu que la confiance entre les élites et le peuple est rompue.


    • civis1 civis1 12 octobre 2008 17:49

      @ Bernard Dugué
      Merci pour l’appréciation.
      La confiance ???
      Accordée trop spontanément , la trahison est un risque à forte probabilité.
      Il me semble que tout discours , quel qu’il soit , trouve à faire officine en recrutant des oreilles crédules.
      C’est dans ce pouvoir trouble du langage que toute idéologie trouve à s’exprimer et arrive à faitre écho. 
      Elle est à la base même de toute ambition politique comme art de convaincre et de l’emporter.
      C’est dans un système qui se dit démocratique le principal outil de la prise de pouvoir puis de l’asservissement mais c’est aussi un des moyens de la liberté d’expression .
      Pas étonnant , je me dis, que circulant sur le même canal de communication l’ ambivalence soit au rendez-vous et qu’il se produisent parfois quelques bruits.
      la critique éclairée et une adhésion parcimonieuse me semblent plus que jamais être de règle.


    • Forest Ent Forest Ent 11 octobre 2008 18:11

      l’apport personnel de l’acquéreur de 30% de la valeur du bien au moment de l’achat

      En fait moins de 20% abaissé à 5% début 2008.

      Ce sont surtout les prêts immobiliers qui semblent être responsables du déficit de liquidités.


      Qui semblent... En fait ce n’est qu’un symptôme d’une bulle plus globale.

      Les liquidités ont-elles pour autant disparu ?


      Oui, par la plupart. Déconcertant, non ? Il est vrai qu’il reste des trucs planqués dans des paradis fiscaux. Mais beaucoup moins que ce qui disparait.

      Si les banques ne se prêtent plus entre elles c’est qu’elles veulent garder un volant de liquidités suffisantes pour continuer à accorder des crédits

      Ce serait trop beau. Non, c’est juste pour survivre.

      Y –a-t-il vraiment un risque de crédit où un simple problème de liquidités ?


      Ca fait jamais que deux ans qu’on en cause, et ça fait jamais qu’un an que les planches à billet tournent à fond. Si c’était une crise de liquidité, elle serait déjà résolue.


      • civis1 civis1 12 octobre 2008 14:28

        Merci Forest de venir éclairer ma lanterne de béotienne dans le temple de la finance.

        D’ailleurs c’est en lisant par hasard un de vos post sur la concentration du pouvoir médiatique dans les mains de quelques uns et la défense de la liberté d’expression que je me suis décidée à venir régulièrement sur Agoravox.

        Si ma réaction est un peu tardive, c’est qu’en ce WE, j’avais perdu de vue mon clavier,  pensant que cet article  rédigé un peu en catastrophe n’avait pas trop de chance de sortir.

        C’est vrai que je me suis lancée dans la rubrique économie  plus pour essayer de réfléchir en espérant avoir des post pertinents que pour vraiment apporter des éléments pour une réflexion technique. Quelques questions donc…

        - Je ne savais pas que les fameux ratios prudentiels avaient ainsi baissé début 2008

        -Les symptomatiques crédits immobiliers n’ont-ils pas ce statut particulier de correspondre à des biens réels ? Ne peut-on pas considérer que leur surévaluation pourrait être traitée par une reprise de ces crédits à taux zéros dans le cadre de nationalisations partielles ?

        -Est-il si facile d’évaluer ce qui se planque dans les paradis fiscaux ?

        - En ce qui concerne les liquidités, pour le dollar, je ne sais pas :

        Si les chinois et autres créanciers de la dette US préfèrent mettre les lanternes dans des coffres forts ni s’ils seraient vraiment chauds pour que ce soit une équipe de faux monnayeurs   qui viennent éteindre le feu.

        Mais en ce qui concerne  l’euro, Trichet ne fait-il pas  son avare quand il s’agit de faire marcher fiduciairement la planche à billets ?

        - Les banques Françaises n’ont-elles pas encore suffisamment de liquidités pour se permettre de garder leurs bons clients ?

        Deux questions qui me préoccupent :

        -Celle de la confiance toute limitée à accorder au monde de la finance en ce qui concerne la capacité à se réformer et le rustinage minimum auquel on va assister sous l’influence de leurs lobbies.

        -Celle de l’effet amplifié  que ce nouveau sursaut de crise va avoir sur l’économie des biens réels.

        De l’oxymore proverbial qu’à quelque chose malheur est bon que peut-on espérer ?

