Le malaise vagal de l’identité nationale
Ce n’est pas par hasard si l’organe dominant ayant annoncé la couleur avec son célèbre slogan de campagne « karcheriser la racaille », s’est lié depuis avec la mouvance de Villiers ainsi que, dernier maillon boucle, les millions de chasseurs maitres du maquis. Cet amalgame de tout ce que la France compte d’armes est désormais dans le même camps et fait face à tous les démunis, pacifistes, travailleurs soutiens de famille, et gauchistes revendicateurs fermes, mais non violents.

Le pouvoir, bien en place, n’a donc plus besoin de ne mettre aucun gants pour taper sur les derniers défenseurs de nos acquis sociaux, et pour démonter toutes les manifestations de lycéens et jeunes forces vives en arguments dès qu’ils descendent dans la rue les mains nues, et pourtant, il chausse néanmoins ses gants de boxe dans chacune de ses interventions, même orales. La plupart de ses actions tend vers le démantèlement des solides valeurs sur lesquelles nous nous appuyons tous, et ce vide créé tend à rompre l’équilibre, essence même de la civilisation humaine. Cette méthode relève de la prédation de type animale et vise à réveiller nos instincts les plus profonds pour nous faire tous basculer dans l’extrémisme. C’est Milosevic qui a inspiré la méthode Sarkosy quand il a traversé le pont de Sarayevo et menacé clairement le camps d’en face, avec les conséquences que l’on a pu constater dans les mois qui ont suivis cet évènement lourd en préméditation. Notre pays est bien-sur plus long à réagir, mais le but des autorités est du même acabit : créer la division entre les français en levant des débats brulants et exciter les mécontents du système jusqu’à une éventuelle guerre civile interne.
C’est le même genre de débat qui vient d’avoir lieu en Suisse aujourd’hui, ce qui prouve que le phénomène est généralisé et que bien des peuples ont à faire face à la main invisible de la mondiabolisation.
Depuis peu, beaucoup de nos dominants font, un par un, leur malaise " vagal ", et ceci révèle bien de la tension nuisible qui règne en haut lieu, jusqu’au sommet de l’Etat.
C’est l’organe médical, livré au service de l’Etat pour lutter contre les opposants au système par Louis Pasteur, et désormais secondé par l’armée, qui veut venir à bout du petit peuple de mécréants, et cet ensemble de croquants maitres de nos institutions a les moyens économiques pour mettre en oeuvre la plus formidable campagne de dépopulation par le bas.
Comme le dit très bien la jeune rappeuse marseillaise Arkana, " ils ont le chiffre, nous avons le nombre ", nous engager dans le sujet de l’identité nationale est la meilleure façon de tirer sur la corde distendue de la discorde et risquer ainsi qu’elle ne casse, par notre faute. Le nombre que nous formons est le poids suffisant qui ne nécessite aucune force pour peser plus lourd que la petite bande d’excités au pouvoir, et même si nous ne sommes pas foncièrement unis, nous sommes bien ce noeud auto serrant. Laissons le pouvoir tirer oralement sur la ficelle, ceci renforce notre liaison commune, cette solidarité latente qui émerge instantanément en cas de coup dur dès qu’elle cassera, et ainsi se renverseront les tenants et aboutissants, jetés au sol dans leur " propre " élan.
Soyons mesurés dans nos échanges et ne rendons pas à nos gouvernants la monnaie de leur pièce de mauvais goût, car, en n’apportant pas de résonance à celui qui cherche à nous exciter, nous aurons peut-être la chance de le voir s’énerver² lui-même, voire rapidement s’auto-détruire.
Patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage.
L’extrémisme, j’aime à le définir ainsi : à trop s’appuyer sur la rampe, on en lâche l’escalier, et au bout de celle-ci trône une puissante boule...Lisa SION.
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