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RD Congo – Kabila – population : L’article 64 et les « baïonnettes intelligentes »

Le président Joseph Kabila a annoncé samedi 28 novembre 2015, la tenue d’un « dialogue national » dont l’objectif affiché est de « relancer le processus électoral et garantir la paix pendant et après les élections ». Dans la foulée, il a affirmé que l’Etat n’a pas assez d’argent pour financer les élections et qu’il faudra négocier des compromis politiques. Pour ses opposants, ces compromis devraient consister à garantir son maintien au pouvoir avec la caution des partis attirés au « dialogue ». Dès lundi 30 novembre, les principales formations de l’opposition ont annoncé qu’elles ne prendraient pas part à ce dialogue, évoquant une manœuvre destinée à provoquer un glissement du calendrier électoral. Depuis, ces plateformes de l’opposition appellent les Congolais à « se lever et à marcher pour sauver la démocratie et la Constitution ». Un appel qui rejoint celui des évêques qui, six jours auparavant, avaient affirmé que l’avenir du Congo réside incontestablement « dans la sauvegarde de l’intégrité du territoire national, le respect de la Constitution, (…) et la tenue des élections libres et transparentes dans les délais constitutionnels ». Ils ont pris l’engagement de mener une éducation civique de la population dans l’esprit de l’article 64 qui dispose que « Tout congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou tout groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la Constitution ».

Il devient ainsi évident qu’une ligne de fracture est en train de se creuser antre d’un côté, la population menée par l’opposition et la société civile, derrière les évêques, et, de l’autre, Kabila et « les durs du régime ». Compte tenu du rejet profond et massif du régime dans les masses populaires, on peut considérer que le pays s’achemine droit vers un face-à-face sanglant entre une population décidée à faire respecter sa Constitution et un président décidé à se maintenir au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles, y compris par les armes. Nous allons rappeler les préparations militaires que le régime Kabila met en œuvre avant d’examiner les hypothèses sur l’issue du face-à-face avec la population qui se profile à l’horizon, et dont le compte à rebours semble maintenant enclenché.

Une collection de « machines à tuer »

Dans son article du 27 novembre 2015, l’analyste des questions militaires et sécuritaires Jean-Jacques Wondo[1] fournit des détails impressionnants sur les acquisitions militaires et des formations des forces spéciales en missions pour infliger des coups fatals aux contestataires du régime. Sur le site militaire de Kibomango, près de Kinshasa, Kabila forme 5.000 éléments appelés « fourmis »/« abeilles » et recycle 3000 anciens militaires. D’autres se trouvent au Katanga. Ils achèveront leur formation en 2016. Pendant les exercices de footing (jogging), ces recrues chantent et dansent les armes à la main qu’ils verseront leur sang pour Kabila (le Boss[2](pas pour la patrie), « même si la RDC doit être transformée en un grand cimetière ». Sur le même site de Kibomango, les GR, la garde prétorienne de Kabila, s’entraînent régulièrement aux exercices de tirs avec des chars T-80 russes et aux véhicules blindés Praga et BMP-2 achetés dernièrement en Serbie.

Outre les fourmis et les abeilles de 2016, il y a environ 3000 jeunes soldats, issus du recrutement de 2012-2013, qui étaient formés dans le centre d’instructions de Lokandu au Maniema et qui sont arrivés à Kibomango afin d’y être recyclés par les instructeurs égyptiens pour servir dans la GR. Ce contingent est mis à la disposition du Commandant de la Garde républicaine, le général Ilunga Kampete, afin de restructurer ce corps dans la perspective des missions au Katanga où on redoute des troubles sérieux en 2016[3]. Il s’agit de renforcer particulièrement la 11ème brigade d’infanterie spéciale GR du camp Kimbembe à Lubumbashi. Le choix des troupes, en majorité non katangaises, procède de l’analyse selon laquelle « elles seront impitoyables lorsqu’il s’agira d’aller réprimer les Katangais ».

