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Accueil du site > Actualités > Médias > Journalistes français : Entre opportunisme et complicité

Journalistes français : Entre opportunisme et complicité

Dans son livre à paraitre chez Plon le 1er mars, « Sexe, mensonges et medias », Jean Quatremer, journaliste de Libération, accuse Laurent Joffrin, son patron de l’époque, de l’avoir empêché d’enquêter sur DSK alors qu’il était un des rares journalistes à avoir alerté à propos du comportement de DSK envers les femmes, dés 2007.

Il y revient dans le Grand Journal de Canal + le 28 évrier (Vidéo visible ici)

Laurent Joffrin lui répond dans une tribune, où il se défend en prenant appui « sur le respect de la vie privée ».

JPEGLa grande question des medias et de leur rôle dans la vie de la cité revient donc en force avec ce débat entre Joffrin et Quatremer.

Les medias se font incontestablement complices des politiques et des industriels, souvent amis des politiques, lesquels sont amis des premiers, par des liens transitifs. 

On se fréquente en général entre argentés et/ou dotés d’un pouvoir et l’équation Information = Pouvoir + Argent n’est que rarement démentie.

Evidemment, il est encore question de l’affaire DSK. Pour cause : Elle a incontestablement marqué l’année 2011 mais surtout, elle possède la force du symbole plus qu’aucune autre affaire, eu égard au niveau du personnage, son charisme médiatique et surtout l’ambition présidentielle qui était la sienne.

Les amis de DSK reprochent souvent aux journalistes ou blogueurs de « parler de DSK ».

Avant son bannissement des débats politiques pour la présidentielle, on criait au complot politique pour l’évincer du débat et l'on espérait par cette rhétorique l’en préserver.

Certains de ses amis ont cru jusqu’à la veille de la clôture des primaires qu’il "irait" malgré l’affaire du Sofitel. D’autres ont même appelé, dans une pétition de soutien, à voter pour lui en dépit des décisions du PS, grâce à un bulletin sur papier libre !

Après qu’il eut été évincé, le reproche s’est transformé, devenant désormais « C’est du lynchage », « on tire sur l’ambulance » ou « que lui voulez-vous maintenant, il ne concourre plus à rien ».

Certes. Pourtant, l’histoire nous appelle à la vigilance. Les communicants et journalistes "amis" sont toujours dans son sillage et dans celui d’autres.. Pour se souvenir, il faut se rappeler. Il n'est qu'à constater que c'est Anne Hommel – une des communicantes Euro RSCG affectée à l’image de DSK- qui a élaboré la campagne de communication du Huffington Post, media d’Anne Sinclair.

On navigue dans un petit monde qui ne tend qu'à conquérir le grand.

Medias + instituts de sondage = bras armé de la propagande des politiques

Si l’on veut savoir « à qui appartiennent les medias », dans cet article , on apprend vite que le pouvoir médiatique appartient au pouvoir politique. Ce qui caractérise en principe un régime totalitaire.

On le sait, DSK ne doit sa popularité post-2007 qu’aux artifices de ses communicants, aidés en cela par les medias, qui ont majoritairement relayé la « popularité » supposée de DSK, via des sondages eux-mêmes frappés de suspicion en raison de l’appartenance ou des liens entre l’argent/le pourvoir et ces mêmes instituts de sondage. (voir ici "a qui appartiennent les instituts de sondage).

Le quidam peu politisé qui lit « DSK battrait Sarkozy à 62% » est amené à penser que « DSK doit être un bon candidat pour la gauche ».

 Il se fie aux sondages, n’ayant pas d’autres références. L’effet « suivre la foule » marche. De même, les titres sur la supposée « compétence exceptionnelle de DSK » s’impriment dans le cerveau du quidam qui n’a ni le temps ni les capacités d’analyser le fil de l’histoire.

Non, en politique, le miracle n’existe pas. Il faut faire campagne. Dans le cas d’un homme fortuné comme DSK, la campagne est officieuse. On embauche 4 communicants d’une grosse agence (Euro RSCG) et on distille l’image que l’on veut. C’est une forme de campagne déloyale, qui met à mal la démocratie, car les chances sont inégales entre un candidat qui possède de l’argent et des réseaux et les autres.

