« Malaria Business » : avez-vous dit ?
Le chanteur belge Stromae s’est récemment expliqué sur ce qui lui était arrivé au cours de sa tournée africaine de 2015 qu’il a dû, si je ne m’abuse, écourter pour « raisons » de santé. Assez rapidement il avait déclaré qu’il avait fait une réaction allergique à un traitement préventif antipaludique, précisément au « Lariam ». « Sans mon frère, je me serais sans doute suicidé », a-t-il précisé récemment[1].
Son cas serait évoqué lors d’une émission télévisée, le mercredi 29 novembre 2017 sur la chaîne France Ô dans le documentaire : « Malaria Business », de son magazine « Investigations ». Il se peut que le « Lariam » (Laboratoire Roche) soit un des autres noms de la gamme des antipaludiques telle la « Méfloquine » et peut-être aussi « Nivaquine », « Flavoquine », suivant les firmes qui « commercialisent »….
Ce cas est évidemment à rapprocher de celui du Général canadien Roméo Dallaire, Commandant de la Missions des Nations Unies pour le Rwanda (Minuar), de janvier à avril 1994, juste avant et au début du Génocide des Tutsi. Ce cas est incroyable compte tenu de l’importance de la Mission de la Minuar et des conséquences désastreuses de sa faillite. Le Général Dallaire aurait déclaré à une commission militaire canadienne d’enquête, en mars 2017 [2]
“Mefloquine is old-think and it does affect our ability to operate,”.
In his case, the side effects were so severe that he had to ask his assistant to monitor his actions.
(Commons veterans affairs committee - Canada).
“La Méfloquine est un vieux truc et elle affecte notre capacité à fonctionner ».
Dans son cas, les effets secondaires étaient si sévères qu’il a dû demander à son assistant de contrôler ses actions (Traduction personnelle)
Il a ajouté lors de cette audition :
"I was a year on Mefloquine. About five months into it, I wrote to National Defence headquarters and I said this thing is affecting my ability to think. This thing is blowing my stomach apart. This thing is affecting my memory, and I want to get rid of it," Mr. Dallaire told the committee."I then got a message back – it was one of the fastest ones I have ever got back – which essentially ordered me to continue it," he said. "If not, I would then be court-martialled for a self-inflicted wound."
“J’étais depuis un an sous Méfloquine. Après environ 5 mois sous cette médication , j’ai écrit au Quartier Général de la Défense Nationale et je disais que cette chose affectait mon habilité à penser. Cette chose m’arrache (m’éclate) l’estomac ( ?). Cette chose affecte ma mémoire, et je veux m’en débarrasser » a dit M. Dallaire au Comité. ….. »J’ai alors reçu en retour un message – c’était l’un des messages en retour le plus rapide que je n’ai jamais reçus – qui, essentiellement, m’ordonnait de la continuer » a-t-il dit. »Si non, je passerais en court - martiale pour mutilation personnelle »(Traduction personnelle).
Le Général Dallaire a tenté de se suicider avant de suivre une thérapie adaptée au PTSD (post - traumatic stress disorder) ou Syndrome du Stress Post - Traumatique. C’est dans le cadre de cette thérapie qu’il a écrit son livre « J’ai serré la main du Diable » avec comme « ghost writer » une certaine Sian Cansfield. Celle-ci, aux dires du Général Dallaire a fait de nombreux séjours en Afrique pour ce travail. Etait-elle sous « Méfloquine » ?……. Toujours, est-il qu’en 2002 elle se serait suicidée, mais dans des circonstances qui restent encore fort mystérieuses.
A côté du cas de Roméo Dallaire, il y celui de son adjoint à Kigali, le Major Brent Beardsley. Qui fut évacuer fin avril 1994, pour cause de "malaria", mais en fait pour "réaction allergique " à la Méfloquine. Il y a eu aussi le suicide en 2005, d’un des officiers de Dallaire à Kigali en 1994, le Major polonais Stéphan Stec : victime d’un « PTSD « ou de la Méfloquine ?[3]
En cherchant sur le net on trouve des sites comme celui-ci[4]. Et on s’aperçoit qu’à côté de cas « célèbres », dont question ci-dessus, il y a bien d’autres cas de citoyens lambdas … et cela pour un seul « médicament », une seule prophylaxie !!!! … On se souvient, dès lors de ce que Dwight D. Eisenhower a dit à la fin de son dernier mandat de Président des USA en 1961 :
« Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu'elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque d'une désastreuse ascension d'un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant. Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l'énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble »
Mais le complexe militaro - industriel est comme les deux mains d’une même personne : la gauche pour l’armée et la droite pour l’industrie … et la main droite, par exemple, compte cinq doigts dont le pouce représenterait l’industrie pharmaceutique et l’index le « service » des assurances ….. et il y a aussi toutes les phalanges et leurs articulations.
En détricotant l’Obama Care (ce qui semble évidemment regrettable) Donald Trump n’est-il pas en train de détricoter un des lobbies les plus corrompus de son pays ? En effet, si l’industrie des antipaludiques est déjà assez lucrative que pour en être arrivée où elle semble être aujourd’hui… on peut se demander où ira l’industrie des vaccins non seulement contre le paludisme en particulier mais surtout contre toutes les autres maladies virales.
Business, business….
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