• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Réforme après réforme, il pulvérise record après record

Réforme après réforme, il pulvérise record après record

Les souhaits exprimés pour réformer les institutions dans l’ordre de mission du 18 juillet 2007 et les conclusions tirées dans la lettre d’orientation après le rapport de la Commission Balladur pour réviser la constitution lors du Congrès du 21 juillet 2008 montrent à l’évidence que l’actuel locataire de l’Elysée connaît les limites du mandat que lui confia le suffrage universel.
 
Ainsi sa première missive exprime très clairement le souci d’étendre les pouvoirs constitutionnels de ce mandat. La teneur ignore volontairement sans doute, qu’en droit civil, une telle modification n’est pas applicable avant le terme du mandat, ici la prochaine mandature. Un mandataire ne saurait, sans l’aval du suffrage universel, modifier de son propre chef le mandat qui lui a été confié. Le Parlement n’élit pas le président. Il n’a pas la compétence de se substituer au suffrage universel, expression de la souveraineté nationale qui appartient au peuple et à lui seul.
 
Ainsi l’ambition d’accaparer le pouvoir exécutif apparaît dès les premiers paragraphes de l’écrit présidentiel : ….L’importance prise par l’élection présidentielle au suffrage universel direct, le passage au quinquennat et la réforme du calendrier électoral se sont en effet conjugués pour donner au Président de la République un pouvoir très large sur l’ensemble de nos institutions et de l’administration, et un rôle essentiel qui à la différence de celui du Premier ministre n’est pas assorti d’un régime de mise en cause de sa responsabilité.
Il convient dès lors :
- en premier lieu, d’examiner dans quelle mesure les articles de la Constitution qui précisent l’articulation des pouvoirs du Président de la République et du Premier ministre devraient être clarifiés pour prendre acte de l’évolution qui a fait du Président de la République le chef de l’exécutif, étant observé toutefois que cette articulation n’est guère dissociable du régime de responsabilité actuellement en vigueur … »
 
L’évolution n’est pas un acquis, si les présidents de la 5ème république ont transgressé leur mandat en laissant la majorité du peuple croire qu’ils possédaient tous les pouvoirs, ils ont eu tort. L’évolution ne vaut pas suffrage universel, elle n’est pas constitutionnelle. Ces constatations ne confèrent pas la souveraineté. Ce que les conclusions amères exprimées dans la lettre d’orientation du 12 novembre 2007 confirment :
En revanche, après réflexion, je ne pense pas qu’il soit souhaitable que les articles 5, 20 et 21, qui précisent la répartition des rôles entre le Président de la République, le Premier ministre et le gouvernement, soient modifiés. Dès lors qu’un changement de la nature du régime est écarté, toute modification de la rédaction actuelle me paraît en effet présenter plus d’inconvénients que d’avantages.
 
Monsieur Sarkozy n’a pu changer le régime, il le constate. Hélas son renoncement est une soumission feinte. Au mépris de l’article 5 de la Constitution, qui fait de lui l’arbitre des pouvoirs publics et de leur fonctionnement régulier, il exerce l’exécutif. Non seulement il viole la Constitution au respect de laquelle il a mission de veiller, mais il perturbe le fonctionnement régulier des pouvoirs publics en s’immisçant dans tous les domaines de l’exécutif et dans certains du législatif. Ceci constitue un manquement très grave à ses devoirs. Il usurpe, en pleine connaissance de cause, la fonction du Premier Ministre, sans aucune légitimité républicaine. Bien au contraire il contourne ainsi l’alinéa 5 de l’article 89 qui interdit de réviser la forme républicaine du Gouvernement laquelle est définie tout au long de la Constitution et notamment au titre III de celle-ci.
 
