Caroline Fourest, de l’obsession à la malhonnêteté journalistique
Tout juste un mois après la diffusion du reportage de Caroline Fourest sur les « Obsédés du complot » où notre association fut "mise à nu", nous avons dû faire face à la "dure réalité" et en tirer les tristes conséquences. Oui, Caroline Fourest a raison, nous sommes bien trop méchants avec les journalistes. Il faut dire que depuis 2006, nous trépignons avec un peu trop d’impatience que les médias daignent enfin s’intéresser au 11-Septembre. Mais il ne faut pas s’étonner en revanche de la piètre consistance d'un tel reportage de sa part. Outre le fait qu’elle ait pour compagne Fiammetta Venner, l’auteure d’un livre à charge sur Thierry Meyssan, il est tout aussi significatif de regarder l'origine et les accointances d'un tel parti pris. Si elle n’est pas la seule à produire toutes sortes d’amalgames, on remarque par contre une certaine collusion de personnalités médiatiques aux avant-postes de cette propagande. Parmi elles se dégage notamment un groupe composé d’anciens de l'histoire récente de Charlie Hebdo et du Cercle de l’Oratoire. Pour eux, le choc des civilisations et la défense de la version officielle du 11-Septembre n’est qu’un seul et même combat. La dernière assimilation de Caroline Fourest à l’extrémisme n’est donc qu’une énième contribution de ce petit monde à la caricature d’un mouvement qui semble déranger leur prêt-à-penser et enrayer le moulin de leur fond de commerce.
- Allez, 4,4% de crédibilité sur le site de France 5, c’est déjà mieux que Jacques Cheminade aux éléctions...
I. Construction d'un parti pris
En tout cas, il faut croire que notre association n’a pas grand-chose à se reprocher vu qu’elle n’a rien trouvé de sérieux à nous coller sur le dos afin de nous traiter directement d’extrémistes. Non, elle a juste procédé par assimilation. Par ailleurs, elle affirme n’avoir trouvé qu’un seul conspirationniste (Jacques Cheminade) pour accepter de débattre avec elle : nous ne sommes donc pas des conspirationnistes à ses yeux vu qu’elle ne nous a jamais contactés ! C’est sympa de sa part d’avoir au moins permis de préciser cela. C’est donc sur une autre (grosse) ficelle que l’intrépide journaliste a dû tirer, celle de la critique violente et injuste des médias [1]. ReOpen911 s'est alors retrouvée disséquée dans la partie « Haro sur les médias ». Elle avait envoyé pour cela un caméraman de Street Génération et une équipe de la société de production Et la suite... à une de nos expositions de rue, ainsi qu’à la projection-débat du film Epouvantails, autruches et perroquets d’Olivier Taymans [2].
Mais qu’a-t-elle retenu finalement de ces deux jours de tournage ? Eh bien qu’un certain « Jean-Claude », militant parmi tant d’autres mais celui-ci en particulier, avait eu des mots quelques peu désobligeants à l’encontre des journalistes qui, comme Caroline Fourest, sont tous vierges ascendant balance, c’est bien connu. Après tout, ce n'est pas comme si eux nous traitaient de tous les noms depuis plus de 10 ans. Certes, ses mots n’étaient peut-être pas les mieux choisis, mais étaient-ils représentatifs du reste des débats ? Pourquoi donc s’arrêter sur un seul exemple sinon pour figurer un parti pris ? Si la méfiance vous fait passer pour un paranoïaque, la liberté d’accès vous rend vulnérable aux caricatures. De notre côté, nous avons toujours fait le choix de rester disponibles et ouverts, sachant que la profession ne se résume pas à des Caroline Fourest, des Stéphane Malterre, des Ted Anspach ou quelques autres du même cru [3].
Taymans, Fourest : qui pratique l’amalgame ?