A Kinshasa, depuis le soulèvement populaire de janvier 2015 contre une loi qui consacrait le glissement du calendrier électoral, la ville est quadrillée par les éléments de la Garde républicaine. Les patrouilles[4] sont renforcées par quatre régiments commandos formés par des Chinois. Ces éléments sont répartis dans les quatre districts de la capitale (Tshangu, Funa, Lukunga et Mont-Amba). De la Russie, Kabila a obtenu des véhicules blindés équipés d’un système de conduite Glonass (l’équivalent du GPS mais version russe) ainsi que des téléphones satellitaires fixes cryptés iridium. Ces matériels ont pour objet de lui permettre de communiquer directement avec les unités sans passer par les terminaux (centrales) habituels qui sont surveillés par la MONUSCO et les ambassades occidentales[5]. A côté des Chinois et des Russes, des Israéliens ont été mis en contribution[6] avec des drones[7] stockés au centre de formation et de casernement des GR à Kibomango dans la commune de la Nsele, à l’Est de Kinshasa[8].

A Kingakati et à Mbakana, Kabila entrepose du matériel de lutte urbaine dont des véhicules blindés PVB Divdori2 de marque géorgienne, achetés récemment. Selon une source de l’intendance militaire, « ces engins serviront à renforcer les unités d’intervention urbaine ». Sur le site stratégique militaire de la GR de Mbakana, où sont déployés notamment des missiles sol-air et sol-sol ainsi que des lance-roquettes multiple TOS-1 Buratino, des experts russes et nord-coréens assurent la maintenance. Un bateau cargo égyptien contenant des armes et des munitions a accosté à Boma le 20 novembre 2015. Parti du port d’Alexandrie, il avait à bord 10.000.000 de cartouches de fusils d’assaut Kalachnikov AKM (AK-47) de 7,62 mm ainsi que 2.000.000 de cartouches de mitrailleuses lourdes de 12,7 mm DSHK. La cargaison contenait également 12.500 fusils d’assaut AKM et 1500 fusils mitrailleuses PKM version égyptienne du PKM russe de 7,62 mm ainsi que des mitrailleuses lourdes DSHK et des lance-roquettes RPG-7 et RPG-16[9], version égyptienne. Le bateau a été affrété par le gouvernement égyptien et a été convoyé le mardi 24 novembre 2015 vers le site de la GR de Kibomango. Ces matériels ne sont pas destinés au corps logistique des FARDC mais bien à la garde prétorienne de Kabila qui se renforce pendant que le reste de l’armée est laissé à l’abandon, plusieurs unités, y compris sur le front de l’Est, n’étant plus payées depuis des mois.

Parallèlement à la sur-militarisation du régime, celui-ci se livre à une forme de « chantage à l’apocalypse ». En substance, « si vous ne venez pas dialoguer avec moi ou si vous essayez de me faire partir, il va y avoir un massacre ».

Peut-on encore éviter le carnage ?

Face à une telle armada et à la politique annoncée de la terre brûlée, il ne faut guère se faire d’illusion. Joseph Kabila se prépare pour mater dans le sang le mouvement de contestation qui gronde à travers le pays. Il enverra des unités de l’armée avec pour ordre de tuer sans compter. Déjà, en janvier 2015, selon les indiscrétions recueillies dans l’entourage présidentiel, Kabila fut furieux contre les officiers de l’armée et de la police pour ne pas avoir assez réprimé les manifestants. Nombreux savent que « s’ils ne font pas le carton », ils pourront perdre soit leurs postes soit des avantages matériels.

Dans une précédente publication[10], nous avions énoncé quelques mesures qui peuvent être prises pour affaiblir la machine de répression du régime. Nous avions proposé, par exemple, que les GR, la garde prétorienne de Kabila, puissent être dessaisis de leurs armes lourdes et chimiques bien avant le début du scrutin. Si les forces d’opposition et de la société civile entreprennent des démarches auprès des partenaires extérieurs de la RDC, il est possible que le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une Résolution exigeant le désarmement des GR. L’ONU étant déjà au Congo, par la MONUSCO, elle pourrait parrainer ce désarmement. Bien qu’étant l’unité la mieux équipé du pays, les GR représentent un danger permanent en ce sens qu’ils ne sont contrôlés par aucune autorité étatique, autre que Joseph Kabila en personne. C’est donc une milice personnelle, et il est inenvisageable qu’un parti se présente aux élections avec l’appui de sa milice alors que les autres partis se présentent les mains vides.