        - Un ralentissement  des effets mortifères d’une croissance incontrôlée pour respirer mieux sur la planète ?

        - Une occasion de prise de conscience citoyenne et un progrès démocratique dans l’opinion que seront dans une certaine mesure obligés de prendre en compte les politiques ?

         

        Ce  post est un peu long ? Je sais !

         

         

          


      • civis1 civis1 12 octobre 2008 14:43

        @ tous ceux qui seraient tentés de poster en négatif ( ce qui est bien leur droit, rappelons le ! )
        je précise que dans son propos l’article est volontairement (et peut-être trop maladroitement) paradoxal.


      • Forest Ent Forest Ent 12 octobre 2008 15:36

        C’est en lisant un de vos post sur la concentration du pouvoir médiatique dans les mains de quelques uns que je me suis décidée à venir régulièrement sur Agoravox.

        Remarque encadrée à l’attention de Carlo. smiley

        Cette crise "inopinée" me semble en tout cas démontrer que la presse débite des infos sans informer.

        Ne peut-on pas considérer que leur surévaluation pourrait être traitée par une reprise de ces crédits à taux zéros dans le cadre de nationalisations partielles ?

        Il y aura de toutes façons une forme de nationalisation, que ce soit celle des crédits, des banques ou de l’immobilier. Mais il y a de toutes façons trop de dette. Ca ne fait que transférer l’excès vers l’état. Si personne ne lui prête, il ne peut qu’imprimer de la monnaie, dont ça baisse la valeur, ce qui pose d’autres problèmes.

        Est-il si facile d’évaluer ce qui se planque dans les paradis fiscaux ?

        Question à poser à Denis Robert. smiley Non, ce n’est pas facile. On n’y est pas bien accueilli, et on ne vous ouvre pas grand les comptes. Il faudrait une forme de contrôle des changes.

        Trichet ne fait-il pas son avare quand il s’agit de faire marcher fiduciairement la planche à billets ?

        Les banques centrales n’ont plus aucun moyen d’action depuis deux ans. Il m’a semblé logique de conserver l’outil des taux directeurs pour le moment où il serait le plus utile, qui ne me semble pas encore venu. Il faut que le système redevienne solvable pour pouvoir le financer.

        Les banques Françaises n’ont-elles pas encore suffisamment de liquidités pour se permettre de garder leurs bons clients ?

        C’est bizarre. Leurs comptes sont remplis de trucs qui n’ont pas cours et elles ne savent pas si elles ont des sous ou pas. Il y a énormément de paris mutuels sur des faits qui dépendent du résultat de ces paris. Par exemple quand BNP et SG ont tous les deux vendu une assurance sur la faillite de l’autre. Une situation un peu inextricable. La "crise du sac de noeuds". Tout le monde sait que ça ne vaut pas autant que prévu, mais ça vaut combien exactement ? Si l’on est un peu drastique et si l’on constate tous ensemble que ça ne vaut pas grand chose, alors on efface dans les comptes plusieurs fois le PIB de la planète, et aucune banque n’y survit. Il y a des apprentis sorciers qui se sont éclatés.

        A quelque chose malheur est bon.

        J’aimerais bien. Mais ce que j’ai lu sur le résultat des crises passées ne m’enthousiasme pas. Ce que je crains surtout n’est pas économique, mais politique. Il va bien falloir montrer que c’est la faute de quelqu’un. On ne peut quand même pas avouer que toutes les classes dirigeantes occidentales se sont gobergées sur le dos de la plèbe en se foutant du lendemain. Il va falloir un coupable. En général, on commence par brûler quelques juifs, manouches et lombards, et puis on lance une croisade. Il me semble que le temps s’approche où nous devrons faire des choix moraux individuels au pied du mur : crier au loup avec la foule, ou bien sauver ce qui peut l’être. Enfin, c’est pour ce que j’en dis...



      • civis1 civis1 12 octobre 2008 16:59

        @ Forest  smiley
        Dans la cours de récréation c’est sûr qu’ils tous essayer de se montrer mutuellement du doigt !
        Marseille : 43° 17’N | 5° 22’ et beaucoup de chance de vivre sous une telle latitude. L’eau et le soleil aidant, il reste un champ en fiche pas loin, suffit de trouver quelques semences en attendant que les marchands verreux soient chassés du temple ? Ce serait trop simple !
        Enfin, juste de quoi se donner mauvaise conscience en tout en s’organisant pour une résistance passive . Travailler l’opinion, mutualiser les intelligences, désigner les vrais coupables ... maître cylindre et servo frein en bon état.
        Mais si fragiles les points stratégiques des canaux d’information !
        Juifs et autres lombards ?
        Pour le moment ils s’arrangent surtout pour renvoyer les africains brouter leur savane et n’ont pas de mal à trouver quelques fonds de caisse pour financer tous les lance-pierres nécessaires. 
        Denis Robert ...
        Il n’y en avait pas un l’autre jour qui lui conseillait ne pas bouger l’oreille ? 
        Une suite inattendue ? Une opportunité de lessive au grand jour ? Un enterremenet de première classe ? 


