Nicolas Dupont Aignan l’atlantiste boycotte les produits Lactalis
A chaque salon de l’agriculture, Nicolas Dupont-Aignan nous chante la même ritournelle. Désormais, à ses côtés, l’agricultrice Anne Boissel sert de caution au technocrate de salon qui n’hésite pas à mettre ses mocassins dans la fange républicaine, celle de l’Oncle Sam ! Aussi, à l’occasion de la dernière crise du prix du lait, le Young Leader de la French-American Foundation n’a pas hésité à appeler au boycott des marques du premier groupe laitier et fromager mondial et français, Lactalis…
NDA dans l’ombre de JFK ?
Le boycott est une pratique de tradition anglosaxone qui vise à « refuser systématiquement de consommer les produits ou services d'une entreprise ou d'une nation ». Chasser le naturel et il revient au galop ! Pour le maire de Yerres, le souverainisme n’est qu’un moyen de se distinguer dans le champ politique…
Pour s’en convaincre l’exemple de la dernière crise laitière devrait suffire mais les exemples foisonnent ! Lui-même le reconnait, il a été accepté au sein de la French-American Foundation, avec d’autres adeptes du « Made in France »… Ce club reservé aux nervis de Wahington n’est en réalité qu’une succursale du Council on Foreign Relations qui s’evertue à mettre semer les graines de la mondialisation, avec la bénédiction de la famille Rockfeller et de l’administration Obama !
D’autres indices peuvent nous mettre la puce à l’oreille quant aux véritables intentions du sophiste qui excelle dans le double langage. En effet, le Lab d’Europe1 soulignait récemment « les influences anglo-saxonnes de la nouvelle affiche de Debout la France, le parti gaulliste de Nicolas Dupont-Aignan ». De même lors du Salon de l’Agriculture 2016, le boutiquier face à sa contradicteurs (notamment Philippe Chalmin, professeur de l’Université Paris Dauphine) était obligé de défendre le libéralisme, tout en vantant l’exemple des Etats-Unis et en se vautrant dans la surenchère politicienne…
Un boycott de Lactalis profiterait à Yoplait
Ainsi, chaque jour qui passe nous démontre que le professionnel de la politique sait satisfaire sa clientèle électorale tout en préservant les intérêts de ses sponsors. Le 29 août, sur France Bleu – ça ne manque pas de sel – il a tenté d’initier le fameux boycott contre les produits de Lactalis : roquefort Société, Président, Lactel… Et bien sûr, tout cela au nom de la défense de la paysannerie, il finira d’ailleurs par obtenir la sympathie d’une partie des agriculteurs de la FNSEA qui ont relayé son message.
Même Le Figaro de Serge Dassault se montrait moins cynique sur ce coup en rappelant que par l’intermédiaire de la journaliste Olivia Detroyat que « Lactalis n'est pas toujours le plus mauvais payeur »… Celle-ci précise dans son article : « sur l'année 2015 et toujours en Bretagne-Pays de la Loire, avec 325,12 euros la tonne, Lactalis est même devant la coopérative Sodiaal, son principal concurrent ». Mais de cela, NDA ne pipera mot !
En quelques clics sur le web - “La langue de bois n’existe pas sur internet” – on s’aperçoit pourtant que Sodiaal distribue la marque Yoplait, qui elle-même est désormais contrôlée par le géant américain de l’agroalimentaire : General Mills. En demandant aux consommateurs de se détourner des produits français, il favorise donc une firme étatsunienne, adepte du moins disant social et environnemental : avec de telles méthodes pas besoin du TAFTA !
CQFD
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