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La déchirure Ukrainienne

Initié en novembre 2013, le mouvement de contestation (EuroMaïdan) qui a secoué l'Ukraine a abouti en Février 2014 au renversement de son président, Viktor Ianoukovitch. Préférant se rapprocher de Moscou, c'est son refus de signer l'accord de libre échange avec Bruxelles qui a mis le feu aux poudres …

 

L’Ukraine, un pivot géostratégique

Dans son livre "le grand échiquier", le stratège Etasunien Zbignew Brzezinski écrit en 1997 : "Si Moscou récupère le contrôle de l’Ukraine, avec ses 52 millions d’habitants et ses immenses ressources [énergétiques], la Russie contrôlera à nouveau la Mer noire et ce faisant, retrouvera automatiquement les moyens de redevenir un État impérial […] Il est impératif qu'aucune puissance Eurasienne concurrente capable de dominer l'Eurasie ne puisse émerger et ainsi contester l'Amérique". Cependant, sans menace directe, les coûts d’un interventionnisme militaire à grande échelle risquent d’être difficilement acceptés par l’opinion publique : "l'abnégation économique (c'est-à-dire les dépenses militaires), et le sacrifice humain (les pertes même parmi les soldats professionnels) qui sont nécessaires à l'effort sont peu agréables pour les instincts démocratiques". Il s’agit donc plutôt d’entretenir la vassalité des pays étrangers ("identifier les Etats géopolitiquement dynamiques qui ont le potentiel de créer un basculement important en terme de distribution internationale du pouvoir [...] mettre en oeuvre des politiques US pour les compenser, coopter, et/ou contrôler") et d’user de propagande en cas de conflit ("cet exercice requiert un haut degré de motivation doctrinale, d'engagement intellectuel, et de gratification patriotique.").

Observons maintenant le déploiement politico-militaire de l’OTAN autours des deux grandes puissances Eurasiatiques que sont la Russie et la Chine : bouclier anti-missile en Europe de l’est, initiative de coopération d’Istambul avec les pays du golfe, partenariats militaires en extrême orient et dans le pacifique … C’est ce constat d’encerclement qui, depuis quelques années relance l’idée d’une course aux armements aux relents de guerre froide. En 2007, face au projet OTANiesque d’installation de missiles intercepteurs en Pologne et d’un radar ultra-perfectionné en République tchèque, Poutine dénonçait ainsi "l’impérialisme" Etasunien et le risque de "poudrière" en Europe : "Nous voulons rééquilibrer les instruments de défense avec des outils offensifs plus efficaces, mais nous savons que cela risque de relancer une course aux armements, dont nous ne serions cependant pas responsables […]. Si des composantes stratégiques de l'arsenal américain font leur apparition en Europe près de nos frontières, nous serons obligés de [...] supprimer les menaces potentielles résultant de ce déploiement". Quelques années plus tôt, en Mars 2004, 6 des 7 pays absorbés par l’OTAN étaient d’ancien(ne)s républiques soviétiques ou pays satellites : Estonie, Lettonie, Lituanie, Bulgarie, Roumanie et Slovaquie, seule la Slovénie était issue de la Yougoslavie ("non alignée" pendant la guerre froide) …

Après leurs révolutions colorées, il s’en était d’ailleurs fallu de peu pour que l’Ukraine et la Georgie ne fassent de même. Mais avec une opinion publique divisée (seuls 30% des Ukrainiens soutenaient l’adhésion à l'OTAN et 52 % y étaient opposés) et devant la colère de Moscou qui parlait déjà de "crise diplomatique profonde" et de risque de "désintégration de l’Ukraine", l’Europe (fortement dépendante du gaz Russe) avait dû "calmer le jeu" et l’OTAN avait finalement refusé leur adhésion en Avril 2008. Précisons que l’OTAN et l’UE s’étaient rapprochées en 2002 avec la signature du partenariat "Identité européenne de sécurité et de défense" (IESD), les 7 pays précités ayant d’ailleurs adhéré concomitamment aux deux organisations. Economiquement faible, l’Ukraine n’a jamais été (et ne sera pas à court ou moyen terme) considérée par l’UE comme un potentiel pays membre ; mais cela n’a jamais empêché cette dernière de la pousser vers une économie de libre-marché en lui versant des aides substantielles. L’Ukraine a touché plusieurs centaines de millions d’Euros dans le cadre de la politique étrangère et de voisinage (PEV) mise en œuvre en 2004, elle-même prolongée en 2009 par le partenariat oriental. Considérée depuis longtemps comme un partenaire prioritaire, l’Ukraine avait signé dès 1998 avec l’UE un accord de partenariat et de coopération (APC), auquel devait succéder un nouvel accord d’association comprenant un accord de libre-échange approfondi et complet (ALEAC). Préparé depuis 2007, cet accord a finalement été annulé en Novembre dernier par Kiev qui a préféré se rapprocher de Moscou.

Depuis 2010, la vie politique Ukrainienne était dominé par le pro-Russe parti des régions, portant d’abord Ianoukovitch à la présidence puis remportant les élections législatives de 2012. Dès son arrivée au pouvoir, Ianoukovitch s’était d’ailleurs empressé de prolonger l’accord sur le stationnement de la flotte Russe à Sébastopol de 2017 à 2042 ; outre les millions d'euros de loyer annuel payés à l'Ukraine depuis 1997, la Russie s’engageait alors à réduire de 30% ses factures de gaz. Autre signe fort de rapprochement avec Moscou, la candidature Ukrainienne à l’OTAN avait été levée. Mais voulant contrebalancer l’hégémonie économique Russe, Kiev n’en avait pas pour autant renoncé à négocier l’accord de libre échange avec l’UE. Agacée, la Russie avait alors plusieurs fois usé de mesures coercitives pour ramener l’Ukraine dans son giron : suspension des livraisons de gaz, contournement de l’Ukraine pour l’approvisionnement de l’ouest Européen (la privant ainsi de ses royalties de transit puisque 60% du gaz Russe vers l’Europe transite par l’Ukraine), fermeture de ses frontières aux exportations Ukrainiennes (la Russie en est destinataire du tiers).

Tiraillée de longue date entre l’Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan (elle-même étape de passage vers une plus large union Eurasienne) et le pacte d’association avec l’Union Européenne, l’Ukraine avait finalement décliné la deuxième proposition. Cela avait du coup apaisé la Russie ; dès lors il n’était même plus question d’union douanière lors de l’accord Russo-Ukrainien du 17 décembre, tandis que Moscou s’engageait pour sa part à réduire d'un tiers ses tarifs de gaz et à investir 10,9 milliards d’Euros dans des titres du gouvernement Ukrainien. Il faut dire qu’entre besoins gaziers et dette colossale envers la Russie, l’Ukraine n’avait guère le choix. Non seulement, l’offre Européenne ne rivalisait pas avec les 10,9 milliards Russes, mais en plus, l’Union européenne conditionnait son offre aux "ajustements structurels" du FMI (dévaluation de la devise nationale, gel des salaires etc.) et à une ingérence dans les affaires politiques internes (demande de libération de Ioulia Timochenko, l’ancien premier ministre qui avait signé en 2009 et sans l’avis de son gouvernement des accords gaziers avec la Russie fortement défavorable à son pays). Comme le précisait d’ailleurs Poutine ironiquement, ces 15 milliards ne sont "liés à aucune condition, ni à une hausse, ni à une baisse, ni au gel des avantages sociaux, des retraites, des bourses ou des dépenses".