      • Forest Ent Forest Ent 12 octobre 2008 17:22

        Ca me rappelle une caricature du "canard enchaîné" il y a longtemps. Un titre : "qui est responsable de la maladie de la vache folle ?". Le dessin : quarante types en costard qui répondent en choeur : "le prion". 

        Qui est responsable de la maladie de la finance folle ? Les dérivés.

        La preuve qu’on a fait des progrès depuis 1929, c’est que les banquiers ne passent plus par les fenêtres. Seulement leurs clients.

        Gag paru dans un journal US en 1930 : "Ma banque m’avait conseillé d’investir dans un fonds de pension pour mes vieux jours. Ca a marché au delà de mes espérances. En un an, j’en ai vieilli de vingt."


      • civis1 civis1 12 octobre 2008 17:53

         smileysmiley
        Quand on en a marre de pleurer ne dit-on pas qu’il vaut mieux en rire !


      • Bulgroz 12 octobre 2008 18:01

        Bonne question  : Les liquidités ont-elles pour autant disparu ?

        Réponse du chic type : Oui, par la plupart. Déconcertant, non ? Il est vrai qu’il reste des trucs planqués dans des paradis fiscaux. Mais beaucoup moins que ce qui disparait.

        J’aimerais savoir comment fait l’argent pour disparaître ?

        L’argent qui n’existe pas et qui est exprimé en coups de gonflette de comptes IFRS et qui disparait, ça je connais.

        Mais l’argent qui a existé et circulé et exprimé en unités de compte auprés des banques centrales et qui disparait, ça pour moi, c’est un mystère qui relève de la métempsychose.

        Je pensais que la crise était plus un problème de solvabilité et de confiance que de liquidités.

        Plus d’explications sont souhaitées, SVP.


      • Forest Ent Forest Ent 12 octobre 2008 18:15

        Cela relève de la "métempsychose" ?

        http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tempsychose_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)

        Le monde de Métempsychose est similaire au notre si ce n’est la présence de nombreux êtres cohabitant sur Terre dans l’ombre des Hommes, ils sont désignés par l’appellation Démon.

        Ca m’a l’air assez bien vu. smiley

        Si tu pensais à la réincarnation, je pense que c’est mal barré pour le pognon. Il est dans une dimension définitivement inaccessible.

        Les sous des banques centrales, genre M1, existent toujours, mais ils représentent quelques % de la monnaie en circulation. Ce qui disparait, c’est d’abord du crédit. Quand quelqu’un déclare qu’il ne peut pas rembourser son crédit, la somme restant disparait bel et bien. Elle figurait dans des comptes la seconde précédente. Elle n’y figure plus la seconde d’après.


      • Bulgroz 12 octobre 2008 18:36

        Merci de confirmer que l’argent n’a pas disparu. Je confirme que même l’argent du crédit n’a pas disparu.

        Ce qui a disparu c’est la surgonflette des comptes et la confiance que l’on a dans la solvabilité des autres.

        Le problème est que l’argent lui, a sauté de poches en poches et on ne sait plus qui a des cadavres dans les comptes surgonflés à l’IFRS.

        Tout le monde suppute que c’est l’autre qui cache les cadavres.

        Que le G4 s’inspire de mes propositions !! Oui, je la mérite bien cette sucette en sucre d’orge du solutionnement mondial des problèmes financiers !!!


      • Bulgroz 12 octobre 2008 18:47

        Moi, qui suis beaucoup plus éduqué, (émoticon doublé), pour la métempsychose, je pensais surtout à ça :

        http://www.cnrtl.fr/definition/m%C3%A9tempsychose


      • Bulgroz 12 octobre 2008 18:16

        Il y a quelques jours, Forest Ent a balayé d’un revers de main les 2 propositions que je faisais pour éviter que ce type de crise ne se reproduise.

        1) L’interdiction de la titrisation
        2) le retour à la règle de comptabilisation des actifs à la valeur d’achat.

