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Accueil du site > Actualités > Europe > Les Irlandais sous pression avant le référendum sur le Traité

Les Irlandais sous pression avant le référendum sur le Traité

Nous l’avions oublié, le Traité gravant dans le marbre et contre les peuples, la primauté du Marché, de la libre concurrence et du libre échange, n’est toujours pas en vigueur.

Renonçant à l’illusion démocratique, les parlementaires Hollandais et Français ont annulé unilatéralement les résultats des référendums populaires de 2005 et ratifié le Traité rejeté en 2008. Un seul peuple est encore en mesure de s’opposer à sa mise en place, celui d’Irlande.

Les Irlandais et eux seuls, sont clairement invités à revoter mieux le 2 octobre 2009 qu’ils ne l’avaient fait le 12 juin 2008.

Le problème pour nos oligarques européens est que ce vote intervient au pire moment. Les Irlandais subissent de plein fouet à la fois les rigueurs de l’idéologie libérale imposée par la Commission Européenne et la crise économico-financière causée par cette même idéologie. Une douche froide illustrée par le constructeur informatique Dell (1er exportateur irlandais) qui ferme son usine de Limerick pour s’installer en Pologne. « Une décision bonne pour l’entreprise » comme l’annonce l’un de ses dirigeants, mais difficile à digérer pour l’Irlande.

Les douteux mais incontournables instituts de sondages annoncent la victoire du OUI à 53%. Cela ne rassure pas les tenants du OUI, une semaine avant le référendum de 2008, les derniers sondages donnaient 42 % des intentions de vote pour le OUI contre 39 pour le NON mais finalement, le peuple irlandais avait rejeté le Traité à 53,4%, confirmant les votes des peuples Français et Hollandais de 2005.

Barroso sentant le danger, est venu personnellement porter la bonne parole. Fort de sa récente confirmation à la tête de la Commission, tel un missionnaire du 16ème siècle et dans la bonne vieille tradition colonisatrice européenne, le message délicat qu’il délivre serait du genre : « Tu te convertis ou tu crèves ». Message heureusement accompagné de verroteries destinées à amadouer le sauvage gaélique.

Il s’est donc rendu samedi dernier à Limerick où le fabricant américain avait annoncé en début d’année la fermeture de son usine. Il a annoncé le déblocage d’une aide de 14,8 millions d’euros pour aider les 2.400 ex-employés irlandais de Dell en provenance d’un fond destiné à compenser les effets de la mondialisation. La Pologne étant dans l’Union et non pas en Asie, on peut supposer que quelques acrobaties comptables seront nécessaires.

Lors de leur réunion au sommet de juin 2009, les dirigeants de l’Union Européenne avaient déjà assuré aux Irlandais, dans un document juridique dit « contraignant » que le traité n’affectera en rien leur neutralité militaire ou leur interdiction de l’avortement. Les 27 ont cependant renoncé à ratifier ces « garanties », pour ne pas risquer un nouveau débat sur la dérive antidémocratique de l’Union.

Pour ceux qui resteraient insensibles à la générosité européenne, Barroso a délivré quelques paroles lourdes de sens dans un entretien au Irish Times à destination des indécis :

« La seule façon pour l’Irlande d’assurer qu’elle aura toujours un commissaire est de voter OUI. Dans le cas contraire, bien entendu, nous devons réduire le nombre de commissaires. Cela figure dans les traités actuels et nous sommes légalement obligés de le faire ».

« Pour parler franchement, il y a des doutes actuellement sur la situation de l’Irlande à l’avenir. Des personnes m’ont demandé : Est-ce que l’Irlande va quitter l’Union européenne ? Pour la confiance des investisseurs, il est important que l’avenir de l’Irlande dans l’UE soit certain ».

Nous le voyons ici comme ailleurs, les méthodes utilisées par le pouvoir européen pour manipuler le vote des électeurs . Elles montrent à qui veut le voir le degré de corruption des élites confisquant illégalement les pouvoirs et les moyens financiers qui les renforcent. Laisser entendre que l’Irlande pourrait quitter l’Union Européenne et menacer à mi-mots de représailles économiques en cas de victoire du NON est particulièrement odieux mais risque d’être efficace dans un pays très attaché à l’idée européenne.

