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Accueil du site > Actualités > Société > Une révolution dans les transports est-elle en cours ?

Une révolution dans les transports est-elle en cours ?

Dans quelle mesure les initiatives de chacun ne pourraient-elles pas faire évoluer nos moyens vers plus de sobriété énergétique, au corps défendant de certains constructeurs automobiles, au profit de certains autres ?

Nous savons tous qu’une partie importante des émissions de CO2 actuelles viennent des transports, que ces émissions auront des conséquences catastrophiques si nous n’en réduisons pas très fortement le volume, augmentant de façon peut-être insoutenable le réchauffement global du climat (je note bien : global, car des refroidissements locaux, ou temporaires, sont possibles tel celui que nous connaissons cette année sous l’influence de " La Niña ").

Or les prévisions actuelles sur ces émissions n’ont rien pour rassurer : si nous continuons sur cette voie nous sommes " cuits " !

C’est ce que nous apprend le dernier rapport de l’AIE (Agence Internationale de l’Energie) : le " World Energy Outlook (WEO) 2008 " a été récemment publié, vous en trouverez le résumé de presse (en anglais) ici

Ces donnée ont été publiées accompagnées d’un excellent commentaire en français : " Energies et climat : les tendances actuelles sont insoutenables, avertit l’AIE "

Petit extrait : " Tendances insoutenables

« Les tendances actuelles dans l’approvisionnement et la consommation d’énergie sont manifestement non soutenables - écologiquement, économiquement et socialement. Elles peuvent et doivent être modifiées », a déclaré Nobuo Tanaka. « La hausse des importations de pétrole et de gaz dans les régions de l’OCDE et les pays en développement d’Asie, avec la concentration croissante de la production dans un petit nombre de pays, accroît le risque de ruptures d’approvisionnement et de forte hausse des prix. Dans le même temps, les émissions de gaz à effet seraient inexorablement accrues, mettant le monde sur les rails d’une augmentation de la température mondiale pouvant aller jusqu’à 6 ° C. »
" .

Cela signifie clairement que nous devons réaliser de efforts extrêmement importants pour éviter une évolution catastrophique du climat, qui pourrait avoir des effets très proches.

Une croissance insoutenable de la demande...

Car l’on pensait en 2004 que l’Arctique serait dépourvu de glaces estivales vers 2050 : les scientifiques semblent s’accorder maintenant pour rapprocher cette date à... 2015 !

Nous avons " gagné " 35 ans en une poignée d’année...

Qu’on se le dise, un réchauffement trop important ne sera pas qu’une affaire de thermomètre : ses impacts économiques et sociaux pourraient réduire la crise de 1929 à un toussotement...

L’un des secteurs sur lequel nous devons agir est celui des transports, et il semble décidé à s’organiser à l’échelle européenne avec " CARS 21 " qui, disons-le clairement, est un lobby de constructeurs et d’actionnaires.

Alors que l’ADEME nous apprend : " La moyenne des émissions de CO2 des véhicules exposés étiquetés est de 174 gCO2/km, ce qui est largement supérieur à l’objectif des 140 gCO2/km signé lors des accords volontaires des constructeurs. " (" Mondial 2008 : la moitié des modèles soumis au malus "). , " CARS 21 " a publié un rapport (" CARS 21 Mid-Term Review High Level Conference - Conclusions and Report ") dans lequel on peut lire " Stakeholders expect that the internal combustion engine will remain the primary power-train in 2020 perspective. ".

En français : " Les acteurs de la filière espèrent que le moteur à combustion interne restera la principale solution propulsive en 2020. " .

Le texte continue ainsi : " En parallèle les technologies hybrides (vues comme prometteuses dans la perspective d’un cheminement soutenable vers une électrification croissante), l’utilisation accrue des agrocarburants (vus comme un complément utile aux carburants conventionnels à condition qu’ils répondent à des règles de production durable et qu’ils soient techniquement compatibles) tout comme le Gaz Naturel Comprimé et le Gaz de Pétrole Liquéfié joueront un rôle d’importance croissante. A moyen et long terme les investisseurs admettent que les véhicule électriques (incluant le hybrides et apparentés) et les véhicules à l’hydrogène sont actuellement les options les plus prometteuses.
" .