        Horreur, que vois je ?

        que le G4 de Samedi a fixé ma 2ième proposition comme l’un de ses premiers objectifs.

        D’ordinaire, les états mettent des années pour changer les règles de la comptabilité.

        Il est prévu que la nouvelle règle des coûts historiques soit mise en application pour la clôture des comptes de Septembre.

        DE SEPTEMBRE 2008 !!.


        • Forest Ent Forest Ent 12 octobre 2008 19:26

          Je n’ai pas dit que c’étaient de mauvaises règles préventives, mais que l’heure n’était plus à la prévention. Si le G243 parle de prévention, c’est surtout pour détourner l’attention des remèdes.

          J’aimerais bien avoir des remèdes à proposer, mais je n’en vois pas. D’un autre côté, je ne suis pas économiste ...


        • Bulgroz 12 octobre 2008 19:53

          Forest,

          Dans l’esprit des experts autour de ce G4, ce retour à cette règle est avant tout recommandée pour solutionner la crise.

          De très négatif (et discutable), le bilan des banques doit passer à positif (réel) qui serait de nature à restaurer la confiance entre elles.

          Car le problème est plus celui des doutes sur les solvabilités réciproques que celui des liquidités.


        • civis1 civis1 12 octobre 2008 19:58

          @Bulgroz

          Jusqu’ici je suivais à peu près..
          De la métempsychose je n’ai aucune expérience du don d’ubiquité comptable de certains avoirs je peux imaginer et même pour faire plus vite je peux proposer le lien http://fr.wikipedia.org/wiki/IFRS qui m’a fait personnellement dresser les cheveux la tête mais Les M1 et les coût historiques là je n’ai aucune idée…

          Quelqu’un m’explique où n’ayant plus aucun moyen de compter les points je jette définitivement l’éponge dans cette affaire pour prendre mon filet à papillon pour jouer les entomologistes des espèces en voie de disparition ?


        • Bulgroz 12 octobre 2008 20:02

          Forest,

          Quelque soient les origines de la crise, c’est bien cette norme IFRS qui a servi à enfumer ces bulles absurdes.


        • Forest Ent Forest Ent 12 octobre 2008 22:55

          @ l’auteur

          Il me semble que bulgroz et moi sommes d’accord sur l’essentiel.

          @ bulgroz

          La norme IFRS est débile car, en dépréciant en mark-to-market, on accentue le côté procyclique et les crises. Par contre, elle ne permet normalement pas de réévaluer des actifs. Il y a eu d’autres pratiques comptables douteuses.

          Revenir à un système comptable traditionnel va permettre d’éviter que les IFRS n’accentuent la crise. Mais il n’en reste pas moins qu’il y a beaucoup trop de dette.

          On reste d’accord je pense sur le fait qu’il y a bien un problème de solvabilité. Cela conduit à déprécier les actifs. Les banques se trouvent en bilan négatif. Elles ne peuvent plus prêter. C’est en ce sens que la liquidité disparait.


        • Bulgroz 12 octobre 2008 23:03

          civis1

          La crise a son origine quand les démocrates Carter puis Clinton se sont mis dans l’idée de loger les pauvres et réhabiliter les quartiers déshérités.

          En France, pour loger les pauvres : On augmente les salaires (forget it) ou on fait du logement social ou de l’aide à l’accession à la propriété dont les coûts sont pris en charge par la collectivité.

          Il n’y a pas à tortiller : un pauvre ne peut pas accéder à un logement ou accéder à la propriété par les seules lois du marché. Il faut qu’il soit aidé par la collectivité à moins de lui fournir une maison pour nains..

          Aux USA, les Démocrates (qui sont la tendance gauche du Lepen de chez nous) ont confié aux banques plus ou moins sous contrôle fédéral le soin de préter aux pauvres. L’administration se chargeant de donner la liste des quartiers défavorisés où il était obligatoire de préter sous peine de sanction.

          http://www.ffiec.gov/cra/

          Et comme les pauvres ne pouvaient pas payer les prêts comme de bien entendu, on a inventé la titrisation qui est la confétisation des pertes. Au lieu que ce soit la banque prêteuse qui fasse les pertes et ne puisse faire de nouveaux prêts, on a revendu des confétis de pertes mélangé avec d’autre confétis : 1/3 d’actif bon, 1/3 d’actif moyen, 1/3 frelaté. et avec la norme IFRS, la valeur comptable certifié par les commissaires aux comptes passe de 100 à 150, vendu 170 à quelqu’un qui le revalorise à 190. 