La menace d’exclusion, le chantage à l’emploi et la désinformation du type « Votez NON, c’est voter contre l’Europe », régissent désormais les rapports entre l’oligarchie européenne et les peuples. Une fois les Irlandais soumis, s’ils le sont, plus personne ne pourra arrêter la mise sous coupe réglée de l’Europe et de ses peuples par les multinationales et leurs riches actionnaires.

En cas de victoire surprise du NON, soyons sûrs qu’elle ne sera considérée nos « élites » comme la victoire des peuples européens. Il s’agira bien évidemment d’un vote « nationaliste provoqué par le rejet du gouvernement irlandais actuel sans aucun rapport avec le sujet proposé ».
 

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13 réactions à cet article    


  • Yannick Harrel Yannick Harrel 21 septembre 2009 10:20

    Bonjour,

    C’est la technique de l’épuisement électoral qui est mise en avant et qui avait été favorablement employée vis à vis du Danemark dans les années 90. 

    J’ai lu aussi que les partisans du Oui professaient sans nulle honte que l’Union Européenne allait les protéger de la tourmente ! Sans blague... Alors comment expliquer que justement lla zone Euro est la zone géographique qui accuse la pire croissance mondiale (exception faite du Japon) ?

    Par ailleurs le terme d’illusion démocratique que vous employez me semble tout à fait indiqué pour dénoncer le simulacre de régime dans lequel nous vivons. Faire passer un traité totalement illisible, y compris pour des juristes, pour un « mini traité simplifié » par le truchement du Parlement alors qu’il s’agit du même texte (à quelques modifications bénignes) rejeté par le peuple Français est une trahison des principes républicains qui illustre à merveille le fossé désormais béant entre les élites et la population.

    Cordialement


    • Alpo47 Alpo47 21 septembre 2009 10:34

      Croisons les doigts, et tout ce que nous pouvons, pour que les Irlandais votent encore NON.
      Bien entendu, que l’europe actuelle est un déni de démocratie et les dirigeants se comportent comme s’ils avaient un impératif de calendrier et de résultat.
      Peu importe la volonté des peuples, avançons...


      • Augustule pipo 21 septembre 2009 10:59

        Je croise les doigts aussi pour que le peuple irlandais ne se laisse pas duper par la propagande gouvernementale et médiatique.

        Ce qui me rassure c’est que Nigel Farage (député européen, président du groupe ’Europe libertés et démocratie’ au Parlement Européen) est sur le dossier !
        http://www.dailymotion.com/video/xai1k8_nigel-farage-gagne-le-debat-sur-lis_news


        • sheeldon 21 septembre 2009 14:36

          bonjour

          bon article

          on peut toujours croisé les doigts ; de toute manière ils feront revoter les irlandais jusqu’à ce que le oui l’emporte .

          cette europe ne se discute pas , elle s’impose par la force et les menaces ( votez bien ou vous le payerez ) , et le pire là dedans c’est qu’elle nous enverra a la guerre pour la démocratie et les « valeurs de l’occident  » contrairement a ce qu’en disent ses défenseurs les plus acharnés .

          il n’y a pas que sur le onze septembre qu’il y a une omerta médiatique , au sujet de l’europe c’est pas mieux avec des débats d’euro béats a 5 ou 6 avec le présentateur en soutien face a un povre gars , généralement un gauchiste ou un lepeniste se prenant une leçon d’extrémisme par ses camarades de « débat  » .

          par contre pour avoir un débat sur la politique de fond de l’UE on peut toujours courir , les votes de l’EU a l’OMC ne sont jamais discutés de même que la composition de la commission n’intéresse que très peu nos journalistes et encore moins leurs patrons bien souvent banquiers ou industriels  ;o)

          en france c’est presque satanique de parlé du rôle des usa dans la construction européenne !

          cordialement


          • Gourmet 21 septembre 2009 14:40

            La crise n’A ABSOLUMENT RIEN CHANGE dans les comportements.
            Les banques et les financiers se comportent exactement comme avant.
            Pire ! Elles sont assurées désormais que quoi qu’il arrive les états viendront à leur secours.
            C’est encore bien mieux qu’avant ! Elles peuvent y aller encore plus fort.

            Qu’a permis la crise ?
            Eliminer un peu de gras (comprendre de la masse salariale) comme maigrir juste avant l’été pour paraître plus svelte aux yeux des actionnaires !

