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Accueil du site > Actualités > Médias > L’album de « reporters sans frontières » : pour la défense ou la (...)

L’album de « reporters sans frontières » : pour la défense ou la ruine insidieuse de la liberté de la presse ?

Tous les moyens sont-ils bons pour défendre la liberté de la presse ? Évidemment ! répondra-t-on indigné. Quelle question ! Même celui qu’utilise « Reporters sans frontières » ? Pour recueillir des fonds depuis le 4 décembre 2008, l’association met en vente un album intitulé « 100 portraits de STARS pour la liberté de la presse » avec en couverture un nu de l’actrice Sophie Marceau signé de l’agence H et K. Et alors ? va soupirer celui qui croit déceler de la pudibonderie dans la question. Il n’en est rien. Ce n’est pas le problème qu’on veut poser.

On veut seulement faire remarquer d’abord que « Reporters sans frontières » recourt à deux grands leurres dont il est fait aujourd’hui un usage intensif dans les médias : le leurre d’appel sexuel et le leurre de l’argument d’autorité.

L’efficacité du leurre d’appel sexuel

Le leurre d’appel sexuel, c’est vrai, est le leurre tout-produit comme il existe des véhicules tout-terrain. Il sert à promouvoir le produit le plus éloigné de lui par toutes sortes de roueries. Il n’a pas son pareil pour capter l’attention en stimulant le réflexe inné d’attirance : l’exhibition du plaisir d’autrui ou seulement de ses préliminaires provoquent en général la transe du voyeurisme. Ainsi sur la couverture de l’album, l’actrice s’offre-t-elle en plan d’ensemble assise de face sur un banc, quasi nue, si l’on excepte les bretelles de son soutien-gorge. La mise hors-contexte d’un mur aussi nu en arrière-plan concentre le regard sur elle uniquement. Elle-même fixe des yeux le lecteur, selon le procédé de l’image mise en abyme qui simule une relation interpersonnelle.

Mais la particularité du leurre est de ne jamais tenir ses promesses. Sa fonction est de déclencher le réflexe de frustration avec son inconfort qui peut à son tour provoquer la pulsion d’achat. On voit, ici par exemple, que par sa seule posture, l’actrice pratique le double-jeu de l’exhibition et de la dissimulation, de l’offrande et du refus : elle est nue et offerte, certes, mais en ramenant contre son buste ses jambes maintenues entre ses bras croisés, elle cache soigneusement toute plage corporelle à haute intensité sexuelle.

Cette posture, pourtant, est peut-être plus impudique qu’on ne pense. « Well  » a eu par le passé une idée comparable pour promouvoir bas et collants (voir les photos en pied d’article) Une danseuse en tutu était juchée aussi sur un siège surélevé, et perdant l’équilibre sur le côté, tentait de se rattraper, cuisses et jambes pudiquement serrées les unes contre les autres comme le veut la décence : seulement les lignes obliques des longues jambes exhibées et les interstices dessinés, par intericonicité et symbole, esquissaient en toute impudicité une sorte de gros plan par agrandissement d’un sexe féminin que, dans le même mouvement, la danseuse prétendait pourtant cacher... Ne peut-on reconnaître la même scène avec Sophie Marceau, croisant ses mains en cache-sexe ?

Ce double jeu, générateur de frustration, vise à satisfaire précisément deux autres impératifs. L’un est celui de la morale du groupe qui gouverne les convenances en matière d’exhibition sexuelle publique : tout ne peut être montré aux yeux de tous. Mais, on vient de le voir plus haut, l’usage de procédés d’insinuation permettent, de contourner hardiment ces interdits. L’autre impératif est d’éviter une fixation exclusive du regard sur les indices sexuels, qui le détourneraient du produit à promouvoir en l’oblitérant maladroitement, soit, ici, l’album de photos. Car c’est à un échange mental qu’est convié le lecteur pour apaiser son éventuel inconfort : l’ « objet du désir » hors de portée qu’est l’actrice exhibée, doit devenir « désir de l’objet  » par l’achat de l’album qui, lui, est accessible.