Autrement dit ces " acteurs de la filière ", " nos " constructeurs automobiles (certains d’entre eux et leurs actionnaires), ne semblent avoir aucune envie de consentir des efforts démesurés afin que nous puissions réduire vite et de façon très nette nos émissions de gaz à effet de serre.

C’est d’ailleurs ce que nous ont montré les dernières négociations européennes sur les normes d’émission, bien trop peu contraignantes au regard de l’urgence climatique.

Ne jetons cependant pas tous les acteurs du marché automobile dans le même panier, certains se lancent dans de très intéressantes initiatives.

Ainsi Microcar proposera la M.GO electric au 2ème trimestre 2009 pour un prix public compris entre 17 000 et 20 000 euros TTC : autonomie comprise entre 80 km et 140 km, 2 ou 4 places, vitesse maxi 75 km/h...

Eco & Mobilité commercialise divers véhicules électriques dont la " La Simply-city " : 3 à 4 places, 90 km/h, autonomie de 80 à 150 km selon le type de batteries.

Un petit véhicule électrique français

De la même entreprise la " Next-ère " répond à des caractéristiques voisines pour 1 à 2 places : des véhicules conçus avec des matériaux recyclés ou recyclables et fabriqués avec un nombre de pièces limité.

Il existe bien d’autres initiatives, issues d’acteurs variés qui seront peut-être nos " grands constructeurs de demain " (voir une compilation d’articles sur ce thème), et si l’on considère l’urgence climatique ces nouveaux intervenants méritent probablement d’être soutenus.

Et n’oublions pas que la Chine est dans la compétition : " Byd mise sur le succes des voitures electriques ".

Le soutien de chacun, c’est précisément ce que demande " Planet Better Place " pour que se développe massivement le véhicule électrique et une autre conception de l’utilisation de l’électricité.

Car le projet " Better Place ", développé en collaboration avec Renault-Nissan, soulignons-le, n’est pas seulement celui d’un véhicule électrique comme on l’envisage habituellement et il répond à 2 préoccupations particulières : pouvoir bénéficier d’une autonomie de déplacement supérieure à ce qu’offre habituellement une charge de batterie et participer à une gestion globale de l’électricité.

On envisage communément la voiture électrique comme un ensemble solidaire batteries – véhicule qui impose l’immobilité de l’ensemble lors de la charge des accumulateurs.

Dans le véhicule " Better Place " les batteries sont amovibles : lorsqu’elles n’offrent plus assez d’énergie on les change pour des batteries chargées et en moins de temps qu’il n’en faut pour faire un plein à la plus proche des stations service, puis on repart.

De plus la multiplication de tels véhicules permet d’envisager que les batteries n’auront pas comme unique rôle celui de faire rouler les voitures : il y aura d’une part un nombre de batteries nettement plus important que celui des véhicules, d’autre part ces derniers ne rouleront pas tous en même temps (il y aura ce que l’on appelle un " foisonnement ").

Dès lors, connectées au réseau électrique, les batterie pourront devenir un lieu de stockage de l’électricité à la disposition de l’ensemble de ce réseau.

Par ailleurs la gestion informatisée et prévisionnelle des cycles de production / consommation de l’électricité, tel le Cecre espagnol spécialement développé pour une bonne prise en compte de la production souvent intermittente des sources d’électricité éoliennes et solaires, permettrait d’optimiser à la fois la production et le stockage.

Ainsi en Israel, où " Better Place " sera bientôt opérationnel, on prévoit de stocker les excédents de la production d’énergie solaire (en développement) dans les batteries de ces véhicules qui pourront en restituer une partie au réseau selon les besoins.

Il en sera de même au Danemark pour ce qui est de l’énergie éolienne, et un plan important de développement centré sur " Better Place " vient d’être lancé en Californie : une vaste région devrait être équipée des infrastructures nécessaires pour que chacun puisse se déplacer d’une de ses extrémité à l’autre sans avoir à se soucier de recharger ses batteries.

Tandis que les lobbies de constructeurs " traditionnels " se crispent sur leur " bon vieux " moteur à explosion nous constatons que d’autres solutions, qui nous éviteront l’émission massive d’un CO2 (et de particules nocives de toutes sortes) déjà trop omniprésent dans la biosphère, émergent avec plus ou moins de vigueur.

