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Le succès incompris du Japon

Les statistiques de croissance du Japon animent le débat, tant le pays est engagé avec sa politique de relance budgétair financée par la planche à billets, à hauteur 10% du PIB par an. Même le très fin Romaric Godin, de la Tribune, un des journalistes les plus intéressants à lire, se fait un peu piégé dans la lecture des statistiques nippones. En effet, il y a quelques jours, il a écrit que « la croissance japonaise a accéléré fortement au troisième trimestre, mais les défis restent les mêmes pour Shinzo Abe, car la demande intérieure reste sans élan  », notant que si le PIB a progressé de 2,2% en rythme annuel, cela vient des exportations, en hausse de 8,1%, quand la consommation n’a progressé que de 0,1%.
 
 
Mais quand on étudie les statistiques du Japon, il faut prendre en compte sa démographie, et sa population en baisse d’environ 0,2% tous les ans, contre une hausse de 0,5% en France. Du coup, toute hausse est plus élevée mesurée par habitant, alors qu’en France, sous les 0,5%, la croissance par habitant est en réalité une récession. C’est une analyse dont The Economist avait parlée il y a cinq ans, notant que les chiffres de croissance par habitant du Japon étaient plus importants que ceux des Etats-Unis et de l’Europe de 2001 à 2010, alors que le pays était dernier en croissance absolue du PIB… D’ailleurs, The Economist et Joseph Stiglitz tombent pour une fois d’accord sur le sujet de ce pays
 

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3 réactions à cet article    


  • raymond 24 novembre 2016 11:46

    quand on a la planche à billets, cela va tout de suite mieux non ?


    • fred.foyn 24 novembre 2016 12:08

      Yé souie poor la blanche à billets..Y en a marre d’affamer les peuples !


      • sweach 25 novembre 2016 09:30

        Je suis du même avis, la planche à billet est une bonne solution.


        Elle diminuera la valeur du capital qui dort dans les banques et fera baisser l’importance des mensualités des crédits, ça donnerait plus de valeur au travail de demain qu’à celui d’hier.

        Avec des taux de crédit fixe à 1.5% sur 25 ans, si on a aujourd’hui une politique inflationnaire, on redonnerait immédiatement du pouvoir d’achat.

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