 

Un coup d’état, ça se prépare

Entre le refus d’association avec l'Union européenne du 21 Novembre et l’accord avec la Russie du 17 Décembre, l’Ukraine a vite commencé à s’embraser. Il n’aura pas fallu attendre longtemps avant que les Etasuniens ne dégainent les lance-flammes. Jay Carney, la porte-parole de la présidence Etasunienne a ainsi déclaré : "Nous exhortons le gouvernement Ukrainien à écouter ses administrés et à trouver le moyen de rétablir un cheminement vers l'avenir Européen pacifique, juste, démocratique et prospère auquel les Ukrainiens aspirent". Quant au sénateur McCain, il n’a pas hésité à descendre dans la rue à 10.000 kilomètres de chez lui : "L'Amérique est avec vous ! " a-t-il lancé sur la place de l’indépendance à Kiev. Plus tôt dans la journée, il avait discuté avec la fille de Ioulia Timochenko des possibilités de sanctions contre le régime en place : "Tu sais petite, on va libérer ta mère et punir le méchant qui contrôle la ville". Après l’acteur Reagan devenu président, voici qu’au "pays ou tout est possible", le Western devient Eastern. Le scénario n’est cependant qu’un remake des années 2000…

Si les grands médias nous ont présenté les révolutions colorées (Serbie en 2001, Georgie en 2003, Ukraine en 2004, Kirghistan en 2005 …) comme une aspiration des peuples à plus de démocratie, le documentaire de Manon Loizeau "Comment la CIA prépare les révolutions colorées" révèle l’envers du décor. La séquence qui nous présente Mike Stone, un expatrié Etasunien dans son imprimerie au Kirghiztan est particulièrement intéressante. Sur la machine d’impression, on peut lire le nom du donateur "département d'état Américain chargé de la démocratie du travail et des droits de l'homme" tandis que la couverture en cours de tirage associe l’actuel président Kirghize à une liste de présidents précédemment renversés (photos barrées). Malgré la présence d’un générateur de courant (prêté par l’ambassade US), l’imprimerie subit de nombreuses coupures d’électricité et Mike Stone y voit la malveillance du gouvernement Kirghize. Il décide d’appeler MacCain, qui convoque alors par téléphone le ministre Kirghize Askar Aitmatov, lequel promet en s’excusant que cela ne se produira plus. Une semaine plus tard, le gouvernement Kirghize sera renversé …

Alors que McCain dirige l’International Republican Institute (IRI), on apprend que Mike Stone est le représentant local de l’organisation Freedom House et que son imprimerie est spécialisée dans la publication de manuels subversifs. Le "best-seller" du moment, "de la dictature à la démocratie", est un livre écrit par Gene Sharp, fondateur de l’Albert Einstein Institution. Un autre représentant de Freedom House, Adrian Karatnitski, évoque pour sa part la révolution orange : "pour les Ukrainiens, on a donné une petite bourse de 30.000 $ pour qu'ils puissent rassembler des activistes dans le sud de l'Ukraine en Crimée". Tiens, Tiens … Plus loin, l’ex président Georgien Edouard Chevarnadzé revient sur son renversement par les roses : "les jeunes politiciens qui ont pris le pouvoir ont été pour la plupart financé par George Soros, le célèbre milliardaire Américain (fondateur de l’Open Society Foundations, ndr). Ce n'était pas une révolution, c'était un coup d'état". D’ailleurs, le nouveau président (et ancien d’Harvard) Mikheil Saakachvili, se montre reconnaissant : "on croit dans les mêmes valeurs que les Américains on se souvient de ce que les Américains ont fait pour nous". Quant à son ministre de l’Education Nationale, Aleksander Lomaïa, il n’est autre que l’ancien représentant local de l’Open Society Foundations …

 

International Republican Institute, Freedom House, Open Society Foundations … It’s just USA for “freedom” and “democracy” and “peace”. Really ? Tell me more …

- Basée à Washington, Freedom House est une organisation financée principalement par le gouvernement des Etats-Unis (elle reçoit aussi des dons de l’Union Européenne). Implantée dans plusieurs pays, elle ”aide au développement des libertés dans le monde” et a soutenu les révolutions en Serbie, en Ukraine, et au Kirghiztan. Parmi, les anciens membres de son conseil, on trouve des philanthropes notoires : Zbigniew Brzezinski (le stratège de la domination Etasunienne), Paul Wolfowitz (le grand artisan de la guerre en Irak), Donald Rumsfeld (le Monsieur plus de la torture), etc. Citons aussi James Woolsey, qui fût directeur de la CIA avant de diriger Freedom House.

- Créé par le milliardaire et démocrate Etasunien George Soros, le groupe Open Society Fondations se veut promoteur de toutes les libertés (celles du marché aussi bien sûr). Il a activement soutenu Otpor (le mouvement Serbe qui a contribué à renverser Milosevic en 2001), Kmara (le mouvement Georgien qui s’est attaqué à Chevarnadzé en 2003) et dépensé plusieurs millions de dollars pour soutenir la révolution orange Ukrainienne en2004.

- Le National Democratic Institute for International Affairs (NDI) est non seulement lié au parti démocrate, mais aussi à l’“internationale socialiste“. Sa présidente, l’ancienne secrétaire d’état Madeleine Albright, avait déclaré à propos des 500.000 enfants morts durant l’embargo Irakien : “Je pense que c'est un choix très dur, mais le prix — nous pensons que ça vaut le prix.“. Le but de NDI ? La démocratie dans le monde bien sûr…

- L’International Republican Institute (de McCain) est quant à lui lié au parti républicain. Son programme ? Démocratie, droits de l’homme, liberté. En Serbie, l’IRI a mandaté un ancien colonel de l’armée, Robert Helvey, pour former des leaders d’Otpor. Notons que le même Helvey collaborait déjà avec l'Albert Einstein Institution, tout comme Peter Ackerman, qui est parti diriger Freedom House. Un tout petit monde.

- Sachant réunir démocrates et républicains autours des millions de dollars alloués chaque année par le gouvernement US, la National Endowment for Democracy redistribue ensuite l’argent à quelques organismes Etasuniens (NDI, IRI ...) et des centaines d’autres dans le monde (Otpor, etc…). En 1982, l'ancien directeur de la CIA, William Colby, déclarait à propos de la NED : “Il n'est pas nécessaire de faire appel à des méthodes clandestines. Nombre des programmes qui [...] étaient menés en sous main, peuvent désormais l'être au grand jour, et par voie de conséquence, sans controverse“. En 1991, c’est un des fondateurs de la NED, Allen Weinstein qui reprenait les mêmes arguments “bien des choses qu'ils [à la NED] faisaient maintenant étaient faites clandestinement par la CIA 25 ans auparavant“. CQFD.

En créant, finançant et formant des groupes politico-insurectionnels dans les pays défavorables aux USA, les organisations précitées ont joué un rôle essentiel dans bon nombre de renversement de régimes des années 2000. Si le livre de Gene Sharp “de la dictature à la démocratie“ a servi de base théorique au mouvement Otpor, ce dernier a ensuite inspiré d’autres mouvements, tels que Mjaft en Albanie, Zubr en Biélorussie, Kmara en Georgie, Pora et Znayu en Ukraine … L’histoire du mouvement Serbe a été racontée dans un film (de production Etasunienne), “Bringing down a dictator“, tandis que ses leaders sont partis former les opposants Georgiens, Ukrainiens, Biélorusses et même Egyptiens ou Vénézuéliens .... Aleksander Maric (du Centre pour l’action non-violente, qui a remplacé Otpor à la chute de Milosevic) évoquait ainsi sa mission Ukrainienne pour Freedom House : "on leur a appris comment créer leur organisation, comment faire de leur mouvement une véritable marque, comment créer des logos, comment faire passer des messages, comment recruter du monde, comment mobiliser les gens autours de leur cause, comment trouver de l'argent".