Soyons clairs : Quand on est battu par Ségolène Royal par plus de 60% aux primaires de 2007, on ne devient pas subitement compétent et présidentiable. Il y a eu la nomination – par Sarkozy –de DSK au FMI, qui lui a conféré une stature internationale qu’il n’avait pas auparavant, agrémentée d’une fausse aura de compétence, démentie par les mésaventures de l’Europe alors que DSK a eu 4 ans pour anticiper et agir.

Quel rôle ont joué les journalistes dans l’ascension de DSK ?

Car au-delà des communicants personnels de DSK, les journalistes ont eu un rôle non négligeable, relayant des informations partiales et partielles, sans analyse ni critique et passant sous silence ce qui pouvait gêner DSK, en empêchant des investigations, comme l'a fait Laurent Joffrin.

Jean Quatremer a alerté dés 2007, sur le comportement de DSK à l'égard des femmes, émettant des doutes sur la pertinence de le nommer à la direction du FMI. Il avait en effet écrit sur son blog en juillet 2007 "Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France)."

Il a été seul à creuser ce sujet et même à l’évoquer. Personne d’autre n’a trouvé à redire à cette nomination qui arrangeait le futur candidat Sarkozy à sa propre réélection. Peu de temps après, l’affaire Piroska Nagy, bien que partiellement étouffée, est venue confirmer ses alertes. 

Bien sûr, après l’affaire du Sofitel, il eut été difficile de continuer de se taire car cela se passait "ailleurs", et que les faits étaient déjà connus au niveau planétaire. 

Ainsi, les journalistes français n’ont eu qu’à se raccrocher aux wagons.

Et ils ont donné libre cours à leur opportunisme : Après avoir joué de la complicité, ils ont hurlé plus fort que leurs confrères américains.

Quelle frontière entre vie privée et publique pour un homme publique ?

Aujourd’hui, Jean Quatremer revient sur ce sujet, mettant largement en cause Laurent Joffrin, qui l'a empêché d'enquêter sur le problème de DSK. Ce dernier lui répond dans une tribune : "Suis-je coupable pour avoir refusé qu’on enquête sur la vie privée de Dominique Strauss-Kahn ? Oui, sans doute un peu. (...) mais pas pour les raisons qu'on entend le plus souvent."

Etonnant argument que celui de Joffrin. Ainsi, le peuple, qui élit un homme n’aurait-il pas le droit de savoir si, en privé il deale ou viole des femmes ou braque les petits bijoutiers ? 

Pour un élu, la frontière est ténue entre vie privée et vie publique, car l’une impacte l’autre. Que dire d’un président qui commet des délits en toute impunité ? L’image d’un élu, d’un président est intimement liée à celle de son pays, sa région. Si un élu a des activités mafieuses, par exemple, on ne peut attendre qu’il y ait « un soupçon sérieux » - dixit Joffrin- pour alerter.

Et si erreur il y a de la part du journaliste investigateur, le politique injustement soupçonné pourra toujours porter plainte en diffamation et sera le cas échéant blanchi.

Il s'agit d'un candidat au pouvoir. Et quand il s’agit du destin d’un peuple, il vaut mieux prévenir que guérir.

Cependant, Joffrin semble manier aisément le « deux poids, deux mesures », comme lorsqu’il regrette d’avoir été censuré par le Maroc mais censurant lui-même sur son media les blogueurs pour des propos que d’autres medias publient sans y voir matière à censurer. Il décide quand il veut de ce qui est diffamation ou atteinte à la vie privée, se substituant allègrement à la justice. S'agit-il d'un réflexe stalinien, ou seulement de préserver ses liens d’amitié avec les hommes politiques qu’ils cherche à protéger sous des prétextes indéfendables.

Vie privée ? Mais oui, celle de mon futur président m’intéresse en ce qu’elle me révèle ce qu’il est, comment il se comporte, comment il va gérer mes sous et mon avenir. A moins qu’il ne soit schizophrène, il sera le même dans les les deux vies.