Ainsi, discourant devant le Congrès réuni le 22 juin 2009, il annonce les futures réformes (burqa, retraites, Hadopi, universités, etc…) et sa décision de recourir à un grand emprunt pour financer l’avenir. Comme il ne s’agit pas du « discours du Trône », écrit par le Premier Ministre britannique, l’orateur y exprime son propre plan. Il l’impose aux Pouvoirs Publics, contrôlés par le Parlement. Il n’a pourtant constitutionnellement ni instruction à donner Gouvernement ni à influencer un projet de loi de finances. Pire encore, il prétend évaluer l’action du Gouvernement et au besoin le sanctionner. Il se substitue ainsi au Parlement dont c’est la responsabilité légitime. 
 
Pour faire suite à ce délit d’inconstitutionnalité, le 06 juillet 2009, une lettre de mission est adressée aux ex- Premiers Ministres Rocard et Fillon pour coprésider une commission afin de consulter le plus largement possible sur la manière de dépenser l’emprunt qu’il a décidé. Aussi incroyable et irresponsable que cela paraisse, cet homme, qui n’a aucune compétence constitutionnelle ou aptitude professionnelle pour gérer les finances de l’Etat, a décidé de faire un grand emprunt. Il en a informé le Parlement avant de savoir précisément à quoi il pourrait servir. Vous ne rêvez pas ! La lettre de mission le prouve : 
« Monsieur le Premier Ministre,
Comme je l’ai indiqué au Congrès le 22 juin dernier je souhaite que s’engage dans notre pays un grand débat sur les priorités qui doivent préparer l’avenir de la France. Un emprunt sera ensuite lancé pour les financer. »
 
Sans même avoir consulté le Parlement ni en avoir défini le montant, le Président décide du principe de lancer un emprunt pour préparer l’avenir de la France sans la moindre idée de celui-ci. Comme si l’avenir de la France passait par l’emprunt et un Président qui ne se soucie ni de l’avis du Gouvernement ni du Parlement chargé de contrôler le budget de l’Etat.
 
Il s’en moque à ce point qu’à l’occasion du projet de loi de finances 2010 soumis à l’Assemblée Nationale, le député Dominique Baert, un ex-Directeur de la Banque de France, chargé par la Commission des finances du rapport sur le besoin de financement de l’Etat observe dans sa synthèse : « .. ces montants ne prennent pas en compte le futur « grand emprunt  », dont on ne connaît ni les finalités, ni les caractéristiques, ni l’ampleur. Le Parlement se trouve ainsi placé dans la situation assez déplaisante de devoir se prononcer sur un programme virtuel de financement de l’État et sur des évaluations de la charge de la dette qui, demain, se trouveront nécessairement remises en cause par les charges supplémentaires nées du remboursement du « grand emprunt  ».
 
Cette étrange manière de mettre la charrue avant les bœufs en annonçant un emprunt dont on ne sait quoi faire s’explique pourtant. A l’occasion du Projet de loi de Finances 2011, le rapport du Président de la commission des finances de l’Assemblée Nationale note en page 47 (version PDF) : « Les Organismes Divers d’Administration Centrale (ODAC) (qui auraient du profiter de cet emprunt-ndlr) connaîtraient un excédent de 2,1 % de PIB, soit plus de 40 milliards d’euros, en raison de la perception des fonds du grand emprunt. »
 
Depuis plus de 20 ans le poste ODAC varie entre 3,4 et 3,3 % du PIB. Il avait donc été prévu par la loi de finances rectificative de 2010, incluant le grand emprunt, à 5,4% du PIB estimé. L’avantage de cette manipulation comptable est de faire baisser de 2,1% de PIB le déficit de l’Etat calculé selon le mode adopté à Maastricht. En effet, le déficit des Organismes Divers d’Administration Centrale, de la Sécurité Sociale tous régimes confondus, et des Administrations Locales, même s’ils s’ajoutent à celui de l’Etat pour constituer le déficit public réel, n’entrent pas dans le calcul selon Maastricht qui ne considère que le déficit de l’Etat nu. Grâce à l’emprunt, en 2010 le déficit « apparent » de l’Etat devrait être de 100 Milliards, un peu plus de 5% du PIB au lieu des 7,7 % réels. 
 
