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Accueil du site > Actualités > Economie > Vers un défaut grec : Urgence !

Vers un défaut grec : Urgence !

Si un accord sur la mise en oeuvre du plan de sauvetage de la Grèce s'était fait comme prévu pour le 31 janvier, les médias l'auraient claironné à tout vent. Comme la situation est tendue, voire hypertendue, le silence est d'or !

Pourtant, ce samedi 4 février, le président de l’euro-groupe, dans une interview rapportée ce dimanche par Der Spiegel, a menacé la Grèce de mettre fin aux aides de l’Europe si elle ne mettait pas en œuvre les réformes nécessaires. « Cela signifie, a-t-il ajouté, qu’en mars le Défaut sera déclaré. » Les négociations sur la mise en œuvre du plan d’aide à la Grèce – qui pour suivre le calendrier idéal devait se terminer avant le sommet européen du 30 janvier – ont été très ardues cette semaine. Les créanciers veulent que le plan soit cette fois réaliste et définitif. Dans ce but, on a parlé d’étendre la réduction de la dette grecque de 100 à 170 milliards d’euros, dont 147 seraient pris en charge par les créanciers privés et 23 par les autorités publiques (les États). Mais les négociateurs ont exigé en contrepartie de nouvelles économies de la part de l’État grec. Non sans problème : les divers partis devraient pour ce faire avaliser notamment le licenciement, d’ici 2015, de 150.000 fonctionnaires. On comprend que cela ne se fera pas sans mal. Or la question est urgentissime. On prend du retard et l’État grec doit absolument disposer de 14,5 milliards d’euros le 20 mars.


En mai 2010, pratiquement 100 % de la dette grecque était privée, alors qu’elle serait désormais publique à 50 %. Difficile à préciser toutefois, puisque des obligations ont été déposées « en garantie » à la BCE, mais à quel cours ? De toute manière, on peut dire que les affaires se présentent bien pour les banquiers et assureurs (CDS) puisque leurs charges n’arrêtent pas de se « volatiliser », celle des États, par contre, de s’alourdir. En voulez-vous la preuve ? Dès vendredi 3 février, le déficit de la France prévu pour 2012 a été revu à la hausse de quelque 6 milliards d'euros, à environ 85 milliards, en raison de la dotation au fonds de secours permanent de la zone euro. Comment la France tiendra-t-elle ses engagements de réduction de ses déficits à 4,5% ? Bercy vous tiendra personnellement au courant (par envoi sous enveloppe plastifiée !)


Tant du côté des États que du côté des Financiers, de plus en plus de voix se font entendre en faveur d’un DÉFAUT. La tentation est grande… d’une part parce que certains en tireraient de gros profits, d’autre part parce qu’elle « débloquerait » la situation actuelle où s’amorce une vaste récession (3). Y cédera-t-on malgré les risques immenses qui y sont associés ? Les Grecs poussés à bout obligeront-ils États et Phynance à adopter cette solution ?


Des éléments extérieurs pourraient y contribuer. Cette semaine toujours, le Portugal s’est invité un peu plus pour le prochain épisode de la série « Urgences  ». Jeudi 2 février, le rendement de l'emprunt portugais à dix ans ayant dépassé 17 %, alors que celui sur la dette à deux ans ressortait à plus de 20 % (1). La BCE s'est vu contrainte d'intervenir pour acheter de la dette portugaise sur le marché secondaire. Palliatif, mais le Portugal a besoin d’une action concertée qui éviterait que le scénario y prenne le même cours que la tragédie grecque. Les Européens ont-ils le temps de s’y intéresser alors que tout l’effort doit être mis sur le casse-tête grec… ? Et veulent-ils (ou peuvent-ils) faire autre chose que de rester braqués sur la seule et sacro-sainte urgence, divinité du monde moderne ?

 


Trois petits rappels me semblent importants au regard de certaines réactions ou commentaires :


- La dette des États n’a rien à voir avec la balance commerciale. Celle-ci constate le rapport entre les importations et les exportations d’un pays. Quand on parle de la Dette souveraine, il s’agit bien de la Dette de Monsieur ou Madame « État français », par exemple ! Cela n’a donc rien à voir avec le fait que notre industrie est délocalisée, etc. On parle de finances publiques.