Le leurre de l’argument d’autorité : la star prescriptrice

Le second leurre, le leurre de l’argument d’autorité, est ici incarné par la star. Le pouvoir de séduction qu’elle exerce, lui donne une autorité activement recherchée par les campagnes publicitaires, malgré son incompétence avérée dans le domaine où on la fait pérorer. Cette bien curieuse autorité lui vient d’une autre source que le savoir : la relation irrationnelle entretenue entre elle et ses fans.
1- La star dispose de deux atouts qui lui confèrent une autorité par pouvoir de séduction : d’abord, son apparence physique déclenche un réflexe inné d’attirance sexuelle ; ensuite, sa réussite sociale mesurée à son train de vie fastueux et sa notoriété qu’entretiennent les médias de masse, suscitent une admiration qui ne souffre pas d’être contredite.
2- Elle déclenche ainsi un réflexe inné d’attirance jusqu’à l’identification chez ses fans avec les avantages qui en découlent : sa parole est accueillie par des fans en état de réceptivité maximale, au point de croire à une relation interpersonnelle privilégiée entre eux et elle ; ses comportements deviennent des modèles que les fans s’empressent d’imiter.

On voit qu’importent peu savoir et compétence. Priment seulement une croyance et une relation érotique unilatérale purement fantasmée qui font que « le médium » - la star – « est » à elle seule « le message  » : en conséquence l’objet dont elle vante les qualités, en ressort validé et désirable. Oint du « saint chrême » de Sophie Marceau et des 99 autres stars, l’album de « Reporters sans frontières » doit devenir une relique pour leurs fans qu’ils ne peuvent que brûler d’acquérir.

Deux leurres constitutifs de « l’information indifférente »

Justement, c’est ici que le bât blesse. Ces deux leurres ont-ils leur place dans une campagne en faveur de la liberté de la presse ? Sans doute le sexe et ses représentations ont-ils souvent pâti de la censure, selon la pruderie de l’époque : on sourit aujourd’hui à l’idée que Beaudelaire et Flaubert aient pu connaître les foudres du triste procureur Pinard en 1857. Mais est-ce que ces atteintes à la liberté d’expression justifient aujourd’hui de faire du leurre d’appel sexuel un symbole de la liberté de la presse ?

On relève même dans l’usage qui en est fait sur la couverture de l’album une circonstance aggravante. Le décor où pose Sophie Marceau comme sa posture, ne renvoie-t-il, par intericonicité, à l’univers carcéral, avec le mur lépreux, l’ombre qui y est projetée, le banc de bois, et la nudité de l’actrice. Il y a au moins une ambiguïté qu’accentue l’effet dramatisant du noir et blanc choisis pour la photo. Ce rôle à contre-emploi jouée par une jolie fille qui singe une détenue assise sur une planche, n’expose-t-il pas au ridicule, voire au cynisme ?

Plus généralement, le leurre d’appel sexuel et la star utilisée comme argument d’autorité ne constituent-ils pas le fonds de commerce de nombres de médias pour capter l’attention et susciter la pulsion d’achat des clients ? Ces deux leurres sont avec quelques autres les ingrédients constitutifs d’une variété d’information, « l’information indifférente ». Sa particularité est de ne heurter personne. C’est même ce qui lui permet d’envahir colonnes et antennes, vu la large audience qu’elle draine. Or, est-ce bien le type de médias dont « Reporters sans frontières » prend la défense : les journalistes tués ou emprisonnés, le sont-ils pour avoir recherché « une information indifférente » qui traîne partout ou pour avoir voulu "extorquer" une information que les pouvoirs cachent soigneusement au point d’aller jusqu’au crime ?

Peut-on défendre la liberté de la presse par tous les moyens ? demandait-on en début d’article. N’est-il pas maintenant évident que certains d’entre eux entrent en contradiction avec la fin poursuivie ? Le leurre d’appel sexuel et le leurre de l’argument d’autorité par séduction de star contribuent quand ils sont employés à outrance à ruiner la liberté d’expression en s’adressant à l’exigence d’irrationalité des lecteurs et non à leur exigence de rationalité. Nul doute que d’un point de vue financier, cet album puisse rapporter gros. Mais ne risque-t-il pas de faire perdre aussi gros en ruinant insidieusement l’idée qu’on peut se faire de la liberté de la presse ? Paul Villach

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L'album de « reporters sans frontières » : pour la défense ou la ruine insidieuse de la liberté de la presse ? L'album de « reporters sans frontières » : pour la défense ou la ruine insidieuse de la liberté de la presse ?

