Pour que le PS change de nom
Le PS, au sommet de l'Etat, nous montre enfin son vrai visage, celui d'une droite modérée qui tente d'afficher un colmatage des brèches béantes que l'Europe libérale a ouvert dans nos systèmes publics et sociaux.
Sous des apparents discours de justice, il avalise le cadre qui nous contraint et dispense des "mesurettes" sensées apaiser les masses qui souffrent et qui sont en colère.
A certains égards le PS est bien plus cynique que l'UMP qui elle, criait ouvertement son adhésion au système financier mortifère qui entraîne les nations d'Europe dans l'effondrement. D'ailleurs la Finance internationale et les grands groupes ne s'y sont pas trompés. Ils ne sont pas "inquiets".
Peu à peu le discours de la rigueur prend sa place dans les mots de notre nouveau gouvernement : chacun doit faire des efforts, les politiques, les riches et bientôt surtout l'ensemble des citoyens , pour un serrage de ceinture en règle au profit des banques une fois encore.
Les causes structurelles de nos maux (la privatisation de la monnaie et le cadre néo-libéral imposé par l'Europe) ne sont pas mises sur la table par le PS et la transformation sociale est bien absente de l'agenda d'un parti qui se dit "de gauche".
Il est bien loin le temps des premières et secondes internationales où le socialisme s'interrogeait sur la meilleure stratégie pour réaliser la révolution sociale.
Que peuvent signifier aujourd'hui socialiste, Internationale, là ou son représentant européen, Papandreaou a avalisé la mise à genou de son pays par les banquiers ? là où des responsables dits socialistes en France ont accepté successivement et continuent à le faire (le MES n'est pas remis en cause par Hollande) des traités visant à privatiser et dépecer les services publics européens, là où des politiques dits "de gauche" comme Blair et Schroeder ont baissé les salaires, faciliter les licenciements, privatiser leur transports et leurs hopitaux ?
D'un point de vue géopolitique, qu'est le PS ci ce n'est l'allié objectif des guerres d'ingérence menées ouvertement ou en sous main par l'hégémonie américaine ?
Hollande maintient la présence de la France au sein de l'OTAN, il s'est positionné violemment contre la Syrie et nous a jeté de la poudre aux yeux en annonçant le retrait des troupes d'Afghanistan. L'impérialisme et les guerres offensives n'ont jamais été du côté de la Gauche.
Où est passé le pacifisme de Jaurès ? où est passé la solidarité pacifique des peuples du monde ?
Trahison toujours. Il faut donc en finir avec cette duplicité et arréter de positionner le PS à gauche de l'échiquier politique.
En effet, le PS est irrémédiablement passé à l'idéologie libérale, a fait allégeance aux états unis, et en a définitivement terminé avec la Gauche. C'est un long mouvement de l'histoire qui culmine aujourd'hui . Il part des pleins pouvoirs confiés à Pétain en passant par le tournant de 83, en continuant dans l'action du commissaire européen libéral Delors et en s'épanouissant enfin au sein du gouvernement le plus privatiseur de l'histoire celui de Mr Jospin .
Hollande n'est que le fruit de cette évolution du PS vers le conservatisme libéral. Il l'officialise, l'incarne.
Le parti qui le soutient doit donc changer maintenant de nom et il est vital pour la gauche de le sortir de sa famille.
Une nouvelle gauche doit émerger, non inféodée à ce parti, une force qui refuse d'être dirigée par des entristes travaillant au profit de cette droite molle (tel Mélenchon qui a servi la soupe au PS en s'arqueboutant sur le combat anti FN).
Ne nous résignons pas à voter pour ces gens là, ne restons pas crédules, ne nous laissons pas endormir par les enrobages dits "de gauche" : exigeons du PS d'être ce pour quoi il essaie de se faire passer, à savoir un parti progressiste. Faisons comprendre autours de nous que la Gauche n'est pas là et qu'elle est à reconstruire à l'instar de ce qui se passe en Grèce. Relevons la tête et construisons un rapport de force avec nos amis grecs, espagnols contre les coalitions libérales austéritaires social-démocrates-conservatrices, continuons les luttes au quotidien et d'abord celle de l'éveil des consciences en changeant les mots : ne plus qualifier le PS de gauche c'est un premier pas !
23 réactions à cet article
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
FAIRE UN DON