L’Europanto demande une grande culture linguistique pour être compris puisqu’il admet de choisir soi-même des mots d’une demi-douzaine de « grandes » langues européennes (en général français-anglais-allemand-italien-espagnol, mais ça se complique quand le locuteur y introduit aussi des mots néerlandais, scandinaves, latins etc.) Il s’agit donc d’une langue (ou plutôt d’un jeu) d’élites qui y prennent un fin plaisir, et c’est leur droit ! L’espéranto s’efforce au contraire d’éviter le plus possible les devinettes sur le vocabulaire : ce sont les mots les plus internationaux (communs au plus de langues possible) qui ont été choisis, de manière fixe : on n’est donc pas contraint de savoir ou apprendre les cinq ou six manières dont l’europanto peut nommer une même chose : aqua, wasser, water, agua, eau... (et cet exemple-ci est particulièrement facile !) Yassou, lykke til, hasta luego, auf wiedersen, al rivedersi, ghis revido, bye, et j’en passe... (orthographes non garanties)