Mais il est fort à parier que si l’affaire du Sofitel s’était déroulée en France, Laurent Joffrin et ses confrères l’auraientt « étouffée » pour cause de vie privée.

Heureusement que nous pouvons compter sur quelques vrais journalistes, libres et indépendants.


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17 réactions à cet article    


  • SEPH SEPH 2 mars 2012 12:47
    10 guerres, 10 médiamensonges
    Michel Collon


    Chaque grande guerre est « justifiée » par ce qui apparaîtra plus tard (trop tard) comme une désinformation.

     Inventaire rapide...

    1. VIETNAM (1964-1975) :


    - MEDIAMENSONGE : Les 2 et 3 août, le Nord-Vietnam aurait attaqué deux navires US dans la baie du Tonkin.

    - CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD : L’attaque n’a jamais eu lieu. C’est une invention de la Maison-Blanche.

    - VERITABLE OBJECTIF : Empêcher l’indépendance du Vietnam et maintenir la domination US sur la région.

    - CONSEQUENCES : Millions de victimes, malformations génétiques (Agent Orange), énormes problèmes sociaux.


    2. GRENADE (1983) :

    - MEDIAMENSONGE : La petite île des Caraïbes est accusée de construire une base militaire soviétique et de mettre en danger la vie de médecins US.

    - CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD : Entièrement faux. Le président US Reagan a fabriqué ces prétextes de toutes pièces.

    - VERITABLE OBJECTIF : Empêcher les réformes sociales et démocratiques du premier ministre Bishop (qui sera assassiné).

    - CONSEQUENCES : Répression brutale et rétablissement de la mainmise de Washington.


    3. PANAMA (1989) :


    - MEDIAMENSONGE : L’invasion vise à arrêter le président Noriega pour trafic de drogue.

    - CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD : Créature de la CIA, Noriega réclamait la souveraineté à la fin du bail du canal. Intolérable pour les USA.

    - VERITABLE OBJECTIF : Maintenir le contrôle US sur cette voie de communication stratégique.

    - CONSEQUENCES : Les bombardements US ont tué 2.000 à 4.000 civils, ignorés des médias.


    4. IRAK (1991) :


    - MEDIAMENSONGE : Les Irakiens auraient volé les couveuses de la maternité de Koweït-City

    - CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD : Invention totale par une agence publicitaire payée par l’émir du Koweït, Hill & Knowlton.

    - VERITABLE OBJECTIF : Empêcher que le Moyen-Orient résiste à Israël et acquière son indépendance envers les USA.

    - CONSEQUENCES : D’innombrables victimes par la guerre, puis un long embargo y compris sur les médicaments.


    5. SOMALIE (1993) :


    - MEDIAMENSONGE : Monsieur Kouchner se « met en scène » comme héros d’une intervention humanitaire.

    - CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD : Quatre sociétés US avaient acheté un quart du sous-sol somalien riche en pétrole.

    - VERITABLE OBJECTIF : Contrôler une région militairement stratégique

    - CONSEQUENCES : Ne parvenant pas à la contrôler, les Etats-Unis maintiendront la région dans un chaos prolongé.


    6. BOSNIE (1992 - 1995) :


    - MEDIAMENSONGE : La firme US Ruder Finn et Bernard Kouchner mettent en scène de prétendus camps serbes d’extermination.

    - CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD : Ruder Finn et Kouchner mentaient. C’étaient des camps de prisonniers en vue d’échanges. Le président musulman Izetbegovic l’a avoué.

    - VERITABLE OBJECTIF : Briser la Yougoslavie trop à gauche, éliminer son système social, soumettre la zone aux multinationales, contrôler le Danube et les routes stratégiques des Balkans.

    - CONSEQUENCES : Quatre années d’une guerre atroce pour toutes les nationalités (musulmans, serbes, croates). Provoquée par Berlin, prolongée par Washington.


    7. YOUGOSLAVIE (1999) :


    - MEDIAMENSONGE : Les Serbes commettent un génocide sur les Albanais du Kosovo

    - CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
    Invention pure et simple de l’Otan comme le reconnut Jamie Shea, son porte-parole officiel.