Si nous raisonnons en termes de parts de marché il serait inquiétant que les constructeurs européens déjà affaiblis par la crise financière actuelle demeurent sur des positions que l’on pourrait estimer demain comme archaïques.

Si nous raisonnons en personnes inquiètes de voir se réaliser les tendances annoncées par l’AIE pour ce qui concerne les consommations d’hydrocarbures dans les années à venir, grande peut être la tentation de se mobiliser pour une initiative comme " Planet Better Place ".

Si nous raisonnons en termes de coûts, peut-être deviendra-t-il plus économique pour un certain nombre d’entre nous de s’acheter une " Microcar " ou un de ces petits véhicules que fabrique " Eco & Mobilité " pour des trajets quotidiens pour lesquels nous ne disposons pas de transports en commun, quitte à louer de temps à autre une berline pour des déplacements plus longs, à envisager parfois le covoiturage...

En d’autres termes certaines cartes sont peut-être dans les mains de chacun pour qu’une révolution dans les transports se produise.


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9 réactions à cet article    


  • HELIOS HELIOS 3 janvier 2009 13:08

    L’evolution du parc automobile n’est pas aussi dichotomique qu’il ne semble.

    personnellement je ne crois pas a une rupture quelconque, qui plus est violente. Je crois a une évolution, d’usage, technologique etc...

    A ce niveau les constructeurs classiques sont bien avancés. ils proposerons dans un avenir proche des vehicules alternatifs, hybrides etc... et la décantation se fera par elle même. les outils "invivables" seront marginalisés et bientôt appparaitra la solution la plus adaptée.

    Ce qui serait le pire, serait l’exces de reglementation ou de taxation. Nous avons vu ce que cela entraine comme distorsion (ex : ess/gazole). Je sais que cela ne fait pas plaisir aux écologistes...

    L’approche planet better place est interressante, et depuis tres longtemps envisagée dans sa formule "batterie interchangeable". L’approche supplementaire que vous indiquez, dans la gestion des stock d’electricité est également interressante mais necessite, bein entendu un modèle de retribution assez complexe a mettre en place. On y arrivera

    Bon week end


    • caramico 3 janvier 2009 14:06

      Faite comme moi, rapprochez vous des centres ville, de votre boulot...
      C’est ça l’avenir, les transport en commun : après, prendre une voiture à combustion une fois toutes les morts d’évèque quand on part en vacances, parceque c’est plus pratique, OK, vous aurez diminué des 3/4 votre consommation en carburant : si tout le monde fait pareil, ça sera déjà pas mal : Et évitez de prendre la voiture pour faire 500 mètres, je vois encore ça tous les jours.


      • Blé 3 janvier 2009 15:25

        @caramico

        Vous parlez pour vous. Qui peut se rapprocher de son travail dans les grandes agglomérations ?
        Le prix des loyers ont éloigné beaucoup de salariés de leur lieu de travail.

        Bien que l’essence est diminué, je continue à prendre le train pour me rendre à mon travail.En voiture je mets 1h30, autant le soir alors qu’en train il me faut seulement une heure matin et soir, je gagne donc une heure par jour.
        D’autre part, je peux lire dans le train ou discuter avec un autre voyageur, je constate que je suis nettement moins fatiguée.

        Bref, dans certains cas (mais surtout ne pas généraliser), l’avenir, c’est le transport en commun. Cependant, actuellement,il reste pas mal de régions en France qui sont très mal désservies par les transports en commun car pas assez rentables.(réseaux routiers ou réseaux ferrés)

        Je précise que le fait de rouler en voiture n’est pas un choix personnel mais une exigence de mon employeur, je dois être mobile. En décidant de prendre le train pour cause de tarif de l’essence j’ai un peu forcé la main de mon employeur pour qu’il s’organise autrement.

        L’industrie automobile induit pas mal d’ emplois mais il serait temps de prendre le problème de la mobilité des individus d’une manière globale (transport des marchandises, des publics, des services, etc...) . Avoir une voiture c’est bien mais il serait bon de se demander : pour quoi faire ? Pour compenser la fermeture des services publics dans les campagnes et dans les villes ou pour plus de convivialité ?