          On peut même se poser la question si les actifs frelatés en cause n’ont pas été revendus plusieurs fois. Car les subprimes sont contenus dans des instruments financiers qui agglomèrent jusqu’à 250 confétis différents. Comment s’y retrouver ?

          Dans l’exemple donné plus haut, la perte officielle est de 90 (l’argent soi disant disparu de Forest Ent). Le vrai argent lui est toujours de 100, c’est la valeur de la maison. et cette valeur n’a pas disparu même si la maison perd de la valeur. La banque vendra peut être la maison 90 en dernier ressort mais il y a bien quelqu’un qui va acheter pour 90 ce qui valait 100, il fera une économie de 10 contre une perte de 10 pour le vendeur.


        • Bulgroz 12 octobre 2008 23:13

          et pour avoir une bonne approche de la crise actuelle, voir l’hillarant film "Le Sucre" de Jacques Rouffio avec :

          Jean Carmet (Adrien Courtois), Gérard Depardieu (Raoul-Renaud Homecourt), Michel Piccoli (Grezillo), Nelly Borgeaud (Hilda Courtois), Georges Descrières (Vandelmont), Roger Hanin (Karbaoui), Marthe Villalonga (Madame Karbaoui), Jean-Paul Muel (Pergamont), Claude Piéplu(Président Berot), Tony Taffin (Flanqué).

          http://filmsdefrance.com/FDF_Le_Sucre_rev.html


        • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 00:36

          Effectivement, on est d’accord sur tout, sauf sur les causes et les conséquences de la crise. smiley

          Bien sûr que le fric a circulé. Bien sûr qu’il a servi à construire de la pierre. Mais contrairement à ce que l’on s’imagine quand on ne regarde que la compta, un actif n’a pas de valeur intrinsèque, et surtout pas un bien immobilier. Il a la valeur à laquelle on le vendra. Bien sûr, c’est logique de le comptabiliser au prix d’achat, mais ça n’aucune autre vertu que fiscale. Ca ne dit rien sur la valeur. La valeur n’est pas affaire de comptabilité. L’IFRS était l’illusion que les administrateurs pouvaient se dispenser de faire leur boulot d’administrateur en s’en déchargeant sur les comptables et les commissaires aux comptes. La compta n’est pas la gestion.

          J’en ai franchement ma claque de cette histoire pipeau de CRA de 1977, qui n’a rien à voir avec la choucroute, ce que l’on répète depuis plus d’un an, et que tous les ultralibéraux ici nous ressortent régulièrement pour expliquer que ce n’est pas l’ultralibéralisme qui a fait naufrage. Ben alors, pourquoi vous nous avez pas expliqué il y a dix ans que les US étaient un pays communiste comme vous semblez le découvrir aujourd’hui ? Finalement, la crise, c’est la faute des noirs ? Je me disais bien qu’on en tirerait des enseignements valorisant ... Exhibez au moins une doc n’importe laquelle montrant que le CRA obligeait qui que ce soit à quoi que ce soit, ou on va finir par en tirer des conclusions désagréables.

          Finalement, les ultralibéraux vont conclure de cette crise que si l’état nationalise, c’est parce qu’il est trop intervenu avant. Les communistes qu’il aurait du nationaliser tout de suite. Les racistes que c’est parce qu’il y avait des noirs. Etc ... Etc ... On peut déjà annoncer la suivante.


        • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 01:28

          Une raison parmi des milliers d’autres pour montrer que les CRA ne sont pas la cause des subprimes comme vous le décrivez : le CRA existe depuis 30 ans. Quand on prête à un pauvre, on lui prête plus cher qu’à un riche (eh, oui). Il est donc impossible pour lui de rembourser à mensualités constantes. C’est pour cela qu’il a fallu leur refourguer du taux progressif. C’est devenu toxique quand les taux sont remontés. Quand ça ? En 2006, pas avant. S’il y avait eu beaucoup de subprimes avant, vous en auriez entendu parler. (C’est déjà arrivé en UK il y a 15 ans). Et les emprunteurs auraient été lessivés par les hausses de taux précédentes. Les subprimes massives datent de 2005, et le CRA de 1977 n’y est pour rien. Le prochain qui parle de CRA et de subprimes, je crois que je vais vraiment l’insulter.