    - VERITABLE OBJECTIF : Imposer la domination de l’Otan sur les Balkans, et sa transformation en gendarme du monde. Installer une base militaire US au Kosovo.

    - CONSEQUENCES : Deux mille victimes des bombardements OTAN. Nettoyage ethnique du Kosovo par l’UCK, protégée de l’Otan.


    8. AFGHANISTAN (2001) :


    - MEDIAMENSONGE : Bush prétend venger le 11 septembre et capturer Ben Laden

    - CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD : Aucune preuve que ce réseau existe. De toute façon, les talibans avaient proposé d’extrader Ben Laden.

    - VERITABLE OBJECTIF : Contrôler militairement le centre stratégique de l’Asie, construire un pipeline permettant de contrôler l’approvisionnement énergétique de l’Asie du Sud.

    - CONSEQUENCES : Occupation de très longue durée, et forte hausse de la production et du trafic d’opium.


    9. IRAK (2003) :


    - MEDIAMENSONGE : Saddam posséderait de dangereuses armes de destruction, affirme Colin Powell à l’ONU, éprouvette en main.

    - CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD : La Maison-Blanche a ordonné à ses services de falsifier des rapports (affaire Libby) ou d’en fabriquer.

    - VERITABLE OBJECTIF : Contrôler tout le pétrole et pouvoir faire chanter ses rivaux : Europe, Japon, Chine...

    - CONSEQUENCES : L’Irak plongé dans la barbarie, les femmes ramenées à la soumission et l’obscurantisme.

    10 VENEZUELA - EQUATEUR - (2008 ?) :

    - MEDIAMENSONGE : Chavez soutiendrait le terrorisme, importerait des armes, serait un dictateur (le prétexte définitif ne semble pas encore choisi).

    - CE QU’ON SAIT DEJA : Plusieurs médiamensonges précédents se sont déjà dégonflés : Chavez tirant sur son peuple, Chavez antisémite, Chavez militariste... Mais la diabolisation continue.

    - VERITABLE OBJECTIF : Les multinationales US veulent garder le contrôle du pétrole et des autres richesses de toute l’Amérique latine, ils craignent la libération sociale et démocratique du continent.

    - CONSEQUENCES : Washington mène une guerre globale contre le continent : coups d’Etat, sabotages économiques, chantages, développement de bases militaires près des richesses naturelles..


    Bref, chaque guerre est précédée et ’justifiée’ par un grand médiamensonge. Et notre inventaire est loin d’être complet !


    Empêcher les guerres, c’est démasquer ces médiamensonges le plus tôt possible et le plus largement possible. Merci de diffuser ce texte, de le traduire si possible (la version espagnole arrive bientôt), et de nous communiquer ces traductions. Dans la guerre de l’info, la véritable force, c’est vous !

    MICHEL COLLON


    • Polyanna 2 mars 2012 13:59

      Nier la purification ethnique en Bosnie (pratiquée par le gouvernement et les milices serbes) c’est quoi, sinon un « mégamensonge » ???


    • le poulpe entartré 2 mars 2012 22:19

      Merci Monsieur pour l’ensemble des travaux que vous menez. La Belgique sauve l’honneur de la profession de journaliste en Europe. Dans l’hexagone, nous sommes bien mal lotis avec une bande d’incapables, d’ahuris, d’abrutis et de feignasses, aussi bien dans les rédactions que dans les sphères du pouvoir.


    • SEPH SEPH 3 mars 2012 10:08

      Rappelez-vous que ce sont les mêmes qui ont menti sur les atrocités serbes au Kosovo : Washington et l’Allemagne pour justifier l’OTAN et les bombardements américains de civils serbes, y compris le consulat chinois. Nous apprenons, 13 ans plus tard, dans un programme de télévision allemand que les photographies qui ont déclenché la campagne d’atrocités ont été grossièrement déformées et ne sont pas des photos d’atrocités commises par les Serbes, mais les séparatistes albanais tués dans une fusillade entre les Albanais et les Serbes.

      Notons que les victimes serbes n’ont pas été montré. http://www.freenations.freeuk.com/news-2012-02-19.html (*) ; Alors pourquoi ?

