• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Tomas Piketty, portrait de l’excellence

Tomas Piketty, portrait de l’excellence

Ecole normale supérieure, doctorat en économie, prix du meilleur jeune économiste de France en 2002, le prix Yriö Jahnsson, fondateur de l’école d’économie de Paris, directeur d’étude à l’EHESS, son dernier ouvrage Capital au XXIe siècle a été traduit aux Etats-Unis et y connaît un succès considérable.

Né le 7 mai 1971 à Clichy, il est déjà entouré par des parents militants à Lutte ouvrière. Elève d’excellence et précoce, il intègre l’Ecole normale supérieure à 18 ans, puis il soutient sa thèse de doctorat à 22 ans et il commence sa récolte de prix avec le prix de la meilleure thèse de l’année 1993. Il part pour les Etats-Unis pour enseigner au prestigieux Massachussetts Institute of Technology (MIT) de 1993 à 1995. De retour en France il intègre le CNRS, puis c’est à l’EHESS qu’il enseignera à partir de 2000.

Il publie son premier ouvrage de référence Les hauts revenus en France au XXe siècle. Inégalités et redistributions 1901-1998. En 2005, à la demande de Dominique de Villepin, il crée l’Ecole d’économie de Paris, dont il sera le premier directeur.

De gauche, et proche du Parti socialiste, il participe, comme conseiller économique, à la campagne de Ségolène Royal en 2007. Compagnon de la députée de Moselle Aurélie Filippetti, elle porte plainte contre lui en 2009 pour violence conjugale … c’est une vilaine tache qui s’étale ainsi sur un parcours jusqu’ici hors norme …Après des excuses exprimées auprès de l’intéressée, Aurélie Filippetti retire sa plainte.

Il reprend son ascension, en 2012 c’est le magazine anglo-saxon Foreign Policy qui le classe parmi les cent intellectuels les plus influents au monde.

Il reste très présent dans les débats publics par des éditoriaux dans le Monde et Libération.

Enfin le 17 avril 2012, on le retrouve naturellement avec d’autres économistes dans un texte de soutien à la candidature de François Hollande.

Il se fait le spécialiste des inégalités économiques, au point de se proclamer Chercheur en sciences sociales …

2013, c’est un ouvrage de 1000 pages qu’il publie : Le capital au XXIe siècle. Il y démontre, après une étude sur les inégalités du patrimoine, que désormais c’est bien à un retour en force des inégalités auxquelles on assiste, qu’il rapproche de la période des années 1900.

Il s’est fait le chantre d’une fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, thèse qu’il expose conjointement avec Emmanuel Saez et Camille Landais dans un livre Pour une révolution fiscale (Janvier 2011). Le gouvernement installé après l’élection de François Hollande renoncera à appliquer cette proposition.

En retrait vis à vis du Parti socialiste, dont il critique les orientations économiques, il connaît son heure de gloire outre atlantique. La parution de son dernier livre en anglais Capital in the Twenty-Firts Century (Harvard university press) fait évènement, il est commenté par les plus grands économistes américains James Kenneth Galbraith, Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Stephen Durlauf …

Hier, Thomas Piketty a prononcé une conférence à la City University of new York qui a été commentée par les deux prix Nobels américains d’économie Paul Krugman et Jospeh Stiglitz. Il est rare de saluer la notoriété d’un intellectuel français aux Etats-Unis, on ne peut que s’en féliciter.


Moyenne des avis sur cet article :  2.33/5   (21 votes)




Réagissez à l'article

27 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 17 avril 2014 11:51

    C’était il y a longtemps...
    Quand Hollande prônait la révolution fiscale...
    Piketty y a cru...un moment
    Malgré le titre : Le capital...cela n’a rien de marxiste
    Plus descriptif que théorique
    Mais un livre à lire tout de même, à petite dose...


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 17 avril 2014 12:09

      Bonjour à tous et merci à Jean pour ce billet

      Maintenant, on est certain que Piketty est un escroc officiel. Il vient d’être accueilli par Stiglitz, Krugman et autres parrains de l’économie. La mafia au service de la bourgeoisie occidentale est consolidée, des US à la France.


    • BA 17 avril 2014 11:53

      L’économiste Bernard Maris publie une série d’articles explosifs dans l’hebdomadaire Charlie Hebdo.

