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Accueil du site > Actualités > Technologies > La loi du 1 % des médias participatifs

La loi du 1 % des médias participatifs

Dans tout média participatif, 1 % des utilisateurs créent les contenus, 10 % interagissent, 89 % ne font qu’observer et 100 % en bénéficient amplement.

Cette loi est déjà largement vérifiée chez Youtube et Dailymotion qui comptabilisent quotidiennement plus de 100 millions de téléchargements sortants (downloads) et environ 100 000 téléchargements entrants (uploads). Selon le Church of the Customer Blog, il en de même chez Wikipédia où la totalité des articles est rédigée par 1,8 % des utilisateurs, et chez Yahoo ! Groups où 10 % des inscrits commentent et/ou fournissent des informations complémentaires, les 89 % restants font le buzzimat du média participatif.

On retrouve les mêmes statistiques chez Flickr, Photobucket, OhMyNews, GarageBand, LastFM, Myspace Video et très probablement chez Rue89 et Agoravox... Pour peu que « Deus ex Agora » alias Carlo Revelli nous confirme cette prégnante réalité.

Parallèlement, seulement 11 % des téléchargeurs de In Rainbows, l’album vendu directement en ligne par le groupe rock Radiohead, l’ont effectivement acheté. Disponible depuis peu dans les bacs, cette oeuvre musicale caracole néanmoins en tête des charts nord-américains et européens. Cependant, malgré quelques similitudes avec les faits précédemment évoqués, ceci est une tout autre histoire que je laisse aux spécialistes du cybermarketing et de la musique en ligne.

Dans le Web 2.0, le ratio créateur/consommateur n’avoisine donc que 1 %.

Fort heureusement, il n’est pas nécessaire de convertir 100 % de l’audience en créateurs ou en participants actifs pour obtenir un média à haute valeur ajoutée sociale et/ou buzzimétrique dont bénéficieront des millions de cybernautes. En outre, la minorité des créateurs et des participants sont aussi des « consommauteurs » très fidèles. En notant les articles, les vidéos, les photos ou les chansons, les utilisateurs inscrits ou non incitent les créateurs à constamment peaufiner leurs oeuvres et poussent le média participatif à répondre plus ou moins à leurs attentes. Dès lors, en orientant et en sélectionnant la production, l’acte de consommation devient partiellement un acte de création.

Toutefois, il ne faut pas espérer décrocher la lune 2.0 en quelques clics. Certes, avec beaucoup de détermination, un « buzz marketing » bien mené et une petite dose de chance, on finit par y arriver. Le plus dur, au départ, consistant à attirer des créateurs/fournisseurs de contenus dans ces myriades de micro-niches : blogs, vlogs, podcasts, sites participatifs de musique/photo/vidéo/presse, etc.

L’ère de l’égocasting ne fait que commencer.


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5 réactions à cet article    


  • roOl roOl 17 janvier 2008 15:51

    "Parallèlement, seulement 11 % des téléchargeurs de In Rainbows, l’album vendu directement en ligne par le groupe rock Radiohead, l’ont effectivement acheté. Disponible depuis peu dans les bacs, cette oeuvre musicale caracole néanmoins en tête des charts nord-américains et européens. Cependant, malgré quelques similitudes avec les faits précédemment évoqués, ceci est une tout autre histoire que je laisse aux spécialistes du cybermarketing et de la musique en ligne."

     

    Voila qui clot le debat du telechargement illegal. Meme si un artiste met lui meme a disposition ces oeuvres sur internet, si la production est de qualité, les gens payent tout de meme pour l’avoir.


    • roOl roOl 17 janvier 2008 15:51

      @ l’auteur : passer le bonjour a Bruce Waine pour moi...


    • Forest Ent Forest Ent 17 janvier 2008 17:49

      Ces chiffres ne sont pas choquants : 1% de créateurs. 10% de suiveurs constructifs. Il faut peut-être y ajouter quelques % de trolleurs. A l’échelle française, ça fait potentiellement 0,63 et 6,3 millions. A l’échelle US, 1% de créateurs sont 3 millions. C’est énorme. Internet permet de dégager une créativité colossale. Si l’on trouve un moyen de rénumérer les créateurs, cela entraîne 10 fois plus en bénévolat.


      • FrihD FrihD 17 janvier 2008 21:52

        En téléchargements, sans doute. Mais en personnes, je doute que le ratio visiteurs/usagers des services ne tourne autour de plus de 20% de visiteurs non usagers. Heureusement que pour chaque article que je lis je ne dois pas en écrire un !

        Ensuite, il faut voir comment on compte, si on compte les visiteurs tombés par hasard au détour d’une recherche d’image google, ceux qui se sont inscrits à un flux RSS sans l’utiliser etc. là encore les stats ne sont pas fiables. Il faut avoir beaucoup de recul vis-à-vis des chiffres sur Internet ;) .


        • Djanel 21 janvier 2008 04:17

           

          Pas mal cet article, il aurait mérité une meilleure fréquentation.

           

          Il y a de forte chance que le succès d’agora vox ne dépende que de quelques rédacteurs d’articles comme dans les wiki… le restant des utilisateurs n’étant que des consommateurs.

           

          Les rédacteurs de commentaires ne sont que des consommateurs passifs dont la seule participation intelligente se résume à cliquer sur un oui ou un non. Il ne faut pas trop leur en demander au-delà de l’insulte.

           

          J’ai donc compris qu’il faut me résigner à rédiger des articles pour des clopinettes parce que la reconnaissance sur AV je ne l’aurais même pas à moins de percer …et atteindre un plus vaste public sur toute la toile. Il ne faut pas trop rêver non plus.

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