      Le problème de fond c’est que les médias occidentaux se trouvent en permanence dans le mensonge. Sur les rares cas où les mensonges sont corrigés, c’est toujours longtemps après l’événement , mais les crimes dont les médias sont complices ont été accomplis depuis longtemps.
       

      ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

      (*) L’étendue des mensonges est sans limite de ce qui se passait en Yougoslavie dans les années 1990 pour justifier la guerre menée par l’OTAN est connu depuis longtemps - mais pas reconnu par les médias de la presse et de la masse en Europe ou aux Etats-Unis La bombe marché de Sarajevo n’était pas. fixé par les Serbes, mais par les musulmans de Bosnie, que l’ONU a confirmé plus tard. Le squelette « camp de concentration serbe » victime était un non-sens, comme John Simpson à la BBC a confirmé que les "10.000 morts au Kosovo" ont été prouvé d’être un mythe complet.


    • robin 2 mars 2012 13:48

      Quand on voit fonctionner nos médias tout les jours on trouve là toute l’explication nécessaire à la possibilité pour un gouvernement comme celui de Pétain d’avoir été au pouvoir.


      • leypanou 2 mars 2012 14:15

        @auteur :

        Vous auriez pu rajouter que bien avant le début des primaires PS, DSK a convoqué des journalistes pour leur dire qu’il sera candidat aux primaires mais qu’il ne faut pas en parler. Ils savaient tous donc qu’il allait être candidat, mais cela ne les a pas empêché de marteler matin, midi et soir la question s’il va être candidat ou non, alors qu’eux, ils savaient (cf Acrimed).

        Il y a donc une vraie connivence entre des journalistes et des hommes politiques, d’où l’impression sentie par beaucoup de téléspectateurs que leurs langages sonnent faux.

        Moralité : il faut savoir lire entre les lignes, et surtout, s’informer autrement que par les TF1, FranceTV, France3, i-télé, BFM-TV, et tous les autres que je ne vais pas tous citer. Ce qui se passe en Syrie actuellement en est une autre illustration.


        • Lucsaint Lucsaint 2 mars 2012 14:38

          Etrangement c’est dans les médias dits « de gauche » que la censure (et l’autocensure) est la plus violente.


          • bluerider bluerider 2 mars 2012 15:24

            http://www.vigli.org/desinfo.htm

            Décodage de 25 techniques de désinformation Voici quelques techniques courantes utilisées par différents organes de pouvoir – publics ou privés – cherchant à occulter des vérités qui dérangent. Il est utile de garder ces concepts à l’esprit lors de la lecture d’informations relatives à des sujets controversés (ils sont nombreux) … pour autant, règle n°1, que vous sachiez même qu’ils le sont. Faites le test. Vous serez sans doute surpris de constater à quel point ces procédés percolent au travers de nombre de propos tenus par des instances officielles, des « experts » et par extension de nombreux médias.

            Technique n°1 : Evitement
            Ne pas écouter la controverse, ne pas la voir, ne pas en parler. Si elle n’est pas rapportée, elle n’existe pas et il n’y a pas lieu de s’en occuper.

            Technique n°2 : Superficialité

            N’aborder la controverse qu’en périphérie, sur des points mineurs voire pittoresques. Eviter soigneusement les points clés de l’argumentation.

            Technique n°3 : Indignation

            Rejeter le sujet de façon indignée ("jamais une chose pareille ne serait possible"). Jouer sur le sentiment d’incrédulité (« il y aurait eu des fuites », « ça se saurait », …)

            Technique n°4 : Rumeur

            Considérer la controverse comme une rumeur de plus, sans fondements, quels que soient les arguments présentés.

            Technique n°5 : Homme de paille

            Présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée, en sélectionnant son argument le plus faible, en amplifiant sa portée puis en le détruisant.