 
JPEG - 74.7 ko
 
Ainsi les dépenses du budget « ODAC » 2010 sont plus faibles de 5 milliards et l’emprunt de 35 milliards destiné, à promouvoir le développement de la France de demain, en finançant la recherche, les PME innovantes,le développement des sciences du vivant les énergies « décarbonées » et l’efficacité dans la gestion des ressources pourfaire émerger la ville de demain,  inventer la mobilité du futur et investir dans la société numérique à lire le rapport Rocard-Juppé, était en réalité destiné à financer le déficit de l’Etat 2010. Un déficit estimé par les lois de finances rectificatives à 152 milliards. Un déficit pour lequel l’Etat a eu recours à une émission nette d’obligations assimilables du Trésor et de Bons du Trésor à hauteur de 175 milliards. Bien entendu ce que le Président n’a pas évoqué dans son ordre de mission c’est la destination réelle des fonds empruntés.
 
Du reste les mesures d’investissements d’avenir du rapport Rocard n’existent plus dans le Projet de loi de finances 2011. Ce prétendu emprunt n’a donc eu aucune utilité d’investissement. Une obligation ne constitue pas une part de capital mais une part de dette. Bien entendu, lever un emprunt pour un autre objet que celui auquel il est réellement destiné est une opération qui, dans son principe, constitue un détournement de fonds. L’Autorité des Marchés Financiers, quoiqu’indépendante, possède un collège nommé par l’Etat. Elle n’a pas pour fonction de vérifier l’usage des fonds garantis par l’Etat.
 
Il faut cependant se poser la question sur la correction de pratiques aussi peu délicates vis-à-vis des possesseurs de ces obligations. C’est à croire que les procédés qui consistent à tromper les électeurs et les épargnants sont inhérents aux responsables politiques. Cette politique de dissimulation a conduit la Grèce à tricher pour s’intégrer à l’Euro. Elle n’est pas recommandable et, cependant, la France la pratique sans scrupule pour abaisser le déficit de l’Etat. Par tous les moyens, y compris au détriment de la compensation complète des pertes de recettes de la Sécurité Sociale provoquées par la politique de niches sociales tous azimuts, elle tente de remplir les critères de Maastricht. Comble pour être crédible, elle soutient la position de l’Allemagne pour priver du droit de vote les mauvais élèves alors qu’elle en fait partie… 
 
Un expédient dangereux qui, tôt ou tard coûte, en crédibilité, d’autant que, en 2009, 65,6% de la dette publique étaient détenus par des non-résidents. A ce sujet Dominique Baert précise dans son rapport : « Ces détenteurs sont en outre présents sur tous les segments de la dette, qu’il s’agisse du long terme – 58 % des obligations assimilables du Trésor(OAT) –, du moyen terme – 88 % des bons du Trésor à intérêts annuels(BTAN) – ou du court terme – 68 % des Bons à taux fixe (BTF). » Il ajoute que la dette de l’Etat proprement dite s’élevait au 30 septembre 2009 à 1.134,4 milliards€ (sans Sécurité sociale, collectivités locales et Organismes divers d’administration centrale) elle était ainsi répartie 717Md€ pour les OAT, 206,5 Md€ pour les BTAN et 210,9 Md€ pour les BTF. C’est dire, si l’étranger s’inquiète, la fragilité de notre position.
 
Depuis qu’il exerce son quinquennat et usurpe l’exécutif, le sieur à la Présidence bat les records les plus funestes. En un peu plus de 3 ans et demi d’exercice, les talents du Président ont conduit la France au bord du gouffre. Depuis 2007 la France a émis pour 571 milliards d’obligations et bons du trésor, elle s’apprête à en émettre pour 186 milliards en 2011, soit 757 milliards d’emprunt pour financer la politique de réformes, définie et conduite par le Président de la République, un record pour un quinquennat !
Autre record, le déficit de l’Etat qui atteint, en 2010, 152 milliards ! Mais ce n’est pas tout !
 
