Charia qui rit, l’automne islamique
Certains pointent du doigt la charia comme source première de la loi dans certains pays musulmans, comme si la Bible n’était pas la source première de notre droit et notamment de notre droit pénal. Source première ne veut pas dire source unique. D’ailleurs Jésus-Christ a-t-il formellement interdit la lapidation de la femme adultère ?
Les chrétiens ont par ailleurs une vision pratique que les musulmans n’ont pas : ces derniers promettent des vierges à leurs martyrs mais n’ont rien organisé pour constituer les stocks. Les chrétiens eux ont imposé des règles dans les couvents qu’ils ont mis en place pour conserver quelques vierges pour le paradis.

Quoique, si l’expression "terre musulmane" est courante, celle de "terre chétienne" est tabou.
Le plus important est la garantie absolue du droit à la critique des religions et de ses enseignements et prescriptions pouvant aller au blasphème et à la provocation gratuite. Interdire la provocation gratuite, c’est déjà une limite au droit d’expression qui ne demande qu’à s’étendre avec des polémiques sans fin : cette provocation est-elle gratuite ou n’est-elle pas gratuite ? La polémique Siné est encore dans les mémoires.
Ceux qui disent : « Je suis pour la liberté d’expression, mais quand même les provocations gratuites contre les croyances religieuses sont bien inutiles » sont des hypocrites.
Prenant exemple des sioniste qui imposent leurs lois en se protégeant avec le bouclier de l’antisémitisme, les islamistes essaient et arrivent peu à peu à imposer leurs lois en se protégeant derrière le bouclier de l’anti-islam et du droitdelhommisme à sens unique.
Et on arrive ainsi à l'attentat contre Charia-Hebdo numéro spécial de Charlie-Hebdo. A quoi sert de choquer les musulmans ? Voilà la question des gens bien-pensants qui tuera la liberté d’expression, puis la loi de 1905. A-t-on donc oublié que la loi de 1905 a fait plus que choquer tous les bigots et les bigotes de France et qu’elle a même fait du bruit jusqu’à Rome ? Si les auteurs et promoteurs de cette loi avaient été sainte-nitouches comme on nous demande de l'être aujourd’hui envers les musulmans, la loi fondamentale de notre laïcité n’aurait jamais été votée.
Entrer dans la polémique — la caricature du prophète qui est une offense pour les musulmans est-elle une provocation gratuite ou pas gratuite ? — est faire le jeu des ennemis de la liberté d’expression.
Et c’est bien cette polémique que voudrait imposer la coalition des religions. Car il faut bien constater que la réprobation des différentes autorités religieuses est tellement assourdissante qu’on ne les entend qu’à peine en tendant bien l’oreille.
Car les religions juives, chrétiennes et musulmanes ont un ennemi commun : le mécréant et le blasphémateur. Alors si certains de leurs prosélytes sont trop violents, on condamne vite fait l’attentant et on passe à l’instrumentalisation de l’attentat : faire admettre qu’une offense à une religion est une atteinte intolérable à la dignité des croyants et doit en conséquence être condamnée, puis interdite.
Alors, que les auteurs de l’attentat soient des islamistes ou des provocateurs prenant modèle sur Anders Behring Breivik, peu importe, ce sont les anti-blasphémateurs qui ont gagné. Dans les deux cas c’est : voilà à quoi conduit les provocations blasphématoires. Le message est passé : bonnes gens, si vous voulez la tranquillité, interdisez les blasphèmes.
Dans le fond, peu importe l’auteur, c’est le symbole qui importe.
Vous saurez tout tout tout en cliquant sur terreur et intimidation.
Mais qui donc est le dindon ?
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