            Technique n°6 : Messager

            Décrédibiliser le porteur du message. Par extension, associer les opposants à des dénominations impopulaires telles que « excentrique », « extrême-droite », « gauchiste », « terroriste », « conspirationniste », « radical », « fanatique », ou même « blonde » etc…

            Technique n°6 bis : Attaque ad hominem
            Très appréciée et souvent utilisée. Quitter l’objet de la querelle (indéfendable) et diriger les attaques sur la personne de l’opposant en tenant des propos désobligeants, blessants ou grossiers à son égard. C’est un appel des facultés de l’esprit à celles du corps ou à l’animalité.

            Technique n°7 : Biais

            Exacerber tous les faits qui pourraient donner à penser que l’opposant opère en dissimulant ses véritables intentions ou est sujet à tout autre forme de biais.

            Technique n°8 : Confusion

            Quelque soit le niveau de la polémique mais sans y faire référence, confirmer la thèse officielle par un communiqué laconique sur une nouvelle étude favorable et rassurante.

            Technique n°9 : Autorité

            S’associer à l’autorité (organismes internationaux etc.) et présenter ses arguments avec suffisamment de jargon, de détails techniques et de sources pour les crédibiliser.

            Technique n°10 : Innocence

            Faire l’innocent. Quelle que soit la solidité des arguments de l’opposant, éviter la discussion en leur contestant toute crédibilité, toute existence de preuves, toute logique ou tout sens. Mélanger le tout pour un maximum d’efficacité.

            Technique n°11 : Amalgame

            Associer les charges de l’opposant à des charges farfelues facilement réfutables, qu’elles soient antérieures ou le fait d’autres opposants. En y étant associées, les charges subséquentes, quelle que soit leur validité, sont alors beaucoup plus facilement discréditées.

            Technique n°12 : Diviser

            Diviser pour mieux régner et par extension mettre l’accent sur les différences entre les différents courants des opposants et l’impression de chaos que cela procure.

            Technique n°13 : Pseudo-débat

            Présenter la version de l’opposant en premier lieu puis démentir par une succession de déclarations issues de sources faisant apparemment autorité.

            Technique n°14 : Confession

            Admettre avec candeur que des manquements (mineurs) ont été identifiés et que des solutions ont été apportées. Les opposants cependant en ont tiré parti pour gonfler la controverse et tenter de démontrer ce qui n’existe pas.

            Technique n°15 : Edulcorer

            Utiliser des termes techniques sans contenu émotif pour décrire le problème.

            Technique n°16 : Enigme

            Les énigmes n’ont pas de solution. Etant donné la multitude des paramètres, des intervenants et de leurs interactions, le sujet est bien trop complexe pour ne pouvoir être jamais résolu. Une technique couramment utilisée pour décourager ceux qui cherchent à suivre…

            Technique n°17 : Solution complète

            Eviter le problème en exigeant de l’opposant qu’il fournisse une solution complète à la résolution de la controverse.

            Technique n° 18 : Omission

            Omettre des preuves, des publications ou des témoignages contraires. S’ils n’existent pas, ce ne sont pas des faits, et le sujet ne doit pas être couvert.

            Technique n°19 : Sang froid

            Amener l’opposant à argumenter dans une position difficile et jouer sur sa perte de sang froid pour le décrédibiliser.

            Technique n°20 : Expertise

            "You don’t bite de hand that feeds you", disent les Anglais. Créer son propre groupe d’experts et le financer directement ou indirectement.

            Technique n°21 : Preuve impossible

            Ignorer les preuves présentées par l’opposant comme étant non pertinentes et lui demander des preuves inaccessibles, que ce soit matériellement (non disponibles ou soustraites au regard du public), techniquement (années de recherche) ou financièrement.

            Technique n° 22 : Déni

            Dénier toute crédibilité ou être extrêmement critique vis à vis de publications, de témoignages ou même de propos officiels d’organes de pouvoir, en les désignant comme des "sources non valides« ou »des éléments sortis de leur contexte".

            Technique n°23 : Fausse preuve

            Introduire des éléments contradictoires par rapport à l’argument de l’opposant, au besoin en fabriquant de fausses preuves, par exemple sous la forme d’études scientifiques au protocole particulièrement étudié.