En ce qui concerne le film d’Olivier Taymans, Caroline Fourest dit que « c’est un peu la thèse du film Epouvantails, autruches et perroquets » que d’avoir « cette capacité à se passionner pour des théories visiblement orientées et peu fiables, tout en accusant les journalistes refusant cette propagande de pratiquer la désinformation. » Or, il suffit de regarder ce film pour s’apercevoir que c’est le commentaire de Caroline Fourest qui est orienté et peu fiable. Au contraire, Olivier Taymans tient des propos bien plus nuancés sur les journalistes que Caroline Fourest sur ceux qu’elle qualifie sans discernement de conspirationnistes. Son film laisse d’ailleurs longuement la parole à plusieurs journalistes norvégiens et à Jean-Jacques Jespers, professeur de déontologie de l’information à l’Université Libre de Bruxelles, auprès duquel Caroline Fourest aurait sûrement deux ou trois choses à apprendre. Et c’est exactement le même discours qu’Olivier Taymans tenait dans une interview au Cercle des Volontaires, juste avant de s’entretenir avec l’équipe de journalistes venue l'interroger pour le compte de Caroline Fourest. Cependant, elle a fait le choix de ne rien retenir de cet entretien au montage. Pourquoi ? Peut-être parce qu’Olivier Taymans n’était pas assez « conspirationniste » ou « extrémiste » pour symboliser le parti pris de son documentaire...
Olivier Taymans n’a pas manqué néanmoins de réagir avec humour, en remerciant la journaliste « de confirmer et d’illustrer avec autant de candeur les grandes lignes de la réflexion que porte [son] film. » Il montre effectivement que le documentaire de Caroline Fourest peut se résumer à une suite d’amalgames, d’omissions et de distorsions dont il dresse aisément les grandes lignes. Du personnage de Thierry Meyssan présenté comme un éternel épouvantail, au moins sulfureux mais peu crédible Jacques Cheminade, voilà une image bien peu représentative du mouvement pour le journaliste belge. Il se demande logiquement si dans ces conditions, on peut parler d’un travail « honnête, équilibré et représentatif. »
En effet, Caroline Fourest ne parle à aucun moment des familles de victimes, des pompiers, des rescapés, des témoins, des agents gouvernementaux, des universitaires, des journalistes, des différentes associations professionnelles ou encore des millions de simples citoyens qui comme nous, n’ont rien à voir avec l’Ayatollah Khomeini ou les petits hommes verts, mais réclament tout simplement une véritable enquête indépendante [4]. En revanche, si vous avez regardé ce reportage, vous aurez sûrement entendu parler de complot, de théorie du complot, de complotiste, de conspiration ou de conspirationniste (à 55 reprises, le tout en 52 minutes).
De la théorie à la pratique du journalisme
Dans le second volet de sa série documentaire, Caroline Fourest a donné la parole à des musulmans laïcs et modérés qui représenteraient l’islam à ses yeux, mais elle voudrait nous faire croire qu’elle n’a trouvé personne pour parler sérieusement du 11-Septembre. Son passage sur la radio Le Mouv' renseigne un peu plus sur le biais de la journaliste. Quand elle fut interrogée sur l’absence d’une personne comme le journaliste Eric Laurent, auteur de la Face cachée du 11 septembre, afin de balancer son réquisitoire, elle esquiva purement et simplement la question de Didier Si Ammour dans un prodigieux détournement de sujet en direct. Comme le dit Eric Laurent dans son livre, « le silence est le plus sûr moyen de tuer la vérité » et Caroline Fourest nous en fait la brillante démonstration.