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15 réactions à cet article    


  • cathy30 cathy30 12 décembre 2008 11:28

    J’aimerais vous dire que je suis tellement habituée à ce genre de procédé que je n’y fais même plus attention.
    Des photos pornochic pour une liberté que nous n’avons pas. Au moins la presse à le mérite de ne pas jouer au garce, elle affiche bien ses intentions, se faire de l’argent telle une prostituée. 

    De l’art à bon marché pour les gens du "bas" sur idée Well, pour aussi se faire de l’argent.

    Vous avez raison Villach, de nous rappeler que le système est pourri, il est tellement puissant que l’on perd constamment nos repères pour oublier l’essentiel : vivre.


    • Sandro Ferretti SANDRO 12 décembre 2008 11:35

      @ l’auteur,
      Honnétement, je ne vois pas de problème authentique dans cela.
      Bien sur qu’on "n’attrappe pas des mouches avec du vinaigre", bien sur, qu’il s’agisse de pub ou d’une campagne "carritative", il importe d’étre lu, de retenir l’attention, dans un monde où tout nous sollicite (couleurs, bruits, messages divers.), où la profusion de signaux tuent le signaux.

      Je metterais cela au méme plan que la signalétique routière .
      Oui, le rouge est le symbole du danger, et alors ? cela permet d’étre vu, reconnu comme lié au message "danger".
      Méme chose pour le jaune fluo : ce n’est pas qu’une convention, c’est la couleur réfléchissant le plus la lumière, dans des conditions de pénombre, là où l’on estime que c’est important de voir.


      De plus, cette photo (et la pose) est belle, esthétiquement parlant. Il n’y a rien de vulgaire , de glauque, de pornographique ici. Et Sophie Marceau incarne une femme respectable, bientot mure, la nouvelle Catherine Deneuve( celle d’il y a 30 ans). Pas une gamine Yougoslave de 16 ans forcée à poser pour "faire du fric" ou nourrir son petit frère.

      Donc, non, je ne vois pas ce qui justifie d’en faire (une fois de plus) un tel article. Je ne vous accuse pas de pudibonderie, comme vous le laissez entendre dans le chapeau d’article à propos de vos détracteurs.

      Mais d’obsessions récurrentes sur pas-grand -chose, oui, clairement. Surtout quand ce pas grand chose est toujours lié à une femme dénudée ou une image "chargée érotiquement". Je ne me permettrais pas de vous conseiller de consulter , mais, par exemple, de réfléchir à un sujet plus général , dont vos billets sont l’épiphénomène, l’écume des choses :

      "Pourquoi y -t-il qelque chose plutot que rien ?".
      4heures. Sans document.


      • Paul Villach Paul Villach 12 décembre 2008 12:13

        @ Sandro

        Merci de me suggérer de consulter. Je ne peux en faire autant à votre endroit, ce serait, je le crains, sans espoir.

        Vous admettez l’usage des leurres à tel point que vous en faites même une signalétique de protection ? C’est sidérant !
        "Je mettrais cela au méme plan que la signalétique routière, osez-vous écrire. Oui, le rouge est le symbole du danger, et alors ? cela permet d’étre vu, reconnu comme lié au message "danger". Méme chose pour le jaune fluo : ce n’est pas qu’une convention, c’est la couleur réfléchissant le plus la lumière, dans des conditions de pénombre, là où l’on estime que c’est important de voir. "

        Seulement, vous inversez les rôles sans vous en rendre compte. Les leurres que j’analyse ne sont pas là pour vous protéger mais pour déjouer vos défenses.
        C’est étonnant cette complaisance du gibier qui adhère aux intérêts et aux ruses du chasseur !
        Mesurez la pathologie que cela implique. Je crois bien que c’ est sans remède. Paul Villach


      • sisyphe sisyphe 12 décembre 2008 19:56

        Pour recueillir des fonds depuis le 4 décembre 2008, l’association met en vente un album intitulé « 100 portraits de STARS pour la liberté de la presse » avec en couverture un nu de l’actrice Sophie Marceau signé de l’agence H et K.