        • Bulgroz 13 octobre 2008 08:27

          The myth that the CRA would not be harmful to bank-industry profits was hidden for years by the Fed-created housing bubble, which allowed for easy refinancing of all the bad debt. "[The] CRA increased lending and homeownership in poor communities without undermining banks’ profitability," Robert Gordon proudly proclaims. But now that the bubble has burst, all those unqualified borrowers — whom the government calls "subprime," as though their credit ratings are only a tiny, tiny smidgen below "prime" borrowers with the very best credit ratings — are defaulting on their mortgages in droves.

          Bank profitability has been extremely "undermined," to put it mildly. The bursting of the Fed-generated housing bubble is the reason why the CRA scam was not exposed until now, despite having been in operation for some thirty years.

          http://mises.org/story/2963


        • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 11:07

          http://mises.org/about.aspx

          The Ludwig von Mises Institute is the research and educational center of classical liberalism, libertarian political theory, and the Austrian School of economics.


          C’est une blague ? Pour justifier votre post, vous me renvoyez sur post d’un copain ? Vous vous amusez bien entre vous ? Il n’y a pas le début d’un élément de justification dans cette page.


        • Bulgroz 13 octobre 2008 11:43

          Forest ;
          Je pense que tu fais un vrai déni français de réalité et je comprends tes craintes (un fond de Ségolène ?)
          Cependant, les Américains n’ont pas ces réticences.
          Je te conseille de naviguer quelques instants sur le site :www.hud.gov où on explique comment avoir un prêt même si on n’est pas éligible (discrimination !!)

          Tu y verras des choses impensables pour nous Français.

          Entre autres, tu verras les résultats du census de 2000,par exemple l’Alabama :

          http://www.hud.gov/offices/cpd/systems/census/al/

          et sur la distribution ethnique, ville par ville, quartier par quartier, rue par rue  :
          http://www.hud.gov/offices/cpd/systems/census/cdbgdisabled2/

          Alabama :
          Population : 4447100
          Housing Units : 1963711
          DISABLED : 900196
          WHITE : 612820
          BLACK : 263368
          AIANA (American Indian and Alaska Native Alone) : 5555
          ASIAN Native : 4025
          NHOPI (Native Hawaiian and Other PAcific Islander Alone) : 167
          OTHER RACE : 14261
          HISPANIC : 11286
          NHISPANIC : 888910

          Tu as aussi :

          The Equal Credit Opportunity Act prohibits lenders from discriminating against credit applicants in any aspect of a credit transaction on the basis of race, color, religion, national origin, sex, marital status, age, whether all or part of the applicant’s income comes from a public assistance program, or whether the applicant has in good faith exercised a right under the Consumer Credit Protection Act.

          http://www.ftc.gov/bcp/edu/pubs/consumer/credit/cre15.shtm

          The Fair Housing Act prohibits discrimination in residential real estate transactions on the basis of race, color, religion, sex, handicap, familial status, or national origin.

          http://www.hud.gov/offices/fheo/FHLaws/yourrights.cfm

          Tu as aussi :  »the Office of Fair Housing and Equal Opportunity (FHEO) » la Halde de l’Immobilier où tu peux porter plainte on line si tu estimes que tu as été discriminé du point de vue des crédits immobiliers :

          http://www.hud.gov/complaints/housediscrim.cfm

          Enter complaint information.

          HUD Form 903 Online Complaint

          1)What happened to you ? How were you discriminated against ? For example : were you
          refused an opportunity to rent or buy housing ? Denied a loan ? Told that housing was not
          available when in fact it was ? Treated differently from others seeking housing ? State briefly
          what happened. 

          2) Why do you believe you are being discriminated against ?
          It is a violation of the law to deny you your housing rights for any of the following factors : - race - color - religion - sex - national origin - familial status (families with children under 18) - disability.
          For example : were you denied housing because of your race ? Were you denied a mortgage
          loan because of your religion ? Or turned down for an apartment because you have 
          children ? Were you harassed because you assisted someone in obtaining their fair housing
          rights ? Briefly explain why you think your housing rights were denied because of any the
          factors listed above. 

          3) Who do you believe discriminated against you ? Was it a landlord, owner, bank, real
          estate agent, broker, company, or organization ?


          Tu peux aussi porter plainte contre ton propriétaire pour discrimination : Bad Landlords in Federal Housing Complaints

          http://www.hud.gov/complaints/badlandlord.cfm


          Alors, c’est qui le pousse au crime ?.


        • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 12:01

          C’est n’importe quoi !