Son entretien avec Fabrice Arfi ne relève pas moins de l’hypocrisie en tandem : « Qu’il y ait des questions qui se posent autour de la grande histoire et du grand récit du 11-Septembre, c’est une évidence » et « ce sont des questions qu’il faut mettre sur la table et dont il faut débattre démocratiquement » assure-t-il. Mais s’il est « sain de se poser des questions » comme nous dit le journaliste de Mediapart, nous sommes malheureusement bien seuls à les poser. Car où peut-on trouver ce débat et ces questions dans les médias français ? Nulle part. Par exemple, il lui semble évident que « des questions se posent sur les manquements des services de renseignement » mais il ne s’interroge à aucun instant sur les manquements de la presse à les examiner ou même à les rapporter. C’est une association de bénévoles qui se charge pendant ce temps de traduire et de relayer, à la place des médias traditionnels, les propos de l’ancien responsable du contre-terrorisme Richard Clarke, ceux du sénateur Bob Graham ou ceux de l’agent du FBI Ali Soufan, qui n’ont certainement rien à voir avec des conspirationnistes et qui tentent justement d’informer sur ces questions-là.
Caroline Fourest prétend également que Mediapart aurait démonté « point par point » les arguments de Loose Change et de ReOpen911 : c’est totalement faux. Les seuls articles de Mediapart sur le sujet se limitaient à une série estivale sur les « théories du complot », traitées principalement sous l’angle sociologique. Notons que Fabrice Arfi n'a pas pris la peine de corriger cette information. Nous avions d’ailleurs regretté dans notre réponse à Mediapart que le site d'information ait « choisi d’enfermer le développement de son enquête dans une impasse de clichés concernant le 11-Septembre au lieu d’opposer des faits tangibles aux théories qui entourent ce drame. »
« Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ! »
Le journalisme, par essence vertueux, se présenterait alors comme « l’antidote » aux théories du complot, sans imaginer une seconde qu’elles pourraient être au contraire un des symptômes d’une presse malade. Si l’internet permet en effet la propagation de théories plus ou moins fumeuses sur le 11-Septembre, ne sont-elles pas aussi le reflet peu glorieux d'une incapacité des médias à traiter de ce sujet complexe, et qui mériterait bien plus de nuances et de considérations qu’un pseudo-documentaire de Caroline Fourest ?
Son reportage sur les « obsédés du complot » démontre finalement la dissension qui existe entre le discours et l’action journalistique appliquée au 11-Septembre. En gros, c’est « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ! » Elle conteste par exemple qu’on puisse se demander « à qui profite le crime » mais ouvre pourtant son documentaire en se demandant « à qui profite leurs théories du complot. » Cela rejoint le discours convenu de la journaliste qui déclare dans sa conclusion que « les théories du complot auront longtemps du succès, grâce à un savant mélange entre des parcelles de vérité et de vrais fantasmes. » La preuve en est qu’elle réussit très bien sa propre carrière en usant des mêmes méthodes, tout en concluant (sans rire) qu’ « en face, le journaliste se sent parfois désarmé, mais doit s’obstiner à faire douter, de tout, sauf des faits. [5] » Sortez les violons. Il est pourtant incontestable que les médias français n’ont que très rarement laissé de place au doute sur le 11-Septembre et n’ont jamais vraiment permis de débattre des faits dont ils occultent une bonne partie depuis plus de 11 ans [6]. Cependant, lorsque des journalistes comme Hélène Bekmezian dans Le Monde ou Nora Boubetra sur France 3 ont osé amener ce débat du 11-Septembre hors de la toile, ce n’est autre que Rudy Reichstadt, contributeur de la revue Prochoix de Caroline Fourest, qui s’est chargé de leur tirer dessus ici et là [7]. Selon toute vraisemblance, Prochoix n'est pas une revue qui donne le choix de se faire sa propre opinion sur le 11-Septembre... [8].
