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Le mètre étalon du politiquement correct depuis plus de quarante ans

Jean-Marie le Pen sort ses mémoires (voir à ce lien). Les journalistes en ont révélé quelques bonnes feuilles en feignant d'être surpris par leur contenu. Comment ? Quoi ? Le Pen est de droite ? Il est anti-gaulliste ? Il ne dit pas de mal de Pétain ? Il réhabilite sa figure ? Il a encore de la nostalgie pour « l'Algérie française » ? A une époque où il est de bon ton d'afficher son masochisme mémoriel constant, de s'autoflageller sans cesse sur notre histoire, que les enfants des enfants des enfants des français de 40 supposés tous collabos expient encore les « crimes » de leurs aînés, évidemment ça fait tâche.

 

Et en déboulonnant la statue du commandeur de la Vème République, celle de mongénéral, alors que tout le monde actuellement se prétend gaulliste, c'est un genre de cerise sur le gâteau....

 

Il agit comme les bien-pensants attendent qu'il le fasse depuis son score aux Européennes de 1979. Ils attendent maintenant le calembour de fin de banquet après un repas bien arrosé que le « menhir » ne manquera pas de sortir ils en sont certains. Il faut dire que de ce point de vue là il n'a jamais déçu. C'est un peu comme l'oncle dont on a un peu honte qui dira des horreurs entre la poire et le fromage faisant rougir les dames et sourire presque en cachette les messieurs...

 

Quand quelqu'un se prétend politiquement incorrect, libéré des préjugés politiques actuels, j'ai un test très efficace pour vérifier la sincérité et la réalité de ces affirmations. Il suffit d'évoquer le Pen père. Cela ne rate jamais, il suffit d'observer le résultat, si ça coince c'est que la personne est encore largement dans la terreur de déplaire aux arbitres des élégances politiques.

 

Il est le butoir ultime de la plupart des citoyens encore en France en 2018.

 

Il a encore cette aura sulfureuse faisant que parler de lui c'est dangereux, c'est risquer l'anathème immédiat surtout si on le fait avec nuances sans en rajouter, surtout si on n'en fait pas le diâââble de la politique française actuelle. Car le patriarche de la famille la plus célèbre de la Trinité sur Mer est encore le diâââble. Dans les sondages cela conditionne encore les réponses de la plupart des personnes interrogées terrorisées de ne pas être dans la norme.

 

Il existe bien entendu plus sulfureux que lui en politique. De Soral à Serge Ayoub en passant par Henry de Lesquen, ça ne manque pas. Mais ce sont encore des « démons » mineurs largement intégrés au spectacle. Ils font somme toute partie du jeu. Ce sont des repoussoirs utiles comme Le Pen père qui est encore maintenant dans son rôle d'épouvantail nécessaire pour la comédie politique française. Pas besoin de lui demander quoi que ce soit. Il fait cela tout seul très bien sans se forcer, toujours englué dans son passé groupusculaire où l'on faisait souvent le coup de poing avec les gauchistes ou les trotskistes. Encore maintenant tous ces mouvements sont les meilleurs ennemis du monde, justifiant leur existence par celle de l'autre.

 

Même dans la secte des asseliniens, faisant corps autour de leur micro-gourou, on ne l'aime pas du tout en se prétendant hors-système...

 

Le Pen et sa fille, contrairement à leur nièce qui l'a sans doute compris au bout d'un moment, n'ont jamais désiré réellement le pouvoir. Ils savent pertinemment que de toutes façons quand bien même ils arriveraient à y accéder par les élections, ils ne pourraient pas gouverner. Car les oligarques conservent les cadres. Toujours. Alors ils se contentent de jouer leur partition avec plus ou moins de bonheur. Il y aura toujours le moment où l'un d'eux sortira une énormité. Mais ils seront encore l'alibi de ceux qui invoquent la dangerosité du nationalisme, du souverainisme pour imposer une politique d'ultra-mondialisation économique.

 

Cela empêchera le peuple, et, ou la jeunesse française de se poser les questions qui fâchent, d'agir et de s'engager. Pour le leur interdire, on stigmatise le Pen, on parle de risque de retour des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire et cela les tétanise. Et le pire est que la ruse pourtant grossière fonctionne encore...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée ici


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