            Je souhaite de tout coeur que l’Irlande vote NON bien entendu ! Ceci de manière à mettre en un peu plus en évidence les dérives oligopolistiques de la commission.

            Les pratiques européennes se retrouvent également en France : lorsqu’un vote parlementaire ne convient pas, on revote (exemple du vote sur les OGM).

            Ha, ha, ha, l’Europe des peuples ! Mon cul oui ! Allez dire ça au 600 000 chômeurs supplémentaires rien qu’en France.

            Rien de rien, RIEN n’a changé  !

            db


            • W.Best fonzibrain 21 septembre 2009 15:02

              J’ai longuement hésité avant d’en parler également tellement c’est en opposition absolu avec les valeurs Européennes,mais ils semblerait que ce soit vrai,le traité de Lisbone permettra la peine de mort.Ca devient vraiment très grave,il faut réellement se bouger maintenant.By fonzibrain

              Le Traité de Lisbonne rend possible la peine de mort
              Interview de Karl Albrecht Schachtschneider, professeur de droit

              Olivier Janich, du magazine Focus-Money : D’après ce que vous affirmez dans la plainte contre le Traité de Lisbonne que vous avez adressée à la Cour constitutionnelle allemande, ledit Traité permet la peine de mort et le fait de tuer des personnes. Cela paraît énorme. Sur quoi fondez-vous votre argumentation ?

              Karl Albrecht Schachtschneider : La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, dans les « explications » des droits fondamentaux, rend explicitement possible – contrairement à l’abolition de la peine de mort en Allemagne (art. 102 de la Loi fondamentale), en Autriche et ailleurs, fondée sur le principe de dignité humaine – le rétablissement de la peine de mort « pour des actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre » et également le fait de tuer des personnes « pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection ».

              Mais la Charte n’interdit-elle pas la peine de mort ?

              Ce qui est déterminant à cet égard, ce n’est pas l’article 2-2 de la Charte, qui interdit la peine de mort (« Nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté. »), mais l’« explication » reprise du commentaire de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CEDH). Selon l’article 6 alinéas 1 et 3 du Traité de Lisbonne, « les droits, les libertés et les principes » de la Charte sont à interpréter en fonction des dispositions générales du Titre VII de la Charte qui en définit l’interprétation et l’application ainsi qu’en tenant dûment compte des « explications » mentionnées dans la Charte et où sont indiquées les sources de ces dispositions.

              Pourquoi tant de complication ?

              C’est pour dissimuler les choses. On ne présente aux députés que le texte du Traité, qui est de toute façon difficile à comprendre et beaucoup trop long.

              Mais est-il maintenant tout à fait clair qu’il sera possible de tuer des personnes quand le Traité sera en vigueur ?

              Oui. La Charte des droits fondamentaux a été adoptée en 2000 à Nice. Mais comme tous les pays n’étaient pas d’accord, elle n’avait pas de caractère obligatoire au regard du droit international. Lorsque le Traité entrera en vigueur, la Charte aura ce caractère obligatoire.

              Mais le passage en question ne figure que dans les explications …

              Mais selon l’article 53 alinéas 3 et 5 de la Charte, elles sont contraignantes. Elles figurent au Journal officiel de l’Union européenne. Il n’y a pas de marge d’interprétation.

              En reconnaissant le Traité de Lisbonne, la Cour constitutionnelle allemande n’a-t-elle pas réfuté votre interprétation ?

              Absolument pas. Elle ne s’est pas prononcée à ce sujet.

              Est-ce habituel de sa part ?

              C’est même la règle. Quand elle ne veut pas étudier une question, elle ne se prononce pas.

              Est-ce juridiquement possible ?

              C’est plus que discutable, mais habituel.

              Selon l’explication, la peine de mort peut être introduite en temps de guerre ou de danger imminent de guerre. Il s’agit là d’un cas très théorique.

              Vous croyez ? Ne sommes-nous pas en guerre en Afghanistan ? Qu’est-ce qu’un danger de guerre ? Qu’en était-il de la guerre en Yougoslavie ?

              Mais il n’est pas normal, en temps de guerre, d’exécuter des déserteurs, par exemple ?

              Si, dans les dictatures.

              Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que l’on puisse tuer illégalement et sans ordonnance d’un juge lors d’un émeute ou d’une insurrection. Qui définit cela ?