- La monnaie euro n’est pas menacée. Contrairement aux affirmations claironnées à hue et à dia, le défaut d’un État de la zone euro n’impliquerait en aucune façon l’éclatement de la zone euro. Les Grecs déclarés en défaut pourraient continuer à fonctionner en euro (pour autant qu’il leur en reste, ce serait plutôt ça la question !). Je ne vois pas où se situerait le problème pour l’euro. D’aucuns agitent la menace sur l’euro pour diverses raisons : les Américains pour focaliser le problème de l’endettement ailleurs que chez eux, alors qu’il pourrait d’ici peu leur sauter à la figure (2) ; les politiciens européens pour claironner bien fort qu’ils ont « sauvé l’euro » ; les « monétaristes » pour focaliser la crise économique sur la question monétaire et faire fonctionne la planche à billets. Comme cet ensemble de personnages disposent des médias, ceux-ci parlent unanimement de la « crise de l’euro ».

- Les Grecs n’ont pas besoin de notre mépris ou de nos quolibets. Nous sommes exactement dans la même situation qu’eux. Nous avons donc le plus grand intérêt à apporter tout notre soutien au peuple grec, car tout ce que les accords entre les États et la Phynance réussiront à conclure sur le dos du peuple grec aujourd’hui, tout cela vous le retrouverez en France demain. Ce n’est pas être altruiste que de soutenir le peuple grec, c’est être prudemment intéressé.

MALTAGLIATI

(1) Plus alarmant encore, le coût des CDS portugais est monté en flèche depuis la dégradation de la note du Portugal, relégué en janvier dans la catégorie des fonds dits « spéculatifs ».
(2) Rappelons les chiffres : 360 milliards d'euros de dette publique en Grèce ;
dette espagnole + italienne : 2 300 milliards d'euros ;
dette française + allemande : 3 700 milliards d'euros ;
dette américaine : 12 000 milliards d'euros. (Source : Olivier Berruyer)
(3) Les chiffres réels sur la situation économique américaine, loin d’anticiper une « sortie de crise », montrent la gravité du péril actuel et sa prochaine maturation. La question de 2012 est bien : qui va sauter en premier, de Chine, États-Unis ou Europe (par ordre alphabétique !)
 


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25 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 6 février 2012 10:42

    bientôt la fin de l’Euro , la Grèce va se mettre en faillite incessemment sous peu , le gouvernement ne veut pas faire baisser les salaires de 20% pour faire plaisir aux allemands , tant ils savent que le peuple grec foutra le feu au parlement et se révoltera dans la violence .

    this is the end ........


    • lambda 6 février 2012 11:34

      Je pense que le défaut Grec se fera après le 1er juillet 2012 —date où sera signé à Bruxelles par les 17 pays concernés le traité M.E.S. - Mécanisme Européen de Stabilité — 
       
      Ce scandaleux traité sera ratifié par le parlement français en mars - juppé l’a rappelé hier-

      Ce traité, en outre leur permettra d’annuler tout référendum dans un pays de l’UE et pourra vider les caisses des états en toute légalité

      ILs ont déjà avancer d’1 an la date de signature de ce traité qui était prévu initialement pour le 1er juillet 2013 et il sera effectif le 1er juillet 2012 - dans 5 mois
       -
      Il est temps de bouger, vous ne croyez pas ???

      Peut être ne connaissez vous pas la teneur des articles qui sont dignes d’un régime fasciste ?

      Je joins deux liens qui vous permettront de comprendre à quelle sauce les pays de l’UE seront mangés
      http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/comprendre-le-fesf-et-le-mes-33657 (le MES à la 29ème minute)

      http://francesudouest.wordpress.com/2011/10/19/mes-le-nouveau-dictateur-europeen/


      Vous remarquerez qu’ils ont besoin que ce traité soit signé avant le défaut Grec afin de pouvoir se servir dans la caisse des états après l’apocalypse bancaire que ce défaut entrainera et c’est la raison pour laquelle ils l’ont avancé au er juillet 2012

      Ne trouvez vous pas étonnant que les médias soient silencieux sur la teneur des articles de ce traité dont d’ailleurs ils ne parlent pas ?

      Alors, nous devons, nous citoyens , nous substituer à ces médias qui un jour devront rendre des comptes et diffuser autour de nous ce scandale du M.E.S.