Récurrent, le scénario semble étroitement inspiré des cours de Marketing et de communication : logos stylisés (poing fermé pour Otpor puis Kmara, main ouverte pour Mjaft), phrases chocs ("Résistance“, "Il est fini", "C’est l’heure", "Je sais", "Assez"), produits et couleurs de rassemblement (drapeaux, tentes et écharpes entièrement orange en Ukraine), concerts de Rocks, stages étudiants, etc. Les opposants sont poussés à l’activisme. Il s’agit d’occuper l’espace public, de fraterniser avec la police (envoi de colis, distribution de fleurs, messages d’affection) ou pour les plus expérimentés de faire pression sur l’appareil d’état. Avec plusieurs dizaines de millions de dollars dépensés à chaque fois, les Etats-Unis ne sont pas là pour s’amuser. Pour Robert Helvey "Un mouvement non-violent n’est pas un mouvement pacifique. C’est un mouvement qui s’inspire des techniques du combat militaire avec des moyens d’action civique". Il n’y va d’ailleurs pas par quatre chemins : "il faut s'attaquer aux piliers du pouvoir, l'armée, l'administration". Il s’agira aussi de recycler le savoir faire, une fois la révolution terminée. Leader de la révolution orange, Vladislav Kaskiv imagine ainsi poursuivre son travail de démocratiseur. "On m’a demandé ce qu’on pouvait faire à Cuba", dit-il. Je parie qu’il ne parlait pas de Guantanamo …

 

Ukraine, révolution 2.0

Si le pro-occidental Loutchenko avait dû laisser sa place au pro-russe Ianoukovitch lors des élections présidentielles de 2010, ce dernier a longtemps su ménager la chèvre et le chou entre Moscou et Bruxelles (poursuite des négociations avec l’UE tout en refusant d’entrer dans l’OTAN etc.). Mais en déclinant l’offre de l’UE en Novembre dernier, Ianoukovitch a définitivement basculé dans le camp du mal. Les (pro-) occidentaux n’ont alors pas eu d’autres choix que de dégainer leurs armes de démocratie massive. Les premières manifestations de la place de l’indépendance (appelée "Maïdan") deviennent rapidement des campements (tentes, barricades), les administrations sont bloquées voire prises d’assaut (mairie de Kiev), le président est intimidé personnellement (manifestations devant sa résidence de campagne). Et si la rapidité des évènements n’a pas permis la préparation d’ "agents orange" comme en 2004, on n’en n’oublie pas pour autant la recette marketing. Sur le "Maïdan", des concerts aux paroles de comptines pour enfants sont ainsi promis à occuper la une des mass-médias occidentaux : "C'est Ruslana qui vous parle. Je répète : Ruslana. Nous sommes Ukrainiens comme vous. Nous sommes des gens simples et nous menons une manifestation pacifique. Ne nous attaquez pas". 

Essayant de transposer la contestation sur le terrain institutionnel, l’opposition soumet début décembre au parlement une motion de défiance, mais le gouvernement y échappe (de nombreux députés du parti des régions n’ayant pas pris part au vote). Après la Lybie et la Syrie, on assiste une nouvelle fois à des retournements de veste spectaculaires. Championne du moment, la député du parti des régions (celui de Ianoukovitch) Inna Boslovska déclare : "Parce que les vieilles divisions sont finies. Levez-vous, de Donetsk à Lviv !". De leur côté, les diplomates occidentaux adoptent des postures de représentants syndicaux. Le secrétaire d’état John Kerry exprime son "dégoût", tandis que de hauts représentants Etasuniens et Européens descendent sur "le Maïden". Quatre jours après le ministre Allemand des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, c’est au tour de la chef de la diplomatie Européenne Catherine Ashton de prendre son bain de foule. Peu après, le sénateur républicain McCain et son homologue démocrate Murphy, côte à côte, assurent la foule Kievenne du soutien des USA. Ashton et McCain ne manquent pas de rencontrer aussi les principaux leaders d’opposition, Arséni Iatseniouk, Vitali Klitschko et Oleg Tyagnibok.

Dès le mois de décembre, de vives tensions sont apparues entre manifestants et policiers. Violences policières ? Certainement. Violence des manifestants ? Certainement aussi. Objectivité des dirigeants et des médias occidentaux ? Certainement pas. Comment le gouvernement Français réagirait-il si des manifestants occupaient des bâtiments institutionnels en France. Par le dialogue ? Et si Poutine se joignait aux émeutes de banlieues la prochaine fois ? Avec des milliers de manifestants soutenus par l’occident et la présence de groupes ultranationalistes para-militaires dont les membres sont munis de casques et de bâtons (Praviy Sektor, Spilna Sprava …), le rapport de force semble désormais incertain. Donnant l'assaut sur la place de l’indépendance le 10 décembre, la police n’arrive d’ailleurs pas à déloger la foule de "Maïdan", et se retire finalement le lendemain. Le 16 Janvier, le parlement (démocratiquement élu, il faut le rappeler) vote alors une série de mesures encadrant la liberté de manifester (peines de prison allant de 15 jours pour l'installation non-autorisée de tentes ou d'estrades dans des endroits publics et jusqu'à cinq ans pour le blocage des bâtiments officiels) et imposant aux ONG financées par l’occident à le déclarer. Transparency International parle alors de "dictature", de lois qui "empêcheront toute manifestation de désobéissance civile" (sic), Human Rights Watch accuse l’Ukraine de faire pire que la Russie et Freedom House (vous vous souvenez ?) "condamne fermement" ces textes. On ne peut plus renverser un gouvernement tranquillement …

Alors que les affrontements commencent à faire des morts, Ianoukovitch lâche du lest. Le 25 janvier, il propose le poste de premier ministre à Iatseniouk et celui de "vice-premier ministre chargé des affaires humanitaires" (sic) à Klitschko. Iatseniouk se dit d’abord "prêt à prendre ses responsabilités" puis les deux hommes déclinent finalement l’offre. Le premier ministre en poste, Mykola Azarov, est quand même poussé à la démission le 29 Janvier. Le même jour, le parlement abroge les lois encadrant la liberté de manifester et adopte une amnistie pour les manifestants arrêtés. L’opposition la rejette, refusant la condition préalable de libération des bâtiments publics (notamment la mairie de Kiev) et l’application de l’amnistie aux forces du régime. Le 14 Février, les 234 manifestants arrêtés entre le 26 décembre et le 2 février sont tout de même libérés. Malgré cela, la violence s’accroît. Le 18 février, une trentaine de personnes sont tuées (dont une dizaine de policiers). Deux jours plus tard, ce sont plus de 75 personnes qui meurent, et principalement par balles. Grâce à la désormais célèbre conversation téléphonique piratée, on sait que le ministre Estonien des affaires Urmas Paet a dit à Catherine Ashton : "c’était les mêmes snipers tuant ces personnes des deux côtés […] derrière ces snipers il n’y avait pas Ianoukovitch mais quelqu’un de la nouvelle coalition". Cela n’est pas sans rappeler l’attentat du 5 février 1994 au marché central de Sarajevo. Quoi qu’il en soit, les signes d’apaisement du régime semblent concorder avec une forte poussée de violence.