       

      Cette série d’articles explique pourquoi l’économiste Bernard Maris, qui était favorable à l’euro depuis 25 ans, a changé d’avis : aujourd’hui, il est pour la sortie de l’euro.

       

      Charlie Hebdo, mercredi 16 avril 2014, page 6 :

       

      "Le sophisme de Benoist Apparu.

       

      Faut-il sortir de l’euro ? Oui. Est-ce possible ? C’est une autre paire de manches. Comment vivait la France avant l’euro ? Sa monnaie fluctuait au gré des dévaluations par rapport au dollar, décidées par les gouvernements en fonction des attaques contre la France (autrement dit, des ventes massives de francs par les résidents ou les étrangers, autrement dit, des sorties massives de capitaux). En ce temps-là, les marchés de capitaux étaient plus faciles à contrôler. D’abord, il n’y avait pas de capitaux offshore, flottant entre les Etats. Ensuite, le volume de l’épargne cherchant à se placer ici ou là était beaucoup plus faible. Malgré tout, le capital circulait et les Etats contraient cette circulation par le contrôle des changes ou la dévaluation. Arrivé au pouvoir, de Gaulle dévalue de 20 %. L’économie repart à tour de bras.

       

      Les temps ont changé. Les marchés de capitaux offshore, internationaux, brassent des sommes considérables. En zone euro, les marchés ne peuvent plus attaquer directement les monnaies (le franc a disparu), mais les contreparties de l’euro, les supports de l’euro. Il y en a trois : l’or (négligeable), les créances sur les économies (la dette Suez, la dette Renault, etc) et, surtout, les dettes publiques, les dettes sur les Trésors publics. Tout se passe exactement comme avant, sauf que les Etats ne peuvent plus répliquer en jouant sur la valeur de leur monnaie.

       

      Avant d’envisager de sortir de l’euro, il faut réfuter le sophisme de Benoist Apparu. Sur une chaîne de télé, il dit : « La dette française est de 2000 milliards (dont 1300 milliards sont détenus par des étrangers). Sortir de l’euro dévalue l’eurofranc (la nouvelle monnaie) de 25 %. Automatiquement, on doit 400 milliards de plus. Autrement dit, un budget annuel de l’Etat. Donc on ne peut pas sortir, CQFD. »

       

      Sauf que c’est faux. La dette, le jour où l’on sort de l’euro, n’est plus libellée en euros, mais en eurofrancs. Donc on doit illico 2000 milliards d’eurofrancs. Et on rembourse en eurofrancs émis par la Banque de France. Benoist Apparu raisonne comme si on changeait de monnaie sans sortir de la zone euro. Sophisme. Le 15 août 1971, Richard Nixon a aboli la convertibilité du dollar, pourtant garanti urbi et orbi 35 dollars l’once d’or. L’or s’est mis à flamber, et la FED à émettre des dollars. A un journaliste du Monde qui lui demandait si un jour les Etats-Unis parviendraient à rembourser leur dette colossale, l’économiste Milton Friedman répondit justement : « Notre dette est en dollars, donc on ne vous doit rien. »

       

      Petit bémol, néanmoins, car tout semble trop facile. De quelle juridiction dépend une dette ? Les pauvres pays d’Afrique se sont endettés jusqu’à l’os et n’ont jamais pu rembourser leurs dettes, parce qu’elles étaient gérées et défendues par les tribunaux des nations prêteuses. Pour passer en douce de l’euro à l’eurofranc, encore faut-il que les dettes publiques françaises dépendent de juridictions françaises. Est-ce le cas ? Oui, à 93 %. 93 % des contreparties de la dette, des OAT (Obligations Assimilables du Trésor, les bons entre cinq et cinquante ans émis par le Trésor et garantis par l’Etat), sont de droit français. Il n’en va pas de même pour les banques et pour les entreprises : elles sont endettées pour 300 milliards d’euros, et sont soumises au droit luxembourgeois, au droit britannique et, pour certaines, au droit des îles Caïmans.

       

      Difficile d’imaginer une renationalisation de la dette. Donc il faudrait refinancer les banques et les entreprises en eurofrancs, afin de leur permettre de rembourser leurs dettes. Mais alors ... l’inflation ? (A suivre)


      • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 17 avril 2014 12:08

        Entendu ce matin Lordon sur France Inter (comme quoi tout arrive...)


