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Accueil du site > Actualités > Politique > Au moins une école publique dans chaque commune ou regroupement de communes (...)

Au moins une école publique dans chaque commune ou regroupement de communes dans les zones où il y a peu d’habitants !

Ne nous séparez pas dès l'enfance !

Il arrive bien souvent que l'existence de deux écoles, une publique et une privée, soit un handicap....Le regroupement dans une seule école, laïque, donc ouverte à tous permettrait dans de nombreux villages de maintenir une scolarisation sur place.

De très nombreux villages n'ont pas d'école publique alors que la loi impose l'existence d'une telle école dans la commune ou en regroupement de communes.

On ne peut pas parler de la défense de l'école rurale si l'on ne traite pas cette question du dualisme scolaire !

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Le SNUIPP , premier syndicat de l’enseignement du 1er degré vient de tenir un colloque intitulé :

 

« Colloque École rurale :

en quête d’égalités et de réussite de tous »

 

Le communiqué de presse que vous pouvez lire en cliquant sur le lien

http://81.snuipp.fr/spip.php?article1797, est très intéressant.

Le syndicat pointe les différents enjeux : garantir la réussite de tous et rompre les isolements géographique et culturel.

Il pointe les inégalités criantes entre les écoles au niveau des équipements et au niveau des moyens financiers alloués par les municipalités :

« Les budgets alloués par les mairies à l'école sont aussi très variables : 5 % des communes rurales consacrent entre 15 et 30 euros par an et par enfant, 10 % plus de 75 euros.

 Avec la baisse significative des dotations en direction des collectivités locales mais aussi à l'heure où s'élaborent des conventions départementales entre l'éducation nationale et les élus pour l'aménagement du territoire scolaire, l'avenir de l'école rurale se pose donc avec une nouvelle acuité. »

Le SNUIPP émet des propositions qui devraient être reprises dans le cadre de textes législatifs et notamment la constitution d’une charte qui

« définirait les équipements minimaux dont doivent disposer les écoles pour mettre en œuvre les programmes scolaires et garantir un accès aux lieux culturels, artistiques et sportifs. Pour cela, la mise en place d’un fonds de péréquation pour les communes les plus pauvres est également nécessaire. »

Malheureusement, le syndicat oublie de dénoncer l’absence criante d’écoles publiques dans de nombreuses communes rurales.

842 communes ne disposent pas d’école publique en France.

Pourquoi ce silence ?

On ne peut pas traiter de l’avenir de l’école rurale si l’on ne demande pas explicitement que la loi de la République soit appliquée.

Comme l’a expliqué la présidente de la FCPE du Morbihan en novembre dernier :

« Les familles qui tiennent à ce que leurs enfants fréquentent l’école publique sont souvent obligées de leur infliger trente ou quarante-cinq minutes de déplacement »

Dans de nombreux départements, il n’y a pas d’alternative à l’école privée….

C’est le cas dans 60 communes du Maine et Loire, de 72 communes en Ile et Vilaine, de 52 communes dans le Morbihan et de 34 dans le Finistère !

La situation est la même en Vendée où c’est la première fois que le nombre d’enfants scolarisés dans le public dépasse celui du privé dans le premier degré.

Près d’une commune sur 4 n’a pas d’école publique (23% exactement)

L’égalité républicaine passe par l’application de la loi :

« Toute commune doit être pourvue au moins d'une école primaire publique. Toutefois, le Conseil départemental peut, sous réserve de l'approbation du ministre, autoriser une commune à se réunir à une ou plusieurs communes voisines pour l'établissement et l'entretien d'une école, à la condition que toutes les communes .intéressées y consentent (Loi du 30 octobre 1886, art. 11 ; décret du 7 avril 1887, art. 22). »

Je ne dis pas que le SNUIPP a abandonné le combat laïque, je regrette son silence alors que l’ouverture de ce dossier sur l’avenir de l’école rurale devrait être l’occasion de poser avec force cette non application de la loi et ses conséquences !