 

Sous l’égide de la diplomatie Franco-Germano-Polonaise, un accord est finalement trouvé le 21 février 2014 entre Ianoukovitch et l’opposition. Il prévoit :

- un gouvernement d’unité nationale

- la tenue d’élections présidentielles anticipées

- un retour à la constitution de 2004 (qui réduit notamment les pouvoirs du président au profit du parlement)

- une enquête sur les récents actes de violence, sous la surveillance conjointe des autorités, de l'opposition et du Conseil de l'Europe

Le même jour, Ianoukovitch s’enfuit de Kiev en hélicoptère. Dès le lendemain, le parlement le destitue, élit l’ancien patron des services secrets Tourtchinov et décide la libération de Timochenko (qui outre se réclusion pour abus de pouvoir, est aussi impliquée dans l’affaire de meurtre d’un député). Un scénario à la "Lucky Luke" … Alors que Iatseniouk devient premier ministre, il est intéressant de se remémorer les désidératas de Washington transmis par la secrétaire d’état adjointe Victoria Nuland à son ambassadeur Ukrainien un mois plus tôt (juste après la proposition de Ianoukovitch à l’opposition) : "Je pense Yats (Iatseniouk, ndr), c’est le gars. Il a de l’expérience économique et de l’expérience de gouverner. C’est le gars. Vous savez, ce qu’il a besoin, c’est que Klitsch et Tyahnybok restent à l’extérieur […] on emmerde l’UE". De la démocratie made in USA …

Chose que Ianoukovitch n’envisageait pas dans sa proposition du 25 Janvier, le nouveau gouvernement compte plusieurs membres du parti Svoboda : Oleksandr Sych (vice-premier ministre), Ihor Tenyukh (ministère de la défense), Andriy Mokhnyk (ministère de l’écologie), Ihor Shvaika (ministère de l’agriculture). Le parti Svoboda ("Liberté") fût fondé en 1991 sous le nom de "Parti national socialiste" (nom conservé jusqu’en 2004) avec un logo qui rappelait étrangement celui du parti nazi. Les références idéologiques ne manquent pas : commémoration en 2013 du 70ème anniversaire de la création de la division SS Halychyna, qui a combattu dans les rangs Allemands en 1944, marche le 1er Janvier 2014 pour célébrer le 105ème anniversaire de la naissance de Stepan Bandera, qui participa à l'organisation de deux bataillons Ukrainiens au sein de l'armée nazie. Oleg Tyagnibok, son fondateur et actuel dirigeant, est l’auteur de "c’est une mafia juive moscovite qui dirige le pays", et Andriy Parubiy (l’autre fondateur, nommé "secrétaire du Conseil de la sécurité nationale et de la défense" du nouveau gouvernement) était récemment appelé "le commandant" pour sa coordination sur le terrain des groupes néofascistes tels que Praviy Sektor et Spilna Sprava. Leader de Pravy Sektor, Dmytro Yarosh déclarait au Time avoir un arsenal d'armes à sa disposition ; l’un de ses principaux coordinateurs lors des récents évènements, Aleksandr Muzychko déclarait "Je combattrai les communistes, les Juifs et les Russes jusqu’à la mort !" (on a pu le voir, récemment débouler armes à la mains dans les mairies, tribunaux). Enfin, signalons que les autres membres du gouvernement (Arsen Avakov à l’intérieur, Pavlo Chemeta à l’économie, Oleksandr Shlapak aux finances), sont libéraux et pro-Européens, comme les proches Iatseniouk (Front pour le changement) et Timochenko (BiouT).

 

Démocratie : one way

Il est incroyable de constater ce qu’un gouvernement non élu peut prendre comme décisions "démocratiques". Alors que le parlement avait associé la destitution de Ianoukovitch à la tenue d’élections anticipées le 25 Mai, le président du conseil Européen Van Rompuy déclare dès le 6 Mars : "Nous signerons les volets politiques de l’accord (entre l’Ukraine et l’UE, ndr) très bientôt, avant les élections". Il faut dire que la veille, le président de la commission Européenne Barroso avait annoncé, en échange, un plan d’aide à Kiev de 11 milliards d’Euros (1,6 milliard de prêts dans le cadre de l'assistance macro-économique, 1,4 milliard de dons, 3 milliards provenant de la Banque d'investissement européenne, 5 milliards de la BERD). Quant au FMI, sollicité dès le 26 février, il se déclare prêt le 28 mars à débloquer entre 14 et 18 milliards de dollars sur deux ans ; une offre bien évidemment conditionnée aux fameux "ajustements structurels" de l’institution (privatisations, gels des salaires, coupe dans les budgets sociaux …). Ajoutons à tout ça le prêt d’un milliard de dollars consenti par le gouvernement Etasunien et les 3 milliards de la banque mondiale. Tout est dit ? Presque. "J’ai invité le Conseil de l’Atlantique Nord à visiter Kiev et y tenir une réunion […] Nous pensons que cela renforcera notre coopération.", déclare Iatseniouk. La boucle est bouclée. Il sera probablement le candidat idéal de l’occident lors des élections de mai, élections auxquelles devrait aussi participer Timochenko … Et Ianoukovitch ? L’Ukraine a lancé contre lui un "mandat d'arrêt international" pour "meurtres de masse", explique Oleg Makhnitski, le nouveau procureur général par intérim … du parti Svoboda. Par ici la démocratie messieurs-dames … Non, par ici … Ici on vous dit !

Lorsqu’on regarde la carte des votes au second tour des dernières élections présidentielles, on constate que l’Ukraine est idéologiquement coupée en deux. Les régions est et sud ont placé Ianoukovitch en tête, tandis que l’ouest et le nord ont principalement voté pour Timochenko (on retrouve à peu près la même ligne de démarcation que pour les élections de 2004 qui avaient opposé au second tour Ianoukovitch à Loutchenko). Au clivage politique, s’ajoute dans le pays une fracture religieuse entre chrétiens catholiques et orthodoxes : l’église Grecque-catholique (environ 5 millions de fidèles) est unie à Rome tandis que la branche principale de l’église orthodoxe est canoniquement rattachée au patriarcat de Moscou (20 millions de fidèles approximativement). Politiquement et religieusement, le pays est donc tiraillé entre une aspiration pro-Européenne d’un côté et pro-Russe de l’autre. En 2012, le projet de loi élargissant les droits d’utilisation de la langue Russe avait d’ailleurs déclenché une bagarre générale au parlement (cette loi reconnaissait statut de langue régionale dans les régions où les russophones représentent plus de 10% de la population, soit dans 13 sur 27 régions, dont Kiev). Le 23 Février, en plein renversement de régime, c’est l’annulation de cette loi par le parlement Ukrainien qui met le feu aux poudres.