        Discours très construit, précis et argumenté, facilité d’orateur indéniable...

        A écouter !



        • leypanou 17 avril 2014 12:50

          Lordon et Picketty ne jouent pas dans la même cour : Picketty ne cherche qu’à modifier ce qui existe plus ou moins marginalement, Lordon considère qu’il faut tout remettre à plat. F Lordon et la ligne économique du PS sont incompatibles. Picketty, indépendamment du fait qu’il est l’ex d’une ministre actuelle, est PS-compatible (un peu comme Elie Cohen ou Daniel Cohen).


        • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 17 avril 2014 13:39

          tout à fait, Lordon est beaucoup plus radical.


          bien plus intéressant en fait, et toujours un plaisir de l’écouter.

        • Onecinikiou 18 avril 2014 02:21

          Sauf que Lordon, comme Todd, a les fils qui se touchent dès qu’il s’agit d’aborder ce qu’il dit être l’ « extrême-droite ». 

          Lordon a d’ailleurs une formule savoureuse, car quand on lui demande ce qu’est être de gauche aujourd’hui, il répond que c’est d’abord admettre un programme de rupture du consensus actuel.

          De ce point de vue, le Front national est infiniment plus de gauche que n’importe quel autre parti de tout l’éventail politique en France. Bien qu’il ne voudra jamais le reconnaître...

        • leypanou 17 avril 2014 12:32

          @auteur :

          Quelle est cette idée de vouloir à tout prix parler de prix Nobel d’économie ? Parce que c’est plus impressionnant de parler de Prix Nobel ? C’est un prix de la Banque de Suède, çà n’a rien à voir avec Nobel. A titre d’exemple, les mathématiciens ne disent jamais que la Médaille Fields est un prix Nobel de mathématiques.


          • leypanou 17 avril 2014 12:53

            Une autre manière de « lire » Picketty qui peut être résumé en ceci : Picketty ne cherche pas à enterrer l’économie bourgeoise, il cherche à la faire revivre.


            • Scual 17 avril 2014 13:10

              Il n’est pas étonnant qu’il soit porté aux nues aux USA, dont on connait l’incroyable compétence dans le domaine de l’économie...

              Bref écrivez un livre sur l’économie en expliquant les problèmes de manière à retirer la financiarisation de l’équation et c’est bon. Bien sur tout est biaisé mais si vous avez réussi à taire un des principaux problèmes qui vous priverait de médiatisation, vous pouvez être une star de l’économie aux US... au prix de la pertinence de votre travail.

              Piketti ne fait pas de différence entre les revenus de la finance et ceux du travail... bref il ne fait pas de différence entre la vraie économie et l’économie virtuelle, c’est à dire entre la craie richesse, et la richesse parasitée par la monétarisation.

              Le problème de la répartition des richesses et des inégalités n’est pas dissociable de la financiarisation de l’économie. En clair ce n’est pas seulement une captation directe des revenus du travail le problème. Le bulle financière est une gigantesque réserve de monnaie parasite n’ayant jamais eu de contrepartie réelle... en clair chaque dollar ou peu importe la devise créé ex-nihilo par une banque centrale au profit d’une banque et de ses riches clients, sans aucune contrepartie réelle car non réinvesti et mis dans la sphère financière, capte en réalité une partie de la valeur de la richesse réelle créé par le vrai travail.

              Le résultat est une gigantesque inflation des valeurs des titres virtuels, mais cet argent est tout à fait réel et sa valeur vient bel et bien du travail réel. Tant que cette bulle monétaire reste dans le monde virtuel, pas de problème mais le jour où une crise de confiance amènera le capital à vouloir des contreparties matérielles et à acheter des valeurs concrètes dans le vrai monde, l’inflation sera telle qu’on basculera dans la grande pauvreté, nous rendant compte de la réalité de notre pauvreté et de l’ampleur colossale de la captation de la richesse par la monétarisation.

              Le niveau de notre richesse en devise ne tient que parce que l’argent dans l’économie réelle est suffisamment rare pour qu’on ne constate pas l’inflation due à la planche à billet, et que les prix restent hauts mais en réalité sa véritable valeurs est au minimum 15 fois moins élevée... et donc les prix 15 fois plus ! Cette situation est uniquement due à l’avidité des riches qui préfèrent les taux absurdes et irréalistes de la finance plutôt que d’investir dans le monde réel qu’ils pourraient inonder de leur quantité faramineuse de monnaie.