      C’est facile à comprendre et évidemment si les médias en parlaient ça mettrait le feu !!!!







       


    • hgo04 hgo04 7 février 2012 06:54

      Merci Lambda, pour ces liens...


      C’est aussi cela internet. Je suis persuadé que dans quelques temps, on verra HADOPI se pencher sur ce problème, la libre circulation des informations.. Mais en attendant, merci de diffuser ces liens..

    • Aldous Aldous 6 février 2012 10:45

      Merci de nous rappeler les échéances et le fait que les sommets européens n’ont rien réglé.

      Tout ce cinéma autour des dettes souveraines est une façon d’organiser le coup d’état du mini-traité imposant un tutorat économique aux nations souveraines par l’UE, la création d’un impôt européen, le siphonnage des trésors nationaux des pays membres par le MES et le « dispositif de stabilité ».

      Un mini-traité qu’il n’est évidemment pas question de soumettre au suffrage populaire alors qu’il instaure ni plus ni moins l’état fédéral européen.

      Un état non démocratique puisqu’il n’y a pas de séparation entre l’exécutif et le législatif.

      Un état trompeur puisque les députés européens n’ont aucun pouvoir législatif alors que les « directives » c’est à dire les lois sont rédigées par les très discret COREPER qui n’a aucune légitimité.

      La Grèce est un ballon d’essais pour voir jusqu’où on peut violer un peuple avant qu’il ne se révolte.

      Il est désormais question d’y supprimer le CDD, d’abaisser encore le SMIC grec déjà à 650€/mois, de louer les sites archéologiques au plus offrant pour y faire de la pub.

      Bref le libéralisme intégral imposé par la dette.

      Une fois les effets de cette méthode validée en Grèce, le reste des pays de l’UE y aura droit, et n’espérez pas y échapper par le choix démocratique aux élections :

      En Hongrie, Viktor Orbal, avec une majorité très large, a voulu reprendre le contrôle de sa banque centrale pour échapper au piège de la dette souveraine.

      L’UE est en train de discuter ouvertement de l’urgence de le destituer à la façon Papandréou et Berlusconni après une campagne violente de calomnie dans les médias mainstream.

      Voir l’article : Bruxelles lance l’opération “écarter Orbán”
      http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1387161-bruxelles-lance-l-operation-ecarter-orban


      • lambda 6 février 2012 11:39


        @ aldous

        Oui aldous, nous devons, nous citoyens ,faire campagne contre cet abominable traité M.E.S. à la place des médias qui se gardent bien d’en dévoiler la teneur

        C’est l’installation pure et simple d’une dictature à la tête de l’Europe

        Nous sommes si peu à relayer ce scandale en marche et qui sera effectif le 1er juillet 2012

        J’ai vraiment envie de dire « A VOS CLAVIERS CITOYENS » - c’est notre seule arme !!!



      • Aldous Aldous 6 février 2012 18:32

        Il est important de comprendre qu’il y a une issue : celle prise par l’Islande qui a voté contre le remboursement des banques.


        Le MES transforme le fond de stabilité européen en une institution bancaire internationale au dessus des lois, au dessus des pays avec accès illimité aux caisses publiques.

        Si nous laissons passer ce truc, il faudra une guerre pour revenir à la démocratie.

      • hgo04 hgo04 7 février 2012 06:56

        Une guerre Aldous ?? Mais ce sont eux qui tiendront le porte monnaie et dons les cordons de la guerre. Une révolution ?? elle sera écrasée, financièrement parlant.


      • Aldous Aldous 7 février 2012 10:18

        Effectivement, la caractéristique des guerres c’est que l’issue en est incertaine, sauf pour la finance mondiale qui s’en sort plutôt bien.


      • Francis, agnotologue JL1 6 février 2012 10:51

        Maltagliati,

        Vous écrivez : « Les créanciers veulent que le plan soit cette fois réaliste et définitif. »

        _ Vous pouvez nous dire qui sont ces créanciers, et d’où ils parlent ?

        Vous écrivez : « En mai 2010, pratiquement 100 % de la dette grecque était privée, alors qu’elle serait désormais publique à 50 %. »

        _ Vous pourriez expliciter ça avec plus de précision ?