Principalement russophiles et russophones, les régions de l’est et du sud sont depuis le 23 février le théâtre d’importantes manifestations pro-Russes. Plusieurs dizaines de milliers de personnes défilent ainsi à Kharkiv, Donetsk, Lougansk, Odessa, Sébastopol …, réussissant dans certains cas à occuper le siège de l’administration régionale et même à en renverser provisoirement le gouverneur. En Crimée (région donnée à l’Ukraine par Kroutchev du temps de l’URSS et disposant depuis 1991 d’une relative autonomie), le premier ministre Sergueï Axionov demande le 1er mars à la Russie de restaurer "la paix et le calme". Son parlement annonce le 6 mars la tenue d’un référendum le 16 mars portant sur le rattachement de la péninsule à la Russie, et proclame entre-temps (le 11 Mars) son indépendance. Mais à Kiev, le nouveau pouvoir "démocratique" ne l’entend pas de cette oreille. Le 5 mars, une enquête est ouverte à l’encontre des dirigeants Criméens pour "crime contre l'État portant atteinte à l'intégrité territoriale". Le 6 mars, à Donetsk, la police déloge les manifestants de l’administration régionale, procède à 75 interpellations et arrête le leader Pavel Goubarev pour "atteinte à l'intégrité nationale". Le 17 mars, c’est un leader d’Odessa, Anton Davidchenko, qui est arrêté pour "séparatisme" et "atteinte à l’intégrité territoriale et à l’inviolabilité de l’Ukraine"

En Crimée, 60% des habitants sont ethniquement Russes et 98 % sont Russophones. Alors que les régions industrielles de l’Est sont économiquement liées à la Russie, l’enjeu dans la péninsule est plus stratégique. La ville de Sébastopol (qui dispose elle-même en Crimée d’un statut particulier) abrite la flotte Russe, lui donnant ainsi un précieux accès aux eaux chaudes de la mer noire. Il était donc prévisible que la Crimée demande son rattachement à la Russie, comme il était prévisible que cette dernière intervienne rapidement face au grondement cumulé de Kiev, Washington et Bruxelles (signalons que Poutine a quand même attendu le feu vert du parlement). Mais pendant que l’Ukraine bascule à l’ouest grâce à un gouvernement non élu, les dirigeants occidentaux jalousent le lot de consolation Russe. Obama : "Le monde est uni pour dire que la Russie a violé le droit international". Hollande : "des événements d'une gravité exceptionnelle qui rappellent un temps que l'on croyait révolu, celui des ingérences, des interventions et des démonstrations militaires". Le moment semble donc venu de s’en remettre à la neutralité des organisations internationales. Sollicitée par Kiev et considérant le référendum en Crimée "illégal", l’OSCE est malheureusement refoulée de Crimée le 6 mars. Quant à l’émissaire ONUsien et (ancien de l’OTAN) Robert Serry, c’est peut être Victoria Nuland qui en parle le mieux : "Ce type de l’ONU, Robert Serry, ce serait super pour aider à coller les choses". Il est lui aussi éconduit hors de Crimée … où 96,5 % des habitants valident finalement le référendum.

Alors que les Etasuniens soumettent le 15 mars à l’ONU une résolution déclarant ce référendum "sans aucune validité" (à laquelle la Russie opposera évidemment son véto) et que l'Assemblée générale de l’ONU considère toujours le 28 mars la Crimée comme Ukrainienne, Poutine a beau jeu de souligner le "précédent" du Kosovo. Le 17 février 2008, ce territoire Serbe à majorité Albanaise avait proclamé son indépendance, laquelle avait été reconnue dans les jours suivants par les Etats-Unis, la France, l’Angleterre... Saisie par la Serbie, la cour internationale de justice (organe de l’ONU) avait alors statué le 22 juillet 2010 : "l'adoption de la déclaration d'indépendance du 17 février 2008 n'a violé ni le droit international général, ni la résolution 1244 (1999) du Conseil de sécurité, ni le cadre constitutionnel". Rappelons que les " pays du bien" (USA, France, Angleterre …) avaient à l’époque soutenu l’UCK (organisation militaro-mafieuse connue pour ses camps de la mort, ses trafics d’organes et ses trafics de drogues), et que 5.000 soldats de l’OTAN stationnent encore aujourd’hui au Kosovo. Gageons que les tatares de Crimée ne subiront pas les mêmes persécutions que la minorité Serbe du Kosovo (meurtres, prélèvements d’organes, incendies de maisons).

L’épisode Criméen du mois de mars aura en tout cas amené les occidentaux à vouloir "punir" les (pro-) Russes : suspension du G8, annulation du sommet UE/Russie, privation de visas de personnalités Russes et Ukrainiennes, gels de leurs avoirs …. En choisissant de s’attaquer directement au Kremlin (personnalités proches de Poutine, banque Rossiya), les Etasuniens sont notamment plus offensifs que les Européens. Il faut dire que ces derniers ont aujourd’hui avec les Russes des intérêts croisés : investissements de compagnies pétrolières telles que Total (Français) ou BP (Anglais) en Russie, capitaux Russes placés dans les banques Londoniennes, vente de bateaux militaires Français "mistrals" à la Russie, consommation de gaz Russe en Europe (essentiellement en Allemagne). De leur côté, les USA pourraient réussir un double coup économique et géopolitique si leur gaz de Schiste venait à se substituer au gaz Russe dans l’approvisionnement de l’Europe. Mais la Russie n’entend pas se laisser donner la fessée. Nullement impressionnée par les sanctions occidentales, elle envisage de remettre en question les inspections étrangères de son arsenal d'armes stratégiques (traité START) puis établit ses propres sanctions contre des responsables Etasuniens (tout en ratifiant le traité de rattachement de la Crimée). Enfin, elle poste ses troupes le long de la frontière Ukrainienne. Ne pourrait-elle pas elle aussi, souffler sur les braises dans l’est Ukrainien ? Et en Transnistrie ou en Gagaouzie, territoires pro-Russe au sein de la Moldavie qui vient juste de signer le pacte d’association avec l’Union Européenne ? Avec un possible effet domino. C’est peut-être cette capacité de nuisance réciproque qui laisse entrevoir une sortie de crise …

Jérôme Henriques


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45 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 7 avril 2014 09:05

    je crois que dans son arrogance les Etats-Unis ont grandement sous-estimé la Russie ...

    voir : LES ETATS UNIS SE CROIENT-ILS VRAIMENT LES MAITRES DU MONDE ?


    • asterix asterix 7 avril 2014 10:10

      Réponse à Robert : bien sûr, les Etats-Unis se croient les maîtres du monde. Le problème, c’est que tous ceux qui pensent l’inverse ou qui désirent que ce ne soit pas le cas doivent passer par l’imprimatur de l’extrême-gauche pour faire admettre leur opinion.
      Qu’attendent toutes les organisations syndicales, toutes les associations, tous les groupes de pression ou réputés tels pour manifester leur désaprobation ?
      L’OTAN, ses faucons et ses valets veulent nous mener à la guerre. Il est plus que temps de lui dire : NON ! Il y a bientôt des élections européennes : l’enjeu ce n’est pas la France, l’identité nationale, la destruction de notre tissu économique, la monnaie unique MAIS la paix en Europe !
      Où est le parti et même le seul homme politique mettant ce principe en avant ?
      Nulle part !


    • Armelle ARMELLE 7 avril 2014 13:58

      Totalement d’accord Astérix,

      Quand j’ai voté pour l’Europe, il y a bien longtemps, comme bcp de mes semblables, nous l’avons fait en visant cet équilibre que ce ’’bloc’’ pouvait apporter au niveau mondial et par conséquent, préserver la paix. Rien de cela ne s’est produit, le comble est qu’un ’’va t’en guerre s’est même permis d’aller guerroyer ’(enfin plutôt envoyer des soldats au casse pipe) au Mali, SEUL, moi je, moi président je !!! Finalement de l’Europe, nous n’en avons récolté que le mauvais, voire que le pire.
      Nous devrions sortir de l’Europe et de l’otan, vite fait, bien fait. Et c’est possible, ce n’est qu’une question de volonté politique. Et si par hasard un jour le FN prennait les commandes à l’issue d’un scrutin, il serait débile et crétin de penser que la seule raison viendrait d’une multiplication des ’’fachos’’ en France. 
      Et c’est bien dans cet esprit que l’UMPS, (plus européïste tu meurs) diabolise ce mouvement à longueur de temps. Quand à l’UPR les merdias n’en parle même pas (financement oblige).
      Quel monde pourri !!!