          Le refus de vente pour raison raciale est illégal en France aussi. Tous ces liens ne parlent que de ça, mais aucun n’exhibe une obligation de prêter sans conditions de solvabilité ! Il n’y avait de plus aucune sanction dans le CRA, qui n’est qu’un outil de suivi statistique.

          "Pousse au crime" ? C’est quoi le crime ? Prêter à un noir riche ?


        • Bulgroz 13 octobre 2008 13:19

          Nier que la crise financière puis économique prend sa source dans des prêts accordés à des insolvables, je veux bien à condition de donner un début de commencement d’explication alternative.

          Claironner que c’est la faute au néo liébralisme et en profiter pour taper sur Sarkozy, je veux bien. Mais c’est un peu court.

          Au final, l’ensemble de la contrargumentation est peu crédible.

          Il faut arrêter le déni de réalité et oublier un peu Ségolène.


        • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 13:44

          Je suppose que les CDS de AIG provenaient aussi de la réglementation ?


        • Bulgroz 13 octobre 2008 14:22

          Forest,

          Oui, exactement, ce sont les autorités fédérales qui ont conseillér de titriser du surprime pour assurer le financement des prêts aux insolvables.


        • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 15:41

          Et donc le premier assureur privé mondial a assuré les yeux fermés un risque inconnu et ouvertement manipulé, sur les "conseils" de l’état ?


        • Bulgroz 13 octobre 2008 16:42

          Forest, dites moi si ça fait mal !!! (triple emoticon rigolard),

          Quand la FED approuvait et applaudissait la titrisation des Subprimes.

          MARCH 1994 et mise à jour 1996

          Page 21 : http://www.federalreserve.gov/BoardDocs/SupManual/cbem/200710/4000.pdf

          The federal government encourages the securitization of residential mortgages. In 1970, the Government National Mortgage Association (GNMA or Ginnie Mae) created the first publicly traded mortgage-backed security. Shortly thereafter, the Federal National Mortgage Association (Fannie Mae) and the Federal Home Loan Mortgage Corporation (Freddie Mac), both government-sponsored agencies, also developed mortgage-backed securities. The guarantees on the securities that these government or government-sponsored entities provide ensure investors of the payment of principal and interest. These guarantees have greatly facilitated the securitization of mortgage assets. Banks also securitize other types of assets, such as credit card receivables, automobile loans, boat loans, commercial real estate loans, student loans, nonperforming loans, and lease receivables.

          There are essentially five benefits that can be derived from securitized transactions. First, the sale of assets may reduce regulatory costs. The removal of an asset from an institution’s books reduces capital requirements and reserve requirements on the deposits funding the asset. Second, securitization provides originators with an additional source of funding or liquidity. The process of securitization basically converts an illiquid asset into a security with greater marketability. Securitized issues often require a credit enhancement, which results in a higher credit rating than what would normally be obtainable by the institution itself. Consequently, these issues may provide the institution with a cheaper form of funding. Third, securitization may be used to reduce interest-rate risk by improving the institution’s asset-liability mix. This is especially true if the institution has a large investment in fixed-rate, low-yield assets. Fourth, by removing assets, the institution enhances its return on equity and assets. Finally, the ability to sell these securities WORLDWIDE diversifies the institution’s funding base, which reduces the bank’s dependence on local economies.

          Oui, il faut bien lire le dernier bénéfice de la titrisation des prêts aux logements individuels selon la FED, c’est de pouvoir vendre au niveau mondial et ne pas dépendre de l’économie locale !!!!!!!!


        • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 17:53

          Voir réponse sur autre post identique. Mais en substance vous dites que AIG, qui gérait 1 T$ de réserves, était un agent privé irresponsable ? Dans ce cas, il vaut mieux administrer l’économie et vive le communisme. Mais pourquoi les CDS étaient-ils planqués dans les comptes d’AIG ?


        • décurion 12 octobre 2008 19:23

          Je suis banquier.
          Mon client A possède 25 000 €
          Mon client B possède 25 000 €
          Je crée 75 000 € que je prête à A qui construit pour 100 000 €..
          A étant défaillant, je le saisis et vend à B.

          Résultat de l’ opération.
          A est ruiné.
          B est propriétaire à crédit.
          j’ai dépossédé mon client A de 25 000 € , en espèce sonnante et trébuchante.
          Si tout se passe bien, j’ai encore 25 000 € à récupérer, sinon, au pire, je ne gagnerais que les intérets, des 75 000 € créés pour l’occasion.
          Fait chier, merde, les temps sont durs !


          • civis1 civis1 12 octobre 2008 20:02

            Et de la règle des 7/12° de la lésion, le législateur il s’en tape ?