Les entreprises dont l’Etat détient une part du capital ne sont pas des plus performantes ainsi Areva rapporte 21 millions de dividendes, Renault 0, SNCF 0, Sogema (Eads, Aerospatiale) 0, Air France 4 millions. Ce qui n’empêche pas certaines de poursuivre leur politique de délocalisation et d’autres, qui firent l’objet de l’aide de l’Etat également. Ainsi la Société Générale a délocalisé sa comptabilité en Inde. Pourtant les aides à l’emploi et exonérations de toute nature s’élèvent à 172 milliards, tandis que le chiffre des demandeurs d’emploi toutes catégories et territoires confondus (DOM,TOM) s’élève à 5 millions encore 2 records de plus !
 
Quant à la dette publique, selon les prévisions pessimistes de la Cour des Comptes, l’ère Sarkozy aura permis de la porter à 2.000 milliards en 2013 et elle représentera plus 92% du PIB à fin 2012. Un quinquennat Sarkozy l’aura alors fait progresser de 50%. C’est ça le coût de modernisation de la France réformée !
Non content ce Président, qui a déjà battu tous les records, parviendra facilement à améliorer celui du plus dispendieux des hommes d’état ayant gouverné la France, un record qu’il possède déjà.
 

Moyenne des avis sur cet article :  4.79/5   (57 votes)




Réagissez à l'article

17 réactions à cet article    


  • Traroth Traroth 5 novembre 2010 11:20

    Pour Sarkozy, comme pour tous les dirigeants de droite depuis VGE, réforme=démantèlement

    Mais là où Sarkozy réussit un « exploit » singulier, c’est que ces démantèlements successifs ne se traduisent pas par des économies, parce qu’il jette l’argent par les fenêtres à la première occasion.

    Un exemple concret : La réforme des retraites. Depuis 2007, Sarkozy « compense » tous les problèmes des entrepreneurs, restaurateurs, agriculteurs, etc, par des baisses de charge.
    Et d’un seul coup, une réforme des retraites est absolument nécessaire tellement le trou creusé par son incurie est énorme.
    Mais le problème lié à ses baisses de charges incessantes n’est même pas posé, et ça va donc continuer.
    Rendez-vous dans 2 ans pour une nouvelle réforme qui nous privera d’un autre pan de nos droits, toujours sans aucun effet sur le déficit !


    • kemilein 5 novembre 2010 15:03

      c’est sont ultime but, il le fait expres, il nous aliène par la dette, la seule façon de détruire durablement notre état et tous les services publiques.

      ce mec est un traitre, un criminel... et il sera réélu en 2012.. mais que faire sérieux !


    • minusabens 5 novembre 2010 12:54

      Edifiant !

      Le grand chasseur de Roms, Monsieur Copé qui ne respecte rien ni ses origines (son père est un émigré roumain), parle de moraliser la vie publique. Qu’il commence par moraliser lui-même, son groupe parlementaire et un président dont il partage les convictions et défend l’action au mépris de la Constitution et de la loi ! Sans doute voit-il la paille dans l’oeil du voisin et ignore-t-il la poutre qui est dans le sien.

      A propos de politique économique et de moralité présidentielle : 
      le contrat du siècle avec la Chine est en réalité l’achèvement de celui qui avait été convenu le 26 novembre 2007 à l’occasion de la visite présidentielle en Chine. A l’époque la multinationale EADS/AIrbus négociait 110 A320 et 50 A330. 
      Quelques avions ont été livrés depuis, dont les premiers assemblés en Chine dès la fin 2009. Hier dans la fanfaronnade il s’agissait du reliquat de 50 A320 et 42 A330 auxquels s’ajoutaient 10 A350 en remplacement d’une poignée d’A320.