Militante contre l’extrémisme mais donneuse de leçon peu exemplaire sur le vivre ensemble, Caroline Fourest cumule bien des paradoxes. Opposante déclarée du Front National, elle a été maintes fois critiquée pour jeter de l’huile sur le feu de l’islamophobie, un terme qu’elle récuse par ailleurs sur la base d’arguments parfaitement fallacieux. Pendant ce temps, elle s’arroge le droit de décider à la place des musulmans de France qui sont leurs représentants légitimes dans son deuxième reportage. En 2012, les Indivisibles lui ont également décerné un « Y'a Bon Award », prix humoristique contre le racisme auquel la militante de la liberté d’expression à géométrie variable a répondu avec beaucoup moins d’humour… en trainant l’association et son jury en Justice. De même, celle qui enquête sur les liens qui unissent les extrémistes entre eux, pourrait presque enquêter sur elle-même tant elle multiplie les relations douteuses. Mais quand on sort une série de reportage sur les extrémistes, tout en en préparant un autre à la gloire d’un groupe se qualifiant lui-même de « sextrémiste » et condamné par l'ensemble de la classe politique française, on n’est pas à une contradiction près… [9]
Pour prolonger la critique de ce documentaire, nous vous suggérons de lire l'interview qu'Arno Mansouri, directeur des Editions Demi-Lune nous a accordée, les "remerciements" d’Olivier Taymans à Caroline Fourest ou, sur un autre ton, la réaction indignée d’André Bouny sur l’utilisation frauduleuse du titre de son ouvrage sur l’Agent Orange. Le journaliste Hicham Hamza a quant à lui relevé une manipulation manifeste dans la retranscription d'un échange entre deux militants concernant les services secrets israéliens. Pour ce qui est du débat sur le remodelage du Moyen-Orient, nous vous renvoyons à l’article de Taïké Eilée qui oppose les propos de Caroline Fourest à ceux de l’ancien ambassadeur de France au Soudan, ou encore aux articles de Grégoire Lalieu et Aurélie Meunier sur Investig’action qui remettent les pendules de Caroline Fourest à l’heure sur le sujet, ainsi que sur leur propre démarche. Il est également intéressant d’observer la réaction de Caroline Fourest aux critiques de Pascal Boniface, accusé de « rejoindre officiellement le camp des complotistes » alors que celui-ci les compare à « quelques farfelus [qui] s'agitent sur la toile » !
II. Retour aux sources
Contrairement à ce qu’elle dit, Caroline Fourest se préoccupe généralement peu des faits ou des idées, et préfère cibler des personnes. Il n’y a donc jamais vraiment de débat mais seulement une vérité arbitraire utilisée comme moyen à la promotion de son propre discours. Peu importe les faits, elle s’en arrange pour les adapter à son opinion, au lieu d’adapter plutôt son opinion en fonction des faits. C’est même une marque de fabrique chez Caroline Fourest dont la subjectivité supplante un peu trop souvent l’objectivité. Avec Fiammetta Venner, elles ont toujours fait d'ailleurs une fixation sur Thierry Meyssan au lieu d’étudier distinctement les faits qui entourent les événements du 11-Septembre. Obsédées par ce personnage qu'elles ont cotoyées auparavant, elles semblent incapables de voir le 11-Septembre en dehors de ce prisme réducteur. Elles l'utilisent cependant pour discréditer toute étude rationnelle du sujet. Meyssan leur sert d'épouvantail comme dirait Olivier Taymans. Mais ce n’est pas le seul et ce n’est pas non plus le seul biais de la journaliste. Un léger retour en arrière sur son parcours et ses affinités s’impose donc pour comprendre ses positions sur le 11-Septembre.
Le goût de l'extrême

Néanmoins, on aurait eu du mal à s’attendre à autre chose de l’ancienne comparse à Charlie Hebdo de l'actuel directeur de France Inter, Philippe Val, qu’elle doit d’ailleurs continuer de croiser à la Maison de la Radio pour sa chronique sur France Culture. Le 20 février 2009, Philippe Val avait délivré une chronique sur France Inter dans laquelle il ne parlait pas des doutes sur la validité de la version officielle du 11 Septembre, mais carrément de « thèses consistant à nier la réalité des attentats du 11 Septembre ». Une présentation singulièrement fausse de ce mouvement de contestation qu’il avait associé, dans la conclusion de sa chronique, à la négation des génocides des peuples khmers, arméniens, juifs, ou rwandais. La comparaison n’était pas seulement trompeuse, mais injurieuse [10].