      • hunter hunter 3 janvier 2009 17:04

        Très bon article, mais malheureusement.....

        1/ la problématique environnementale, ses conséquences sur l’écosystème, peu de gens s’en soucient.
        J’avais lancé il y a trois ans avec un collègue, une humble initiative pour recycler le papier : sur trois services d’environ 30 personnes...seuls 3 participaient à cette initiative (moi et mon collègue compris).
        Alors qu’on entend comme une litanie dans les médias :" mais dans quel état la planète va-t-elle revenir à nos enfants ?" mes collègues avec enfants n’en avaient rien à foutre de limiter la déforestation (toujours à notre humble niveau, mais ce sont les petites gouttes d’eau qui forment les grandes rivières...)
        Les deux abrutis de services (mon collègue et votre serviteur, se sentant un peu concernés par les désastres à venir), ainsi que la dernière personne du trio, étant tous des célibataires sans enfants.....A méditer je pense !

        2/ La problématique de "la sacro-sainte bagnole" !
        Il ne faut pas oublier que celle-ci a été vendue depuis son apparition comme un "amplificateur de liberté individuelles".
        Ce fut le cas à ses débuts sans doute, mais est-ce toujours le cas maintenant ?
        Nos sociétés "développées" (notez bien les guillemets, c’est important), dont le modèle consuméro-jouisseur sans aucun souci des conséquences à venir, s’est répandu allègrement sur toute la planète, met particulièrement en exergue la sacro-sainte liberté !
        Certes, c’est intéressant de pouvoir faire 200 kilomètres plutôt dans de bonnes conditions (mais encore faut-il avoir les moyens d’avoir la bagnole, le fric pour l’essence et les péages, l’assurance, l’entretien du véhicule, etc....), mais est-ce dans l’absolu ce genre de point qui matérialise vraiment la liberté ?
        Est-ce "être libre", que de passer des heures dans une boîte sur roulette, qui n’arrive plus à avancer tellement il y en a trop de boîtes sur roulettes ?
        Et que vaut cette "liberté", si elle n’est pas partagée par tous ?
        Toutes ces pistes de réflexion nous amèneraient trop loin pour ce sujet.

        Ce qui est sûr, c’est que des solutions existent, mais il n’y a aucune volonté de les mettre en place !
        Aucune volonté politique (à part les gesticulations du "Grenelle de l’environnement" par exemple), et pourquoi ? Parce que les politiques soucieux de la perennité de leur job, ont bien compris que les citoyens n’en ont rien à foutre de l’environnement  ! enfin pas tous, mais disons que la majorité pense que tout sera toujours pareil ! Ils ne sont pas capable de faire de la prospective, mais on ne peut pas leur en vouloir !
        Matraquer toujours les mêmes litanies dans les médias, et croire argumenter en balançant de ci de là des chiffres que les journalistes eux mêmes ne comprennent pas, ne sert à rien, à part gonfler l’usager moyen.

        A part les solutions concernant les transports en commun, qui évoque par exemple, la possibilité dorénavant de pratiquer le travail à domicile ? On a pourtant toute la technologie, reste juste la volonté de la mettre en place (ce que ne feront pas les entreprises, la délocalisation leur coute moins cher, et peu leur importe que les Indiens ou les Chinois meurent de plus en plus à cause de la pollution).
        Il faut aussi y préparer les gens. Là c’est véritablement une volonté politique dont on a besoin, mais bon, en ce qui concerne notre pays........(pas de commentaires...)

        3/ proposer des voitures électriques, c’est bien, mais quand vous voyez qu’en fait c’est une espèce de caisse à savon à peine améliorée, vendue 20 k€, vous croyez que les gens vont les acheter, quand pour le même prix, ils peuvent acheter une saloperie polluante mais qui permet quand même d’emmener la famille en vacances !
        J’ai voulu acheter une voiture électrique il y a 1 an et demi ! Première problématique, en trouver une !
        Après, la voir !Je vous certifie que je n’oserai pas fabriquer une saloperie pareille, et surtout la vendre aussi chère ! Tout est en option, même les portes (j’habite en région parisienne, pas à Salvador de Bahia), même le rétro interne en option ! Vitesse maxi 45km/h (ça pour faire 8 kms par jour à la limite ça va), autonomie 50 bornes, à condition que ce ne soit pas de nuit et qu’il ne fasse pas froid !
        2500€ je l’aurai achetée, mais 15000 ! Faut pas charier quand même !