        Cher Monsieur Villach ; je suis particulièrement surpris qu’un fin observateur iconique comme vous, parle "d’un nu" de l’actrice Sophie Marceau ; alors qu’on voit parfaitement les bretelles de son maillot.
        Fantasme ? 

         smiley


      • Paul Villach Paul Villach 12 décembre 2008 20:30

        @ Sisyphe

        Que vous répondre ? Considérez si ça vous chante que vous avez devant les yeux un nu à bretelles...
        Je ne vous cache pas que je le préfère au "Nu couché jouant avec un chat"...

        Mais j’espère que ça ne vous a pas empêché de réfléchir sur la conception de la liberté de l’information illustrée par "Reporters sans frontières". Paul Villach
         


      • Sandro Ferretti SANDRO 12 décembre 2008 12:27

        Je n’entend pas polémiquer ad hominem avec vous, ni avec personne. Vous observerez que j’ai écrit "je ne me permettrais pas de vous conseiller de consulter" et non "je vous conseille de consulter".
        Des leurres se sont sans doutes glissés subreptiscement dans vos lunettes. Dans ce cas, voyez Afflelou, et non un psy.

        Sur le fond, amour/ haine, gibier / chasseur, chasseur / chassé, bourreau /esclave, c’est comme le syndrome de Stokholm, ca va avec la vie. Roux ne sort jamais sans Combaluzier et Decker sans Black...
        ( vous voyez, je vous donne méme des marques à analyser pour vos prochains articles...)

        Finalement, Piffard avait raison, lorsqu’il disait "je ferais bien un article, mais je n’ai rien à dire".
        Un sage, ce Piffard. Un connaisseur de la nature humaine....


        • Paul Villach Paul Villach 12 décembre 2008 12:47

          @ Sandro

          Je comprends le malentendu ! Vous ignorez les leurres que vous utilisez vous-même à "votre insu et de votre plein gré", comme le pauvre Richard Virenque.

          "Vous observerez, osez-vous encore m’écrire, que j’ai écrit "je ne me permettrais pas de vous conseiller de consulter" et non "je vous conseille de consulter".

          Je ne conteste pas ce que vous avez écrit. Je sais lire, figurez-vous. Mais je doute vous le sachiez aussi.

          La phrase " je ne me permettrais pas de vous conseiller de consulter" est un leurre qu’apparemment vous ignorez : cela se nomme UNE PRÉTÉRITION.

          Ce leurre consiste à annoncer qu’on ne fait surtout pas ce que pourtant l’on est en train de faire. Le but est de faire baisser la garde à l’adversaire qui ignorerait ce coup tordu !
          Les publicités en usent parfois : "Ceci n’est pas une publicité", disent-elles par exemple !

          Loin de moi l’idée que vous avez tenté un coup tordu  ! Ne vous méprenez pas : j’use d’ une prétérition, moi aussi !

          De l’intérêt de connaître l’arsenal des leurres dont usent les acteurs de la relation d’information ! Paul Villach


        • Jean TITOUPLIN Jean TITOUPLIN 12 décembre 2008 12:29

          Vous avez raison, la même couverture pourrait servir à la promotion du "phare de la blanchisserie" à "l’union des transporteurs du Bas-Rhin" ou au "joyeux drille de l’ordre du franc rire".

          Pour un organisme se donnant pour objectif la défense de la liberté de la presse, c’est un peu fadasse.


          • catastrophy catastrophy 12 décembre 2008 14:11

             Tout est leurre !, et quand c’est pas leurre c’est leurre. Ok !, c’est mauvais, mais ce n’est qu’un leurre.


            • Philou017 Philou017 12 décembre 2008 18:18

              L’action de RSF se fait aguichante et superficielle. Comme la liberté de l’information qu’elle prétend défendre.

              A vrai dire, cette façon de faire ressemble au journalisme que RSF prétend défendre : prétentieux, conformiste et adepte du marketing.
              La vraie liberté de la presse, elle se défend avec de l’éthique et de la volonté.