              La réalité est donc que nous ne sommes que des pauvres et des très pauvres en sursis et que l’ampleur de la captation de richesse par le capital est bien plus grave qu’il n’y parait dans l’économie réelle... pour l’instant, car tout ça inévitablement nous explosera à la figure. Ce jour là les riches resteront plus ou moins riches, mais nous, nous constaterons la réalité de ce qu’ils nous réellement laissé : des miettes et encore, seulement pour les plus chanceux.

              Piketti passe à coté de la plus grosse partie de la richesse captée par le capital sur le travail. Enfin je ne veux pas dire de bêtises, j’ai seulement compris ça à travers ce que j’ai lu de son bouquin et pas en l’ayant lu directement, donc peut-être que je me trompe.


              • Onecinikiou 18 avril 2014 02:47

                « Le problème de la répartition des richesses et des inégalités n’est pas dissociable de la financiarisation de l’économie »


                Absolument, mais la financiarisation n’est qu’un des pans de la mondialisation économique. Elle n’est par conséquent qu’une des explications, nécessaires mais non suffisantes, pour rendre intelligible les tendances lourdes actuellement à l’oeuvre.

                Le problème touchant la répartition est aussi et surtout indissociable du triptyque néolibéral qui consiste à célébrer, et ô combien promouvoir à la surface du globe, la totale liberté d’établissement des travailleurs, marchandises, et donc capitaux.

                La mondialisation économique, sa rationalité même, ont joué avec une réussite incontestable le formidable rôle consistant ces dernières décennies à bouleverser les termes du rapport de force Capital-Travail. Notamment au sein des Etats européens qui, sous la férule des eurôlâtres agents stipendiés de l’oligarchie, ont le plus poussé dans la voie d’une libéralisation et ouverture intégrale simultanée de leur économie.

                Entrainant phénomène concomitant de défiscalisation des ménages les plus riches, de chantage à l’évasion fiscale des entreprises du CAC40, de chantage à la délocalisation - et à la délocalisation effective - de tout ou partie des entreprises dans les secteurs de marché qui étaient en pratique délocalisables, et d’importation massive de travailleurs à bas coûts issus du quart monde, sur notre territoire, afin d’être le parfait complément de ces processus fondamentaux dans une sorte de délocalisation importée.

                Le salariat occidental, et en particulier français, se retrouvant coincé entre le marteau et l’enclume, balayant par la même et rendant parfaitement désuet la raison d’être des syndicats salariés, réduit au rôle de faire-valoir, quand ce n’est pas à celui d’allié objectif du Capital transnational.

                Tout cela ayant évidemment pour effet, outre de dépolitiser incontestablement la classe ouvrière (en cela les « antiracistes » qui l’ont instrumentalisés ont formidablement servi les intérêts du Capital), de participer à comprimer la masse salariale, créer une insuffisance chronique de la demande, ruiner les modèles sociaux, détruire les standards et niveaux de vie, augmenter les déficits jumeaux (balance commerciale et déficits publics) et donc creuser l’endettement souverain, mais aussi celui des ménages qui étaient vivement inciter à y avoir recours pour maintenir un semblant de pouvoir d’achat. 

                Endettement qui va lui-même alimenter les bulles spéculatives et la titrisation. Et renforcer l’emprise de la finance mondialisée sur l’économie réelle. La boucle est donc bouclée.

              • Scual 18 avril 2014 08:26

                Et bien, on dirait que tout les miracles sont possibles... je suis d’accord avec vous sur presque tout !

                Le truc sur l’antiracisme n’a aucun espèce de sens ni de rapport avec le sujet, mais le reste est exact.


              • ahtupic ahtupic 17 avril 2014 13:14

                Un économiste, c’est un expert qui vous dira demain pourquoi ce qu’il a prévu hier n’est pas arrivé aujourd’hui.
                Tous des branleurs.