            Technique n°24 : Grand Jury

            Organiser un grand jury ou des états généraux avec tous les atours de la consultation la plus large et la plus ouverte qui soient. Neutraliser ensuite les sujets qui fâchent et présenter le rapport final comme étant l’état du consensus général.

            Technique n°25 : Diversion et distraction

            Créer l’événement ailleurs pour distraire et écarter l’attention du public.

            • kali 2 mars 2012 16:35

              @bluerider

              En réalité, il faudrait diffuser votre « décodage » sans modération, en plus light peut-être smiley
              Car, il faut le reconnaître, pratiquer de l’anti désinformation en « one shot » ne suffit pas.
              Exemple : un media envoie une couleuvre dans la nature. Vous rétorquez pour démentir, en admettant que vous puissiez le faire. Résultat : Le lecteur est partagé (qui fait de l’info ? qui fait de l’intox ?)
              Alors que si le lecteur apprend à « suivre le fil » et décoder ce qui se cache derrière les informations, même si elles sont distillées habilement et réparties dans le temps et l’espace, il saura lui-même déjouer la désinformation. 
               
              Une stratégie de désinformation est souvent basée sur l’art de la guerre. Encerclement, fumigènes, diversion..


            • bluerider bluerider 2 mars 2012 15:29

              ce genre de sujet « intérieur » n’est rien en comparaison des errements de notre diplomatie « extérieure ». Que vous autres journalistes, disiez la vérité sur :

              > Libye
              > Syrie
              > 11-Septembre / 7-Juillet / 11-Mars
              > Somalie et Yemen
              > Rwanda
              > Kosovo
              > Afghanistan-Iraq
              > Iran
              > Israel-Palestine-Liban
              > Bahrein-Arabie Saoudite-EAU-Qatar

              et ça ira beaucoup mieux. Plus personne sur internet, ne croit les billevesées de nos plumitifs aux ordres de l’arc atlantiste, du quai d’Orsay, ou aux ordres de leur propre autocensure....


              • kali 2 mars 2012 16:27

                @bluerider
                « Plus personne sur internet, ne croit »..
                Hélàs non, car Internet véhicule de tout et il n’est pas vrai que « plus personne ne croit ». On croit le dernier qui a parlé et celui qui a parlé le plus. Or ceux qui peuvent parler le plus sont ceux qui ont les moyens. Ex : Joffin se paie sa « tribune » quand il veut où il veut pour cimenter son inconsistance et aider ses amis. Comment faire avec un seul site participatif et des journalistes sous la coupe de leurs patrons de presse amis- des- nantis ?


                • Richard Schneider Richard Schneider 2 mars 2012 17:42

                  à l’auteur :

                  Bon article : il remet quelques pendules à l’heure.
                  Que DSK fût le candidat du système - des médias -, cela ne fait aucun doute. Vous avez raison de penser que si cette affaire avait éclaté (?) en France , quasiment quasiment toute la presse aurait fait de son mieux que le futur candidat s’en sorte. 
                  Mais le PS peut remercier le ciel que l’affaire du Sofitel ait eu lieu à N.Y. En effet, l’Élysée avait sous le coude toutes les turpitudes de l’ex-patron du FMI (les parties fines etc ...). Affaires qui seraient opportunément « sorties » à quelques semaines de la présidentielle.
                  Juste une remarque : on a raison de mettre l’accent sur les connivences des uns et des autres : ils sont sont tous les « valets » du système ; mais cela n’empêche pas les luttes sourdes et sans pitié pour atteindre le pouvoir ...

                  • Claude Courty Claudec 2 mars 2012 18:23

                    « Les medias se font incontestablement complices des politiques ... »

                    Il serait honnête de faire la différence entre pouvoir et opposition, car à en juger par la publicité faite aux affaires selon qu’elles concernent les uns ou les autres, il est clair qu’il y a une différence de taille. Sauf bien entendu quand ça pue tellement que l’opinion n’a besoin de personne pour être alertée. DSK en est l’exemple. Combien de copains se sont tus jusqu’au jour où l’étincelle a mis le feu aux poudres, et auraient bien voulu rapidement passer à autre chose ensuite ? Et quelques autres cas non moins gratinés devraient émerger, si rien ne s’y opposait.
                    Mais il y a encore plus grave ! Car au delà des faits et de leurs suites judiciaires, qui dénonce les compromissions, les silences, les complicités, la tromperie qui permettent que les individus les moins recommandables jouent les vedettes d’un parti se voulant exemplaire, au nez et à la barbe de militants et de sympathisants décidément bien tolérants.
                    Pour le pouvoir, passe encore, chacun sait qu’il n’est composé que de brigands ! Mais au PS. Tout de même !!! 