    • lsga lsga 7 avril 2014 14:18

      oops, c’est ici que je voulais mettre ce post :

       

      Alors pour rappel, les USA étaient contre l’intervention des européens en Ukraine.

       
      C’est en effet l’Oligarchie Française (TOTAL et la BNP) qui voulait pouvoir exploiter les ressources minières de l’Ukraine et de Crimée.
       
      Les USA, eux, veulent vendre leur gaz de Schiste à l’Europe. Leur intérêt était donc totalement contradictoire avec l’intervention française en Ukraine.
       
      En Ukraine, c’est l’impérialisme français caché derrière l’Union Européenne que vous voyez à l’oeuvre. 

    • Robert GIL ROBERT GIL 7 avril 2014 15:22

      asterix, armelle,
      ne soyez pas surpris notre bon patronat n’a pas attendu l’europe et nous avait meme averti, donc si nous sortons de l’europe que faisons nous de nos bons capitalistes...

      voir : LE PATRONAT AVAIT ANNONCE LA COULEUR DEPUIS LONGTEMPS


    • christophe nicolas christophe nicolas 7 avril 2014 22:58

      C’est un problème d’armes. Ils ont des armes secrètes qui les rendent persuadés d’être les plus forts. Il faut bien comprendre cela.

      En 1943 les américains découvrent l’antigravité par l’expérience de l’USS Eldrige selon les techniques de Nikola Tesla. Ils tuent l’équipage par accident malgré les oppositions du chercheur. 

      C’est la guerre froide, il récupèrent quelques crash d’ovnis, ils ont très certainement des contacts avec des extraterrestres essayant de les enfumer et eux essayant de les doubler, il ne faut pas rêver, ce n’est pas le règne de la confiance.

      A mon avis, il se créent une sorte de structure de recherche par les grosses firmes du complexe militaro-industriel en connivence avec des hommes d’état bien placés, des militaires, des espions, des mafieux. Un truc style corporatocratie plus ou moins officiel et bien sur les sionistes sont bien infiltrés dans le truc, faire appel à eux pour les boulots risqués évite de se compromettre officiellement. Ils disposent de gros moyens mais cela reste non officiel alors ils brouillent les pistes, laissent suggérer que c’est les alliens ou des programmes cachés officiels du gouvernement et alimentent les soupçons dans les deux sens sans oublier de faire de l’argent. Ce petit film a quelques erreurs mais c’est l’idée.

      Le jeu des alliens n’a pas beaucoup d’importance, ils enfument. Ils ne peuvent avoir qu’une annexion par allégeance voulue par nos chefs donc il leur faut un gouvernement mondial qui enfume le peuple et le mouiller dans des conneries.

      Les américains ne comprennent pas mais ils ont leurs super armes débiles qui impressionnent. De leur coté, les Russes ont des choses mais du point de vu théorique, ce n’est pas plus avancé. Ils maitrisent l’aspect IEM grâce à Sakharov.

      Evidemment, les gars qui financent les révolutions style Mc Cain sont à fond dans cette mouvance corporatocratie, ils se sentent pousser de ailes, ils mettent en œuvre leur stratégie. La dette des USA, ils s’en contrefoutent complétement, ils sont dans un trip de conquête mais ils ont tort. Pour maintenir leur domination, ils gardent le secret mais cherchent à comprendre comment les alliens voyagent dans l’espace et le fonctionnement de l’antigravité qui ne sont pas expliqués par les théories actuelles, il y a donc un système de surveillance mondial de la science très serré, sans doute par les Franc-maçons qui sont comme un réseau de renseignements..

      C’est là que j’interviens vers les années 2000, je suis repéré et surveillé, tout l’entourage est mis petit à petit sous contrôle et j’ai un traitre d’ami qui bosse chez Ineo-Cofely-Défense qui me vend, d’autres me pourrissent, tout le monde m’espionne, certains font du neuro piratage parce que je ne fais parti d’aucun réseau et on passe son temps à me critiquer sur la forme. Ca cause mais à ce stade ils n’ont pompé que des hypothèses et comme je me rends compte que « ça écoute » je travaille de tête pour les laisser montrer ce qu’ils savent faire, finalement que dalle en 10 ans. Puis mi 2012, j’écris la théorie de l’intrication et l’envoie partout dans le monde et ils me plantent en disant qu’ils se sont trompés sur le peu de résultats qu’ils avaient.

      Ca fait bizarre de se faire manipuler par des gens qui nous prennent pour des crétins mais aujourd’hui, les crétins n’ont qu’à les laisser dans leur merde puisqu’ils disent qu’ils ont raison. Comme ils ne peuvent pas faire marche arrière sans avouer, ils se sont coincés eux même. Je serais homme politique, je réorienterais sérieusement les primes et les budgets en évitant certains zigotos qui utilisent des ruses dignes de l’école maternelle et qui sont des trous noirs financiers sans fond, des « blacks programs ».



      • lsga lsga 7 avril 2014 15:59

        euh.. et ça te réjouit ?

         
        quand on vous dit que les nationalistes n’attendent rien d’autre qu’ « une bonne guerre ».

      • antyreac 7 avril 2014 14:08

        La meilleure solution de ne pas subir la loi de Moscou est de s’armer et est resté uni de préférence dans une organisation puissante comme l’OTAN


        • CN46400 CN46400 7 avril 2014 14:24

          Elle était où l’OTAN quand les nazis étaient devant Stalingrad ?


        • antyreac 7 avril 2014 15:52

          A l’époque l’OTAN n’existait pas

           mais l’urss a réussi à stopper les nazis puis les battre grâce à l’aide des alliées

        • wesson wesson 7 avril 2014 17:54

          bonjour Anty,


          « mais l’urss a réussi à stopper les nazis puis les battre grâce à l’aide des alliées »

          pas « à l’aide des alliés », mais « avant l’aide des alliés ». 

          Disons avant que cette aide ne fut massive. Car depuis l’arrivée d’Hitler au pouvoir et jusqu’à Koursk, les Américains n’ont fait aucune difficulté à fournir tout ce que demandait l’Allemagne et à crédit, alors que tout ce qu’as demandé la Russie devait être payé au comptant et en Or. 

          Après Koursk, lorsque de toute évidence les Allemands avaient perdu la guerre, rien n’était plus pressé pour les USA que de rentrer dans la partie pour aider « ce bon vieil oncle Joe ».

          L’apport réel des Américains : peut-être quelques mois de gagnés sur la reddition des nazis et tapis de bombe sur toute l’Allemagne et une bonne partie de la France.

        • lsga lsga 7 avril 2014 18:11

          et puis l’URSS de Staline était peut-être pire que l’Allemagne Nazi... 

          donc bon... 
           
          merci les russes !

        • antyreac 7 avril 2014 18:37

          Le programme Prêt-Bail (programme « Lend-Lease » en anglais) était un programme d’armement mis en place par les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, afin de fournir les pays amis en matériel de guerre sans intervenir directement dans le conflit (avant l’entrée en guerre des États-Unis). 