        Bref, j’ai acheté un vélo,(80 €) mais comme il y a énormémént de côtes chez moi, et qu’il fait soit froid soit pluvieux, je prends ma bagnole qui quand même roule au gaz, donc pollue un peu moins mais pollue quand même ! Mais comme je n’aime pas conduire, je ne fais pas 5000kms par an, donc à mon humble niveau encore, j’essaie de limiter mon impact sur les changements climatiques.

        4/ L’individualisme étant LA valeur française par définition, allez demander aux consommateurs (je n’entends plus ou presque plus le mot "citoyen" que j’ai pourtant appris à l’école, alors comme il faut être de son temps, je m’adapte.....) de faire des efforts :
         Moins prendre la bagnole ! (coup d’épée dans l’eau)
        Moins prendre l’avion ( faire pipi dans un Stradivarius permettrait je pense plus facilement d’atteindre le but visé)
        Trier ses déchets (mes collègues me l’ont dit clairement, "tu nous gonfles avec ton recyclage" !) L’initiative a dorénavant été reprise par la Direction et imposée, mais je vous rassure, ils n’en ont toujours rien à foutre !
        Et pourtant la com’ mise enplace par la Direction était excellente ! Pas de contrainte, une tentative de sensibilisation, une petite touche de compassion (car ça permet l’emploi de personnes handicapées aussi), eh bien malgré tout ça, le sacro-saint individualisme français dans toute sa splendeur : ça les fait chier, un point c’est tout !
        J’ai vécu aux 4 coins de la planète, à chaque fois des séjours longs, et ce qui m’a le plus étonné ici, c’est vraiment cet individualisme exacerbé, encouragé par les politiques depuis des anneés, à grands renforts de compétition et de "diviser pour mieux régner", car la nature française n’est pas comme ça !

        5/ La problématique économique : Les grands constructeurs d’un côté, et les producteurs/raffineurs/venderus d’essence de l’autre, voilà aussi l’obstacle.
        Alors eux l’environnement, la biodiversité, la pollution, mais alors ils n’en ont vraiment rien à foutre du tout !
        Eux leur truc c’est le business ! Vendre de la bagnole à qui mieux mieux, ce qui permettra de vendre de l’hydrocarbure à la pelle, ce qui signifiera de la bonne monnaie sonnante et trébuchante à se partager entre amis (actionnaires, politiciens, etc, etc....)
        Qu’est-ce que vous voulez que ces prédateurs inconscients en aient quelque chose à foutre que l’écosystème soit quasiment détruit ?
        Leur devise c’est "après moi l’déluge" !
        Il reste encore une trentaine d’année de réserves d’huile, alors vas-y Mimille, on va leur en fourguer et de plus en plus cher au fil du temps ( la baisse actuelle n’est qu’un épisode ; pour que la machine tourne, faut qu’elle souffle un peu de temps en temps), et comme ils sont accrocs, ils banqueront !
        On va se goinfrer pendant 30 piges, et après on s’en fout de toute manière on sera proches de la mort !

        Il est utopique de croire qu’un système de prédation extrème comme celui qui régit économiquement actuellement la planète, puisse prendre en compte les catastrophes écologiques à venir. Il est déjà incapable de fonctionner correctement économiquement parlant, alors avant qu’il puisse maîtriser de telles problématiques....
        Même si dans l’absolu ça pourrait leur faire gagner encore plus de thunes, ils ne sont même pas capable de s’en rendre compte. Tout ce qu’ils voient, c’est qu’à l’instant "t" ça revient trop cher, et qu’il vaut mieux continuer à faire couler l’hydrocarbure, tant qu’il en reste.
        Ne demandons pas aux entreprises (surtout les grandes), de voir à long terme ! Ils en ont rien à branler du long terme, ils veulent juste se goinfrer au jour le jour !

        Donc pour résumer, vu que les citoyens s’en branlent, et que les (comment on dit déjà "les décideurs" c’est ça non), s’en branlent encore plus, eh bien je crois comme vous le dites justement dans votre article, que dans peu de temps, "on est cuits" !