Jean-François Chalot


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16 réactions à cet article    


  • hunter hunter 16 juin 2015 11:36

    Y’ a plus d’pognon camarade Jeff !

    Grâce à la corruption généralisée, au népotisme, à la gabegie de tous les « ZELUS » que compte cet ex-pays !

    Virons-les tous, et qu’ils remboursent le pognon avec lequel ils se sont gobergés depuis des lustres, et on pourra ouvrir des écoles !

    Alignés devant des murs, quelques 12.7 bien réglées, mais s’ils acceptent de se repentir, entretien gratos des routes et des installations communales pendant 50 ans !

    On est sympa, on leur filera de l’eau et un peu à bouffer, qu’on prélèvera sur les gamelles des cochons !

    Adishatz

    H/


    • Fergus Fergus 16 juin 2015 12:05

      Bonjour, Chalot

      Sauf erreur de ma part, de tels regroupements existent déjà par la force des choses en de nombreux lieux, notamment en zone de montagne. Toutefois, il faut bien reconnaître que, compte tenu des difficultés de circulation, particulièrement en hiver, le choix de l’internat est souvent fait, le plus souvent dans des établissements privés du chef-lieu de canton, voire d’arrondissement.


      • soi même 16 juin 2015 14:39

        @ Chalot combien es tu près à payé, car rien est gratuit .....

        Tu n’as pas encore compris que ton mirage c’est finie, tu vas passé combien de temps à geindre sur ton monde perdue, donc un certain coté où tu as œuvrer pour qu’il disparaisse ?


        • Spartacus Lequidam Spartacus 16 juin 2015 20:55

          Quel drame un enseignement subit dans une école privée...


          Vous vous rendez compte, l’exemple de non-absentéisme, non intouchables, non-marxistes ?
          Pas d’imposition de la gréviculture et d’endoctrinement au collectivisme.

          Quelle horreur ! Les résultats doivent être moins bons ?.....He bah non ils sont meilleurs.

          Imaginez des pays ou l’éducation est réalisée par des chèque éducation et chacun choisit sont école publique ou privée, avec des profs licenciables, les résultat doivent être horrible.....He bah non ils sont meilleurs. Danemak ou Suède sont les meilleurs résultats PISA ;

          • hunter hunter 16 juin 2015 21:18

            @Spartacus
            Même si je suis grosso modo d’accord avec ce que tu dis, ne tombe pas quand même en permanence dans la monomanie « privé bien, public nul » !

            Ce n’est pas le fric qui résoudra le niveau lamentable des « apprenants » français !

            Je crois plus en une implication de leurs parents dans l’éducation et l’apprentissage de leurs progénitures !

            Ton obsession privé/public, c’est parfois pertinent, mais ce’st quand même souvent lourd !

            Adishatz

            H/


          • bnosec bnosec 17 juin 2015 09:11

            @hunter
            « le niveau lamentable des « apprenants » français »

            Ouais enfin tout le monde connait très bien ceux qui plombent les statistiques, mais chuuuut...


          • Spartacus Lequidam Spartacus 17 juin 2015 11:11

            @hunter
            C’est pas public/privé un choix entre bien ou mal.

            Ça c’est un choix au niveau local (micro-économique).

            C’est privé le « choix » et tout ce qui va avec, le droit de changer, le droit d’exiger, en avoir pour son argent, la responsabilité, l’efficience. 

            Public c’est « monopole » et « contrainte liberticide ». 

            En général l’obligation de résultat par la peur de « perdre ceux qui payent et assurent la gamelle » entraîne la conséquence de l’implication. 

            Voila pourquoi le chèque éducation et le choix de l’établissement donne les meilleurs résultats PISA au monde.


          • IIIIIIVVIIXIXIII 17 juin 2015 15:12

            Qu’est qu’il raconte ?