Nous avions également proposé qu’une liste des dignitaires du régime et des officiers de l’armée et de la police soit établie ainsi que la liste de leurs biens et l’identification de leurs comptes bancaires au pays et à l’étranger. Que ces personnalités ainsi que leurs patrimoines, soient rigoureusement placées sous surveillance. Leurs biens et leurs comptes bancaires pourront être saisis pour assurer l’indemnisation des victimes de la répression annoncée. Cette surveillance peut être intégrée dans le projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, si l’opposition et la société civile parviennent à convaincre les partenaires extérieurs de la RDC de la menace du massacre qui se profile à l’horizon.

Enfin, nous avions proposé que la Cour pénale internationale commence à délivrer des mandats d’arrêt. Cette juridiction avait annoncé qu’elle suivait avec attention les tueries qui se commettaient en marge de l’élection présidentielle de 2011[11]. Mais, depuis, la Juridiction de La Haye est restée inaudible. Le massacre de janvier 2015 aurait peut-être été évité si des officiers de l’armée et de la police impliqués dans les tueries de novembre 2011 avaient été arrêtés et envoyés dans les couloirs de Scheveningen. Il est donc tout à fait possible que les efforts visant à alerter l’opinion et les instances internationales sur le carnage qui se prépare soient vains. Dès lors, il appartiendra aux Congolais d’assumer seuls les risques de la lutte pour le respect de leur Constitution et contre une nouvelle présidence à vie. C’est toujours par un sacrifice qu’un peuple accède à la liberté et à la démocratie. Les Congolais vont donc descendre dans les rues pour exiger la fin du régime-Kabila. L’armée et la police vont être envoyées pour « tuer » afin d’assurer le maintien du pouvoir en place. Reste que, pour un peuple qui ne s’est toujours pas remis de l’interminable règne de Mobutu (32 ans), il est hors de question qu’il cautionne une nouvelle présidence à vie.

Face-à-face meurtrier ou « baïonnettes intelligentes » ?

Les Congolais ont globalement compris les menaces que profère le régime contre la vague de contestation qui gronde à travers le pays annonçant un bain de sang. Oui, mais le bain de sang est déjà là, et dure depuis l’arrivée des deux Kabila sur le sol congolais dans les rangs des armées du Rwanda et de l’Ouganda. En effet, au moment-même où le discours de Joseph Kabila était diffusé, à Kinshasa, un effroyable massacre se commettait dans le pays, à Beni[12]. Le Congo sous Kabila, c’est à peu près un grand massacre chaque semaine. A Kinshasa-même où Kabila tenait son discours, la population vit aux côtés d’un énorme charnier, le charnier de Maluku[13].

Les Congolais vont donc inévitablement descendre dans les rues au vu des appels à l’article 64 de la Constitution qui se multiplient à travers le pays. Ils vont se retrouver en face de leurs compatriotes en uniformes et en armes. Un face à face dont il vaut mieux prévenir les militaires et les policiers du risque personnel que chacun prendra, et pour le reste de sa vie. Ce risque personnel se résume autour de la notion « les baïonnettes intelligentes ».