          Les livraisons se faisaient à plusieurs routes dont celles maritimes jusqu’à la péninsule de Kola et le long du détroit de Béring par les convois de l’Arctique et celle à travers l’Iran appelé le Corridor Perse. 

          aide a l URSS 

          Avions 14 795 
          Chars d’assaut 7 056 
          Jeeps 51 503 
          Camions 375 883 
          Motos 35 170 
          Tracteurs 8 071 
          Pièces d’artillerie 8 218 
          Mitrailleuses 131 633 
          Explosifs 

          80% du matriel de l armée Rouge etait made in USA 


          le Führer avait vue juste,...la victoire du Reich etait certaine sans l aide US.


        • antyreac 7 avril 2014 18:47

          Voici le récit plus exhaustif

           

        • alinea Alinea 7 avril 2014 20:07

          Permettez-moi de vous dire wesson que je me réjouis de chacun de vos commentaires !


        • wesson wesson 7 avril 2014 22:40

          Anty, j’extrait ceci de votre source :

          « Les principaux bénéficiaires du prêt-bail étaient le Royaume-Uni (31,4 milliards de dollars) et l’Union soviétique (11,3 milliards de dollars). »

          Ce qui veut bien dire ce que cela veut dire : Le prêt-bail est surtout allé aux Anglais.

          Et encore, l’article manque aussi d’une comptabilité détaillée par année, se bornant à donner un global « entre 1941 et 1945 ».

          Parce que avant 43, les soviétiques n’ont rien eu de ce programme. Et je dirais même que les Anglais n’ont eu en définitive que assez peu de livraisons avant fin 1942, à partir du moment ou les choses des nazis commençaient à salement leur coller au caleçon kaki.


        • wesson wesson 7 avril 2014 23:16

          « 80% du matriel de l armée Rouge etait made in USA  »

          je vous laisse libre de le croire.

          Je peux également dire que sans l’aide que Moscou a fourni à l’Allemagne jusqu’en 1941, cette dernière aurait été en pénurie de tout justement pour passer à l’attaque contre l’URSS. C’est assez ironique !

          et qu’il est aussi vrai que la Blitzkriek qui s’est passée en Pologne, puis ensuite en Belgique et en France s’est faite avec l’essence aimablement fournie à crédit par Texaco aux Nazis. L’essence, les Allemands n’en ont pas et n’en ont jamais eu, il fallait bien que quelqu’un la leur fournisse... et ça n’était pas les Russes.


        • moussars 8 avril 2014 11:42

          Mon beau-père était, de race mongole et non russe, et à tout juste 17 ans, soldat à Leningrad.
          C’est même là qu’il devint invalide de guerre et contina tout de même à se battre...
          Il n’a jamais vu un seul « machin amerloque » comme il me disait. Il aurait pourtant bien voulu...
          A l’époque des manipulations permanentes, sur toute la surface du globe, moi aussi, je peux sortir des rapports et autres études concoctés par qui vous savez...

          Un opposant à Poutine devant le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU


        • Laulau Laulau 12 avril 2014 17:06

          le Führer avait vue juste,...la victoire du Reich était certaine sans l aide US.

          le Führer a dit une connerie de plus ! La première défaite du Führer ça n’était pas en 1942 à Stalingrad comme les media le rabâchent mais un an plus tôt, fin 1941. Les allemands ont laissé les carcasses de la plupart des chars de leurs divisions blindés devant Moscou. A cette époque on était à quelque jours de Pearl Harbor, les USA n’étaient pas encore en guerre contre l’Allemagne et il n’y avait pas plus de prêt bail que de beurre au cul d’Hitler. Comme lors de la première guerre mondiale, les USA comptaient bien intervenir une fois les carottes cuites, ce sont les japonais qui en les attaquant leur ont forcé la main, le jeu des alliances provocant la déclaration de guerre de l’Allemagne.


        • Venceslas Venceslas 13 avril 2014 12:21

          Ou l’inverse, mais ce n’est pas un concours.


        • CASS. CASS. 13 avril 2014 19:33

          l’intérêt des patries et peuples d’ Europe ENTRE AUTRES est justement de surtout sortir de l’otan et de cette dictature totalitaire usuriére etc ue/US. De Gaulle les avaient vu venir il ne s’était pas trompé en virant la base militaire des yenkees de france et en envoyant promener leur OTAN et en gratifiant l’onu de machin


        • lsga lsga 7 avril 2014 14:17

          Alors pour rappel, les USA étaient contre l’intervention des européens en Ukraine.

           
          C’est en effet l’Oligarchie Française (TOTAL et la BNP) qui voulait pouvoir exploiter les ressources minières de l’Ukraine et de Crimée.
           
          Les USA, eux, veulent vendre leur gaz de Schiste à l’Europe. Leur intérêt était donc totalement contradictoire.
           
          En Ukraine, c’est l’impérialisme français caché derrière l’Union Européenne que vous voyez à l’oeuvre. 

          • alinea Alinea 7 avril 2014 14:32

            Excellente synthèse et beau travail ; merci l’auteur


            • Jérôme Henriques JeromeH 7 avril 2014 21:37

              Merci Alinéa smiley


            • howahkan Hotah 7 avril 2014 14:45
              Donetsk activists proclaim region’s independence from Ukraine

              les activistes de Donetsk proclament l’indépendance de la région vis à vis de l’ Ukraine....

              Pro-Russian protesters in Donetsk have seized the local power building, including the headquarters of the Security Service of Ukraine and proclaimed the creation of a People’s Republic of Donetsk.

              des protestant Pro Russe de Donetsk ont pris le bâtiment du pouvoir local, ceci incluant le quartier général des services de sécurité de l’Ukraine et ont proclamé la création de la république du peuple de Donetsk .


              • Laulau Laulau 7 avril 2014 15:03

                L’est de l’Ukraine bouge. Les russes qui habitent là bas ne voient pas très bien pourquoi ils devraient être ukrainien, parler ukrainien et en gagner deux fois moins que les autres russes. Bien sûr tout ça c’est la faute à Poutine, car il est bien évident que sans lui, ces gens qui aiment tant les financiers européens seraient prêts à crever la dalle comme les grecs pour leurs beaux yeux.

                http://www.liberation.fr/monde/2014/04/07/en-ukraine-l-administration-de-kharkiv-est-liberee-des-separatistes_993705


                • CASS. CASS. 13 avril 2014 19:40

                  moi je me renseigne chez allain jules etc et non sur la merdias de france sous occupation TOTALITAIRE de vous savez quoi.


                • leypanou 7 avril 2014 15:08

                  @auteur :

                  Je ne savais pas que Manon Loizeau avait fait un documentaire sur les révolutions colorées. Elle a été invitée à la télé une fois pour un documentaire sur la Syrie, un documentaire allant dans un seul sens qui prouvait par a plus b son parti pris flagrant (ce n’est pas du tout du Oliver Stone, loin de là).

                  Article bien documenté en tout cas qui se résume à ceci : en Ukraine, une oligarchie est remplacée par une autre et ce sont les Ukrainiens dans l’ensemble qui trinquent (l’ajustement structurel à la sauce FMI est en cours, dont le gaz à un prix exhorbitant). En tout cas, l’Ukraine fait partie de ces pays où l’empire a des visées et elle ne sera jamais tranquille jusqu’à ce que l’empire soit satisfait totalement.


                  • antyreac 7 avril 2014 15:16

                    Vous parlez de l’empire russe évidement....