            Les écoles public sont aussi pourris en ville qu’a la campagne
            Les plus mauvais souvenir de ma vie sont ceux du CE1 ou mon instit était nul et me martyrisait
            Ba oui, il faut bien avoir un souffre douleur pour passer ses nerfs sinon comment on fait pour survivre avec ce boulot pourri. Oui personne ne choisi d’être instit ou prof de collège, c’est un boulot ingrat pour les gens qui ne peuvent pas enseigner au lycée car ils sont trop mauvais ou simplement qui n’ont aucune formation sérieuse et qui veulent avoir beaucoup de vacance. 
            On peut remplacer les instits par des ordinateurs en ville et a la campagne et y’aura plus de problème. D’ailleurs en temps qu’ingénieur, programmer un robot pour enseigner les bases de français maths et histoire nécessaire a la primaire me prendrait que quelques années et serait une belle vengeance contre cette prof qui ma pourri mon enfance

            • bourrico6 17 juin 2015 15:23

              @IIIIIIVVIIXIXIII

              Oui personne ne choisi d’être instit ou prof de collège, c’est un boulot ingrat pour les gens qui ne peuvent pas enseigner au lycée car ils sont trop mauvais ou simplement qui n’ont aucune formation sérieuse et qui veulent avoir beaucoup de vacance.

              D’abord, la formation est la même, enfin à mon époque, CAPES, c’était Collège Lycée, dont ta tirade de sur al formation sérieuse ou les vacances, c’est juste de la merde.

              Ensuite tu me fais penser à une gros connard de parent d’élève qui a un jour sorti à une instit de maternelle que si elle faisait les maternelle, c’est parce qu’elle était trop nulle pour faire le reste.

              D’ailleurs en temps qu’ingénieur, programmer un robot pour enseigner les bases de français maths et histoire nécessaire a la primaire me prendrait que quelques années et serait une belle vengeance contre cette prof qui ma pourri mon enfance

              En plus t’es le genre de type qui veut pourrir tout le monde sous prétexte qu’a un moment de sa vie il a été "martyrisé, tu me fais penser à la raclure de haddock, une qui engendre une haine irrationnelle et débilisante, avec une envie de vengeance permanente.

              Je crois que tu vas bien te sentir ici, y a tout plein d’aigris et de ratés de la vie dans ton genre.


            • CN46400 CN46400 17 juin 2015 15:20

               D’abord se demander quelle est la meilleure structure pour le meilleur enseignement du point de vue de l’enfant. On va arriver à une école de 50-100 élèves pour 5 classes avec une équipe éducative travaillant collectivement, dans un bassin de 2000-3000 habitants. Peu importe que plusieurs communes soient concernée, sauf qu’aucun enfant ne doit être obligé d’aller dans une école privée.


              • njama njama 17 juin 2015 17:34

                Article peu objectif, faut-il dire « laïcard » (?) qui ne fait qu’entretenir la gué-guerre scolaire public-privé.
                 
                Il cible dans sa démonstration fallacieuse la région Bretagne qui est très atypique, grand fief catholique avec l’Alsace, (Maine et Loire, Ile et Vilaine, Morbihan ,et Finistère, Vendée) où effectivement l’école privée concurrence assez fortement l’école publique.
                Mais dans le paysage français, dans l’hexagone, la scolarisation des « écoliers » dans le privée est en moyenne de seulement 13,8 %, c’est à dire qu’il y a de nombreux départements dans lesquels la présence d’écoles privées est rare. De plus ces départements de l’ouest ont une densité de population assez faible par rapport à d’autres régions, et les écoles sont de petites tailles. Donc sur l’ensemble de la population d’écoliers français, l’exemple cité donne un effet loupe qui déforme la réalité nationale

                Faut-il rappeler que ces écoles dites privées pour 95 % et plus sont sous contrats d’association avec l’État, c’est à dire qu’elles dispensent exactement les mêmes programmes d’enseignement que dans le public. D’une certain manière on peut dire qu’elles sous-traitent pour le compte de l’État.
                Reste la question des scolarités ... et in fine, c’est le sens de l’article


