Et si les vessies étaient en fait des lanternes ?
Face à la crise, enfin des propos rassurants sur France Inter !
Mais cela nous suffit-il quand on nous dit que le danger est devant nous et c’est le pain noir nous attend ?
- Et d’abord quels sont ces actifs pourris qui nous viendraient en passifs des états unis ?
Pourtant il semblerait que certains n’hésitent pas à les reprendre direct ces hypothèques. Et si tout le jeu consistait à nous laisser croire que les lanternes ne sont que vessies ? Sont-ils aussi pourris et aussi passifs qu’on pourrait le croire ces actifs hypothécaires ?
- Et si candide essayait de comprendre ce que recouvrent ces expressions si financièrement poétiques, de ratios prudentiels et de solvabilité, de ratios de liquidités et de courant de fuite comme autant de critères de régulation qui ont raté leur objectif ? Ne pourrait-ils pas être utiles pour comprendre les parties déjà jouées et le bricolage de règles qui va se profiler pour que la finance mondiale puisse continuer ses parties de poker ? Alors, je me suis dis voyons :
Les ratios prudentiels et de solvabilité ?
Mais si ces ratios sont calculés sur des critères qui n’en sont pas, ils n’ont plus aucune pertinence.
Les crédits immobiliers :
On sait très bien que les banques américaines appliquaient automatiquement un taux de 30% sur les transactions immobilières sans autre garantie que celle là. La solvabilité de l’opération se basait non pas sur la capacité de remboursement de l’acquéreur mais :
1) sur l’apport personnel de l’acquéreur de 30% de la valeur du bien au moment de l’achat et la prise d’un hypothèque sur le bien acheté.
2) Sur la confiance que plaçaient les banques dans le fait que l’acheteur ne paiera pas un bien plus cher que ces 30%.
3) Sur la facilité des procédures de liquidation pour les gens mettre les propriétaires non solvables à la porte de leur maison et récupérer les 70% prêtés.
Les crédits revolving :
Il n’y a pas de petits profits : Les mêmes banques accordent des « facilités » à un taux d’usure affolant qui plombent la consommation et la solvabilité des ménages.
Le tarif des prestations bancaires :
En augmentation exponentielle depuis plusieurs décennies. Pour disposer de leur propre argent voilà que les clients sont obligés de payer le prix fort.
Forts de cette façon de procéder avec des moyens légaux de spoliation juteux, les organismes bancaires ont multiplié les crédits immobiliers, les crédits revolving et les frais bancaires jusqu’à ce que le système se grippe ? Chacun conduisait son propre wagon pendant que la hiérarchie jouait à se disputer les commandes de la locomotive de tête ?
Les ratios de liquidités ?
Tel pris qui croyait prendre. Ce sont surtout les prêts immobiliers qui semblent être responsables du déficit de liquidités. Les facilités de crédit ont fait augmenter la demande et les prix des biens immobiliers au delà des 30% de ratio prudentiel.
Les biens en vente trop nombreux sur le marché ne trouvent plus acquéreurs et les invendus viennent plomber le fameux ratio de liquidités des banques qui, indépendamment de la valeur des biens en caution deviennent bien malgré elles des propriétaires fonciers, ne remplissent plus leur fonction et n’offrent plus à leurs clients les prestations qu’ils sont en droit d’attendre d’une banque.
Les liquidités ont-elles pour autant disparu ? Peut de chance que certains se soient amuser à faire des feux de joie avec des billets verts. Alors ? N’est ce pas toutes ces liquidités planquées qui risquent de faire problèmes à un moment ou à un autre. Entre inflation et déflation comment espérer choisir le bon peson si une masse monétaire planquée menace cet équilibre ?
Si pour sauvegarder les banques dans leur fonction, la FED ou la BCE sont obligés de racheter tout simplement ces hypothèques , elles ne rachètent finalement que des biens réels. Des maisons réelles avec des gens réels dedans. Moindre mal si le scénario se résumerait à ne pas mettre des gens à la rue, ce qui fait un peu désordre dans un pays civilisé. Mais allez faire comprendre çà dans une culture égocentrique de l’individualisme. Aucune pitié pour les cigales et tant pis si ces cigales ne sont en fait que de pauvres abeilles qui ne trouvent plus de fleurs à butiner ! Mais si d’aventure celà consistait à donner des liquidités pour qu’elles retombent dans l’escarcelle des spéculateurs. Le clystère administré serait plus dangereux que le mal qu’il prétend soigner.
Les courants de fuite ?
Si les banques ne se prêtent plus entre elles c’est qu’elles veulent garder un volant de liquidités suffisantes pour continuer à accorder des crédits à leur clients solvables afin de ne pas les voir filer chez un concurrent ce qui les mettrait encore plus en difficultés.
Et maintenant, combien va durer la lessive ?
Le lavage de linge salle se fera-t-il en famille ou au grand jour ?
N’avons-nous pas entendu sur les ondes il y a quelques jours une demande de levée du secret bancaire de la part du gouvernement américain en direction de quelques comptes en Suisse ? Une première.
Combien de temps laissera-t-on faire sachant qu’on nous promet un effet négatif de ce jeu de dupes, impossible à estimer, sur l’activité et l’économie des échanges réels ?C eux qui précisément nous font vivre.
Est ce que la grande lessive ne fait que de commencer ?
Qui sera capable de faire en sorte que la lessive et l’eau ne coûtent pas plus cher que de jeter l’éponge ?
Jusqu’à quand les prix devront-ils baisser avant la masse financière thésaurisée à l’occasion des transactions primitives juteuses, un instant évaporée et stockée bien à l’abri dans le système, décide de refaire surface pour racheter les actions d’entreprises et les logements à vil prix ? Leurs futurs locataires ? Les petits propriétaires spoliés qui auront laissés dans l’affaire toutes leurs économies : les fameux 30% d’apport personnel et parfois plus. Autant dire des travailleurs endettés et peu exigeants.
A ce sujet, légalement, la règle des 7/12° de la lésion laisse ici une marge confortable dans ce qui ne serait qu’un vaste hold-up légal.
Y –a-t-il vraiment un risque de crédit où un simple problème de liquidités dont certains feraient déjà leurs choux gras au mépris des conséquences ultérieures ? Imaginons la fière allure qu’auraient tous ceux qui, face à ce problème, choisiraient la cécité politique.
39 réactions à cet article
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
FAIRE UN DON