                  • Jérôme Henriques JeromeH 7 avril 2014 21:37

                    Bonjour leypanou,
                    Moi c’est le contraire, je connaissais le documentaire mais pas Manon Loizeau. Je vous le conseille c’est très intéressant :
                    http://www.youtube.com/watch?v=gTsyVwdS9gw&nbsp ;


                  • paul 7 avril 2014 16:58

                     Anatomie d’un coup d’État « made in USA » (article de Rianovosti)
                      http://fr.ria.ru/presse_russe/20140407/200917572.html 


                    • lsga lsga 7 avril 2014 17:01

                      Les USA veulent vendre leur gaz de schsites aux européens.

                       
                      Ils étaient donc TOTALEMENT CONTRE l’accord entre l’Ukraine et l’Union Européenne.
                       
                      En effet, ce sont les oligarques français (TOTAL et la BNP) qui voulaient exploiter les ressources minières de l’Ukraine. 

                    • wesson wesson 7 avril 2014 18:08
                      Bonjour Isga,

                      « Les USA veulent vendre leur gaz de schsites aux européens. »

                      bon toi qui est cultivé, tu devrais arrêter avec ces conneries. Quel GDS les Américains pourraient-ils vendre ? Celui qu’il n’ont pas (ils sont toujours importateur net de 11% de leur gaz), liquéfié dans des usines et transportés dans des bateaux qui n’existent pas, à l’aide de ports qui seraient à construire tant aux USA que en Europe. 

                      Tout cela n’est pas sérieux, le GDS que les Américains voulaient vendre aux Européens, c’est du GDS qu’ils auraient extrait depuis des gisements Européens, depuis des sites qu’ils comptaient racheter aux pays en quasi-faillites comme l’Ukraine, justement
                      Sauf qu’ils sont en train de jeter l’éponge un peu partout (et même avant les événements Ukrainiens) car lesdits gisements ne se révèlent pas du tout aussi prometteurs qu’ils ne l’espéraient (déjà que aux USA ils sont en train de se prendre un mémorable bouillon sur le sujet).

                      La réalité est que le GDS est une immense bulle financière, qui va nous coller une autre crise splendide lorsqu’elle va faire POP, ce que je voit dans un horizon de 2 à 3 ans maxi. Et ça n’as rien à voir avec l’Ukraine.

                      En tout cas, on se raconte des histoires sur l’Ukraine. Le but des USA est tout simplement d’y foutre le bordel maximum, afin d’essayer de pénaliser le plus possible et l’économie Russe, et l’économie Européenne par la même occasion. Et plus que tout, les USA veulent éviter qu’il ne puisse jamais y avoir de partenariat stratégique UE/Russie. 

                      Et pour être tout à fait franc, ils sont en passe d’y parvenir.

                    • lsga lsga 7 avril 2014 18:12

                      ohlalalala...



                      tu sais pas utiliser Google ?
                       
                      tiens :
                       
                      Ce sont les Oligarques Français qui ont organisé la tentative de déstabilisation de l’Ukraine. Les américains étaient TOTALEMENT CONTRE. 

                    • lsga lsga 7 avril 2014 18:16

                      Tu ne sais pas utiliser Google ?

                       
                       
                       
                      C’est TOTAL qui aurait exploiter les ressources minières de la crimée si l’Oligarchie Française avait réussi son opération de déstabilisation. 
                       
                      Les USA étaient COMPLÈTEMENT CONTRE l’accord d’association UE-Ukraine. Ils cherchent au maximum à limiter le nombre de forages pétroliers et gaziers dans le monde pour augmenter la rentabilité de leurs investissements dans le Gaz de Schistes.
                       
                      c’est extrêmement simple à comprendre.
                       
                      mais, vous êtes toujours prêt à critiquer l’Impérialisme US, et jamais l’impérialisme Français. 


                    • Laulau Laulau 7 avril 2014 18:20

                      D’accord avec Wesson, à un détail près. La crise ukrainienne pourrait faire monter le prix du gaz en Europe. Il n’est pas impossible que ces jobards d’américains espèrent vider la bulle financière qu’ils ont créée autour du gaz de schiste en faisant payer ce gaz au prix fort aux européens en général et aux allemands en particulier. N’oublions pas que les USA ont l’habitude de traiter leurs « alliés » comme des paillassons. Bien sûr ils ne pourront fournir que pendant quelques années, juste le temps de récupérer un peu d’oseille et de nous mettre encore plus dans la m...


                    • lsga lsga 7 avril 2014 18:23

                      Laulau : c’est exactement la raison pour laquelle LA FRANCE a tenté de mettre la main sur les ressources minières de la Crimée et de l’Ukraine. 

                       
                      C’est TOTAL qui devait exploiter les ressources criméennes. 

                    • mmbbb 7 avril 2014 19:53

                      @ Par lsga Et bien a mon humble avis Total pourra repasser. Hollande a braque Poutine celui ci est rancunier et l’Ukraine n’est ni le Mali ni la Lybie L’embrasement de cette region serait une catastrophe pour l’Europe et l’Allemagne ( encore elle ) est le principal partenaire de la Russie Ce pays aura tiur a perde Hollande est le toutou d’Obama et il dessert les interets de la France d’autant plus que les americains ne nous font pas de cadeau Les meventes du Rafale par exemple La Russie a te humilie depuis dix ans Poutine a la fierte du peuple russe n’oublions pas et de plus il a la bonbinette 


                    • alinea Alinea 7 avril 2014 20:08

                      votre lien est introuvable !!


                    • wesson wesson 7 avril 2014 23:25

                      "C’est TOTAL qui aurait exploiter les ressources minières de la crimée si l’Oligarchie Française avait réussi son opération de déstabilisation. « 

                      Tu rêves là. Les »ressources minières de la Crimée« sont inexistantes - c’est une île et pas très haute en plus. Quand au large, d’abord ces ressources ne sont pas prouvées (et par définition, toute celles que l’on trouve maintenant est plus compliquée, dangereuse et chère à extraire que la précédente). Et je ne suis pas certain qu’il y ai eu quelqu’un d’assez stupide chez Total pour croire qu’ils pourraient planter un tuyau au large de la Crimée sans que les Russes ne soient d’accord ...

                      En tout cas si il y avait bien des pourparler entre les autorités Ukrainiennes et Texaco, cette dernière avait finalement jeté l’éponge en Janvier 2014, c’est à dire avant que Maidan ne parte en live !

                      Et pour finir, Isga, te voir qualifier Total »d’impérialisme Français" alors qu’il s’agit d’une multinationale qui à ce titre là n’a plus vraiment de pays d’attache, c’est un peu fort pour un mec comme toi qui croit encore dur comme fer à l’internationale.

                      L’internationale, elle est là, mais sur les entreprises, pas sur le genre humain.


                    • wesson wesson 7 avril 2014 22:44

                      De toute manière les gars, impérialisme Français, Européen, Américain ou pas, regardez bien l’Ukraine ces prochains jours. Elle risque de se réveiller un beau matin avec toute la partie Est autour des régions de Karkhov, Lougansk et Donetsk organiser des référendums pour joindre la Russe sous protection de l’armée Russe.


                      • emphyrio 8 avril 2014 09:19

                        Commencer cet article en citant l’ouvrage clé de la stratégie états-unienne du XXIe siècle, actuellement à l’oeuvre, pour ensuite décrire les efforts de rattachement de l’Ukraine à l’UE et à l’OTAN, démontre s’il en était besoin que l’Union européenne est un instrument de neutralisation de la puissance russe par les USA. La volonté d’adhésion du « peuple » ukrainien étant largement sujette à caution, il est difficile de comprendre les avantages de l’UE à ce nouvel attelage. La politique étrangère brouillonne et téléguidée de l’UE, contrevenant par ailleurs à ses propres intérêts, va en précipiter la fin.



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