                • njama njama 17 juin 2015 17:50

                  L’égalité républicaine passe par l’application de la loi : ...
                  Je ne dis pas que le SNUIPP a abandonné le combat laïque, je regrette son silence alors que l’ouverture de ce dossier sur l’avenir de l’école rurale devrait être l’occasion de poser avec force cette non application de la loi et ses conséquences !
                  Je dirais que le SNUIPP est pragmatique. Et que parfois, il faut faire des concessions avec l’histoire, ce qui n’amoindrit en rien les principes républicains. Autre alternative, la méthode soviétique ?
                  Pour ceux qui veulent voir comment ça se passe l’école dans le milieu rural, ici une classe unique qui regroupe des élèves de différents âges et niveaux, 12 de 4 à 10 ans, je vous recommande le film documentaire Être et Avoir, (version complète 1 H 40 qui passe à toute vitesse)
                  il est magnifique, et est même devenu un incontournable des programmes des IUFM ... et après on en reparle
                  https://www.youtube.com/watch?v=d79sc72IN3s


                  • CHALOT CHALOT 17 juin 2015 18:06

                    Ah oui Njama le pragmatisme du SNUIPP !?

                    Il lui a fait perdre plus de 4 points aux élections paritaires au détriment notamment de FO
                    S’il fait l’impasse « pragmatique » sur le dualisme scolaire, il va encore payer la note !


                    • njama njama 18 juin 2015 09:22

                      @CHALOT
                      nous ne sommes plus en 1887, et la réalité économique a beaucoup changé ces dernières décennies, les campagnes se sont vidées grave, un tas de petites écoles ont disparu faute d’élèves. Dans certains coins, des écoles arrivent à être maintenues parce qu’elles regroupent plusieurs communes, et en mutualisant les dépenses du ramassage scolaire. Même celles-là sont dans des situations fragiles
                      Pragmatisme, je veux dire composer avec l’histoire économique, démographique qui est fluctuante, et avec l’héritage de l’histoire, des écoles existaient avant Jules Ferry, et la tentative de nationalisation de l’école sous Mitterrand n’a pas abouti.


                    • Artius 17 juin 2015 21:00

                      Bonsoir,


                      Si votre nombre est exact, il est vrai que le fait que 2.29% des communes n’aient pas d’école publique est tout à fait scandaleux et mérite au moins un article, voire une « Une » !

                      Plus sérieusement, et pour information, les écoles ne sont fermées qu’à partir du moment où elles comptent moins de 15 élèves sur plusieurs années.
                      Inversement, on n’ouvre pas une école pour 10 élèves relevant de la scolarité obligatoire, alors que vraisemblablement il existe à moins de 10 km à la ronde une école déjà ouverte et certainement peu peuplée...

                      Tout cela a un coût que les contribuables supportent.


                      • njama njama 18 juin 2015 09:27

                        les inégalités criantes entre les écoles au niveau des équipements et au niveau des moyens financiers alloués par les municipalités :
                        Concernant les grandes disparités budgétaires d’une école à l’autre, d’une commune à l’autre, cela tient seulement aux capacités financières des communes, il y a des communes riches et d’autres très pauvres, les différences majeures tiennent moins dans la volonté du conseil municipal qui fait avec les moyens dont il dispose, qu’au tissu économique et industriel qui peut générer d’importantes ressources locales que d’autres communes qui en sont dépourvues ne perçoivent pas. On retrouve la même disparité dans le privé, car chaque école est géré par un OGEC (organisme de gestion) indépendant des autres écoles. Et suivant que le quartier est résidentiel, rural, populaire, zep, les moyens sont très différents. Des écoles dans un état très vétuste, j’en connais et à ce niveau privé ou public, c’est pareil. Pour plus d’égalité, il faudrait sortir les écoles du budget des communes, et déplacer leur gestion vers le département ou la région, comme cela est fait pour les collèges et lycées. Tant que ça ne bougera pas on ne fera que du rafistolage ici ou là, car on ne peut pas imposer des choses à des communes qui n’en ont pas les moyens financiers pour une raison de justice fiscale et d’autonomie budgétaire des communes.

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