                    • xray 2 mars 2012 20:25


                      Dominique Strauss-Kahn 

                      Dans le petit monde internet, cette information sur DSK ne surprend personne. 
                      DSK n’en est pas à son coup d’essai. Il semble même que, pour lui, ce genre d’exploit occupe le plus clair de son temps. 


                      Ce n’est pas son genre. 
                      Martine Aubry prend la défense de DSK.  Elle prétend que ce n’est pas son genre. 
                      Il est évident que lorsque l’on regarde Martine Aubry, celle-ci ne risque rien. 
                      D’autres femmes de la classe politique n’en diront pas autant. 


                      Les réseaux français 
                      En France, il existe des réseaux pour alimenter, en femmes modestes, les perversions de ces personnages « importants ». 


                      Dans ces réseaux, figurent des flics, des magistrats, etc. 
                      Les victimes n’ont pas intérêt à porter plainte. Ces affaires de mœurs sont toujours étouffer au niveau des Préfets. 

                      LA MAIN DU PRÉFET, quatrième partie  
                      Page 211, « Le toubib interdit et la grosse affaire de mœurs » 
                      http://mondehypocrite.midiblogs.com/files/cd_Le_Pr%C3%A9fet_29_12_05_b_pages_de_169_%C3%A0_241.2.doc 

                      Témoignage personnel 
                      http://mondehypocrite.midiblogs.com/archive/2009/06/11/temoignage-personnel.html 



                      • jak2pad 3 mars 2012 04:01

                        Il est indéniable que Jean Quatremer est un bon journaliste.


                        Quant à l’autre, j’ai oublié son nom, mais il est certain qu’il appartient à la vaste internationale des gens qui savent ouvrir un parapluie.

                        • cyberagora cyberagora 7 mars 2012 15:45

                          Opportunisme et complicilé...

                          Et ça a continué, meme une fois l’affaire révélée...

                          A se rappeler l’interview honteuse de Chazal.

                          Retransmise aux USA, avec un bandeau : DSK interviewé par son amie...

                          Quel scandale de se rendre à ce point complice : on lui fait la bise tout sourire (j’ai perdu le lien de la photo, elle existe), puis on le laisse débaler un argumentaire fallacieux sans opposition, au prétexte, dira-t-elle, qu’elle ne pouvait aller plus loin dans la vie privée, dans la chambre...

                          Mais, rappeleons-le cette chambre n’a jamais été que le soupçon d’un lieu de viol...

                          Si tu peux pas poser les bonnes questions, par méconnaissance du dossier, par pudeur... alors laisse ta place, sinon, tu es complice de manipulation...

                          kali a raison de rester vigilant. En période de crise surtout... Et sachant qui entoure Hollande... Et connaissant la puissance du réseau DSK... Et le carnet d’adresse et la richesse de sa femme... elle aussi, et la boucle est bouclée, journaliste influente et pour le moins complice...

                           


                          • kali 11 mars 2012 10:48

                            @Cyberagora
                            Oui Hollande est entouré de disciples de DSK. Je suis cependant rassuré concernant Moscovici ayant eu l’occasion de l’entendre à ce sujet. Mais le réseau DSK agit encore, Anne Sinclair est orgueilleuse et militera tant qu’elle n’aura pas le sentiment d’avoir « lavé » l’honneur de son époux et donc le sien. Elle utilisera ses pouvoirs médiatiques pour cela, même si elle est intelligente et le fera donc avec subtilité, sans en avoir l’air. Son erreur est de compter encore sur Anne Hommel qui est vraiment mauvaise ! ses campagnes de com sont toujours cousues de fil blanc smiley 
                             

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