Le MoDem continue d’émettre : l’immigration
Repli sur nos racines chrétiennes, rejets massifs des immigrés à nos frontières sans distinction des situations humaines. "Remettre les immigrés dans les bateaux", y compris sur leurs radeaux, les confier à nouveau aux réseaux de passeurs ? Ne plus aider aucun peuple du monde ? Est-ce vraiment cela que nous voulons ? Se renvoyer les immigrés de façon brutale et bureaucratique, refuser de jouer la carte de la coopération européenne ?
Ce qu'il y a de bien et de nouveau avec le Shadow Cabinet, c'est la diversité des expressions. Cela tranche avec l'époque où la seule voix de François Bayrou se faisait entendre. Cela donne un patchwork intéressant d'opinions et ouvre sur une diversité d'expressions.
Jean-Luc Bennahmias,
- "Les utopistes d'aujourd'hui sont ceux qui prétendent vouloir éradiquer toute immigration"
Député européen et vice-président du Mouvement Démocrate, Jean-Luc Bennahmias écrit que "Loin d'adopter une approche fondée sur la solidarité entre Etats membres, chaque Etat commence à se replier sur ses frontières -le jeu de « ping pong » entre l'Italie et la France est emblématique de l'inexistence d'une politique d'immigration commune ou même d'une volonté d'avoir une approche partagée."
(...) Durcissant chaque jour sa position, M.Guéant institutionnalise le repli national au lieu d'œuvrer à une gestion commune de la crise.
(...) La France est un des pays qui rejette le plus les demandes d'asile qui lui sont faites : 86.4 pour cent des demandes sont rejetées (10 pour cent au dessus de la moyenne UE). La France comme pays d'accueil est une idée qui a bien vécue. Et les chiffres sont là pour le prouver. En 2010, au total, la France a ainsi accordé l'asile à moins de demandeurs que l'Allemagne ou le Royaume-Uni.
(...) La gestion des flux migratoires ne peut donc se faire qu'à l'échelle de l'Union. En l'absence de frontières intérieures dans l'espace Schengen et dans l'objectif d'une intégration européenne plus approfondie dans le domaine des affaires intérieures, la gestion doit être concertée. Elle ne peut être supportée par un seul Etat membre, a fortiori une île, ni même par quelques Etats. Il nous faut un plan européen, mais un plan qui apporte une valeur ajoutée.
(...) Il nous faut accompagner les nouvelles autorités issues de la révolution en Tunisie et en Egypte vers le développement démocratique et économique. Le suivi des aides reste cependant une tâche essentielle, que l'UE s'efforce de réaliser sur son propre territoire, et qui doit être une réalité partout où des fonds sont accordés sur des projets précis. Pour développer une gestion plus « apaisée » des migrations, l'autre priorité selon moi est de permettre les allers-retours entre les pays d'émigration et d'immigration. Lien vers l'article complet.
Yann Wehrling
- "Il faut une action à l'échelle de l'Europe. Quand on pense qu'il n'y a même pas de police commune des frontières, c'est aberrant"
"Il est assez indécent que des pays européens se comportent ainsi sur les questions d'immigration. Il faut une action à l'échelle de l'Europe. Quand on pense qu'il n'y a même pas de police commune des frontières, c'est aberrant", dit pour sa part le porte-parole du MoDem. (lire l'intervention)
Sylvie Goulard
- "Plutôt que de m’interroger seulement sur les racines, je préfère penser aussi à l’avenir."
"Les valeurs d’universalité et d’ouverture incarnent l’identité européenne. Toutefois, plutôt que de m’interroger seulement sur les racines, je préfère penser aussi à l’avenir. L’identité européenne reste à construire en rassemblant, en donnant aux enfants, par une éducation appropriée, un avenir professionnel et une instruction au dialogue. Il ne s’agit en aucun cas de faire des petits Européens artificiels formatés sur un même modèle mais de rendre des individus différents, heureux de leurs différences, mieux aptes à en goûter le charme." (extrait de l'interview de Sylvie Goulard)
Fadila Mehal
- "Les paroles d’exclusion et de rejet à l’emporte pièce qui sont prononcées sont indignes de notre histoire et ne sont pas à la hauteur des solutions qu’il nous faut apporter avec les pays d’origine, pour résoudre ces exodes de guerre."
Responsable de l'Intégration, de l'égalité des chances et de la lutte contre les discriminations au sein du Shadow cabinet, Fadila Mehal a vivement dénoncé les propos tenus par Chantal Brunel, mardi 8 mars, qui proposait de "remettre les immigrés dans les bateaux".
La responsable de l'Intégration au sein du Shadow cabinet estime que "nous avons connu une rapporteuse plus inspirée quand elle dénonçait les violences faites aux femmes et s’alarmait de leurs traumatismes physiques et psychologiques qu’aucune raison ne pouvait justifier et qu’en leur nom , elle demandait aide et assistance".
"Malheureusement Madame Brunel a l’indignation sélective, quand on voit dans quel mépris, elle tient aujourd’hui les victimes de violences, de rapts et de meurtres qui pourraient trouver refuge, temporairement, au nord de la Méditerranée. La France, pays des droits de l'Homme où le droit d'asile à encore un sens." (...) "En responsable que nous sommes, nous savons qu’une telle situation de crise inquiète nos concitoyens, nous invite à garder notre sang froid et notre sens des responsabilités . Les paroles d’exclusion et de rejet à l’emporte pièce qui sont prononcées sont indignes de notre histoire et ne sont pas à la hauteur des solutions qu’il nous faut apporter avec les pays d’origine, pour résoudre ces exodes de guerre", conclut Fadila Mehal. (texte complet)
15 réactions à cet article
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
FAIRE UN DON