      En supplément, il serait souhaitable que la presse, en général, et la communication de l’Elysée, en particulier, cessent de considérer Airbus comme une entreprise francaise. Quelle est la part de construction réalisée en France ? Quel est le montant des dividendes encaissable par la France dans ce contrat annoncé en fanfare ? A en juger par ceux rapportés en 2009, 0€ comme l’indique cet article, Airbus ne contribue en rien à l’enrichissement de l’Etat. 
      Pas la même de claironner le Président est le plus grand homme d’affaires de la planète. A moins qu’il ne s’agisse d’autres affaires, les résultats sont voisins de l’échec : Les rafales de Lulla et les frégates pour les Russes ne sont pas encore construits.... 

      Je vous fais grâce du contrat Areva c’est exactement celui qui était déjà en discussion en novembre 2007 et il n’est pas encore conclu à 100%. Enfin Areva est meilleure qu’EADS, elle a rapporté 21 millions de dividendes en 2009, même pas de payer la transformation d’Air Sarko One... Les politiciens prennent vraiment les électeurs pour des naifs. 

      Le bourrage de crâne, manière Copé, continue ! Les mensonges s’accumulent et s’empilent . Cette mentalité de gloriole consiste à faire prendre des vessies pour des lampions. Elle est tout à fait superflue.

      Merci l’auteur !


      • Jowurz 5 novembre 2010 13:39

        Tout est dit !

        Au paradis de la « combinatione » il n’est pas surprenant que les contrats 2007 soient ressortis en 2010 à la gloire présidentielle. Quand les dirigeants oublient les droits de l’homme et la constitution. Il ne faut s’étonner de rien.

        Il a sans doute raison le Monsieur Ministre Bockel qui veut détecter la délinquance des enfants de 2 à 3 ans. Toutes ces entourloupes et embrouilles c’est sûrement d’origine congénitale comme le présume Frédéric Lefebvre !
        A l’évidence nombreux sont les hommes politiques de l’UMP récompensés d’une ou plusieurs condamnations qui soutiennent leur tête de liste pourtant blanche comme un linge javellisé.
        Je me demande comment, Messieurs Chirac, Juppé, Devedjian, Madelin, Lefebvre, Copé, Bertrand, Woerth, Fillon, DSK, Mitterrand, Delors, Tapie, Le Pen et Mesdames Dati, Lagarde, Cresson, Royale,Aubry pour n’en citer que quelques unes parmi toutes les personnalités, auraient passé un tel examen...
         


        • camélia camélia 5 novembre 2010 14:11

          Article très éclairant....mener le pays à la ruine telle est la tâche que s’est fixé celui censé remettre sur pied le pays....comment peut-on laisser un tel escroc et manipulateur pareil exercer le pouvoir ??


          • wesson wesson 5 novembre 2010 14:17

            Ah, le déficit, et dire qu’il y a encore des gens pour croire que la droite cherche à le résorber ... mais c’est tout le contraire. Il suffit de voir par exemple le déficit Américain lorsque Reagan est arrivé à la maison blanche, et lorsque il en est reparti.

            Si les déficits publics explosent, ce n’est pas parce que les gens de droite sont incompétents, mais c’est parce que ça fait partie de leur agenda politique.

            Et c’est justement l’aggravation du déficit qui permet, en dernière analyse de justifier l’ensemble des réformes que la droite veut faire passer. Par exemple la réforme des retraites n’est justifié que par son déficit - mais jamais on a évoqué l’appauvrissement du financement par l’intermédiaire d’un ensemble cohérent de niches fiscales, qui est la cause réelle.
            La sécurité sociale subira le même sort d’ailleurs, avec toujours en préalable l’appauvrissement de ses ressources par le biais d’exonérations diverses et variées.

            La droite a BESOIN de déficit très important pour faire passer son arsenal idéologique. C’est donc naturellement que les gens de droite s’emploient à creuser ce déficit, tout en prétendant faire le contraire.

            Il est plus que temps de leur faire passer le goût du pain à cette flibuste. En particulier M. Copé - notre bel avocat du cabinet Gides-Loyrette-Nouel - qui me parait être encore plus dangereux que M. Sarkozy.