              C’est là le problème. A mon avis, les « manifestations du lundi » à Leipzig, en 1989, pourraient être qualifiées d’insurrection, comme pratiquement toute manifestation non autorisée. Prenons les émeutes en Grèce ou les manifestations récentes de Cologne et de Hambourg. Il suffit que quelques « autonomistes » lancent des pierres.

              Il y a des politiques et des juristes qui affirment que les droits fondamentaux d’un pays ne peuvent qu’être améliorés par le Traité de Lisbonne, qu’ils ne peuvent pas être dégradés.

              La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne n’affirme ni la priorité des droits fondamentaux nationaux ni un principe d’avantage et elle ne formule aucune clause restrictive. Ceux qui prétendent cela montrent qu’ils ne connaissent pas le droit communautaire.

              Comment cela ?

              Ils se fondent sur l’article 53 de la Charte, mais le texte ne dit pas cela. Il stipule qu’« aucune disposition de la présente Charte ne doit être interprétée comme limitant ou portant atteinte aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales reconnus, dans leur champ d’application respectif, par le droit de l’Union, le droit international et les conventions internationales auxquelles sont parties l’Union, la Communauté ou tous les Etats membres, et notamment la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, ainsi que par les constitutions des Etats membres ». Le passage « dans leur champ d’application respectif » est essentiel. En effet, si c’est le droit communautaire qui s’applique, les droits fondamentaux de l’Union européenne sont déterminants (article 51-1) et si c’est le droit national, les droits fondamentaux nationaux sont déterminants. Les deux textes ne s’appliquent jamais simultanément.

              Mais la Cour de justice européenne pourrait établir que dans ce cas, le droit national est prioritaire.

              Mais c’est justement ce qu’elle n’a jamais fait. Elle s’estime toujours compétente. En outre, l’interdiction de la peine de mort n’est pas un droit fondamental, si bien que l’argument selon lequel les droits fondamentaux ne peuvent pas être dégradés n’est pas valable.

              Un autre argument avancé par les milieux de la Commission européenne consiste à dire que ce passage devrait permettre d’accueillir la Turquie.

              C’est grotesque. En tant que Communauté, nous devrions dire que nous n’accueillerons aucun pays dans lequel il est permis de tuer des personnes, et non l’inverse.

              Les politiques sont-ils conscients de ce qu’ils décident là ?

              Peut-être pas tous, mais au moins le groupe parlementaire CDU/CSU. J’ai fait distribuer à cet effet un résumé de 5 pages seulement de ma plainte afin que les parlementaires n’aient pas trop à lire. Et le SPD devrait connaître le problème car l’un de leurs parlemen taires, Meyer, a essayé de s’opposer au Traité de Nice.

              Pouvez-vous imaginer une raison pour laquelle on prend ce genre de décision ?

              Les gouvernements s’attendent manifestement à des insurrections. Le scepticisme à l’égard des gouvernements et de l’appareil européen ne cesse d’augmenter. La crise financière et économique accentue la pression sur la population.

              Donc on a l’intention de tirer sur les manifestants ?

              C’est ce qu’il semble.

              Que peut-on faire là-contre ?

              A mon avis, le Traité de Lisbonne justifie la résistance, également parce qu’il sape la démocratie.

              A quelle forme de résistance pensez-vous ?

              Par exemple à des manifestations et à toutes les formes d’opposition publique, à la voie suivie par Gandhi.
              Manifestations qui vont être qualifiées d’insurrections. Cela évoque les dictatures.
              Le terme de dictature est impropre mais très usité. Depuis la République romaine, on la définit comme une législation de l’état d’urgence d’une portée limitée dans le temps. Je parlerais plutôt de despotisme, lequel peut dégénérer en tyrannie. D’ailleurs, si en octobre les Irlandais acceptent le Traité de Lisbonne, la peine de mort sera rétablie.

