Ces ONG qui font le boulot de l’UNESCO... et qui sont en danger
Elections du Directeur Général de l’UNESCO, 5e partie. Après avoir vu les fondement historiques de l’institution (avec l’ICIC d’Einstein, Curie et Mann), ses grandes réalisations (le Patrimoine Mondial de l’humanité, la toute première conférence sur le développement durable), le profil de ses précédents directeurs généraux (des intellectuels audacieux en avance sur leur temps), et les enjeux de cette élection 2009, étudions aujourd’hui le lien entre les ONG et l’UNESCO.
- La volonté de promouvoir les actions portées par la société civile, et la nécessité de les encadrer pour bénéficier de l’assistance juridique, technique ou financière de l’UNESCO
- La vocation nécessairement internationale de l’activité de ces ONG, ce qui ne disqualifie pas pour autant la myriade d’acteurs locaux (qui peuvent être simplement des "sous-traitants" des ONG capables d’avoir des bureaux un peu partout dans le monde)
- La consultation par les comités spécialisés de l’UNESCO des ONG du même secteur : leur connaissance du terrain doit aider l’institution onusienne à mieux décider, financer et organiser ses ressources.
- L’obligation faite aux ONG participantes de rapporter régulièrement leur activité et l’utilisation des ressources allouées par l’UNESCO
A ce jour, la base de données NGO UNESCO recense près de 320 ONG officiellement partenaires. On y trouve des grands noms comme Caritas, Amnesty International ou la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, mais également des acteurs spécialisés. Car le second point d’intérêt de ce partenariat ONG-UNESCO, ce sont bien sûr les domaines d’application de celles-ci, qui doivent répondre à des besoins de l’institution. Pour rappel, le sigle UNESCO signifie (traduit) Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture. Plus précisément, l’UNESCO noue des partenariats dans les domaines suivants :
- Education
- Education primaire
- Droit à l’éducation
- Formation des enseignants
- Education aux Droits de l’Homme
- Sciences Naturelles
- Biodiversité & écologie
- Politiques de la science
- Femmes & Sciences
- Systèmes de connaissances indigènes et locaux
- Sciences Humaines et Sociales
- Ethique
- Droits de l’Homme
- Changement social
- Culture
- Patrimoine de l’Humanité
- Patrimoine immatériel
- Dialogue interculturel
- Propriété intellectuelle
- Communication & Information
- Liberté d’expression
- Développement des médias
- Accès à l’information
- Infrastructures
Les élections du Directeur Général de l’UNESCO sont donc un moment important pour toutes ces ONG partenaires dont tout ou partie du financement dépend de l’UNESCO... et de la capacité de son directeur à solliciter les Etats membres pour qu’ils maintiennent leur contribution ! Le hic, c’est que l’un des candidats à ce poste, le ministre de la Culture Farouk Hosni, représente un vrai danger pour ce financement. Sa propre gestion très personnelle (et corrompue) du ministère de la Culture (trois de ses collaborateurs dont son ancien chef de cabinet Aymane Abdel-Moneim) ont été condamnés à de lourdes peines de prison pour avoir favorisé le trafic des trésors de l’archéologie égyptienne.
Il est donc plus que temps que la communauté internationale se mobilise pour contrer cette éventualité ! Vous trouverez de nombreuses ressources sur notre site SaveUNESCO.
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