        La seule solution serait que les citoyens (où les consommateurs si vous préférez, moi je préfère me revendiquer en tant que citoyen), comprennent qu’ils ont un vrai pouvoir :
        A/ faire valdinguer leurs politiques incompétents
        B/ faire comprendre aux "décideurs économiques" que s’ils ne changent pas leur fusil d’épaules, ils arrêteront de les engraisser en achetant leurs saloperies ! Rien ne parle plus à ces gens là, que leur portefeuille et le cours de leurs actions !

        Bon je vous le concède, c’est plus facile à dire qu’à mettre en place, mais bon on peut espérer non ?

        Meilleurs voeux à tous.

        H /


        • yclick yclick 3 janvier 2009 19:22

          @ hunter

          J’suis assez d’accord avec tout ce qui à été dis... Les politiques sont "coincés" entre un peuple qui ne veut rien changer, et des industriels qui ne cherchent que le profit immediat... Pourquoi se mettraient ils du coté de la planète, qui ne leur apporte ni voix ni argent pour leur campagnes électorales...

          J’ajouterais qu’on est quand meme en droit de se demander si les voitures électriques sont vraiment souhaitable... Dites moi si je me trompe mais si tout le monde se mettait à l’electrique non seulement ça entrainerait une multiplication des centrales nucléaires, mais en plus les batteries c’est joli mais ça s’use beaucoup... Et c’est très polluant comme déchet...

          Ca donnerais quoi des millions de tonnes de nickel-métalhydrure dans la nature, avec un peu de plutonium supplémentaire pour assaisonner tout ça ?
           


          • Forest Ent Forest Ent 3 janvier 2009 20:58

            La voiture électrique ou hydrogène ne résoud rien car il faut produire l’électricité ou l’hydrogène. C’est quoi la solution ? Le nucléaire ? Il n’y a pas assez d’uranium pour remplacer le pétrole. La surrégénération ? Elle pose d’autres problèmes. Par contre, si les autos US consommaient comme les notres, ça diminuerait la consommation mondiale totale de plus de 10%. Avec la dépression économique, on va peut-être y venir.


            • yclick yclick 4 janvier 2009 04:33

              Toute façon j’ai l’impression qu’avec les besoins de transports que l’homme a su se créer même si on remplaçait toutes les voitures par des chevaux ce serait l’eau potables et les surfaces broutables qui seraient en danger......


              • Iren-Nao 4 janvier 2009 06:15

                Pistes d’economie :

                Cesser de bouffer des poulets de merde qui ont fait la moitie du tour du monde avant d’arriver a votre miserable assiette. On peut en dire autant de beaucoup de fruits et legumes, etc etc

                Produire et consommer local au maximum.

                Cesser de ballader des millions de vieillards touristes planetaires qui passent leur temps a raler.

                Augmenter violemment le prix des carburants, effet garanti. En fait tout decoulera de la, ca va calmer les touristes et les mangeurs de poulet bresilien, de crevettes thais etc.

                Les catatrophes subsequentes au rechauffement et au penuries a venir devraient massivement depeupler la planete qui ainsi reviendra a une population censee.

                Donc tout va bien, ne vous inquietez pas

                Bonne survie

                Iren-Nao


                • jjwaDal marcoB12 4 janvier 2009 09:40

                  La structure de la production électrique aux USA, le développement des renouvelables là-bas, le volume
                  d’agrocarburants produits (et en passe de l’être, car les raffineries sont construites ou en voie de finition)
                  et accessoirement (on devrait d’ailleurs commencer par là) une diminution de la masse des véhicules avec
                  des voitures en moyenne plus petites et de nouveaux matériaux (fibre de carbone par ex) plus légers pourraient permettre à ce pays de ne plus utiliser d’hydrocarbures pour faire rouler ses véhicules.
                  Je ne dis pas que c’est la solution ni même que c’est souhaitable, je dis que c’est un scénario concevable (en
                  fait une extrapolation a minima d’une étude citée par L. Brown dans "Plan B 3.0").
                  Après que chaque adulte soit propriétaire d’un véhicule est un scénario catastrophe, quel que soit le type de
                  véhicule.

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