            • Defrance Defrance 5 novembre 2010 19:12

              Wesson,

               Vous avez tout a fait raison, c’est une très vielle technique Étasunienne qui est aussi utilisée dans les sociétés privées : Embaucher que des commerciaux qui sont super endettés , ils feront tout pour gagner le plus possible de fric . C’est la même chose avec le citoyen, une fois endetté il devient docile comme un mouton ?
               Le plus grave est que le troupeau est déjà TRES important, avec le nombre de chiens adéquat ?


            • HumanVictoryX HumanVictoryX 5 novembre 2010 15:14

              Réagissez et rejoignez le collectif citoyen StopBanque : J-33 http://stopbanque.blogspot.com/ ///


              • Defrance Defrance 5 novembre 2010 18:50

                 Merci, je ne vous ai pas attendu pour le faire . Voici le blog ou j’ai tenté de convaincre pour la première fois. En octobre 2007 j’avais commencé « ma Guerre » seul contre le monstre ! 

                  Les bonnes idées mettent beaucoup de temps a se faire connaitre ? 


              • bo bo 5 novembre 2010 15:37

                On vide les caisses de l’Etat et celles sociales annexes.....on creuse volontairement le trou de la Secu .....on ratiboise les caisses de retraite pour livrer les travailleurs à la Grande Finance internationale de la retraite par capitalisation.........En fait, on livre la France aux spéculateurs....on leur offre de s’enrichir sans fin......Au passage le « gratin politico-UMPS » et ses valets continuent à se goberger sur le cadavre de l’Etat... qui fut républicain et avait pour devise « liberté, EGALITE fraternité »
                ......
                 On importe de la main d’œuvre très bon marché pour diminuer les salaires.....on parque les immigrés dans des conditions indignes.....on se délecte de la déchéance des banlieues..... la peur que cela produit...est excellente pour « gérer » les électeurs.....
                Après cela l’UMPS est réélu et ses membres peuvent continuer à dormir tranquille : ils ont préservé leurs ACQUIS !!!!!..........


                • Defrance Defrance 5 novembre 2010 18:39

                  Pour 2012, voici ce qui nous reste a faire, mais pas sur des matelas, des barbelés siéront mieux a l’individu ?


                  • slimo 5 novembre 2010 18:57

                    Le nœud du problème,vient du fait que les députés sont actuellement politisés.
                    Un député est à l’origine un contre pouvoir,élu par et pour le peuple pour contre balancer les dérives des politiques.
                    Actuellement,si l’assemblée nationale est du coté du gouvernement,qu’elle que soit l’intime conviction de la plus part des députés, on vote pour un parti...
                    De çe fait plus personne ne défend Mr Tout le monde,Le président ce retrouve sur un trone,la rue gronde mais ça n’est qu’un détail ...
                    La 6Eme république devra prendre conscience que la démocratie ne vaut que si tout les factions en présences sont défendues équitablement.
                    Il est impératif que nos députés soit apolitique !


                    • Defrance Defrance 5 novembre 2010 19:18

                      Oui, il faut que ceux qui ne veulent pas des « têtes de gondoles » que les partis leurs présentent , toutes tendances confondues puissent présenter DES candidats plutôt que de s’abstenir et ou de voter blanc  ?


                    • minusabens 6 novembre 2010 00:35

                      Bonsoir Slimo,

                      Sans vous contredire tout en vous contredisant, le rôle du député est celui du parlementaire. Il représente l’ensemble du peuple et non uniquement sa propre circonscription. Il n’a à recevoir d’instruction de quiconque, et donc pas d’un parti. Tout mandat impératif pour voter la loi est interdit par la constitution.

                      Le rôle du Parlement est de voter les lois, d’en proposer et de contrôler la politique et l’action du Gouvernement. Le parlement n’est pas un contre-pouvoir c’est le pouvoir législatif usant d’une partie de la souveraineté du peuple. Il a le pouvoir de censurer l’exécutif et donc de virer le Gouvernement.

