Chômage et revenu, la France pas si mal placée que cela !
N’en déplaise aux déclinistes de tous poils qui clament en France leur désarroi, tout ne va pas si mal dans notre pays au regard de ce qui sévit chez nos voisins européens. Taux de chômage et revenus, notre pays n’est pas le plus mal loti. Si les experts de la commission ne s’attendent pas à des miracles pour l’année 2013, les statistiques établies pour 2013 attestent que la France colle encore aux résultats de l’Allemagne.

Pour ce qui concerne les revenus, seules l’Allemagne et la France maintiennent des revenus en hausse, petitement, mais en hausse. Ce qui n’est pas si mal dans une conjoncture européenne et internationale si déprimée. La baisse du revenu disponible brut des ménages est patente, elle atteint les 2/3 des pays de l’Union européenne. Les plus mauvais élèves étant : la Grèce (-17%, ce n’est pas une surprise), l’Espagne (-8%, résultat là aussi très attendu), Chypre (-7%), l’Estonie et l’Irlande (-5%).
On retrouve la traditionnelle opposition entre les pays du nord de l’Europe et ceux du Sud. Mais c’est sans conteste l’existence de système de protection sociale qui fait encore effet de bouclier sur l’Allemagne et la France.
Si l’Europe atteint un record absolu de chômage avec un taux moyen de 11,8% de la population active (rappelons qu’il n’était que de 7,1% en 2008) Ce qui fait pour l’ensemble de l’Europe une population de 18,82 millions de personnes au chômage au mois de novembre 2012. C’est l’Allemagne qui s’en sort le mieux avec un taux de 5,4%, après l’Autriche à 4,5%. La France est en dessous de la moyenne européenne avec 9,9% (10,3% avec les DOM). Les plus mauvais élèves sont encore au Sud : la Grèce avec un taux de 26%, l’Espagne 26,2%, Chypre 14%.
Et on retrouve d’autres pays du Nord de l’Europe dans le tableau des meilleurs élèves : les Pays-Bas à 5,6%, le Luxembourg à 5,1%.
Ultime comparaison avec nos amis américains où le taux de chômage s’établit à 7,8% au mois de décembre 2012. Quant aux japonais, en crise… leur taux n’est qu’à 4,1% au mois de novembre 2012.
Si la France n’est pas en queue de peloton, comme pourraient le faire croire certains éditorialistes et leader de la droite, elle n’échappe pas à la crise. Et surtout elle occupe une détestable place du milieu entre les très bons et les très mauvais.
Elle peut donc parfaitement et bien mieux que d’autres se rétablir, pour cela elle doit encore poursuivre ses efforts et se montrer inventive, audacieuse. Et comme l’indiquait récemment Edgar Morin dans une tribune du journal le Monde, il faudrait que les politiques se mettent enfin à penser et à sortir des chemins battus et rebattus de la pensée occidentale qui oppose sans cesse la rigueur à la croissance, comme si aucune autre alternative à ce dualisme de la pensée ne pouvait exister.
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