        Vous écrivez : "Tant du côté des États que du côté des Financiers, de plus en plus de voix se font entendre en faveur d’un DÉFAUT. ... Les Grecs poussés à bout obligeront-ils États et Phynance à adopter cette solution ?"

        _ Est-ce que vous n’êtes pas en train de dire une chose et son contraire ?


        • Francis, agnotologue JL1 6 février 2012 10:55

          Au sujet de la dette,

          il ne suffit pas de tris mots imbéciles pour obtenir l’approbation des masses. Je préfère ça, qui vaut autant pour nous que pour les US :

          « Personne ne comprend rien à la dette 2 janvier 2012 : « lorsque les gens de Washington ( la « fameuse communauté internationale) parlent de déficits et de la dette, en gros ils n’ont aucune idée de ce dont ils parlent - et ce sont ceux qui en parlent le plus qui la comprennent le moins… Ceux qui s’inquiètent des déficits peignent le tableau d’un futur dans lequel nous sommes appauvris à cause des sommes que nous devons rembourser après nos emprunts. Ils voient l’Amérique comme une famille qui aurait contracté un crédit trop important et qui aurait donc des difficultés à payer ses échéances tous les mois. Ceci est une analogie vraiment mauvaise, sur au moins deux plans. Tout d’abord, les familles se doivent de rembourser leurs dettes. Pas l’état - tout ce qu’il doit faire est de faire en sorte que sa dette augmente moins vite que son assiette fiscale.

           »La dette de la seconde guerre mondiale n’a jamais été remboursée ; elle s’est seulement retrouvée de moins en moins pertinente à mesure que l’économie américaine croissait et avec elle le revenu soumis à l’imposition. Ensuite, et c’est le point que presque personne ne semble comprendre, une famille surendettée doit de l’argent à quelqu’un d’autre ; la dette américaine est dans une grande mesure de l’argent que nous nous devons à nous-mêmes…. Pour la dette due à des étrangers : chaque créance étrangère sur l’Amérique d’une valeur d’un dollar correspond à une créance américaine sur les créances étrangères d’une valeur de 89 cents…. Nous avons besoin de davantage - et non de moins - de dépenses d’Etat pour nous sortir de ce piège du chômage. Et cette obsession malavisée nourrie d’inexactitudes au sujet de la dette nous barre la route. » Paul Krugman


        • Francis, agnotologue JL1 6 février 2012 18:01

          Précision utile,

          les trois mots imbéciles dont je parlalis sont, je cite : « il s’agit bien de la Dette de Monsieur ou Madame « État français » »


        • LE CHAT LE CHAT 6 février 2012 11:49

          Grève générale en Grèce demain , le peuple grec ne se laissera pas faire ...


          • Alison 6 février 2012 14:28

            Bonjour@ LE CHAT

            vous verrez que demain il y aura peu de gréviste simplement par ce que les gens n`y croient plus.
            La politique, le syndicat leur fait perdre plus qu`il n`y gagne. Le pays est dirigé Par Papademos banquier c`est aussi ce qui vous attend en France et dans l`ensemble de l`U-E, pour l`instant vous avez encore quelques façades politiques qui vous trimbalent de gauche a droite masquant ainsi la réalité. Pendant ce temps le peuple se révolte via internet sans grand succès, des anonymous s`excusant de ce qu`ils font drainant des idéologies pas très nettes, un Mark Zuckerberg qui prône désormais le hacking mais pour qui ? En attendant l`homme en a fait sa fortune passant de client a produit bientôt cote en bourse

            Je crains que le lobby financier est quelques longueurs d`avance sur vous... Aucun peuple n`est suffisamment solidaire de nos jours surtout dans un confort encore fort agréable au regard d`autres pays, alors il imagine, il espère, il complote pendant que ceux qui ont crées cette mathématique l`ont déjà mis en place ailleurs dans ce qui appel les pays émergents..

            Lorsque l`homme ou un pays a des dettes il n`est plus libre...


          • Aldous Aldous 7 février 2012 10:24

            C’est le contraire.

            La grève est suivie et les gens poussés à la révolte par les conditions difficiles qui leur sont faites.

            Papademos est bloqué dans ses négociations avec les partis politiques.

            La reprise en main de la Grèce par un homme du système financier n’a pas fait disparaitre l’opposition aux réformes au sein de l’appareil d’état.

            Les états ne sont pas des entreprises et il sera difficile de les plier à la logique hiérarchique sans rencontrer des résistances à tous les étages de l’administration et de la société, sauf à imposer la dictature.

            L’affaire n’est pas pliée.

            D’ailleurs c’est bien pour cela que le coup d’état fédéraliste a commencé par un petit pays : pour valider le processus.

            Or les bureaucrates de Bruxelles et les directeurs de directoires bancaires sous-estiment les résistances populaires car ils n’ont jamais eu à faire à une opposition politique.


          • Blé 6 février 2012 13:34

            En pourcentage la « Dette » grecque représente combien par rapport à la « Dette » des états-Unis ?1% ou 2% maxi 2,5% à tout casser !

            Or, que je sache le « Dette » des U S A semble beaucoup moins préoccupé les créanciers. Y aurait-il moins de choses à brader aux U S A qu’ en Grèce ?


            • Aldous Aldous 7 février 2012 10:26

              La Grèce sert à valider le processus de coup d’état globaliste.

              On commence toujours par un petit pour voir si ça marche puis on corrige et on généralise la méthode.


            • Pelletier Jean Pelletier Jean 6 février 2012 14:09

              La dette grecque est un sacré problème. Le gouvernement grec a besoin de l’accord des partis pour signer l’engagement que lui demande la troïka qui s’est penché sur son berceau. Mais la « potion » est si sévère que les résistances en Grèce ont atteint un point de rupture. Cela pourrait, en effet, ne pas se faire et entrainer de fait un « défaut » de l’état grec. Ce défaut ne ferait pas tomber l’Euro, il mettrait en difficulté un certains nombres de banques, qui ont déjà en partie provisionné ce risque, du moins les plus vertueuses d’entres elles.


              • Aldous Aldous 6 février 2012 18:40

                La dette grecque n’est qu’un problème relatif.


                D’ailleurs, la Grèce a déjà plusieurs fois été en cessation de payement, vers 1890, dans les années 1930 et aussi dans l’a près guerre.

                En 1890, c’était exactement pour les mêmes raisons que maintenant : les entreprises occidentales ont poussé le gouvernement libéral à s’endetter pour creuser le canal de Corinthe, pour créer les chemins de fer et pour installer des ports industriels.
                 Il y avait même le projet de pont Rion-Antirion mais la faillite l’a fait échouer.

                Jusqu’aux années 2000.

                Aujourd’hui ce superbe pont plombe les finances grecques.

                Z’ont de la suite dans les idées les libéraux !

              • kéké02360 6 février 2012 14:37

                Bon ne nous focalisons pas sur les conséquences, mais supprimons plutôt les causes !!!!!! smiley

                La priorité est bien il me semble de virer la racaille UMP-PS dés le 1 er tour !!!!!  smiley

                C ’ EST POSSIBLE  !!!!!!!!!  smiley FAISONS LE !!!! smiley POURQUOI ATTENDRE  !!! smiley

                C’ est quand même bien cette racaille UMP- PS qui nous a mis dans la merde !!!!!! smiley

                150 000 fonctionnaires Grecs virés par leur gouvernement socialo ( çà s’appelle déGrècer le Mammouth , çà vous rappelle rien !!??? ) çà devrait en faire réfléchir plus d’un(e) smiley

                Je vous parle même pas des retraités Grecs !!!!!!!! smiley


                • Aldous Aldous 6 février 2012 18:52

                  La suite c’est supprimer le CDD, baisser le Smig qu’est déjà pas élevé en Grèce et louer les sites archéologiques au privé.


                  Ce qui va se passer ? Ben comme dans les années 20 : si la gauche républicaine s’obstine dans la folie libérale et l’euro, on va avoir des gouvernements d’extrême droite partou en Europe.

                • restezgroupir44 restezgroupir44 6 février 2012 16:32

                  Malgré toutes les magouilles pour retarder au maximum l’échéance du grand chaos préparez vous pour les prochains mois ...............


                  PRODUITS DERIVES LISEZ BIEN, ET RESTEZ ASSIS 
                  du 6 au 10 février 2012 : Zero Hedge rapporte le nouveau calcul de la BIS : « as of June 2011 total over-the-counter derivatives contracts have an outstanding notional value of 707.57 trillion dollars, (32.4 trillion dollars in CDS’s alone). Where does this kind of money come from, and what does it refer to ? ». Imaginez qu’une avalanche va se mettre en route quand la Grèce sera sortie de l’euro... Cela dit, 707 trilliards ou 707.000 milliards de dollars, représentent AUSSI l’argent fictif qui permet aux banques de maquiller leurs comptes... Mais ZH dit que pour chaque credit default swap il en faudra payer 1000 autres, par le jeu des couvertures par chaîne d’alpinistes... Bref, du sport. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2012


                  du 6 au 10 février 2012 : Depuis le 1er novembre 2011, le système de prêts inter-bancaire est à l’arrêt. Techniquement, le système a bien explosé en octobre 2011, mais les médias se sont bien gardés d’informer les gens... et pour noyer le poisson media, les criminels de la BCE ont choisi d’endetter l’Europe (vous) de 2.000 milliards de plus pour éviter la faillite totale du système financier mondial. En clair, le système est en roue libre et les banques ne tiennent plus que pas les salaires (les votres) qui tombent chaque mois et sur lesquels ils se servent. Le fait qu’il y ait des échéances électorales a une action soporifique sur l’ensemble, mais au final 2012 se présente de plus en plus comme celle d’une immense banqueroute. Vous êtes avertis. Et le taux de 520% sur le bon du trésor grec devrait vous mettre en alerte... Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2012


                  • Tall 6 février 2012 19:36

                    En même temps, le chômage est en train de diminuer aux USA. Ce qui montre que la crise de l’euro ne dérange pas tout le monde. Hedges funds ricains, agences de « notation » ricaines ... ben voyons.

                    Une belle bande de fumiers.
                    Mais quels caves aussi ces européens.

                    • BA 6 février 2012 22:32

                      Lundi 6 février 2012 :

                       

                      Grèce : taux des obligations à 1 an : 504,061 %.

                      http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB1YR:IND

                      Grèce  : taux des obligations à 2 ans  : 184,980 %.

                      Grèce : taux des obligations à 5 ans  : 52,654 %.

                      Grèce : taux des obligations à 10 ans  : 34,237 %.

                       

                      Dette : la Grèce est déjà au-delà des délais.

                       

                      Les discussions entre la Grèce et ses créanciers pour éviter au pays le défaut de paiement au pays en mars sont déjà au-delà des délais prévus, a averti lundi un porte-parole de la Commission européenne.

                       

                      « La vérité, c’est que nous sommes déjà au-delà des délais », a déclaré Amadeu Altafaj, porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, ajoutant que la balle est dans le camp des autorités grecques à ce stade.

                       

                      http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Dette_la_Grece_deja_au_dela_des_de lais_060220121302.asp


                      • Aldous Aldous 7 février 2012 10:29

                        Les discussions entre la Grèce et ses créanciers pour éviter au pays le défaut de paiement au pays en mars...

                        C’est marrant ce qu’on arrive à faire dire aux mots.

                        La réalité c’est plutôt  : Pour éviter aux créanciers un défaut de paiement du pays...


                        Vous savez, un défaut de paiement pour un pays c’est souvent assez salutaire.


                      • Sortirdeleuro2012 9 février 2012 14:45

                        Avoir une dette n’est pas un problème en soit. Le tout est de pouvoir l’honorer. L’Allemagne par exemple possède une dette astronomique (la 3 ème mondiale), cependant, sa capacité de remboursement lui permet de rembourser ses créanciers.


                        Ainsi, la Grèce ne se sortira de là qu’à partir du moment où elle retrouvera sa capacité à exporter son tourisme notamment, première ressource du pays.

                        Plus personne ne va en Grèce, l’euro est beaucoup trop cher pour ça, il n’y a plus aucun intérêt pour un étranger de choisir cette destination !

                        La Grèce doit sortir de l’euro, il en va de sa survie et de la survie de la démocratie. Comment l’UE a-t-elle pu imposer un président non élu au pays qui a créer le pouvoir du peuple !

                        Laissons sortir la Grèce de l’euro et dévaluer sa monnaie pour retrouver sa compétitivité !

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