Air Sarko ou les caprices du président
Nicolas Sarkozy veut un avion comme les grands. On peut le penser mais pas trop le dire. On connaît le sort réservé à PPDA pour avoir commis le crime de lèse-majesté d’avoir comparé le président à un petit garçon excité qui va rentrer dans la cour des grands. Dans ce climat de règlements de compte, où l’Elysée n’hésite pas à étaler l’augmentation de ses dépenses de fonctionnement (+8,7%), on a la confirmation que Nicolas Sarkozy veut un vrai avion de Président. Un bon gros « air force one » bien frime comme l’ami George.
Tant pis pour les économies et pour la planète. Comme souvent l’information avait été soulevée par le Canard Enchaîné en février. L’hebdomadaire satirique raconte que Nicolas Sarkozy a pris la décision de renouveler la totalité de la flotte présidentielle à la suite de son déplacement à Lisbonne pour la signature du traité simplifié. Le président de la République arrivé à dans la capitale portugaise en Falcon 900 pour le sommet européen aurait été frustré de constater sur le tarmac que ses homologues s’étaient déplacés avec de gros Airbus et Boeing. Aussitôt de retour du Portugal, Nicolas Sarkozy aurait manifesté son souhait de voir la flotte renouvelée pendant son quinquennat.
Après tout autant utiliser les économies imposées au ministère de la défense.Il est vrai que la flotte de la République (4 Falcon 50 et 2 Airbus A319) est vieillissante, 20 ou 30 ans d’ancienneté pour la plupart, avec des rayons d’action limités à 7 000 kms. Or, notre président a la bougeotte et multiplie les déplacements. Il souhaite donc profiter de ce renouvellement pour monter dans la gamme. Nicolas Sarkozy veut surtout un avion de taille imposante suréquipé.
En charge de l’acquisition, le ministère de la défense aurait déniché, aux dernières nouvelles, déniché un Airbus d’occasion. Immatriculé F-OPTP, l’Airbus convoité, propriété d’Air Caraïbes, est un A330-200 de deux cents places en luxe et 400 en économiques. Si l’affaire se conclut, l’avion sera entièrement réaménagé à la demande de l’Elysée par un grand couturier. Difficile d’avoir une évaluation précise du coût de ce caprice, les chiffres varient entre 100 et 300 millions d’euros. En revanche le coût d’une heure de vol devrait si situer aux alentours de 4 500 euros.
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