Si vous voulez parlez des catholiques et des évangélistes, alors c’est "chrétiens" le bon terme (il n’y a qu’une église catholique, mais plein d’églises d’inspiration chrétienne). Dans votre premier commentaire il y a à plusieurs endroits un flou, par exemple :
Par son refus de reconnaitre l’existence même d’une sexualité, les catholiques, bien dans leur rôle, justifie tout cela par la volonté de Dieu , en "mangeant" les paroles de dieux, on peut guérir (parole d’une anglo-évangélique miraculé qui a ouvert un orphelinat là bas pour créé un Arche !)
Je ne conteste pas l’intérêt de votre commentaire, qui pose de bonnes questions, mais ce genre de confusion dessert votre propos. Pour le reste, je suis assez d’accord, une morale religieuse mal comprise ou adoptée de manière partielle (la religion à la carte) peut faire énormément de dégats. Seule une meilleure information à tous les niveaux peut y changer quelque chose...
C’est un peu triste de vivre dans un monde où nul ne peut plus faire confiance à l’autre, surtout au sein d’un couple.
Le préservatif est une approche efficace et très pragmatique pour se protéger, mais son corrollaire est une sexualité où on considère son partenaire comme un facteur de risque.
La morale catholique défend une autre vision du couple, exigeante, qui ne convient pas à tous, mais nul n’est obligé d’être catholique. C’est le rôle du pape que de défendre ce choix de vie.
Après, les croyants restent humains et peu arriveront à suivre cet idéal. Il y a cependant une obligation plus fondamentale dans la religion chrétienne que celles portant sur le couple, c’est de ne pas mettre délibérement la vie des autres en danger.
A chacun alors d’être responsable de ses actes. Pour être pragmatique : entre deux péchés, choisir le moindre. :)
Et si on regardait un peu la question posée par le pape au lieu de foncer tête baissée, comme dans un chiffon rouge ?
Le préservatif protège certainement du virus HIV, à condition d’être de bonne qualité (sinon les risques de déchirures sont importants), bien utilisé (si on l’enlève n’importe comment il y a risque de contamination, si on le réutilise idem), et aussi que les gens en aient à disposition à chaque rapport.
Il serait intéressant de savoir combien ça coûte par rapport aux revenus moyens dans les pays africains. Est-ce facile pour les habitants de s’en procurer suffisament pour se protéger à chaque fois qu’ils ont envie de faire l’amour ? Est-ce que les préservatifs disponibles sont fiables et de bonne qualité (s’il y a des normes et dates de péremption ce n’est pas pour rien) ? Est-ce que les femmes ont accès aux préservatifs féminins ?
A trop simplifier, on entretient un flou dangereux . Le préservatif seul ne suffit pas, il faut aussi informer les gens.
En soit, le préservatif n’est pas non plus un remède à l’épidémie, juste un moyen de la limiter autant que possible -quand il est bien employé.
Les nombreuses personnes déjà malades ont elles, besoin de médicaments, de soins et d’humanité.
La fidélité réciproque a beau paraître exigeante à certains, elle quand même l’avantage d’être accessible à tous et partout... C’est dans l’intérêt des deux partenaires de l’être, car celui qui prendrait des risques mettrait sa vie en jeu tout autant que celle de son partenaire (dans le cas bien sûr de couples où aucun n’est contaminé, sinon le préservatif est la meilleure option).
Et c’est l’option compatible avec la morale catholique, rien de surprenant à ce qu’un pape le rappelle.