La théorie des baïonnettes intelligentes, en droit pénal, signifie qu’un soldat (la baïonnette) ne peut pas se justifier d’avoir commis un crime en disant simplement « j’ai obéi aux ordres ». Lorsqu’un ordre est manifestement illégal (par exemple tirer sur la population), le soldat sera reconnu coupable au même titre que ses supérieurs qui lui ont donné l’ordre. Le soldat doit refuser d'exécuter un ordre manifestement illégal[14]. Depuis le procès de Nuremberg où furent jugés les cadres du régime nazi d’Adolf Hitler, le droit international impose le devoir de désobéir à un ordre manifestement illégal. Cette règle de la charte de Nuremberg a été reprise dans de nombreux autres instruments internationaux, comme le Statut du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, le Statut du Tribunal pénal international pour le Rwanda et le Statut du Tribunal spécial pour la Sierra Leone. Autrement dit, lors du face-à-face qui s’annonce, chaque soldat, chaque policier, officier ou subalterne, doit être conscient que les crimes qu’il sera amené à commettre, au nom du régime, il sera seul à en assumer les conséquences, parce que le règne de Kabila, quel que soit son niveau de militarisation, est condamné tellement il est rejeté par la population. Et comme après la fin de tout régime sanguinaire, il faudra que les personnes qui l’avaient servi avec zèle rendent des comptes à leurs victimes et à la population qu’ils avaient maltraitées sous les ordres de « leur président ». En tout cas, longtemps après le règne de Mobutu, plusieurs anciens soldats FAZ continuent de subir les conséquences de leur zèle durant le règne du Maréchal zaïrois, pourtant de loin moins atroce que celui des « deux Kabila ». Personne ne dira qu’il n’était pas prévenu. D’autant plus qu’aujourd’hui, déjà, des dizaines de noms des soldats et des officiers impliqués dans les tueries de janvier 2015 circulent dans la perspective de possibles mises en accusation devant la CPI.

Boniface MUSAVULI

 

[2] « Le Boss » = mot utilisé dans le microcosme politique de Kinshasa pour désigner Joseph Kabila.

[3] JJ Wondo Omanyundu, « RDC : Une situation politique et sécuritaire pré-explosive dans l’ex-Katanga ? », desc-wondo.org, 8 décembre 2015, http://desc-wondo.org/fr/rdc-une-situation-politique-et-securitaire-pre-explosive-dans-lex-katanga-jj-wondo/#sthash.Im6lXjv6.dpuf

[4] Ils mènent des patrouilles militaires (et non policières) alors que le pays n’est pas en état de guerre, en tout cas pas à Kinshasa.

[5] Principalement l’ambassade des Etats-Unis via les antennes de la NSA déployées à Kinshasa. Le régime a également mis en place un dispositif d’interception des communications par le système d’écoutes Random ciblant des personnalités et des organisations comme les diplomates accrédités à Kinshasa, la MONUSCO (Mission des Nations-Unies au Congo), les organismes dépendant du système des Nations unies (HCR, PNUD, BCNUDH , Organisation internationale de migration (OIM)) ; des ONG comme Human Rights Watch (HRW), les ambassades occidentales : USA, Canada, pays de l’Union européenne ; les autorités civiles et militaires de la RDC , les principales figures de l’opposition, de la société civile (ASADHO, VSV, Lucha,…) et même de la majorité présidentielle (MP) ainsi que les mandataires des grandes entreprises publiques et privées, les hauts magistrats, les membres de la CENCO (évêques catholiques).

[6] Les instructeurs israéliens se trouvent également au centre d’instruction de Kipopo ( 20 à 30 km au nord-ouest) de Lubumbashi dans le Haut-Katanga sur la route de Sakanya pour former les fourmis de 2016 (unités d’infanterie spécialisées en combats urbains et lutte anti-terroriste).

[7] Ces drones à quelles fins ? Contre les opposants ou l'ennemi qui se promène librement à l'Est de la RDC ?

A cette question, une source militaire présidentielle répond : « Contre les opposants car les évènements de janvier 2015 ont pris le régime de Kabila de court. Et depuis lors, le boss a dit à son staff : Plus jamais ça ! C’est ainsi que les experts israéliens qui ont l’habitude de gérer des foules violentes avec l’intifada dans les territoires occupés, sont venus à Kinshasa pour évaluer la situation et tirer les leçons de janvier 2015 ».