              Source : Focus-Money du 19/8/09
              mécanopolis

              et voila le texte de loi : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2007:303:0017:0035:FR:PDF

              voila l’extrait en question

              Explication ad article 2 — Droit à la vie
              1. Le paragraphe 1 de cet article est fondé sur l’article 2, paragraphe 1, première phrase, de la CEDH, dont le texte est le suivant :

              « 1. Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi… ».
              2. La deuxième phrase de cette disposition, qui concerne la peine de mort, a été rendue caduque par l’entrée en vigueur
              du protocole no 6 annexé à la CEDH, dont l’article 1er est libellé comme suit :
              « La peine de mort est abolie. Nul ne peut être condamné à une telle peine ni exécuté ».
              C’est sur la base de cette disposition qu’est rédigé le paragraphe 2 de l’article 2 de la Char te.
              3. Les dispositions de l’article 2 de la Charte correspondent à celles des ar ticles précités de la CEDH et du protocole additionnel. Elles en ont le même sens et la même portée, conformément à l’article 52, paragraphe 3, de la Charte.
              Ainsi, les définitions « négatives » qui figurent dans la CEDH doivent être considérées comme figurant également dans
              la Charte :
              a) l’article 2, paragraphe 2, de la CEDH :
              « La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet ar ticle dans les cas où elle résulterait d’un
              recours à la force rendu absolument nécessaire :
              a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale ;
              b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue ;
              c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection. »

              Bon,soit ce texte est faux,soit c’est quelque chose de si démentiel que nous devrions tous aller hurler dans la rue,il faut bannir le traité de lisbone,nous devons absolument alerter des journalistes,en leurs donnant le texte de loi et leurs dire que si ils n’en parlent pas,ils seront complices et donc jugeables.

              J’aime bien ce qui est dit dans l’article ” Pouvez-vous imaginer une raison pour laquelle on prend ce genre de décision ?

              Les gouvernements s’attendent manifestement à des insurrections. Le scepticisme à l’égard des gouvernements et de l’appareil européen ne cesse d’augmenter. La crise financière et économique accentue la pression sur la population.

              Donc on a l’intention de tirer sur les manifestants ?

              C’est ce qu’il semble.

              Le traité de lisbone aurait du être adopté il y a déja quelque temps,cela signifie que les créateurs du traité savaient depuis longtemps qu’il y aurait la crise et ses répercussions sociales dévastatrices,qui nécessiterait un appareil réprésif sans limite.C’est encore plus grave que ce que je pouvais imaginer,je comprends pourquoi ils ont fait revoter les Irlandais aussi rapidement,la ratification de ce traité est capitale pour nos dirigeants,ils auront la légitimité de la loi avec eux.
              Putain comment c’est dingue,mais comment on va faire ?

              http://fonzibrain.wordpress.com/


              • Radix Radix 27 septembre 2009 13:50

                Bonjour Fonzibrain

                Ces articles étaient déjà dans la première mouture que nous avons refusée et c’était une des nombreuses raisons qui m’ont fait voter non.
                Contrairement aux tenants du « oui » j’avais imprimé et lu ce traité constitutionnel !

                Radix


              • Dolores 21 septembre 2009 16:32

                @ fonzybrain

                 J’avais lu ces dispositions dans la CE en 2005 et je m’étais étonnée que personne ne les relève ni n’en parle, même ceux qui demandaient de voter « non ».

                Je vous remercie d’’en parler : je croyais être la seule à l’avoir remarqué et je me disais que j’étais peut-être paranoïaque.

                Elles signifient tout simplement que l’Europe est une dictature où toute manifestation populaire pourra être réprimée dans le sang tout à fait légalement. C’est un permis de tuer donné aux forces de l’ordre sous l’autorité des gouvernements.

                Les peuples ne pourront plus manifester leurs désaccord avec un gouvernement en place sans risquer de se faire tuer.
                Peu de gens de nos jours oseront courir le risque de protester tant ils sont habitués à ne se préoccuper que d’eux-même.
                L’ Europe a trouvé le moyen de bâillonner les peuples et ceux que l’on dit être nos « représentants » y ont très largement contribué.

                Le droit à la révolte contre l’oppression va disparaître définitivement de notre constitution en s’effaçant devant la loi européenne si les Irlandais votent « oui » pour le malheur de tous.


                • décurion 21 septembre 2009 18:02

                  Si l’Irlande était très attachée à l’idée européenne, aurait elle votée non ?
                  Je n’ imagine pas les irlandais qui se sont dressés face à l’Empire , céder sous les menaces européennes. On peut même penser que des partisans du oui, basculent dans le non, juste pour bien montrer ce qu’ils font des menaces, et des prétentieux qui les formulent
                  Nous saurons bientôt ce qu’il en est.
                  Pour autant, si 50% +1 votent oui, les Irlandais ne seront pas pour autant soumis, et la mise en coupe réglée de l’europe, ne se fera pas, parce que les choses et les mentalités évoluent. Les gouvernants jouent avec leurs citoyens, mais les citoyens, même abrutis à l’excès ne sont pas des jouets, et ils se révolteront lorsqu’ils n’auront plus rien à perdre.
                  Il n’y a pas d’autres alternatives.


