Bilan des guerres américaines depuis le 11 septembre 2001 : 4,5 millions de morts
4,5 millions de personnes ont perdu la vie à cause des guerres lancées par les États-Unis depuis les attentats du 11 septembre 2001, selon un rapport de l'université Brown, rendu le 20 mai 2023. Parmi les victimes, on compte plus de 387 000 civils et plus de 7 050 soldats américains. De nombreux membres des forces armées américaines revenus de ces guerres sont blessés ou malades, tandis que les pertes parmi les contractuels privés américains sont estimées à environ 8 000. Environ 38 millions de personnes ont été déplacées par ces conflits dans différents pays. Les guerres post-9/11 ont également eu un impact significatif sur le changement climatique et ont entraîné une érosion des libertés civiles et des droits de l'homme. Les coûts humains et économiques de ces guerres se poursuivront pendant des décennies, avec un coût total estimé à environ 8 milliards de dollars. Les décideurs américains n'ont jamais sérieusement envisagé d'alternatives à la guerre après les attentats du 11 septembre. Et pour cause...
Au moins 929 000 personnes sont mortes des suites de la violence directe liée aux guerres post-9/11. Cela comprend les forces armées en présence, les entrepreneurs, les civils, les journalistes et les travailleurs humanitaires.
Beaucoup plus ont péri indirectement dans ces guerres en raison des effets secondaires dus à la malnutrition, aux infrastructures endommagées et la dégradation de l'environnement. Plus de 387 000 civils ont été tués dans les violences directes par toutes les parties aux conflits. Plus de 7 050 soldats américains ont perdu la vie dans ces guerres.
Nous ne connaissons pas le chiffre exact des membres des forces armées américaines revenus de ces guerres blessés ou malades. De nombreux décès et blessés parmi les contractuels américains n'ont pas été signalés comme l'exige la loi. On estime qu'environ 8 000 d'entre eux ont été tués.
38 millions de personnes ont été déplacées par les guerres post-9/11, que ce soit en Afghanistan, au Pakistan, en Irak, en Syrie, en Libye, au Yémen, en Somalie ou aux Philippines. Le gouvernement américain mène déjà des activités de lutte contre le terrorisme dans 85 pays, étendant ainsi déjà ses guerres à l'échelle mondiale.
Les guerres post-9/11 ont contribué de manière significative au changement climatique. Le département de la Défense est l'un des principaux émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre. Ces guerres ont été accompagnées d'une érosion des libertés civiles et des droits de l'homme tant aux États-Unis qu'à l'étranger. Les coûts humains et économiques de ces guerres se poursuivront pendant des décennies, certains coûts, tels que les dépenses de soins dus aux anciens combattants américains, atteindront leur pic au milieu du 21e siècle.
La majeure partie du financement du gouvernement américain pour les efforts de reconstruction en Irak et en Afghanistan a été allouée à l'armement des forces de sécurité dans les deux pays. Une grande partie de l'argent destiné à l'aide humanitaire et à la reconstruction de la société civile a été perdue en raison de la fraude et du gaspillage. Le coût des guerres post-9/11 en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, en Syrie et ailleurs s'élève à environ 8 milliards de dollars. Cela n'inclut pas les coûts des intérêts futurs, liés aux emprunts engagés pour financer ces guerres. Les effets secondaires sur l'économie américaine ont également été significatifs, entraînant des pertes d'emploi, des augmentations des taux d'intérêt et un manque de dépenses d'infrastructures (routes, ponts, hôpitaux, écoles).
Le chiffre de 4,5 millions de morts est choquant. Il comprend les guerres américaines en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Somalie, en Syrie et dans les zones frontière pachtounes du Pakistan, où les Seals américains allaient éliminer les Talibans qui s'y cachaient. Pourtant, ce chiffre ne tient pas compte des décès, difficiles à évaluer les combattants morts de cancers, de suicides et aux autres conséquences physiques et psychologiques des guerres.
L'actuel conflit en Ukraine, déclenché, comme d'habitude, pour défendre « la liberté, la démocratie et les droits de l'homme » est le dernier acte de l'impérialisme américain, devenue la puissance politique la plus violente et la plus meurtrière de la planète. Les guerres par procuration de Washington, telle que le conflit actuel avec la Russie, pourrait, avec l'emploi de l'arme nucléaire, dépasser le bilan de 4,5 millions de morts de ces 22 dernières années.
La méthode d'évaluation du rapport
Le rapport présente des preuves accablantes de la responsabilité de Washington, que ce soit sous les administrations démocrates ou républicaines, dans les plus grands crimes du 21e siècle.
Étant donné la difficulté d'obtenir des chiffres démographiques précis dans les pays en proie à la guerre, le Projet sur le coût de la guerre a dû générer une estimation approximative en appliquant un ratio moyen de quatre décès indirects pour un décès direct. Cette estimation s'appuie sur une étude réalisée en 2008 par le Secrétariat de la Déclaration de Genève, qui a constaté que le rapport entre les décès indirects et les décès directs variait de 3 à 15 en examinant toutes les guerres depuis le début des années 1990.
En se basant sur des études antérieures du Projet sur le coût humain de la guerre, qui estimaient le nombre total de décès directs de ces guerres à environ 900 000, ce qui est un chiffre prudent étant donné que The Lancet avait publié une estimation de 600 000 décès pour la seule guerre en Irak, en multipliant ce chiffre par quatre, on obtient un total de 3,6 millions de décès indirects. En additionnant les deux chiffres, on obtient l'estimation finale du nombre total de décès, soit 4,5 millions.
Des présidents américains coupables de crimes contre l'humanité
Quelle que soit la marge d'erreur d'une telle estimation, le chiffre brut est terrifiant. Il met en évidence le bilan humain colossal des "guerres du 21e siècle", comme les a fièrement qualifiées l'ancien président George W. Bush lorsqu'il a lancé les premières guerres en Afghanistan et en Irak. Les administrations successives, dont celles de Barack Obama, Donald Trump et Joe Biden, ont poursuivi et intensifié ces guerres, entraînant ainsi de nombreux décès et souffrances. Il est clair qu'un procès de Nuremberg placerait ces quatre présidents sur le banc des accusés pour avoir mené des guerres illégales d'agression et pour être responsables de tant de morts et de souffrances.
Le rapport suggère quatre causes principales à ce bilan humain terrifiant : l'effondrement économique et la perte des moyens de subsistance, la destruction des services de santé, la contamination de l'environnement et l'impact des traumatismes et de la violence. Les conséquences dévastatrices de ces guerres sont nombreuses, allant des munitions non explosées à la dégradation de l'environnement, en passant par les traumatismes psychologiques et la destruction des infrastructures vitales pour la santé publique. Une cause n'a pas été retenue : l'influence de l'appareil militaro-industriel sur tous les présidents qui n'ont pas été assassinés par la CIA.
Les décideurs américains, et leurs commanditaires, n'ont jamais envisagé des alternatives à la guerre après les attaques terroristes du 11 septembre. Ils voulaient la guerre. Car l'économie américaine repose sur la guerre. L'une de ces alternatives aurait été d'arrêter de planifier, en premier lieu, ces attentats à Langley ou à Washington...
( *Source : https://watson.brown.Edu/costsofwar/  ;)
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