- Mohamed Sifaoui, Philippe Val et Caroline Fourest, trois défenseurs particulièrement acerbes de la version officielle du 11-Septembre (en 2007)
De la même manière, l’article de Caroline Fourest avait un but bien précis : celui d’associer la contestation de la version officielle des attentats du 11-Septembre à l’extrême droite, voire plus si affinités, tout comme le journaliste Stéphane Malterre l’avait fait dans son reportage diffusé le 24 avril 2008 sur Canal+ dans l’émission Jeudi Investigation, Rumeur, intox : les nouvelles guerres de l’info. Il avait voulu faire croire que les sources principales de la contestation de la version officielle du 11-Septembre étaient constituées de personnalités issues de la pire droite antisémite. Ce reportage fut même qualifié « d’utilité publique » par Vincent Hugeux dans le journal L’Express mais aucun droit de réponse ne fut accordé par Canal+ malgré nos demandes. ReOpen911 a néanmoins répondu aux manipulations de Malterre dans le web-documentaire Jeudi Investigation : Un Jeudi Noir de l’Information.

Si chacun a ses analyses, un noyau dur de convictions les unit, que Michel Taubman formule ainsi : « Les Américains ne sont pas nos ennemis. On peut les critiquer, mais on ne doit pas faire n’importe quoi avec eux. Moi, je m’inquiéterais de vivre dans un monde où l’Amérique serait affaiblie. » Stéphane Courtois : « Il peut être désagréable de penser que les Etats-Unis sont extrêmement puissants, mais c’est la réalité. Nous sommes actuellement dans une guerre mondiale et, vu l’état de l’armée française, la France pourrait avoir besoin d’eux un jour pour se défendre. Dans la vie, il ne faut pas se tromper d’ennemi. » Bruno Tertrais : « Il faut choisir son camp. » Le philosophe allemand Carl Schmitt affirmait que répondre aux deux questions « qui est mon ami ? » et « qui est mon ennemi ? » constitue l’essence de la politique. C’est bien ainsi que Michel Taubman voit le monde : « Notre point commun avec les neo-cons, c’est d’avoir le même ennemi : l’islamisme radical. »Une obsession antitotalitaireCar, sans surprise, les « anti-anti-Américains » vivent dans la hantise de l’islamisme, et parfois de l’islam tout court. « Je suis comme tout le monde, ce qui me vient de l’islam, ce sont des images de violence. J’essaie de garder un regard amical, mais c’est difficile », confie Florence Taubman. Dans la petite tribu de l’Oratoire, on parle beaucoup d’« islamo-fascisme », de « fascisme vert », de « totalitarisme islamique ». Autant de dénominations choisies pour inscrire l’islamisme dans la lignée du nazisme et du communisme et montrer qu’une nouvelle fois les démocraties sont confrontées au mal absolu. Pour Stéphane Courtois, « nous sommes repartis pour un nouveau tour de totalitarisme ». « Après le nazisme et le communisme, l’islamisme est la troisième tentative de détruire la liberté individuelle », juge André Sénik.[…] Voilà l’équation posée : être anti-anti-Américain, c’est être anti-islamiste, donc antitotalitaire. CQFD. A une réserve près : et si l’envie de prolonger la posture antitotalitaire faisait voir dans Al-Qaeda et le terrorisme islamique non pas une grave menace et un risque majeur, mais la réincarnation du mal absolu ?

Plan de la sphère néoconservatrice en France réalisé par le site Anticons : observatoire du néo-conservatisme (cliquer pour agrandir).

Laurent Joffrin ferait mieux d'en parler aux familles de victimes qui attendent toujours que les journalistes enquêtent...
— La Rédaction de ReOpen911 –
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