                  • Daniel Roux Daniel Roux 21 septembre 2009 18:31

                    Je suis très attaché à l’idée européenne et j’ai voté NON à notre référendum bafoué par Sarko et Hollande.

                    Je déplore que l’idée européenne ait été détournée pour ne servir que les intérêts des riches actionnaires des multinationales et que les peuples soient écartés des décisions qui les engagent.

                    L’Europe Unie avait des atouts, notamment près de 500 millions de citoyens consommateurs éduqués (un peu mieux en tout cas que les américains). Quel dommage de les sacrifier et de les mener à la pauvreté en appliquant aveuglément l’idéologie ultra libérale suicidaire car libre échangiste (délocalisation massive = chômage de masse=précarité et appauvrissement général)


                    • décurion 21 septembre 2009 19:19

                      Le berceau de l’europe, c’est une communauté d’échange de renseignements et de surveillance. Détecter et empêcher toute militarisation à outrance, en appréciant les consommations de matières premières.
                      D’ idée européenne je n’en vois guère. Que quelques naïfs, y aient crus, et s’en soient faits les ménestrels, n’ont pas empêché que d’autres moins rêveurs, ont construit ce que l’on nous impose.
                      L’idée européenne est un leurre, et beaucoup de français qui votèrent oui « malgré les imperfections et les dérives constatés » s’y laissèrent prendre.
                      Si l’idée européenne, avait eut ne serait ce qu’un souffle de vie, l’europe se serait construite par la base et non par le haut.
                      Si, comme on le prétend, le but de l’europe avait été de rendre les guerres impossibles, sa première tâche eut été de mettre les peuples sur un pied d’égalité, en instaurant un smic européen, au lieu de les mettre en concurrence, et de créer la zizanie.
                      Les instances européennes, ne méritent aucun respect, et si l’Europe peut encore exister, ce n’est surement pas dans sa forme actuelle, ni avec le même personnel.


                    • sheeldon 21 septembre 2009 19:31

                      bonjour

                      a mr roux

                      "Je déplore que l’idée européenne ait été détournée pour ne servir que les intérêts des riches actionnaires des multinationales et que les peuples soient écartés des décisions qui les engagent.« 

                      je ne suis pas du tout d’accord avec cette analyse cette europe est devenue exactement ce pourquoi elle a été construite , d’ailleurs je vous conseille de lire » l’europe sociale n’aura pas lieu " ( raison d’agir ) , ce n’est pas le seul ouvrage qui parle de ce sujet , mais il est très bien fait .

                      si vous croyez que les créateurs de cette europe voulaient arrivés a un autre résultat je pense que vous faites fausse route .

                      cordialement


                    • Daniel Roux Daniel Roux 21 septembre 2009 20:15

                      L’idée européenne telle que je la pense est clairement une utopie, je vous l’accorde.

                      Cela dit, je sais depuis longtemps que les initiateurs de l’union voulait construire des USA bis pour une future association voir annexion. Jean Monnet en particulier, que certains portent aux nues, était pour cacher les buts réels derrière des faux semblants afin de tromper les peuples. On parle beaucoup de conspirationisme, surtout pour disqualifier toute dénonciation d’ententes réelles et secrète dans des buts inavouables. Celle ci en était bien une à l’époque et elle semble bien poursuivre sa route.

                      Quand à Pompidou, l’homme qui a favorisé l’entrée de la Grande Bretagne dans l’Union, sabordant à la fois une certaine idée de l’Europe (sociale notamment) et le renouveau français, la profondeur réelle de ses liens avec les américains restent à éclaircir.

                      Bien sûr qu’il reste en moi quelques naïvetés. Je suis tombé de ma chaise en apprenant la réélection de Chirac. Et encore une fois, quand Sarkozy, fils politique de Balladur et de Pasqua, a gagné les présidentielles. Et si Sarko repasse, je tomberais une fois de plus. Que voulez vous, je n’arrive pas à m’habituer à l’idée que les Français (classes pauvres et moyennes) votent si aveuglément pour leurs ennemis.

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