                      Avec le principe de la mandature présidentielle qui, aujourd’hui, précède de quelques semaines les législatives, le risque de voir une assemblée hostile au Président élu est peu problable puisque la durée de la mandature présidentielle et la législature sont de cinq ans.

                      Il serait, de loin, préférable, pour l’intérêt du peuple et de la démocratie, de limiter la législature à trois ans et de revoir le principe du financement des partis politiques. Les députés seraient ,sans aucun doute, beaucoup plus attentifs à l’électeur et le Président, chef de parti, ne jouerait pas avec des réformes impopulaires ou des traités internationaux qui déplaisent. Surtout il ne s’amuserait pas à gouverner pour montrer ses gros bras et sa grosse cervelle sans risquer sérieusement la destitution.

                      Il y a quelquefois du bon dans la démocratie américaine, la mi-mandat qui voit une partie du parlement renouvelé est un système qui a du bon. La totalité du renouvellement de l’Assemblée ne ferait, chez nous, aucun mal à la démocratie. Le Sénat ne bénéficie-t-il pas déjà d’un renouvellement par tiers tous les 3 ans ? De telles élections tous les 3 ans ne coûtent pas plus au pays qu’un G8-G20 qui, chez nous, dépasse allègrement le milliard. Elles éviteraient bien des conflits sociaux et, tout bien compté, l’économie y gagnerait.

                      Il faut une pétition de 5 millions d’électeurs soumise à 20% des parlementaires pour qu’un tel projet puisse être présenté à l’ensemble du pays dans le cadre d’un référendum (article 11 de la Constitution). Pour autant, bien sûr, que la loi organique prévue soit votée pour appliquer l’article 11 de la Constitution. Or dans ce domaine - comme c’est étrange ! - le Gouvernement et l’UMP bloquent la situation pour ne pas faire de peine à l’Elysée qui se moque du peuple et de ses promesses. Voici une belle occasion de descendre dans la rue pour rappeler que l’on cesse de paralyser la constitution. Qu’attendent les partis politiques pour organiser cette demande de rendre la constitution opérationnelle ?

                      Par moment, je me demande si, dans son musée, la guillotine ne se languit pas trop de son inactivité.   
                         


                    • Arafel Arafel 7 novembre 2010 01:13

                      Tout candidat présenté par un parti, un fois élu votera tout ce que le parti lui demandera.
                      Il faut interdire les partis, les candidats ne doivent se présenter devant les électeurs qu’en leur nom et non pour un parti.


                    • Salsabil 6 novembre 2010 00:41

                      Bonsoir Emile,

                      Je n’ai pas pris le temps de lire les commentaires et me contente de votre article.

                      Ce dernier est non seulement excellent, mais de plus, édifiant.

                      J’avoue être assez réfractaire aux chiffres en général, je n’en retiens pas moins les aberrations économiques consécutives des choix d’un mégalomane qui draine derrière lui tout un peuple à son péril.

                      Je ne ressens par contre aucun étonnement quant à l’écrasement des deux pieds des règles constitutionnelles de la part du gnome. A croire que c’en est devenu un jeu quasi quotidien pour savoir jusqu’où il va pouvoir aller.

                      Ce type est absolument désespérant. Il est une catastrophe ambulante pour le pays et je regrette sincèrement qu’il ne soit pas possible légalement de mener à terme une procédure de destitution qu’il mérite amplement !

                      Je vous félicite, quoi qu’il en soit, pour la précision et le développement de la trame de cet article. C’est un point, et non des moindres, à ajouter aux « indélicatesses » de l’hyper-présidence et j’apprécie tout particulièrement l’étude fondée sur des bases et des preuves irréfutables de ses délits.

                      Bravo et merci ! smiley


                      • intercepte 7 novembre 2010 12:43

                        Ce qui me frustre, c’est que Sarkozy aura une place à vie au conseil constitutionnel.
                        S’il a le culot d’y allez, bientôt aux fils des années ce conseil qui défend la constitution ne fera plus son boulot,
                        quoique je me demande si actuellement elle rempli bien sa tache.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès