Que manque-t-il aux transports en commun ?
A l’avenir on ne pourra plus se payer le luxe de se déplacer individuellement de manière motorisée. La voiture est vouée à devenir un luxe. Utilisons la crise du secteur automobile pour transférer la technologie de l’individuel vers le commun - c’est l’avenir !

J’ai la chance d’habiter à côté d’un arrêt de tram direct vers mon lieu de travail. A chaque trajet, ça me fait 40 minutes de tram et une dizaine de minutes de marche - ça peut paraître beaucoup, mais ce sont 40 minutes où je peux m’occuper comme je veux alors que 20 minutes de voiture seraient une pure perte de temps. En plus le tram est largement avantageux en termes de coût vis-à-vis de la voiture (rien que l’essence est plus chère, alors en plus avec l’entretien et l’amortissement de la voiture...). Donc pour moi il n’y a pas photo, c’est les transports en commun ! Alors qu’est-ce qui fait que la plupart des gens prennent encore la voiture pour aller au boulot ?
La distance de la maison/lieu de travail à l’arrêt le plus proche est un point, le nombre de changements de ligne (tram, bus ou train) en est un autre. Et puis à ne pas négliger, les tracés des lignes sont contraignants : on perd la mobilité, par exemple si le soir en rentrant on veut passer quelque part avant d’aller à la maison (rendez-vous chez le dentiste).
Que faut-il faire ? Développer le réseau de transports en place pour qu’il se rende partout ? Il y a des limites, car comme en télécoms les derniers kilomètres coûtent cher - il faut donc autre chose pour compléter. Bon déjà si c’est pour quelques centaines de mètres, marcher ça va. Sinon on peut mettre en place du vélib’ un peu partout, on voit que ça fonctionne dans les villes ou le système est en place. Mais pour ceux qui ne veulent/peuvent pas bouger (les gens en fauteuils roulants par exemple), il faut autre chose. Sur le modèle du vélib’ on pourrait mettre en place des parcs de véhicules électriques individuels mi-scooter mi-voiturette, qu’on peut piloter debout où en fauteuil roulant. Il y en aurait à divers endroits en nombre suffisant pour que chacun puisse en prendre un à un point A et le laisser à un point B. Des employés se chargeraient de déplacer les véhicules pour équilibrer si nécessaire.
Ou alors des navettes électriques (avec batterie à autonomie suffisante pour les déplacements urbains) sans rails, mi-bus mi-taxi évolué, avec ou sans chauffeur, pouvant prendre une dizaine de personnes qui indiquent où elles veulent se rendre - avec un grand choix d’arrêts possibles. A chaque arrêt le véhicule pourrait se recharger. Le prix dépendrait du nombre de passagers : si on est pressé et qu’on ne veut pas attendre la montée d’autres clients, on peut partir tout de suite, mais à un prix plus élevé (ce serait donc un tarif dégressif par personne). L’identification des personnes, en montant et en descendant, serait automatique (badge RFID ?).
Je ne parle que de véhicules électriques car je n’imagine pas d’alternative à l’électricité pour le moment. Après bien sûr il faut que cette électricité puisse être produite de manière durable et non polluante - de l’énergie renouvelable quoi. Mais c’est une autre histoire...
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