              C’est comme la Chine : c’est tellement facile de s’attaquer à la Chine au moment des JO. Par contre, pour le pays Africains, on peut toujours attendre.
              Comme par hasard, deux des trois derniers lauréats du dernier prix Reporters sans frontières étaient des opposants de Cuba et de Corée de Nord, deux birmans complétant le tableau. Les cibles préférées de RSF ressemblent étrangement à celles du département d’état Américain.

              Naturellement, RSF ne dit jamais un mot sur la presse alignée en France, sur les licenciements pour cause de délits d’opinion à France 24 ou RFI.

              Il serait temps qu’une autre organisation véritablement indépendante voie le jour afin de faire vraiment avancer la liberté de la presse.

              Infovox-network : Le vrai label de l’information libre et indépendante du Web


              • grangeoisi grangeoisi 12 décembre 2008 19:42

                En plus on ne peut pas avoir le leurre et l’argent du leure.


                • Céline Ertalif Céline Ertalif 12 décembre 2008 23:05

                  Bonjour,

                  Je trouve ahurissant de faire la promotion des reporters avec des images people. La fin justifie les moyens, et personnellement je ne suis pas hostile à cette formule de Machiavel parce que je ne vois rien d’autre que la fin pour justifier les moyens, à condition tout de même que le moyen utilisé soit autre chose que la destruction programmée de la finalité énoncée. Or, nous sommes exactement dans ce paradoxe.

                  On a une image fabriquée avec une personne qui ne représente aucun autre événement qu’elle-même. Tout le contraire des images de reportage. Il suffit d’en regarder quelques-unes. Cette image de Sophie Marceau dit qu’on ne veut pas voir la misère du monde que l’arrière plan évoque. Cette image exprime la réduction au moralisme humanitaire par le refus de la violence de l’événement et de l’engagement. Le reporter prend des risques pour montrer ce que les donateurs appelés à soutenir l’association des reporters sans frontière ne pourraient pas prendre le risque de simplement regarder. Ahurissant.

                  Beaucoup croient à l’inocuité de la pub et de ses procédés au prétexte que chacune serait une quantité négligeable de pollution mentale. Mais la dose atteinte, les dégâts ne deviennent-ils pas irrémédiables ? La méthode crée le brouhaha, fait perdre le sens critique normal et finalement abêtit. Purement et simplement.



                  • fred 13 décembre 2008 11:16

                    Que ces fonctionnaires propagandistes fassent leur boulot sur le 11 septembre et peut-être qu’après, on paiera pour acheter leur feuille de chou.

                    Tous les médias sont en faillite aujourd’hui.

                    Merci Msieu Villach.

                    Pour le reste, j’ai vu cette semaine ce foireux de Kouchner -co-signataire du PNAC- s’en prendre à Rama Yade, ça l’emm... qu’elle ait les Droits de l’Homme.

                    Y-a-t-il un journaleux dans la salle pour révéler l’existence du Pnac et l’implication de Kouchner ?

                    Pour le reste, j’ai enfin compris cette semaine que Sarko faisait un super deal : bénéf pour ses potes du PAF et tribune libre pendant les pubs sur France Televisions. Lui qui dépensait déjà sans compter pour communiquer, il vient de faire une OPA sur l’espace Pub de France Télévisions pour PAS UN BALLE !! Il peut tranquillement propagander à son aise...

                    Y en a un à qui ça plaît pas ? On le vire ! Il peut, c’est lui qui décide maintenant ! Eh bé mon cochon !!!

                    Si ça servait à quelque chose, j’aurais acheté le papier glacé aux photos brûlantes. Mais là, on se fout vraiment de notre gueule !!


                    • fred 13 décembre 2008 11:19

                      S’ils font ça c’est qu’ils reconnaissent eux-mêmes que la presse n’est PAS libre, non ? Expliquez-moi ça svp...


                      • alain776 13 décembre 2008 13:21

                         Bonjour,
                        Je trouve l’analyse de cette image (très jolie et agréable à regarder) très très intéressante et très pédagogique. Je pense que ce genre d’analyse devrait faire partie des programmes scolaires et que cela apporterait une véritable capacité d’analyse et de distanciation à tous les futurs citoyens de notre pays. Merci et bravo à l’auteur de cet article pour m’avoir apporté une "vision" cohérente et argumenté sur cette "communication" visuelle.
                        Alain

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