La baisse des inégalités ne touche pas les patrons du CAC 40
Il y a quelques jours, l’INSEE publiait une étude indiquant que les inégalités auraient baissé en 2013. Par-delà le caractère limité, épisodique et myope d’une telle interprétation, les chiffres sur la rémunération des grands patrons du CAC 40 en relativise la portée : +6% en 2014, à 4 210 000 euros !
En effet, en déversant des montagnes l’or dans les comptes en banque des grands patrons s’ils atteignent les objectifs qu’ils leur ont donnés, les actionnaires ont poussé l’obsession des résultats trimestriels, des rachats d’action, du transfert de plus en plus exagéré de la valeur dans leur poche. Mais ce sont ces obsessions qui ont poussé la finance au bord d’un précipice en 2008, dont seul les Etats pouvaient les rattraper. Ce sont aussi ces obsessions qui ont envoyé les taux de rentabilité à des niveaux tellement hauts (rattrapant ceux de 1929, c’est dire) que même The Economist s’en est inquiété. Et si les actionnaires et une petite élite en profitent, en revanche, la situation est bien moins rose pour les 99% restant, qui n’ont jamais profité du ruissellement fantasmatique des néolibéraux.
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