[8] Il s’agit des drones livrés en début octobre 2015 par Israël via la société israélienne de sécurité privée BTS (Beni Tal Security), dont des UAV (des drones moyens) de type searcher, non armés ainsi que de drones légers mini-UAV de types bird eye 600 – ayant un rayon d’action (range) de 10 Km - non armés aussi. Ils ont une autonomie de vol d’environ 2 heures. 24 ingénieurs israéliens de la firme BTS se trouvent actuellement en RDC pour la mise en œuvre de ces engins. Par ailleurs, 68 pilotes et mécaniciens congolais de ces drones se trouvent à Eilat en Israël depuis le mois d’août 2015 pour suivre les formations spécifiques à leur utilisation. Le chef des renseignements militaires, le général Jean Claude Yav Kabej, se rend régulièrement en Israël pour s’enquérir du suivi de ce programme stratégique.

[9] Lance-roquettes antichars portatifs russes.

[11] Pour rappel, l’armée et la police avaient massacré un groupe de militants de l’UDPS, le parti d’Etienne Tshisekedi, le 26 novembre 2011 près de l’aéroport de Ndjili.

[13] Dans ce charnier gisent 425 corps qui, selon Radio Okapi, sont des victimes de la répression des manifestants de janvier 2015 contre la « loi Boshab » qui assurait un glissement du calendrier électoral. Pire, de l’aveu-même du gouvernement, il y a plusieurs charniers comme celui de Maluku à travers le pays. Cf. http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/rd-congo-cadavres-de-maluku-le-165854

[14] Car même l'engagement militaire ne saurait faire disparaître la conscience - l'intelligence - de ses actes.

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3 réactions à cet article    


  • asterix asterix 10 décembre 2015 13:55

    Kabila fils ( ? ) n’a pas d’argent pour organiser des élections, mais bien pour s’acheter des armes qu’il retournera contre son ( ? ) peuple. Le Congo n’est pas une nation d’hommes et de femmes mais une réserve de minerais pour les grandes puissances.
    Au moins 7 millions de morts en dix ans. Bien plus qu’en Syrie et le monde s’en fout.
    Ce n’est qu’avec un travail de fond comme le tien qu’il finira par ouvrir les yeux.
    Courage, Musa. Courage...


    • L'enfoiré L’enfoiré 10 décembre 2015 17:33

      Bonjour Musa,  

      Beaucoup de nos compatriotes connaissent bien le Congo pour y être resté pendant des années d’occupation coloniale. 
      Du Congo, puisque je n’y ai jamais été, je n’en ai parlé qu’à la suite de deux anniversaires : celui du musée à Tervuren et du cinquantenaire de l’indépendance.  
      De cette chanson « Indépendance, cha cha », on en est loin.  
      Je suppose que vous avez remarqué que dans beaucoup de pays africains, les grandes idées démocratiques de limiter la durée des présidences, est en recul. Le culte de la personnalité est de plus en plus vivace. Mobutu de 1965-1997.  
      La chute du mur de Berlin va achever le régime mobutiste. Privé de ses généreux soutiens extérieurs qui le soutenaient comme « rempart au communisme » depuis son accession au pouvoir, Mobutu se retrouve en quelque sorte isolé face à son opposition intérieure.  
      Laurent Désire Kabila jusqu’en 2001 à son assassinat.
      Joseph Kabila devrait céder son tablier en 2016. Il fera tout pour augmenter sa popularité.
      L’opposant de toujours Etienne Tschisekedi a cru en 2011 renversé le pouvoir. .

      • MUSAVULI MUSAVULI 15 décembre 2015 04:17

        @L’enfoiré,
        Kabila n’a aucune chance d’augmenter sa popularité. Il mise sur une répression militaire à grande échelle à travers le pays. C’est pourquoi il achète des armes au lieu de financer le processus électoral. S’il parvient à se maintenir au pouvoir, ce sera au prix de massacres. S’il est renversé par la population, les victimes auront le statut de « martyrs » dans le Congo de demain.

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