Parti Socialiste : la parité, le tripartisme, le renouveau ?
Vu de l’extérieur il me semblerait que, contrairement à ce qu’on essaie de nous faire croire, ce qui se passe actuellement chez les socialistes est quelque chose de plus compliqué et de plus important qu’une simple guerre de chefs ; quelque chose d’un choix qui les oppose dans des motions difficilement conciliables, quelque chose de l’ordre d’une analyse et d’une vision différentes du monde tel qu’il va et tel qu’il pourrait aller mieux et qui tiennent à la fois de l’économie politique et de la démocratie, dans ce laboratoire si particulier qu’est la France de 1789, celle républicaine et laïque de la loi de 1905 celle solidaire des acquis sociaux de 1945 et de 1968.

Que nous masquent les commentaires des médias alignés qui continuent à nous présenter un PS en déconfiture, malade de bouffissures éléphantesques ? Elle est usée jusqu’à la corde, leur histoire de Zoo alors que la déontologie obligerait à une analyse de ce qui oppose les différentes motions du Congrès du parti socialiste. Quelle image s’applique-t-on à nous servir au lieu d’expliquer aux Français la responsabilité qui incombe aux militants socialistes en ce moment ? En quoi les motions présentées sont-elles difficilement conciliables ? Quand parlera-t-on de contenu plutôt que de rivalités pachydermiques dignes d’une cour d’école ?
Pour ceux qui ne s’en souviendraient pas, les shadoks avaient fait leur apparition, quelques jours avant les émeutes de Mai 1968. Pieplu sur sa planète Shadok, expliquait qu’il y avait deux sortes de Shadoks : les Shadoks avec des pieds en bas qui vivaient au-dessus de la planète et les Shadoks avec les pieds en haut qui vivaient de l’autre côté et qui servaient à soutenir la planète par en dessous. « Comme la planète Shadok changeait de forme, il y avait des Shadoks qui tombaient. C’était très gênant, mais surtout pour les Shadoks qui tombaient. »
http://www.lesshadoks.com/index2.php?page=18
On n’arrivera pas à nous faire oublier que la conscience politique de ces soi-disant briscards du P.S. les a quand même amené à faire barrage au candidat Le Pen. Politiquement la gauche l’a payé très cher en terme d’image et à quoi bon faire sortir par la porte ceux que l’UMP laisserait ensuite rentrer par ses fenêtres ? Combien restait-il de médias libres lors des dernières législatives pour pointer du doigt ceux qui, dans l’ombre, travaillaient l’opinion d’un électorat lepéniste hétérogène dans ses penchants racistes ?
Où est-il probable que se soit retrouvé l’électorat transfuge d’un Le Pen peu recommandable sinon dans les rangs de la droite actuelle au pouvoir depuis plus de 5 ans ? Tant il nous faisait peur ce mouvement et ces discours nationalistes, les mesures à prendre contre un antisémitisme rampant trouvent-elles à s’y évaluer dans une proportion restante de 5 % tandis que les suffrages des 15 % de transfuges seraient attribués à un racisme de couleur rassuré par le discours sécuritaire et la politique d’immigration des dirigeants actuels ?
Finalement, les militants sont appelés à trancher à partir d’une offre assez démocratique et cohérente entre ce qui serait les positions extrêmes Royal/Hamon avec, au centre, la possibilité d’un vote Aubry. Cette élection se passera-t-elle dans une clarté démocratique irréprochable, ce qui n’est pas toujours le cas au sein des partis politiques ? Henri Emmanuelli donnait sur les ondes toutes garanties de ce côté-là. La France d‘en bas, la muette, celle des travailleurs a bien conscience de l’enjeu et de l’importance de ces élections au sein du Parti Socialiste Français.
5 réactions à cet article
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
FAIRE UN DON