                • ahtupic ahtupic 17 avril 2014 14:31

                  Tous les nullards en sciences physiques ou en mathématiques se retrouvent en droit et économie. Et ils deviennent des improductifs, donc des parasites de la société. Ou des plantes saprophytes (qui profitent du travail des autres)


                  • mario mario 17 avril 2014 14:50

                    moi aussi je suis économiste......(enfin, je débute..)

                    richesse mondiale connue : 1,2 million ( vérifiable) de milliards !

                    richesse mondiale supposée : 2,7 millions de milliards

                    diviser par les 7 milliards d’humain............soit tout les habitants de la planète , du nourrisson au vieillard ...direct l’ISF !

                    qui dit mieux ?


                    • Aristoto Aristoto 17 avril 2014 15:33

                      Il y aussi des personnes qui passe des doctorat sur l’astrologie, ça ne fait pas de cette dernière une matière scientifique !

                      Un économiste est un astrologue des temps moderne !


                      • christian pène 17 avril 2014 17:23

                        Piketty est communiste , et tout communiste est un menteur......c’est Lénine qui a dit : « il faut celer la vérité »....

                        les dirigeants doivent être des gestionnaires honnêtes , il n’y en a aucun actuellement.....rené Dosière et Didier Migaud disent qu’il faut agir autrement mais ils ne sont pas écoutés.... : Hollande ne veut rien changer au clientélisme forcené dont il nous fait acquitter la facture ......le cleintélisme c’est utiliser l’argent DU public pour acheter des suffrages , c’est Mitterrand qui l’a proclamé ....

                        quant aux thèses économiques des communistes , elles ont abouti à l’effondrement de l’URSS dans la pauvreté généralisée SAUF celle des dirigeants kleptomanes , c’est dire leur validité....en France c’est pareil......près de 1000 personnes encadrent le peuple , achètent les médias, entretiennent DEUX gardes prétoriennes la gendarmerie mobile et les CRS pour empêcher le peuple de manifester sa colère......c’est dire qu’ils sont des imposteurs incapables de gouverner intelligemment et honnêtement : Hollande est sans doute le pire des présidents que la République se soit donnée......laRépublique « apaisée » est au contraire en train de générer sa révolte contre la tyrannie de l’absurde....la République a été rejetée à Évry où le peuple n’a voulu d’aucun parti pour le gouverner.....à Villeneuve st Georges , le peuple ne voulait plus de la gauche , c’est l’UMP qui l’a imposée..... ; Limoges est tombée, St Ouen est tombé, Bobigny est tombé.... : la gauche honnie imbécile est rejetée....


                        • coinfinger 17 avril 2014 20:17

                          Je trouve les commentaires assez expeditifs sur Piketty .
                          Méme s’il sont justifiés , il faut remarquer que c’est la premiére fois qu’on a un ouvrage sérieux , sur un sujet qui était tabou jusqu’à maintenant : la distribution des patrimoines .
                          Non seulement tabou mais fondamental pour une société .Je rappelle la conclusion de Montesquieu dans Causes de la grandeur et de la décadence des Romains : c est la concentration de la propriété .
                          Suite à un travail de dix années préparant l’esprit des lois . çà vaut le coup de s’interesser
                          je pense qu’on soit de droite ou de gauche .


                          • Fanny 17 avril 2014 22:23

                            Quelques chiffres globaux sont cités, ici ou là, mais rarement commentés et expliqués.

                            Un commentaire de cet article cite la richesse mondiale : 1,2 millions de milliards de dollars, ou sans doute le double. Existe-t-il une carte du monde qui indiquerait la répartition de ces richesses, un livre qui détaillerait leur composition ?

                            Les dérivés (l’économie casino) porteraient sur 700 mille milliards de dollars. Est-ce purement virtuel, ou rattaché quand même pour partie à des biens réels ? Allez savoir… Société Générale et BNP seraient pas mal placées au casino : 50 mille milliards et 30 mille milliards respectivement. Si ces chiffres sont réels, on comprend que Hollande soit l’ami des banques, plutôt que leur ennemi.

                            La France a environ 2 mille milliards d’euros de dette. Chiffre à confronter au patrimoine des Français qui serait de 6 mille milliards (logement compris), et à la richesse totale de la France (en comptant les églises, le château de Versailles…) : 12 mille milliards d’euros. En un mot, il suffirait de ponctionner le tiers du patrimoine des Français pour rembourser la dette (mais les créditeurs de la dette deviendraient propriétaires des logements des Français, un peu comme aux US en 2008). Comme Bruxelles a prévu la possibilité de ponctionner les comptes bancaires des particuliers, l’épargne élevée des Français expliquerait peut-être le faible taux d’emprunt de l’Etat français sur les marchés…

                            Tout ceci sous réserve, ces chiffres étant glanés au gré d’articles et de commentaires par un non économiste.

