S'il est élu, François Hollande aura-t-il la capacité de changer la France ?
A en croire les sondages, François Hollande arriverait en tête dimanche au premier tour des primaires socialistes. Si c’est le cas, doit-on s’en réjouir ? A dire vrai, je ne le crois pas. Non pas que l’ancien premier Secrétaire du PS soit incompétent ; même s’il n’a jamais détenu de fonctions ministérielles, l’homme possède une certaine expérience politique et fait preuve de bon sens dans son raisonnement et dans ses actions.
Mais la France a besoin d’une énergie nouvelle que François Hollande hélas, n’incarne pas. Notre Pays se trouve dans une situation difficile et l’avenir nous réserve bien des surprises : en vue des prochaines présidentielles et dans le but d’être réélu, Nicolas Sarkozy contient les problèmes que nos voisins subissent en matière de rigueur. Passé le 6 mai 2012, la France risque d’exploser et les citoyens se retrouveront certainement dans une conjoncture aussi compliquée que celles qui perturbe aujourd’hui la Grèce, l’Espagne ou l’Italie.
Bien évidemment, Si Nicolas Sarkozy était à nouveau élu président de la République, il serait dans l’incapacité totale de gérer le Pays, puisqu’il n’a pas été capable de le faire lors de son mandat précédent. Mais si François Hollande devient le Chef de l’Etat français, sera-t-il plus qualifié que le précédent ? Dans un pareil cas, il y a de fortes de chances qu’il mette en place une politique semblable à celle que nous connaissons aujourd’hui, donc sans véritables réformes profondes nécessaires au redressement de la Nation.
Alors qu’attendent les français en votant François Hollande ? Faire un « remake » amélioré de la politique de Sarkozy ? Je ne vois pas alors grand intérêt à changer d’homme, la France se destinant à être confrontée à nouveau aux problèmes qu’elle connaît actuellement, en creusant un peu plus de son effroyable déficit.
A une époque, j’avais soutenu comme certains de mes amis, la candidature de François Hollande. Les articles parus sur internet ou dans la presse écrite en témoignent. Mais à l’époque, je croyais que le député de Corrèze avait la ferme intention de tourner une page du Parti socialiste pour édifier de nouvelles doctrines mieux adaptées aux principes de la démocratie moderne.
A l’heure actuelle, j’’ai la ferme conviction que François Hollande n’a pas évolué depuis la période où il était encore premier secrétaire du PS, et ce n’est pas avec une telle conduite que la France pourra évoluer vers un monde meilleur.
A dire vrai, je ne comprends pas l’attitude de la majorité des militants ou sympathisants socialistes qui ont une préférence pour Monsieur Hollande. La Nation a besoin d’un changement efficace : Impérativement et immédiatement il faut réformer la fiscalité, relancer l’économie, enrayer et diminuer le chômage, établir plus de justice entre les citoyens, modifier le système éducatif, rétablir la sécurité.
Dimanche prochain 9 octobre, il faut choisir un candidat qui incarne une alternance pour la république populaire. Dans un précédent article, j’ai avancé le candidat Arnaud Montebourg. A mon sens, il est le seul qui représente le véritable changement pour la société, pour l’économie, pour la réforme des institutions, et pour une « démondialisation » indispensable pour l’avenir des générations présentes et futures.
J’espère que les nombreux citoyens qui se déplaceront dimanche dans les bureaux de vote auront conscience de leurs responsabilités et feront le bon choix pour eux et pour la France.
Pierre-Alain Reynaud
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Entre la certitude de l’échec politique avec un Sarkozy destructeur de lien social et la possibilité d’une amélioration de la condition des Français avec Hollande, il n’y a pas à hésiter, faute d’autre alternative pour l’accession au pouvoir en 2012.
Qui plus est, les critiques adressées à Hollande (ou à Aubry) doivent être tempérées par le fait qu’il (ou elle) travaillera sans aucun doute de manière collective avec son Premier ministre et ses ministres d’Etat là où Sarkozy gouverne seul et sans cap.
Le pire n’est jamais sûr. Faisons confiance au PS en croisant les doigts pour qu’il ait compris qu’il a fait fausse route dans le passé en subissant puis en appliquant la pensée unique libérale, fût-elle teintée ici et là de timides mesures sociales.
Ce n’est pas tant, ou pas seulement les moyens de productions qu’il faut se réapproprier, mais bien plus le droit au dividende sur les ressources – qui surabondent
: et donc ni une taxe, ni un pouvoir d’achat basée sur le travail.
Espérons que vous comprenez comment fonctionne l’économie basée sur les
ressources : prenons l’exemple du pétrole ou son prix est arbitraire, sa
quantité en stock truqué … « pour des raisons politiques et
économiques », il n’y a pas que le pétrole … l’énergie est abondante.
Second exemple : le travail qui disparait car il y a sur abondance de
force de travail – y compris machine – dans tous les secteurs est il un
problème ? … Est ce que cela empêche le partage pourtant nécessaire ?
L’effet de comprendre l’économie de l’abondance, et de l’infinité des
ressources, et le passage psychologique vers celle ci permet une
« ‘explosion’ de croissance économique » … ou sinon tout du moins une vie bien remplie, pour tous.
Les hackers / citoyennistes doivent donc prendre le pouvoir
politique, suivant eux mêmes les règles des pirates : partage – celui
qui a besoin assouvi son besoin, la communauté et le bien commun avant
tout, et le chef n’a pas plus que deux fois la part de celle d’un autre.
A l’abordage !!!
Le problème de Hollande et Aubry (ne parlons même pas de Valls) c’est que derrière leurs discours se dessine un destin à la Papandreou. La question est donc, « Quel président voulons nous pour faire tirer sur la foule en colère ? »
Ce qui ne me dit rien qui vaille, avec Hollande, c’est qu’il est poussé par les mêmes médias et instituts de sondages que Sarkozy. On a l’impression que c’est cette même machine qui avait tenté de mettre Delanoë en travers de la route de Sélgolène Royal et la même machine qui avait fabriqué le tapage médiatique et sondagier pour pousser DSK. Avec un match DSK-Sarkozy en 2012, les financiers ne risquaient rien.
Quand 60 % à 65 % des Français enquêtés estiment que leurs élus sont « plutôt corrompus », n’y a-t-il pas urgence à traiter ce problème qui sape la confiance politique ? http://www.lemonde.fr/idees/article/201...