          • décurion 12 octobre 2008 20:42

            En plus, tu veux faire le malin ?
            Bon, pour ton découvert, tu t’accroches une gamelle.
            A partir de maintenant, je refuses tes chèques, et je les factures au maximum.
            Avant la fin du mois, ta paye est à moi, et tu pourras toujours pleurer chez les collègues.
            T’as le culot de mordre la main qui te fais les poches !
            Sale ingrat !


          • JONAS JONAS 12 octobre 2008 22:00

            @ L’Auteur,

            Les vessies et les lanternes,

            C’EST DE RACONTER DES HISTOIRES SUR CE SUJET !

            Vous négligez une des données fondamentales, la croissance démographique.

            L’Occident fait un humanisme qui est au-dessus de ses moyens
            , c’est la volonté des citoyens.

            De puis des années, les politiques pour ne pas augmenter les impôts, ce qui est impopulaire, le font à crédit en nous endettant de manière démesurée.

            En 20 ans environ, la population mondiale a augmenté d’environ un milliard de nouveaux venus. Si vous leur donnez un dollar par jour, ce qui est dérisoire, ça fait 365 dollars par an, soit : 365 milliards, en 10 ans : 3 650 milliards de dollars… !

             

            Ce qui semble de la petite monnaie, représente en fait des sommes colossales !

             

            L’humanisme a un prix, aujourd’hui c’est l’addition.

            Il n’est plus possible en occident pour un homme politique, de dire on abandonne les pauvres à leur sort, sans perdre les élections. Comme les places sont chères et bonnes, ils distribuent votre argent de différentes manières, assistances en tous genres, FMI, etc.

            Ils n’augmentent pas les impôts, sinon, ils perdraient le bénéfice de cette générosité illimité, ils vous donnent satisfaction à crédit ! ! !

            Cet argent ne revient pas en Occident, il circule dans ces pays pour la vie courante, contrairement aux autres échanges, énergies, matières premières, qui nous reviennent par l’achat de produit de haute technologie, aéronautique, électronucléaire, armement, etc.

            L’imposture, c’est de raconter des histoires,
            qui déresponsabilisent les citoyens qui continueront à penser que la charité est gratuite… !

            L’assistanat, qu’il soit interne ou externe à un prix ! La plupart des humanistes y sont favorables en paroles et si c’est " les riches " qui paient ! Malheureusement, les sommes sont tellement astronomiques, que chacun devra en payer sa part et ce sont les moins argentés d’entre nous, les classes moyennes, qui vont payer la part la plus importante de l’addition.

            Bonne soirée.

             


            • civis1 civis1 13 octobre 2008 00:46

              @ Jonas
              je ne comprends pas trop votre raisonnement 

              Qu’est-ce que cet humanisme qui serait ruineux ?
              Mais toute cette nouvelle population est-elle improductive ?
              Serait-ce une immence armée de culs de jatte qui ne participerait en rien à la richesse produite ?
              Que la croissance démographique puisse poser des problèmes et que les capacités d’intégration des pays socialement développés puissent avoir des limites tout comme l’écosystème de la planète pourquoi pas ? 
              Mais pour l’heure le danger ne me semble pas là mais dans un développement anarchique qui produirait à terme les mêmes problèmes tout en étant moins nombreux.


            • JONAS JONAS 13 octobre 2008 09:59

              @ L’Auteur civis1

              Je ne pense pas que les populations du quart-monde produisent assez de biens pour simplement se nourrir et vivre dignement. C’est par millions de dollars que nous les assistons régulièrement.

              Je ne trouve pas que cette attitude soit anormale, mais elle a un prix que de nombreux humanistes ne veulent pas payer.

              D’un autre côté, les délocalisations viennent aggraver cette fuite des capitaux, les entreprises qui s’installent à l’étranger contribuent au développement de ces pays, mais là encore, si elles permettent l’élévation du niveau de vie de ces populations, il n’est pas encore assez important pour qu’elles deviennent nos clientes pour des produits de luxes ou de hautes technologies.

              Le paradoxal, c’est que même s’ils en fabriquent certains, ils n’ont pas les moyens de les acheter.

              Dans ces conditions, l’Occident participe à la croissance chinoise, Indienne, etc. Mais selon le principe des vases communicants, si leurs niveaux de vie s’élèvent, le nôtre décroît.

              Rien d’étonnant dans ces conditions, que nous manquions de liquidités

              Bonne journée.

              .

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