                            Piketty intéresse les USA pour une raison évidente : la stagnation de la classe moyenne américaine a débuté bien avant chez nous, avec la captation de la croissance par la minorité des riches. 


                            • Antoine 18 avril 2014 00:34

                              Ce zig : de la branlette fiscale !


                              • zygzornifle zygzornifle 18 avril 2014 08:56

                                Il y en a pleins dans nos gouvernements de tous les pays, dans les multinationales, dans les grands groupes industriels, pharmaceutiques etc..... Et on en voit le résultat....Crise mondiale et pour au moins 20 ans .....Ils mettent leur savoir en oeuvre du coté des puissants et de l’argent augmentant ainsi la misère, la famine et le désespoir créant un fossé infranchissable entre les pauvres et les riches .....


                                • BA 18 avril 2014 09:58

                                  L’économiste Bernard Maris était pour l’euro depuis 25 ans.

                                   

                                  Aujourd’hui, il vient de changer d’avis : il est pour la sortie de l’euro.

                                   

                                  Il explique pourquoi dans l’hebdomadaire Charlie Hebdo, dans une série d’articles tous plus explosifs les uns que les autres.

                                   

                                  Mercredi 9 avril, puis mercredi 16 avril, puis mercredi 23 avril 2014, etc, lisez ces articles d’un économiste qui vient juste de comprendre son erreur : c’est édifiant.

                                   

                                  Pour lire le premier article de Bernard Maris du mercredi 9 avril 2014, cliquez ici :

                                   

                                  http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2014/04/18/bernard-maris-vire-sa-cuti-1/


                                  • OuVaton OuVaton 18 avril 2014 10:23

                                    Quoiqu’on pense de Piketty, cet article est intéressant et il est stupide de le moinser.


                                    • Uncommon Uncommon 18 avril 2014 11:15

                                      Ce n’est pas un portrait d’excellence, c’est la définition de la vassalisation au pouvoir...


                                      • systemeD systemeD 18 avril 2014 12:21

                                        L’Université éclairant – parfois - le Gouvernement. Les statistiques économiques et sociales peuvent impacter les politiques publiques. Leur méthodologie statistique devraient donc être irréprochable. Or l’économiste Piketty est au centre de controverses visant la rigueur scientifique de ses travaux. Heureusement le lecteur d’Agora vox peut en savoir plus :

                                        ifrap

                                        emploi-2017

                                        contrepoints


                                        Bonne lecture et bonne journée.


                                        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 avril 2014 14:40

                                          J’ai plutôt du respect pour les« économistes » qui ont vu l’arrivée de la crise de 88 ...
                                          Peut être ce monsieur peut se cacher sous des dehors de spécialisations de ses recherches ...
                                          Les économistes ne font que de la science molle ,et elle ne devient qu’un peu plus plus dure qu’en croisement avec d’autres disciplines ,anthropologie ,sociologie ...etc. .


                                          • Homme de Boutx Homme de Boutx 21 avril 2014 14:22

                                            C’est donc un DSK en « puissance », DSK allergique à la TVA, seule taxe volontaire payée en fonction de vos ressourses (les siennes étant supérieures aux votres, fatalement), la CSG étant elle piquée sur votre fiche de paye, sans possibilité de choisir à quoi elle sera affectée, quant à la fusion, le rêve des plus riches de vous voir payer à leur place !
                                            Quant au chômage, a-t-il prévu 1 million 300 000 chômeurs de plus en 2017 et les conséquences sur l’économie (pas sur le CAC 40 qui va exploser) ?

                                            " La réforme des retraites, c’est aujourd’hui un recul de cinq mois par an de l’âge légal de départ.

                                            Cela correspond à une augmentation de 350 000 actifs par an, 29 500 par mois. Si on ne crée pas 30 000 emplois par mois, il est donc impossible de voir baisser le chômage avant fin 2017 (fin du processus sarkozy-fillon) où il aura donc encore augmenté de 1 million 300 000 (4 millions 600 000).

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès